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samedi 16 février 2013

Mummenschanz (bientôt à Paris)

Bonjour à celles et ceux qui apprécient les images poétiques
Bonjour aux zotres

La troupe des Mummenschanz existe depuis 40 ans et a silloné le monde entier. Elle sera en France du 21 au 26 mai 2013 au Casino de Paris pour un spectacle aussi muet qu'inventif, drôle que poétique.

mardi 26 mai 2009

Battery Box (l'album de LYS)

Bonjour au groupe LYS
Bonjour à celles et ceux qui l'ont déjà vu/entendu en concert
Bonjour aux zotres

C'était le 11 mai 2009 à la Maroquinerie (voir autres photos en couleur ci-dessous)

LYS sur
myspace

J'ai déjà dit tout le bien que je pense de LYS
ici et il me faut récidiver car désormais je possède ENFIN leur album mais bizarrement il n'était pas en vente à la fin du concert et j'ai dû le réclamer ! Un comble d'incompétence marketing et d'erreur de communication pour un groupe qui n'est pas connu et mal distribué : tiens, tentez de les trouver à la Fnac et chez Virgin pour voir !

Leur maison de disque Pense-t-elle qu'elle va en vendre plus si elle se contente de les mettre en ligne sur le net et s'abstient de les proposer quand le groupe est en contact avec son public, des personnes qui se déplacent, qui sont déjà acquises à leur cause et susceptibles ensuite de faire écouter leurs titres à d'autres voire d'offrir leur album comme je vais le faire moi-même !

JAMAIS je n'achèterai un CD ou un livre en ligne et ça m'étonnerait fort d'être la seule en France dans ce cas là ! Et vraiment, j'aurais été désolée de repartir une fois de plus sans et je serais vraiment passée à côté d'un excellent album.


Battery Box est composé de 10 titres magnifiques joués tout en finesse. Les chansons gagnent en subtilité ce qu'elles perdent en énergie par rapport aux versions live mais dans les deux cas l'émotion dégagée est la même.

Même si l'excellent In my mind fait figure de favori officiel, j'aurais à désigner mon titre préféré tant l'ensemble est homogène et après plusieurs écoutes, je ne trouve pas de point faible non plus.

Côté musique, LYS n'a rien à envier aux meilleurs groupes rock indé anglo-saxons. J'ai longtemps attendu que leur CD rejoigne mes étagères mais il n'y restera pas beaucoup car je l'écouterai souvent !

mercredi 10 décembre 2008

Je suis belle et j'en fais exprès (ou presque)





Bonjour Jérémy
Bonjour Nathalie
Bonjour Véronique
Bonjour la sangria
Hips ! aux zotres





Il se trouve que je viens de regarder une nouvelle émission sur M6 intitulée "Belle toute nue". Le principe est très simple : des nanas tellement complexées par leur corps qu'à ce niveau là c'est pathologique sont prises en main par un coach aussi fashion que sympa, souriant, drôle, efficace et gay (enfin je crois et sinon il fait bien semblant).

Comme tout le monde, j'ai des complexes (oui, même moi...). Disons plutôt comme toutes les femmes car j'ai remarqué que les hommes avaient plus naturellement tendance à aimer leur physique que nous parfois avec aussi peu de bon sens que nous en mettons à dramatiser nos défauts réels ou supposés. Je disais donc que j'ai des complexes, comme tout le m... enfin... toutes les femmes... mais pas du tout là où les hommes visent quand ils se veulent taquins ou lourds ou les deux. Qu'on se le dise une fois pour toutes : j'aime beaucoup mes seins et je n'en changerais pour rien au monde. Ils sont petits, so what ?

Aucun regard sur mon absence de décolleté ne pourra changer ça : j'aime vraiment mes seins. En revanche, je sais qu'un regard ou un mot peuvent altérer la perception que j'ai de moi, ce que je vois quand j'observe d'autres parties de mon corps, potentiellement jusqu'à l'obsession (passagère, certes, envolée dès qu'un nouveau mot, un nouveau regard bienveillant se pose sur moi en attendant la prochaine vacherie ou maladresse).

