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vendredi 11 février 2011

9 questions (à Thomas Gunzig)

Salut Thomas
Coucou Minitrip
Bonjour les zotres

Après
Philippe Jaenada il y a quelques jours et avant Fabrice Humbert la semaine prochaine, voici mes 9 questions à Thomas Gunzig et surtout ses 9 réponses truffées d'humour et d'un certain bon sens voire d'un bon sens certain. A noter, un cours accéléré de rédaction de nouvelles en réponse à la question 7 !
Une fois de plus, la tentation a été grande d'ajouter des commentaires perso mais j'ai eu la force de résister à la tentation... Tout ce qui suit m'a donc été envoyé tel que par l'auteur...

Salut Cécile,
C’est chouette de voir à quel point vous avez détesté Kuru...
Enfin, je veux dire, c'est une émotion et c'est toujours ça (j'emploie ici la technique classique de l'auteur qui se dit que, au moins, son texte ne laisse pas indifférent...). Enfin bref, voici pour les questions et surtout les réponses...

01 - Lisez-vous ce qu’on dit de vous sur les blogs ?
Bien entendu. C'est un des vices dont je suis le plus honteux, juste après celui de chercher dans mon nez et de faire des boulettes que j'envoie au plafond...

02 - Quel est votre coup de cœur littéraire parmi vos lectures de l’année 2010 ?
Ho ben puisqu'on ne doit pas choisir un livre publié en 2010 (mais lu en 2010) je crois que le "Bar sous la mer" de Stéfano Beni est un vrai coup de coeur. J'adore ce livre, c'est écrit avec une pêche incroyable, c'est drôle, c'est profond... Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un truc qui me donne autant envie d'écrire...

03 - Vous avez l’art d’écrire les pires atrocités sur un ton léger qui m’évoque notamment certaines scènes de Reservoir Dogs de Quentin Tarantino mais aussi certaines pages de Kaput et de La Peau de Curzio Malaparte. Et puis, en lisant la nouvelle qui donne son titre au fabuleux recueil « Il y avait quelque chose dans le noir qu’on avait pas vu », j’ai songé au film No Mans Land. Que pensez-vous de ces références (toutes extrêmement élogieuses de mon point de vue) ?
J'adore Tarantino (bien que j'ai été un peu déçu par son dernier, le truc avec les nazis). Réservoir Dogs et Pulp Fiction sont de vraies références pour moi... Malaparte, j'ai un peu honte, mais je n'ai jamais lu...
Pour "No Mans Land", j'ai bien entendu adoré ce film. Tout à fait le genre de film que j'aurais aimé tourner. Merci pour ces comparaisons, elles sont en effet très très flatteuses...

04 - La plupart de vos personnages sont froidement psychopathes, résolument amoraux ou totalement déjantés. D’où vous vient cet intérêt pour des êtres aussi délicieux ?
Franchement, je ne sais pas... J'ai une certaine facilité à les décrire, je crois.... Sans doute qu'au fond de moi, il y a un type comme ça... Mais le type comme ça cohabite avec un autre type qui pleure dans "Monstre et compagnie"... Je dois avoir un problème, mais comme j'aime bien avoir un problème je ne le traite pas...

05 - Les rares personnages apparemment« normaux » de certaines de vos nouvelles se retrouvent propulsés dans des situations hostiles et incontrôlables où ils n’ont d’autre choix (dans le meilleur des cas !) que de devenir victimes ou bourreaux (ex le jeune clandestin franchement arrivé en Belgique par conteneur ou le jeune GO guide touristiques pour femmes mûres). Le bonheur est-il une option littéraire dénuée d’intérêt ?
C'est-à-dire que je suis fasciné par le bonheur dans la mesure ou c'est un sentiment que je comprends absolument pas. Cela ne veut pas dire que je suis malheureux... Ça veut juste dire que je suis un peu agité... Je suis content dix secondes, et puis hyper triste dix secondes, et puis hyper cynique dix seconde, et puis hyper méchant dix seconde, et puis hyper gentil, et puis hyper salaud, et puis hyper amoureux et puis ça recommence.... À la fin de la journée, j'aime bien dormir.

06 - Autant j’ai adoré Mort d’un parfait bilingue au point de le sélectionner pour le prix Qd9 2010 (en fait c’est le livre que j’ai préféré parmi ceux que j’ai lus au cours de l’année écoulée), autant j’ai détesté Kuru. Comprenez-vous ces points de vue très tranchés et opposés sur ces 2 romans ?
Heuuu... Oui... Les gens sont parfois tellement bizarres...

07 - Vous avez été connu pour vos nouvelles avant de l’être pour vos romans. Quelles sont les principales difficultés liées à la forme narrative de l’un et l’autre de ces genres littéraires et, selon vous, pourquoi la nouvelle est-elle encore considérée comme un genre mineur ?
La nouvelle est considérée comme un genre mineur parce qu'elle ne se vend pas. Sinon, techniquement, il n'y a pas de vraie différence... Je sais qu'il y a un tas de gens qui se gargarise de fines analyses... Je crois que la différence principale c'est... la longueur... Du coup, dans un roman, il peut y avoir des scènes d'articulations ("pendant le trajet de retour, il resta un long moment à contempler le bout de ses chaussures. Il se demanda pourquoi elles étaient si sales et puis il se souvint avoir marché dans un gazon trempé constellé de mottes de terres que des taupes nymphomanes avaient du creuser durant la nuit de la sainte valentine....") Dans une nouvelle, c'est un peu plus resserré... De toute façon, maintenant, j'ai juste envie de réaliser des films de monstres extraterrestres...

08 - La grande force de vos nouvelles et de se terminer sur des non dits laissant croire à des fins ouvertes alors que tout est déjà joué ce qui permet à vos lecteurs d’éprouver un curieux mélange de jubilation et de culpabilité en imaginant sans peine les inévitables atrocités qui suivent forcément le point final. N’est-ce pas le comble de la perversité que de faire prendre conscience au lecteur qu’il est aussi voire plus tordu que vous ?
Exactement. Tout le monde est plus tordu que moi. C'est ce que je me tue à répéter à ceux que je croise. Je suis un monstre d'équilibre.

09 - Comment va Minitrip ces temps-ci ?
Je crois qu'elle tourne des pornos californiens à la chaine. La journée ça va. Le soir, quand elle toute seule, elle rêve de moi... Mais c'est trop tard... Je pourrais jamais passer après tout ces mecs...

jeudi 21 janvier 2010

9 questions à un finaliste du prix Qd9 (Antoine Laurain)

Bonjour Antoine
Bonjour les zotres

Contrairement aux deux zotres auteurs, Antoine Laurain, je le connais (un tout petit peu) et je le tutoie (complètement). Je sais de plus qu'il lit ce qu'on raconte sur lui (d'où la question 1 posée aussi à Reinhardt et Ravalec), qu'il fume beaucoup (d'où la question 4), que son univers musical me plait (d'où la question 6), etc.


Grace aux 9 réponses ci-dessous, j'en sais désormais encore un peu plus sur lui et notamment qu'il ne porte pas de porte-jarretelles (remarquez, je le subodorais)... mais au vu de sa réponse à la question 7 je commence à trouver suspect qu'il ne parvienne pas à écrire "je" au féminin mais qu'il parvienne si bien à se mettre dans la peau de Fabrice Valantine. A la réflexion, j'aurais peut-être dû lui demander quelle était sa couleur de grenouilles préférée (celles et ceux qui ont lu Fume et tue comprendront, les zotres n'ont qu'à le commander rapido).

Je profite de cette introduction pour remercier Antoine pour le scoop final ! Quelle bonne nouvelle et quel supplice d'attendre... Je croise les doigts (ceux dont les tabagiques se servent pour tenir une clope) pour que l'envie se transforme rapidement en projet et que le projet devienne vite un livre !

1 - Lis-tu ce qu’on dit de tes livres sur les blogs dits ‘littéraires’ (ou plus simplement sur les blogs de personnes qui aiment lire) ?
Oui. D’abord parce que je connais des bloggeuses et bloggeurs qui ont la gentillesse de m’envoyer leurs critiques en lien sur mon mail, mais il m’arrive parfois de faire un petit tour tout seul… j’ai déjà fait de belles découvertes, surprenantes. Parfois j’envoie un petit mot par mail au lecteur.


2 - Quel a été ton coup de cœur romanesque en 2009 ?
Tu me poses une colle. A la seconde présente je ne vois pas. Beaucoup de bons livres mais un coup de cœur… Joker pour l’instant, si je trouve je te dis.


3 - As-tu lu les romans de Reinhardt et Ravalec en concurrence avec Fume et tue ?
Non. Hé oui, j’avoue… ce qui ne veut pas dire que je n’ai jamais lu de livres d’eux.


4 - As-tu déjà essayé d’arrêter de fumer ?
Oui.


5 – Tu as dit un jour que Fume et tue est un roman sur le plaisir. Je pense plutôt que ça parle de dépendance. Le plaisir est-il une drogue dure ?
Définitivement oui. Toutes les formes de plaisir portent en elles l’addiction des drogues, enfin je pense…


6 – Si tu créais une compilation de 9 chansons intitulée ‘Fume et écoute’, quels seraient les titres de ce CD ?
- Dieu est un fumeur de havane de Gainsbourg
- Je suis amoureux d’une cigarette d’Higelin
- Aéroplanes (in L’homme à tête de chou de Gainsbourg, que les crétins s’obstinent à appeler « l’homme à la tête de chou »….
- As time goes by, pour Humphrey Bogart…
- Mrs Robinson de Simon And Garfunkel, pour Anne Bancroft qui fumait dans le film…
- Candy Dulfer « Lily was here » à écouter en fumant une cigarette et en buvant un Get 27
- Un Dean Martin, n’importe…
- Deep purple : smoke on the water
- Leonard Cohen : I’m your man ( tout Léonard Cohen…)


7 - Les personnages principaux de tes 3 romans sont des bourgeois mâles quinquagénaires amateurs d’art. Envisages-tu de t’intéresser à une autre tranche d’âge (voire un autre sexe) à l’avenir ? Tiens, ch'sais pas, mettons, heu... au hasard... aux femmes quadra, par exemple (espèce passionnante s'il en est) ?
Je suis d’accord pour l’espèce passionnante ! Ceci dit je ne me vois pas écrire un roman disant « je » et étant une femme. Ecrire : « j’étais très heureuse ce matin… » J’aurais un peu l’impression de me retrouver en porte-jarretelles devant ma machine à écrire ! J’exagère, mais cela m’a toujours étonné, ces auteurs hommes qui deviennent une femme durant l’écriture de 400 pages. Mais qui sait… il faudra bien changer un peu un jour. On ne connait jamais le prochain roman.


8 - Dans ton 3e roman, Carrefour des nostalgies, le personnage principal recherche ses anciens camarades de lycée. Partages-tu la curiosité nostalgique de ton personnage ? As-tu déjà cherché à renouer avec d’anciennes voire de très anciennes connaissances perdues de vue depuis longtemps ? Si oui, quelles impressions as-tu retiré de ces retrouvailles ?
Je n’ai jamais revu personne qui ait disparu aussi longtemps. Sur l’internet, j’ai un peu cherché en tapant des noms, les résultats sont parfois étonnants : on trouve des photos, on sait ce que les gens sont devenus, leurs métiers, parfois même s’ils sont mariés… C’est curieux l’internet. Avant il n’y avait que l’annuaire et encore tout le monde n’y était pas. On pouvait disparaitre plus facilement…


9 – Ton 4e roman est-il déjà en cours d’écriture ? Et si oui que peux-tu en dire ?
Je n’écris pas pour l’instant. Je m’occupe de la sortie en Italie de Fume et Tue, qui se nomme Undicesimo : fuma, chez l’éditeur Vallecchi. Je vais poser la couverture sur mon blog bientôt, elle est très différente de la française.
En parlant de ce livre, il se trouve que très récemment, j'ai pris des notes et fait un plan pour une suite. En fait, j’aimerais bien faire revenir le personnage de Fabrice Valantine. On verra…


Quelques liens
Il y a quelques mois, j'avais déjà soumis Antoine à un petit questionnaire littéraire dont les réponses sont
ici. Il avait également répondu aux très intéressantes questions de Lily et à celles de Caro[line]. Antoine possède aussi un blog personnel purement informatif (mais pourquoi diable a-t-il désactivé la fonction commentaires ? Mystère insondable et, à mon avis, grave erreur ; il recevrait plein de messages gentils).

lundi 18 janvier 2010

9 questions à un finaliste du prix Qd9 (Vincent Ravalec)

Bonjour Vincent
Bonjour les zotres

Après Eric Reinhard (jeudi dernier) et avant Antoine Laurain, (jeudi prochain) voici les 9 réponses de Vincent Ravalec aux 9 questions que je lui ai posées après sa sélection parmi les finalistes francophones du prix Qd9 pour l'excellent Cantique de la Racaille. Apparemment nous fréquentons la même librairie et Vincent Ravalec ne semble pas décidé à reprendre son ancien métier même pour me rendre service (pourtant j'ai demandé gentiment mais, c'est vrai, j'ai oublié de dire "s'il vous plait").


1 - Lisez-vous ce qu’on dit de vos livres sur les blogs dits ‘littéraires’ (ou plus simplement sur les blogs de personnes qui aiment lire et partager leurs impressions) ?
Cela m’arrive car je regarde parfois en googelisant. Avant je ne regardais jamais, ni les articles de presse, ni les blogs, mais c’est finalement intéressant de voir quel écho sa production a dans l’esprit de ceux qui la recoivent. Les blogs sont même de ce point plus interessants car ils reflètent des avis qui ne sont pas en prise avec le milieu littéraire, qui peut parfois souffrir d’une auto exposition trop importante.


2 - Quel a été votre coup de cœur romanesque en 2009 ?
Diadorim, que je ne connaissais pas et que m’a fait découvrir le libraire du Divan.


3 - Peut-on dire que les virgules sont à Ravalec ce que les parenthèses sont à Jaenada ?
J’aime beaucoup les virgules, car elles permettent une sorte de danse sur la crête des phrases, mais elles peuvent aussi dérouter ou fatiguer le lecteur.