Tout le monde connait cette problématique du corps et du regard, de l'être et de l'apparence, de la dialectique infernale : "on est l'image que l'on renvoie" versus "on est l'image que les autres nous renvoient". C'est pourquoi tout le monde peut être touché par les mots de Jérémy Patinier, le très sympathique auteur (si, si...) de Les gens moche ne le font pas exprès. qui se joue jusqu'à la fin de cette semaine (urgence donc) au théâtre Pandora (salle de 20 places environ - 30 rue Keller - Paris 11e).

Après le spectacle, j'ai dîné en sa compagnie avec Nathalie et Véronique avec qui j'ai vu la pièce et j'ai ainsi eu l'occasion de lui dire ce que je vais vous répéter dans pas plus longtemps que quelques secondes :
1 - J'ai aimé le texte de la pièce.
2 - J'ai aimé l'actrice, son énergie et son culot.
3 - Je n'ai pas aimé la mise en scène ou plutôt son absence.

Le texte

Jérémy Patinier
écrit plutôt bien des choses tantôt sensibles, tantôt drôles, tantôt finement observées, tantôt tout ça à la fois soupoudré de ce qu'il faut de mauvaise foi, d'exagération, de parti-pris pour que le résultat soit personnel et attachant.
Bien sûr il y a quelques redites ou au contraire quelques contradictions entre les seynettes mais peu importe, le texte est une sorte de kaléïdoscope sur la mochitude ou plutôt la grossitude qui met le doigt là où ça fait mal.
Certaines formules sont excellentes et font mouche mais je n'ai pas eu le temps de les mémoriser tant le texte est dense.

L'actrice

Le texte est dense disais-je ou pas tant que ça... La pièce a duré 45 minutes montre en main tant l'actrice, Sarah François, s'est précipitée pour dire son texte. Elle est touchante, émouvante, forte au sens propre comme au figuré et elle transmet son émotion au public.
Quand on pèse (bip) kilos voire plus, ne pense pas que ce soit forcément très simple de monter seule sur scène à 20 cm du public, vêtue d'un tutu, toutes vergetures et bourrelets au vent et d'offrir son corps au regard en même temps que son texte aux oreilles (c'est même tout le propos du texte). Peut-être est-ce pour cela qu'elle en rajoute parfois des tonnes (si j'ose dire), qu'elle s'engouffre dans l'excès là où le propos de l'auteur n'est justement pas la caricature.
Les meilleurs moments de la pmièce ne sont pas du tout ceux où elle hurle (pitié ! On n'est pas au Stade de France mais dans une salle de 20 places !!!) et gigote dans tous les sens mais celles où elle fait montre de retenue et de pudeur.

La mise en scène

Comme je l'ai dit à l'auteur, je suis convaincue que le petit bémol évoqué précédemment à propos du jeu parfois excessif de Sarah François n'est pas un problème de qualité d'interprétation mais une déficience de direction d'actrice et de mise en scène en général. Je pense que le texte de Jérémy Patinier mérite plus de sincérité, plus de mesure, plus de sobriété. Quand le texte est bon ou même pas mauvais, on n'a pas besoin d'artifices, au contraire. Comme je l'ai déjà dit (ici) à propos de 24 heures de la vie d'une femme de Zweig, lorsqu'on est dans la surchenchère gestuelle et volumétrique, on perd en authenticité et donc en force et dans le cas précis des Gens moches n'en font pas exprès, on fait aussi un contresens.
C'est le genre de constat qui me donnerait envie de faire de la mise en scène. Bon, disons d'être "assistante à la mise en scène" parce que je n'ai pas que ça à faire non plus, j'ai aussi un job, un blog, des ami(e)s et plus si affinités dans ma vie.

Conclusion

Une pièce sympa à rapprocher de "Dans la peau d'une grosse" également vue avec Véronique et Nathalie (son avis ici) et dont j'ai honte de ne pas avoir parlé ici parce que j'avais beaucoup aimé (je me fouette mentalement).
J'ai dit à Jérémy Patinier de publier son texte (pourquoi pas chez lulu.com ?), parce qu'il le vaut bien, parce que j'y retrouverais ces fameuses phrases précieuses, ces moments d'intelligence et de finesse, ces petites pépites trop vite oubliées, noyées dans le débit impressionnant de Sarah François.

lundi 29 septembre 2008

Marion-Nous (avec (et de) Marion Dumas)



Bonjour Marion
Bonjour les zotres

Peut-être qu'à l'instar des grandes douleurs, les grands bonheurs sont muets et peut-être est-ce la raison pour laquelle je ne vous ai pas encore raconté que je viens de me marier. Si !