4 - Lequel de vos livres conseilleriez-vous à quelqu’un(e) ne vous ayant jamais lu ?
L’avantage étant que j’en ai écrit beaucoup et de genres différents, donc cela dépend du lecteur. Si c’est quelqu’un qui aime l’aventure Cantique, si c’est quelqu’un qui ne lit pas de roman des nouvelles, si c’est quelqu’un qui veut écrire l’Auteur, si c’est quelqu’un qui est malade Hépatite C, qui aime le fantastique Nostalgie, un autre genre de fantastique l’Effacement, un ado Les filles sont bêtes, des parent 15 ans et demi. Une BD Mon Blog est un coeur qui bat. Il y a de tout en magasin.


5 - Trois de vos romans ont été adaptés au cinéma (dont Cantique de la racaille avec Yvan Attal, réalisé vous-même). Alors, heureux ?
Mais oui, très. J’ai aussi adapté moi-même beaucoup de nouvelles, et je prépare d’autres adaptations.


6 - Vous écrivez également des livres pour enfants. Quelle approche avez-vous de ce travail très différent de l'écriture d'un roman ou de nouvelles destinées à un public adulte ? Qu'en retirez-vous ?
C’est un peu diffèrent, dans le sens où ce n’est a priori pas pour le même public. J’ai écrit deux livres pour tous petits, qui sont des livres “bizarres” pour enfants, sortant un peu de l’ordinaire. Ils mettent en scène une réalité effrayante, en la désamorçant. Le premier (dédié à mon fils) a eu un certain succès, il a été étudié dans des écoles, et des jeunes enfants ont été amenés à faire un travail dessus. Il met en scène des problématiques d’angoisses enfantines, de peur de l’abandon, voire de rapport à la mort et il a fait l’objet - j’en étais très fier - d’un long article d’un psychanalyse dans une revue spécialisé.
L’autre, la Foire aux nains, met en scène les difficultés du quotidien et la légitimité de la famille lors de frictions ménagères. C’est une histoire que je racontais à ma fille quand elle était petite.
L’autre série se compose de roman pour pré ado. Ils ont été publié chez Panama, qui a fait faillite, et vont être republié bientôt, avec de nouveaux titres. La problématique est bien sûr d’écrire pour des sensibilités qui sont éloignées de la sienne. J’avoue ne pas vraiment penser de cette manière, car j’écris en fait pour l’enfant que je suis toujours, et le préado que je n’ai jamais cessé d’être. Cela fonctionne-t-il avec les jeunes lecteurs ? Il faudrait leur demander.


7 - Je vous verrais bien écrire un Poulpe, et vous ?
Je ne savais pas que cette collection était toujours en activité. Oui, pourquoi pas.


8 - J’ai besoin d’une table basse rectangulaire, quelque chose de simple et de bon goût, juste un cadre en merisier et deux plateaux en verre. Je vous donne les mesures ?
Ce serait une très mauvaise idée, j’étais un piètre menuisier.


9 - Alors, on le boit quand ce café ?
Quand vous voulez, je ne suis pas souvent sur Paris, mais on devrait trouver un moment.



Quelques liens
Ma critique du roman
Les 18 choisis par les 9 juré(e)s : ici.
Les 6 livres finalistes ici.
9 réponse d'Eric Reinhardt ici

9 réponses d'Antoine Laurain (à venir)

jeudi 14 janvier 2010

9 questions à un finaliste du prix Qd9 (Eric Reinhardt)

Bonjour Eric
Bonjour Ficelle
Bonjour les zotres


Je suis en train de lire Cendrillon, un des
trois livres finalistes pour l'obtention du prix Qd9 2009 et j'aime bien. Cela dit je n'en suis qu'à la page 150 ce qui correspond à peine au 1/4 du roman (edit : j'ai dépassé la page 210 soit le 1/3). Aussi étais-je un peu limitée dans le choix des questions que je pouvais et voulais poser à l'auteur. Heureusement, Miss Ficelle m'a beaucoup aidée et je vous suggère d'aller lire tout le bien qu'elle écrit à propos d'Eric Reinhardt sur son blog. Elle lui rend un très bel hommage ici aujourd'hui (et là aussi en 2008).

Voici donc les réponses de l'auteur aux 9 questions que je lui ai envoyées (celles de Vincent Ravalec seront en ligne lundi et celles d'Antoine Laurain jeudi prochain). Je précise qu'en effet je n'aime pas la couverture de l'édition poche, qu'il m'arrive de porter des talons hauts (mais pas pour courir un marathon, cela dit, je n'ai jamais couru de marathon) et que j'attends encore les numéros du loto demandés... J'aime bien le mot de la fin même si je ne sais pas trop de quel film il est tiré (si j'ose dire).


1 - Lisez-vous ce qu’on dit de vos livres sur les blogs dits ‘littéraires’ (ou plus simplement sur les blogs de personnes qui aiment lire et partager leurs impressions) ?
Bonjour Cécile. Merci pour l’envoi de ces questions. (Et veuillez communiquer mes sincères salutations à la lectrice qui vous a aidée à les rédiger, et dont vous me dites qu’elle est “gaga” de Cendrillon ; je suis toujours très touché de savoir que mon livre produit cet effet-là sur certains de mes lecteurs.) Je n’ai pas beaucoup de temps. Je vais donc répondre assez succintement à ces questions.

J’ai tendance à ne pas pouvoir résister à la tentation d’aller voir ce qu’on écrit sur mes livres sur les blogs — et souvent je m’en mords les doigts. Une fois sur deux, voire deux fois sur trois, c’est d’une extrême violence à mon égard. Il faut croire que les lecteurs qui aiment mes livres (et pour certains d’entre eux passionnément) sont sous-représentés dans la blogosphère ! Je reçois énormément, par la poste, par Facebook ou via le site Internet de mon éditeur, de lettres de lecteurs qui ont aimé Cendrillon ; ou alors on m’arrête dans la rue pour me parler de certaines pages que j’ai écrites ; mais sur les blogs, la plupart du temps, on me déteste, on a envie de me détruire, on prétend que je suis un pur produit du parisianisme (ce qui est faux) et de la presse intello, et ce qu’on dit de moi est extrêmement méprisant, insultant : un carnage !
En tout cas la plupart de ces visites me meurtrissent. Et si je peux comprendre aisément qu’on puisse ne pas aimer le genre de livres que j’écris, en revanche je n’arrive pas à saisir pourquoi tant de blogeurs sont si violents, comme s’il fallait qu’ils me fassent payer quelque chose. (Mais quoi ?) Je suis donc extrêmement fier d’être soutenu par votre blog! (Car par ailleurs j’aime beaucoup le principe des blogs, et j’en visite pas mal, sur d’autres sujets que mes livres !)


2 - Quel a été votre coup de cœur romanesque en 2009 ?
La vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint.


3 - Aimez-vous la couverture de l’édition de poche de Cendrillon ?
C’est moi qui l’ai conçue, avec une photographie du pied de ma femme (et de sa cambrure) dans une sandale Louboutin. Je parle de cette photographie dans le livre ; c’est pourquoi j’aimais l’idée qu’elle apparaisse sur la couverture. Je sens, à votre question, que vous n’aimez pas cette couverture ; pourquoi ? (Il est vrai qu’elle divise : certains de mes amis l’adorent, et d’autres la détestent.)


4 - La vie d’une femme est-elle vraiment plus belle sur 10 cm de talons et une semelle rouge ? Accessoirement, que se passe-t-il quand elle les porte vraiment, qu’elle marche vraiment avec et qu’elle doit les faire ressemeler ? Est-ce criminel ?
La plupart des femmes ont beaucoup plus d’allure, et leur silhouette est beaucoup plus théâtrale, avec des talons hauts. Notez que vous pouvez faire installer une nouvelle semelle sur la partie du soulier qui touche le sol. Ce qui clignote, si vous portez des semelles rouges et qu’un homme vous suit dans la rue, c’est la partie de la semelle qui se trouve entre le talon (dont l’envers est rouge lui aussi) et la partie qui touche le sol.


5 - La vie d’un homme est-elle vraiment plus belle quand il regarde les pieds (et plus si affinités) d’une femme chaussée de Louboutin ?
Oui. Oui oui. Définitivement. (Et la beauté des pieds est quelque chose de très important pour moi chez la femme. Pour certains ce sont les seins, pour d’autres les fesses ; moi ce sont les pieds, et la peau.)


6 - Quand je serai dictatrice, j’instaurerai l’automne comme saison unique. ( La preuve ici ). Puis-je compter sur votre soutien ?
Vous avez mon soutien ! J’adore ce petit texte que vous avez écrit ! Sur cette question-là nous sommes vraiment d’une grande et troublante proximité. Il ne me reste plus qu’à vous convaincre de porter des talons hauts...


7 - Certains aspects de votre roman décrivent tellement bien ce qui s’est produit depuis fin 2008 et qu’on a appelé ‘la crise’ (des sub primes, financière, économique ou mondiale selon les périodes et les sensibilités) qu’on peut se demander si vous n’avez pas une sorte de don de prémonition. Si oui, pouvez-vous m’indiquer (par mail privé de préférence) les numéros du prochain tirage du loto, si non comment vous êtes-vous documenté sur le monde impitoyable de la finance ?
J’ai demandé au frère d’un ami de m’aider, de me renseigner, de m’expliquer. Il est trader. Il ma présenté des amis à lui qui sont traders à Londres, et notamment l’un d’eux à qui j’ai donné le nom de David Pinkus dans le roman. J’étais révolté par les ravages occasionnés par le capitalisme financier (il n’y a qu’à lire les journaux ; fermetures d’usines, délocalisations, licenciements, etc.), et j’ai voulu aller à l’intérieur du système pour le comprendre et le dénoncer. D’où cette enquête que j’ai menée.


8 - Trouvez-vous très raisonnable de publier un bouquin de plus de 630 pages (en poche) à une époque où les romans dont on cause des auteur(e)s dont on parle en comptent généralement 2 voire 3 ou 4 fois moins ?
Je n’ai pas à me plaindre, puisque Cendrillon est l’un des livres dont on a le plus parlé à la rentrée littéraire 2007, et qu’il s’est très bien vendu. Par ailleurs, c’est quelque chose qui ne se décide pas (sauf quand on écrit des livres truqués, qui trichent, ou qu’on “fabrique” un produit commercial, même sous des dehors vaguement littéraires, et il y en a énormément) ; un livre a la longueur qu’il doit avoir ; c’est, d’une certaine manière, génétique ; je ne calcule pas la longueur de mes livres au moment de m’y mettre ; cela se fait tout naturellement, chaque livre a sa respiration, son rythme interne, sa cadence, et donc sa longueur.
Enfin, je ne vois pas pourquoi les lecteurs apprécient les livres courts des écrivains français, et les livres longs des écrivains américains. (Mais vous avez raison, beaucoup de blogs négatifs sur mon livre mettent l’accent sur le fait qu’il est trop long, et qu’ils n’ont pas pu dépasser la page 40, ou 80, ou 100... Tant pis pour moi.)


9 - Que feriez-vous d'une baguette magique et par quoi remplaceriez-vous l’agaçant ‘Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants’ à la fin d’un conte de fées moderne ?
Fuck. (C’est la dernière réplique d’un de mes films cultes, auquel j’ai beaucoup pensé en écrivant Cendrillon).

jeudi 2 avril 2009

Questionnaire littéraire (d'Antoine Laurain)

Bonjour Antoine
Bonjour les zotres


Quelques jours après l'ouverture de mon blog, en septembre 2007 (comme le temps passe... soupirs), j'avais soumis Philippe Jaenada
à la question... rien de très torturant, je vous rassure (ou pas) au point que je m'étais imposé le même traitement peu après.

Je viens de récidiver avec Antoine Laurain, auteur du
délectable Fume et Tue. Il a quelque peu modifié certaines questions, ajouté ses tableaux préférés, démontré que Guitry était pour le moins paresseux, saupoudré ses réponses (que voici) d'un certain sens pratique et d'une pincée de musique... Mais sa première réponse prouve qu'il ne sait pas compter...


4 livres de mon enfance
Babar
Les contes russes illustrés par Bilibine
Les contes du chat perché par Marcel Aymé
Tintin ( et Asterix )…Ca fait 6 ?...

4 écrivains que je lirai et relirai encore
Céline (Mort à crédit, bien sûr…)
Modiano
Echenoz
Huysmans

4 livres que j'emporterais sur une île déserte
Quartier perdu de Modiano
Petite Ferronnerie ancienne d’Edgar Franck
Le déclic de Milo Manara
Monsieur de Phocas de Jean Lorrain.
La cuisine est un jeu d’enfant, Michel Oliver.
Comment construire une balise Argos sur une ile déserte.
L’intégrale d’Alain Bashung ( hors concours mais pas négociable )
(Ça fait 7…).

4 x 4 derniers mots d'un de mes livres préférés
« J’avais pris le large avant que le ponton vermoulu ne s’écroule. Il était temps. » Modiano. Pedigree. 2005.
« Les dessous chics… Ce serait comme un talon aiguille qui transpercerait le cœur des filles. »
Les dessous chics. Serge Gainsbourg. Version Zenith-live
« Je reste avec Vous » Epitaphe de Jean cocteau.
« Car, si Saha, aux aguets, suivait humainement le départ de Camille, Alain à demi couché jouait, d’une paume adroite et creusée en patte, avec les premiers marrons d’août, verts et hérissés » Collette, la chatte.

4 lecteurs/lectrices dont j'aimerais connaître les réponses
Yves saint laurent
Sacha Guitry
Edgar faure
Alain Bashung
(trop tard, le mystère durera…)

* * * * * * * * *
Questions complémentaires


4 auteurs ou livres que je n’ai pas lu et qui "manquent à ma culture"
Victor hugo
Las vegas parano, de Hunter S. Tompson.
Chandler
La Bible ( quoique, j’ai lu l’apocalypse…)

4 livres que j'offre souvent
Les miens… Non, je plaisante…

4 livres/auteurs que je n'ai aucune envie de découvrir
Guillaume Musso
Johnattan Littel
Bukowski
Sœur Emanuelle

4 livres que je n'ai jamais réussi à terminer
Un grand succès récent… que je ne citerai pas (je me ferai des ennemis plus tard, soyez patients…)
L’evangile du fou de Jean-Edern Hallier ( et pourtant JEH m’était sympathique)
Les noyers de l’Altenbourg ( pour Malraux même chose que JEH )
Le code de la route

4 découvertes littéraires récentes
Ayant fini le mien, je suis très en retard…
Le combat ordinaire de Manu Larcenet (BD) 4 tomes, un chef-d’œuvre.
Quartier lointain de Jiro Tanigushi ( BD)
Désolé je n’ai que deux, et en plus ce sont des BD, mais allez voir ça de plus près, ça vaut des milliers de romans… Je suis très sérieux.

4 auteurs dont j'attends les publications avec impatience
Echenoz
Perez-Reverte
Modiano
Guitry ( et pourtant rien depuis 1954 ! )

4 tableaux préférés
L’heure triangulaire de Salvador Dali.
L’art ou les caresses de Knopff
La chambre de Balthus 1954
L’alchimiste de Pietro Longhi.

samedi 22 mars 2008

Petit questionnaire musical (de Clark)


Bonjour aux musiciens
Bonjour aux musiciennes
Bonjour aux zotres


J'ai posé quelques questions à Clark sur ses préférences musicales et voici ses réponses...

Si tu devais faire

Une reprise d'une chanson française
Clark : Trop dur !

Une reprise d'une chanson internationale
Clark : Boy on the bridge de Murray Head

Un duo avec un(e) artiste français(e)
Clark : ça serait M.

Un duo avec un(e) artiste international(e)
Clark : je choisis Bjork


Tes goûts musicaux

Un CD que tu offres souvent (à part le tien)
Clark : l'album blanc des Beatles. Universel !

Le premier CD/33 tour que tu aies acheté
Clark : un truc de Tracy Chapman

Un CD que tu as prêté et qu'on ne t'a jamais rendu (et qui te manque)
Clark : en général on me les rend mais je ne pourrais pas me passer de Murray Head "say it ain't so" : l'album parfait!
Moi : c'est marrant je parlais de "Say it ain't so ici même il y a peu dans le message que j'ai consacré au groupe Colorblind (ou plutôt à son booo chanteur...). Je pouvais écouter cette chanson en boucle et à fond dans le noir (genre trip d'ado désespérément romantique : ça m'a passé... je veux dire l'adolescence m'a passé et les trip romantiques aussi... avant même).

Le pire CD de ta CDthèque
Clark : la B.O de Star Trek version dance !
Moi : Je n'ose imaginer

Un "petit mauvais goût musical" assumé
Clark : le thème de Star Trek version dance
Moi : non ! ne me dis pas qu'en plus tu aimed ça...

Ta chanson culte
Clark : Strawberry field des Beatles
Moi : forever évidemment

Ta première idole
Clark : Madonna, "like a virgin" est le 1er 45 tours que j'ai acheté juste pour la pochette.

Ton idole actuelle
Clark : Jeff Buckley

mardi 11 mars 2008

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir à propos d'Antrabata (et j'ai osé le demander)




Bonjour Régis
Bonjour Femke
Bonjour Delphine
Bonjour les zotres

J’ai découvert ANTRABATA il y a quelques mois grâce à myspace et j’ai tout de suite été séduite par ce groupe de trip-hop dont les liens de parenté évidents avec Portishead n’empêchent pas une profonde originalité, une réelle personnalité.

ANTRABATA se sont d’abord les influences multiples de chacun des membres (trip-hop, jazz, musique contemporaine, etc.) parfaitement digérées par le groupe et traduites dans des mélodies claires et mélancoliques. C'est aussi un soin méticuleux apporté par Régis & co au choix des instruments, les ponctuations oniriques de Delphine et sa flûte, la voix limpide et harmonieuse de Femke. Mais ANTRABATA, de l'aveux même de ses membres, c’est avant tout une histoire humaine, la rencontre de trois univers qui se complètent et se répondent pour donner au groupe sa signature particulière.

Jeudi 28 février, j’avais rendez-vous avec le trio fondateur d’ANTRABATA dans un café près d’Opéra. J’ai passé trois heures fort sympathiques avec eux et deux verres d’un Brouilly de bon aloi. je leur soumis des questionnaires musicaux et des autoportraits chinois déjà en ligne ici : 1 - 2 - 3 et je leur ai posé moult questions auxquelles ils ont très gentiment répondu.

La naissance et le baptême

ANTRABATA est né il y a plus de deux ans d’une rencontre sur Internet. Régis cherchait une voix et un instrument, il a rencontré Femke la chanteuse et Delphine la flûtiste. Chacun a vécu cette rencontre comme une évidence aussi bien amicale qu’artistique. Ils sont immédiatement devenus complices et leurs différences se sont avérées complémentaires. Multi instrumentaliste fou - pour ne pas dire complètement gaga - de musique sous toutes ses formes ou presque, Régis avait joué dans plusieurs groupes dont le trio electro-jazz Eliante à la fin des années 90. Il souhaitait retrouver l’émulation créatrice d’un groupe.

Femke et Delphine venaient d’arriver à Paris ; la première arrivait d’Amsterdam où elle avait suivi des cours dans une école de jazz, collaboré à plusieurs projets musicaux et chanté en solo accompagnée d’une guitare, la seconde venait de terminer ses études à Montpellier où elle avait joué dans différents groupes plutôt orientés vers la chanson française.

Régis joue de nombreux instruments (guitare, basse, violoncelle, sitar, percussions, etc.) mais reste un homme comme les autres avec seulement deux bras et 10 doigts. Le trio est donc complété (notamment sur scène) par un batteur (dont on m'a dit le pus grand bien notamment sur le plan physique... ;o) ), un bassiste élevé au chouchen et quelques autres musiciens au gré des circonstances.

Le nom du groupe est une référence à un label japonais éphémère qui éditait des CD pirates de concert de Led Zeppelin, un des groupes culte de Régis. Il s’agirait en outre d’un mot hindi qui signifie « échange/discussion » (que rêver de mieux pour un groupe ?). Ses sonorités évoquent aussi le voyage, le mystère, la magie. Son logo pachydermique dessiné par Régis symbolise les envies de voyages et les rêves musicaux si chers aux membres du groupe.

L’inspiration et les influences

Régis possède quelques 8000 vyniles et 3800 CD. A titre personnel et/ou professionnel, il en achète entre 2000 et 2500 par an. Autant dire que tout ce qui sort ou presque, le pire comme le meilleur, lui passe entre les oreilles et il lui est difficile de dégager dans cet incessant flot musical quelques influences saillantes. Après 1h 26 minutes et 12 secondes de réflexion, il parvient tout de même à citer Brian Eno, Arnold Schonberg, Led Zep (tiens, ça me rappelle quelque chose), les Pink Floyd ou encore John Cage... une sélection qui allie un certain classicisme à un éclectisme certain.

Avec son acccent anglais impeccable (son accent français l'est également) difficile à comprendre pour une franchouillarde de base (moi), Femke tergiverse beaucoup moins à propos de ses goûts musicaux. Elle écoute du trip-hop notamment Portishead (ah oui, Portichaid), mais aussi Jeff Buckley (ah oui, Djeff Beuquelait), Ta'i maesss (ah oui, Torrrrri Amoss) ou 'adiohhhed (ah oui, Radïo aide).

Les préférences de Delphine vont à des groupes comme Dead can Dance (toute ma jeunesse), D.J. Crush, Asian Dub Fondation, Bobby mc Ferry ou encore Sinead O'Connor (qui bien avant Britney portait le cheveux ras avec une certaine grâce).

On le voit, le mot d'ordre est à la diversité. Toutefois, l'unanimité se fait immédiatement autour de deux noms parfaitement inconnus pour moi :
- Jorane une violoncelliste et chanteuse québécoise dont le premier album (1999) s'intitulait "Vent Fou" et le dernier en date "Vers à soi" (2007) (liens vers Wikipedia , french touch , myspace )
- Burial qui a sorti deux CD (Burial en 2007 et Untrue en 2007) et dont on trouve un titre sur myspace (liens vers myspace et wikipedia )

La composition et l'album

A la base de chaque morceau du groupe il y a, je cite, "les propositions d'ambiance" et "les mises en son" de Régis. Ce dernier conçoit la musique comme une suite de "paysages sonores" et c'est ce qu'il essaie d'exprimer à travers ses notes. Femke compose les textes et Delphine ajoute ses parties à la flûte. Les morceaux se construisent donc "naturellement" et par touches successives au gré de l'inspiration de chacun. régis apporte la touche finale aux arrangements des titres.

Le fait de jouer du trip-hop n'était pas prémédité. ce style s'est imposé de lui-même et Antrabata fait du trip-hop comme monsieur Jourdain faisait de la prose, par évidence mais aussi parce que ce style musical est à la croisée de tous les style et permet de brasser toutes sortes de références. Il ne cantonne pas Antrabata à un registre étroit mais leur permet une ouverture sur leurs multiples influences aussi bien musicales que culturelles, cinématographiques (Lynch, Wenders, Wong Kar Wai, Truffaut...), littéraires (Gracq, la littérature allemande, etc.) ou autres. Il leur semble notamment évident que les multiples voyages de Delphine et le goût prononcé de Régis pour la montagne inspirent largement les composition du groupe.

Le premier album "Elephant rêveries" est né presque "par hasard". Bon, ça c'est ce qu'on dit mais je ne crois guère à ce genre de déclaration surtout quand on sait que Régis a passé quelques 400 heures en studio à peaufiner les arrangements. Ce qui est certain c'est qu'il a très vite intéressé les professionnels. Régis a envoyé une maquette au label Prikosnovenie (le découvreur d'Orange Blossom ou des regrettés Misstrip) qui a tout de suite signé le groupe.

Le titre préféré de Femke est Miss Encyclopedia (c'est également le mien et j'adore la video). pour Régis et Delphine il est devancé d'une courte tête par Mirror Song. Faites-vous votre propre avis.

La scène et les projets

Antrabata aime la scène. Selon Régis, c'est devant le public que le concept de paysage sonore prend tout son sens. La scène est un lieu d'échange avec les spectateurs et de voyage. Parmi la vingtaine de morceaux prévus lors du concert de ce soir, il n'y aura pas de reprises (Antrabata n'en fait jamais... moi je les verrais bien jouer du Bowie...) mais quelques titres inédits. Certains d'entre eux figureront sur le 2e album du groupe actuellement en préparation et sur lequel le groupe reste pour le moment extrêmement discret.

Parmi les autres projets d'Antrabata figure la préparation d'un titre inédit pour une compilation indie. Ce ne sera pas une première puisque le groupe a déjà participé au collectif trip-hop Mezzanine aux côtés d'Etikal Lab notamment (la compil est en vente ici pour 5 euros).

samedi 8 mars 2008

Portrait chinois et choix musicaux de Delphine (la flûtiste d'Antrabata)

Bonjour Delphine
Bonjour les zotres

Après celui de Femke et celui de Régis, c'est au tour de Delphine de nous livrer son autoportrait chinois et de nous ouvrir une fenêtre sur son univers musical. Merci à elle d'avoir joué le jeu.

Le concours pour gagner des places pour le concert d'Antrabata mardi 11 à 20h à la Scène Bastille est toujours ouvert ici. Profitez-en !

Choix musicaux

Album à emporter sur une île déserte
Je pense que ce serait Towards the Within de Dead Can Dance. Un voyage sur une île déserte à lui tout seul...

Album de musique française à conseiller à des étrangers
Ce serait la musique de Gabriel Fauré. Petit clin d'oeil à mes origines de formations classiques.

Chanson culte
Oh, il y a tellement de chanson que je chante sous la douche de bon matin. ça a toujours bien fait rire mon entourage.

Chanson des jours de spleen
Never Young Again de Mirways. Le sourire réapparait directement et les jambes bougent toutes seules

Chanson des soirs de fête
Mickael Jackson dans ses années glorieuses! Y a rien à dire, il avait la pêche.

CD le plus pourri
Un CD relaxation de yoga nidra. Y a rien à faire, je tiens pas 5 minutes.

Meilleur souvenir d'un concert en tant que spectatrice
Un concert de Roméo et Juliette de Prokofiev au Rudolfinum à Prague. J'avais 12 ans, conquise. ou mon premier festival éléctro, "Electrogaya" un peu plus tard à Irun en Espagne. Un autre espace temps.

Meilleur souvenir de concert d'Antrabata
Premier essai de la chanson Echoes au Sentier des Halles. C'est toujours l'angoisse de la première confrontation aux oreilles des spectateurs. Et là, on y était tous, concentrés, tendus mais ensemble, pour vous transmettre le langage de l'éléphant antrabatesque. et c'est ça Anbratata, une jolie histoire d'échange et d'amitié.

Portrait chinois

Delphine, si tu étais...

Une ville étrangère : Diataya petit village malien au bord du Lac Magui. j'y installerais bien mon petit jardin secret.

Un monument parisien : Jardin Altantique au dessus de la gare Montparnasse. peu de gens soupçonnent son existence. petit coin paisible au milieu de l'agitation parisienne

Un des 7 péchés capitaux : la gourmandise. Glouton est mon deuxième nom.

Un végétal : j'aimerais tant être une de ces orchidées sauvages qui viennent se greffer sur les arbres dans les forets denses et tropicales du Costa Rica...

Un des 5 sens : L'ouïe. Que pourrais-je faire sans oreille, plus entendre le monde qui s'agite autour de soi, les ambiances, la musique de la vie, quoi.

Une femme ou un homme célèbre : Un patient m'avait dit une fois... "c'est marrant, Vous ressemblez à Paul Meurisse." Tiens, je lui fais penser à un homme... un autre plus tard m'a dit : "vous savez, la femme qui s'est baignée dans la fontaine de Treviz, Anita Ekberg, elle vous ressemble", ouh la... je n'en demandais pas tant! alors Paul, Anita, comme vous voulez!

Une boisson : l'eau plate. Peut-être parce que je m'appelle Delphine et que les italiens me disent souvent... "maaaaaaaaaa, Delphine, tou es une poissone!". Ok je sais, c'est nul.

Une station de métro : Madeleine. Nous avons tous à l'interieur de nous un petit juke box qui s'anime en fonction d'un évenement, d'une émotion, d'un mot. Et bien à chaque fois que l'on passe à "Madeleine" je chante "ce soir, j'irai voir Madeleine..." de Jacques Brel.

Une couleur : le bleu

Une qualité : l'optimisme.

Une arme : Ma flute.

vendredi 7 mars 2008

Portrait chinois et questionnaire musical de Régis (multi-instrumentaliste d'Antrabata)


Bonjour Régis
Bonjour les zotres


Après les réponses de Femke il y a quelques jours, voici celles de Régis.

Je vous rappelle que vous pouvez toujours participer au jeu pour gagner des places pour le concert d'Antrabata le 11/03 à la Scène Bastille. Les 3 questions sont super fa-Cécile, vous n'avez pas de connaissances particulières à avoir puisque vous devez juste donner votre avis.



Mini portrait musical

A/ Album à emporter sur une île déserte
Apollo : atmospheres & soundtracks de Brian Eno avec Roger Eno et Daniel Lanois – Sans cet album, comment pourrais-je écouter « An Ending (ascent) » en boucle ?

B/Album de musique française à conseiller à des étrangers
L’intégrale des œuvres pour piano de Claude Debussy. « La musique faite peinture », pardon pour ce lieu commun, mais c’est tellement vrai dans le cas de Debussy. Le concept de paysage sonore est là, tout entier. Sublime !

C/ Chanson culte
"An Ending (ascent)" de Brian Eno. Tout simplement parce que cette musique m’accompagne depuis l’âge de seize ans et que sa capacité à m’émouvoir n’a jamais diminuée. Quelque soit l’endroit ou le moment, c’est toujours la première musique que je souhaite entendre.

D/ Chanson des jours de spleen
Aram Khatchaturian : extrait de la suite de ballet Gayane. Une musique qui me parle de ce que je ne retrouverais plus, de ce que j’ai manqué et de ce qui m’a manqué.

E/ Chanson des soirs de fête
"Believe" de Gus Gus ; un remède furieusement efficace contre les assauts de la mélancolie.

F/ CD le plus pourri
Ce serait un vinyle ; peut-être celui de Neil Norman reprenant au synthétiseur les génériques des grands films de Science Fiction. Une abomination ! J’avais quatorze ans quand je l’ai acheté et je n’ai jamais pu m’en séparer. Il y a des liens que l’on ne coupe pas facilement.

G/ Meilleur souvenir d'un concert en tant que spectateur/trice
Toutes les fois (déjà trois) où j’ai pu assister à l’intégrale de la Tétralogie de Wagner.

H/ Meilleur souvenir de concert d'Antrabata
"Mirror Song" au Sentier des Halles en octobre 2007. J’en frémis encore. J’en profite pour remercier Delphine et Femke pour tout ce qu’elles me donnent.



Mini portrait chinois
Régis si tu étais...

Un juron - Bordel de nom de Dieu de saloperie de merde – Je ne l’emploie jamais mais j’en rêve.
Une ville étrangère - Reikjavik, parce que le talent semble y pousser mieux que l’herbe.
Un monument parisien - Le Centre Georges Pompidou – un lieu de vie avant tout où je flâne depuis son ouverture.
Un des 7 péchés capitaux - La gourmandise – je me damnerais pour un pot de crème de marrons Clément Faugier. Je reconnais pourtant que la Sabaton vaut le détour. Encore faut-il la trouver.
Un végétal - Un pin Sylvestre ; sur l’ïle d’Yeu de préférence.
Une couleur - terre brûlée – toujours cette obsession du marron. C’est mon côté mono-maniaque..
Une maladie - la dépression
Un des 5 sens - la vue – je mourrais de ne plus pouvoir voir ma fille.
Une qualité - l’écoute je crois.
Un sport - l’alpinisme
Un auteur - Julien Gracq



Mini commentaire personnel

Merci Régis pour ces réponses drôles et/ou sensibles. Côté gourmandise, nous n'allons pas nous battre... La crème de marron, je n'y touche pas. Pas parce que c'est sacré ou tabou mais parce que je trouve ça... hum... comment dire... tout simplement dégueulasse et écoeurant (je préfère encore avaler un plat de gombos (voir colonne de gauche...) mais promis, si je trouve ta marque préférée, je te fais signe.

Tes réponses musicales m'offrent la perspective de longues heures de découvertes auditives (mais je ferai l'impasse sur les génériques de films au synthétiseur).

mercredi 5 mars 2008

Petit Portrait chinois et questionnaire musical de Femke (chanteuse du groupe Antrabata)

Avant l'interview du groupe, le concours pour gagner des places de concert et les portraits chinois de Régis et Delphine voici les réponses pleines de peps (et de Nespresso) de Femke. Pas certaine que Régis Aubert soit déjà célèbre mais je lui souhaite de l'être un jour autant que son homonyme Jean-Louis quand Antrabata vendra autant d'albums que Téléphone...


Portrait chinois
Femke, si tu étais :
Une friandise : La vie !
Une station de métro : Gaîté
Une couleur : Ben... le rouge
Une saison : l'automne
Un monument parisien : Les Parisiens..
Un des 7 péchés capitaux : La gourmandise
Un végétal : Ce vieux chêne en plein milieu de la forêt
Un homme célèbre : Régis Aubert, apprenti sorcier
Une arme : le pacifisme
Une devise : What else ?!!


Questionnaire musical

Un album à emporter sur une île déserte
Je ramène mon i-pod !!!

Un album de musique française à conseiller à des étrangers
Arthur H. / Gainsbourg (enfin, je suis étrangère moi-même,ça compte pas vraiment, non? :-))

Une chanson culte
Euh... Joker ??

Une chanson des jours de spleen
Anthony and the Johnsons, Jeff Buckley, Archive

Une chanson des soirs de fête
The White Stripes / Chemical Brothers (merci Romain)

Le CD le plus pourri que tu possèdes
Je ne pourrais plus te le dire, j'ai dû le découper et l'utiliser dans une toile...

Ton meileur souvenir d'un concert en tant que spectateur/trice
Radiohead pendant Rock en Seine 2006 (?) chuis pas sûre de l'année..

Ton meilleur souvenir de concert d'Antrabata
Ouf... de voir les gens danser sur notre musique à la Flèche d'Or, de voir des gens pleurer au Sentier des Halles, d'avoir la chance de travailler avec notre petite équipe éléphantesque et avec nos supermen du son et de la lumière Seb et Christophe -et puis les dîners chez Régis aussi --- pour dire qu'il n'y a pas que les concerts...
Non en fait je ne saurais pas choisir ; c'est l'intensité de voir que les gens s'ouvrent et que l'on partage toute l'énérgie de l'instant.
Ces moments-là, il y en a toujours au moins un ou deux, même pendant le concert le plus difficile, et l'éternité que l'on peut ressentir en ces petits moments-là (le temps s'arrête) valent tout le trac et tout le boulot du monde !!

jeudi 28 février 2008

Si vous avez des questions à poser (au groupe ANTRABATA)


Bonjour Antrabata
Bonjour les zotres


(mise en forme de ce message (liens actifs, etc.) ce soir chez moi)

Demain soir, les NAIVE NEW BEATERS sont à la Flèche d'Or à partir de 20h00 (voir mon "agenda du moment" dans la colonne de gauche) mais ce soir, j'ai rendez-vous avec les membres du groupe ANTRABATA pour une interview.

Si vous aimez le trip-hop "panoramique et scintillant" (je cite), allez les écouter sur myspace (lien ci-dessous) et si vous avez des questions à leur poser, laissez un commentaire à ce message.

Liens :
http://www.myspace.com/naivenewbeaters
http://www.myspace.com/antrabata

mercredi 27 février 2008

Portrait chinois de Paris (par Mister Misplaced in the Midwest)

Bonjour Matthew
Bonjour US citizens de Paris (mon voisin Parisian cowboy notamment
Bonjour aux zotres


Mercredi 30 janvier, je vous parlais en termes élogieux d'un
blog anglophone rédigé (fort bien) par un Parisien d'adoption, américain de souche. Pour prolonger un peu le plaisir de le lire, je lui ai proposé de réaliser un portrait chinois de Paris car j'avais envie d'avoir son point de vue sur ma capitale chérie mais sous un angle un peu décalé. Voici ses réponses (en finesse et en anglais) à mes 25 questions.
Et si Paris était... Ce serait...

A disease
(source photo)
Priapism - must be all the phallic monuments. (you may need to look that one up more of a medical condition than a disease)

A quality
A very classy, sophisticated, beautiful woman who is, secretly, a bit of a whore.

A sin or a fault
If referring to one of the 7 sins I would have to say Pride which could also be quality.


A swear word
Merde - the greatest swear word of them all, suitable for all occassions.

An animal
Peacock - very showy, very beautiful, very loud.

A meal
Steak Frits - You are intimidated when you first get to Paris then you have steak frits the meat is tough and the frits are cold fries and you realize that Paris isn’t always glamorous nothing to be afraid of.

A color
(Source photo
Album N&B
Isa Photos)
Grey - a building of stone and all it’s best photos are in black and white


A drink
Champagne, of course, even more so because I don’t drink. I will never be able to partake in the “real” Paris.

One of the 5 senses
It’s hard to choose one because Paris is all the senses but if I had to choose one it would be smell. It’s the one sense that no one mentions about Paris but there is a very distinct scent which is also very subtle much like Paris itself.

A famous painting
(1950)
Jackson Pollack’s “Lavender Mist” There is a method and beauty in the madness of this city.


A fruit or a vegetable
Clementine - not a great answer but for the rest of my life when I eat a Clementine I will be transported back to Paris.

A Disney character
I don’t think one character represents Paris so I’d have to say all of the seven dwarves and the wicked witch

A song
Jacque Brel’s Ne Me Quitte Pas (do not leave me) although instead of singing it while crying as Mr. Brel did, I suspect Paris would sing it in a “Fatal Attraction”- boiling rabbit sort of way.

A motto or a quotation
I imagine Paris walking into another city, much like Betty Davis in “Beyond the Forest”, and exclaiming “What a dump”

A day of the week
Friday - the weekend starts immediately after work ends. There seems to be a day to day joy in living here. No one is “waiting for the weekend”

A piece of furniture
If the world was a house then Paris would be the ornate, wood carved armoire not a necessity but it makes the home livable.

vendredi 14 septembre 2007

Petit questionnaire littéraire (de Philippe Jaenada)

Bonjour le chameaux sauvages, le cosmonaute, la jeunes fille blonde, la grande à bouche molle, les brutes, Nefertiti (où que tu sois)
Bonjour aux accro (des parenthèses)
Bonjour Philippe
Bonjour les zotres

J'ai proposé à Philippe Jaenada, un de mes auteurs préférés dont je ne me lasse pas de recommander l'incomparable Chameau Sauvage (Prix de Flore 1997), s'il acceptait de remplir un petit questionnaire qui circule actuellement sur bon nombre de blogs littéraires dont celui de Caro[line] (voir la section "blogs du moment"). Il se compose initialement de 7 questions auxquelles j'ai ajouté 7 autres questions de mon cru.

Jaenada a très gentiment joué le jeu et voici ses réponses. Après leur lecture, je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un tour sur le site officiel de l'auteur, d'y découvrir sa bibliographie, des nouvelles, son actualité, etc.
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Les 4 livres de mon enfance
(Par ordre chronologique, sur une dizaine d'années :)
Les mémoires d'un âne, Comtesse de Ségur.
Le Club des cinq, Enid Blyton.
Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway.
L'écume des jours, Boris Vian.

4 écrivains que je lirai et relirai encore
Bukowski
Dostoïevski
Brautigan
Proust

4 auteurs que je n'achèterai/n'emprunterai probablement plus
(Pas "plus", "pas" :)
Marc Lévy
Dan Brown
Alexandre Jardin
Bernard Werber

4 livres que j'emporterais sur une île déserte
Don Quichotte, Cervantès
Vie et Opinions de Tristram Shandy, Sterne
Tokyo-Montana Express, Brautigan
Voyage au bout de la nuit, Céline

4 premiers livres de ma liste à lire
Rien dans les manches, W.R. Burnett
La mort viendra, petite, Jim Thompson
Sans espoir de retour, David Goodis
87e district, Ed McBain.(Oui, je suis dans une période polar des années 50.)

4 derniers mots d'un de mes livres préférés
"Je reprendrai la route. Je vivrai." Encore un jour au paradis, Eddie Little.
"Ce matin-là, au réveil, je n'avais pas un cadavre dans mon réfrigérateur." Un privé à Babylone, Brautigan
"Leur fille se leva la première et déploya son jeune corps." La métamorphose, Kafka
"Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé." Gatsby le Magnifique, Fitzgerald

4 lecteurs/lectrices dont j'aimerais connaître les 4
Catherine Ringer
Sempé
Patrick Modiano
Mon fils Ernest dans 40 ans

4 auteurs dont je n'ai jamais rien lu et qui "manquent à ma culture"
Tolstoï
Mishima
Kipling
Primo Lévi

4 livres qui m'ont (le plus ?) marqué
A la recherche du temps perdu, Proust
Voyage au bout de la nuit, Céline
Don Quichotte, Cervantès
Tendre est la nuit, Fitzgerald
(Bon, c'est un peu au hasard, parce qu'il y en a plein.)

4 livres que j'offre souvent
L'élégance du hérisson, Muriel Barbery
Baise-moi, Virginie Despentes
Kafka sur le rivage, Haruki Murakami
Joséphine, Jean Rolin

4 livres que je n'ai jamais réussi à terminer
Au-dessous du volcan, Malcom Lowry
L'homme sans qualités, Musil
Finnegans Wake, Joyce
Sexus, Henri Miller

4 livres/auteurs que je n'ai aucune envie de découvrir
Les mêmes que ceux que je ne lirai pas, plus haut.

4 découvertes littéraires récentes
Martin Eden, Jack London
Encore un jour au paradis, Eddie Little
NonNonBâ, Shigeru Mizuki
L'histoire de l'amour, Nicole Krauss

4 auteurs dont j'attends les publications avec impatience
Patrick Modiano
Mercedes Deambrosis
Virginie Despentes
Philippe Jaenada (juste parce que ça veut dire que j'ai fini)

Voilà. Ouf.

Ph.