Bon, certes c'était un peu précipité et ça ne s'est pas tout à fait passé tout à fait comme dans mes rêves de petite fille mais à mon âge faut plus trop faire la diffi-Cécile...

Tout d'abord, je ne portais pas la robe-meringue blanche et rose que je dessinais quand j'étais enfant. Bon, d'un autre côté ce n'est peut-être pas plus mal. Ensuite, contre toutes attentes (surtout les miennes !), j'ai épousé une femme, canon certes ("super bonne" comme elle se qualifie elle-même avec lucidité) mais femme quand même. Enfin, j'ai convolé avec une polygame compulsive, qui le même soir, a épousé tou(te)s les autres spectateurs/trices sans distinction d'âge, de sexe, de religion, de couleur. Si ça ce n'est pas eux-cul-mais-nique, moi je ne m'appelle plus de Quoideneuf !


J'ai accepté avec émotion ma rose rouge et mon certificat de mariage "pour le meilleur et pour le rire" selon les propres termes de Marion Dumas qui pendant un peu plus d'une heure de fiançailles nous avait essentiellement parlé des hommes. Des défauts des hommes je veux dire.

Oui, bon, quelque part c'est redondant. Arghhh, même si on partage tout désormais, sors de mon corps Marion, la misandrie primaire ne passera pas par moi ! Car soyons logique, on ne peut pas demander plus de respect, se pincer le nez en écoutant "le lâché de salopes" de Bigard (écrit par Baffie) et se tordre de rire en écoutant ta litanie de récriminations en dessous de la ceinture à base de petites bites, d'éjaculation précoce, de peine-à-jouir et autres catastrophes sexuelles sur pattes.

Mon avis

J'avoue que le premier sketch m'a fait craindre le pire. Marion Dumas est arrivé avec une perruque blonde et des seins postiches dignes de ceux de feu Lolo Ferrari (paix à son âme et ses poumons) et elle s'est adressée à un troupeau d'ex imaginaires sensés se trouver dans le public. Le texte volait bas et l'actrice le récitait à toute vitesse avec force mimiques caricaturales de la blonde attitude si chère à Anne Roumanoff de qui on a déjà entendu ce refrain il y a bien longtemps et en mieux et surtout plus fin (même si je ne suis pas fan).

Heureusement, la suite du spectacle a perdu en vulgarité et gagné en naturel. Marion s'est débarrassé de ses pare-chocs ridicules et est redenue une vraie femme. Ouf.

Cela dit, elle est restée dans le registre "tous les mecs sont méchants, oh oui, vraiment très méchants sauf papa et encore" qui, convenons-en sent un peu le réchauffé.

Bien sûr le sketch où une femme emmène son mari chez "Vite vite vite un homme bonjour" pour quelques réglages et piqûres de rappel dans le cadre de la révision des 3 ans est plutôt drôle et toute femme a plaisir à entendre rappeler qu'un mec :
- ne sait pas où se trouve le panier à linge sale
- croit qu'un rouleau de PQ terminé se remplace par l'opération du saint esprit
- oublie les anniversaires
- etc.
mais avouons que ce genre de laïus hante depuis des lustres les pages de Cosmo, des pièces telles que Arrête de pleurer Pénélope, les sketchs de Roumanoff, Foresti et d'autres.

Nous étions 7 (6 femmes et un homme) à débrieffer devant une pizza après le spectacle et nos avis étaient curieusement (ou pas) convergents :
- le premier sketch était vulgaire et mauvais
- l'ensemble du spectacle plutôt marrant mais pas vraiment original
- la tendance à la caricature excessive dommageable au propos (ça, monsieur Pierre Douglas, c'est la faute de la mise en scène... dans l'ensemble très perfectible d'ailleurs).

Nous étions également d'accord pour dire que les deux temps forts du spectacle étaient :
- d'une part un slam plutôt bien écrit et plein d'émotion dont le refrain était (de mémoire) quelque chose comme :
"Sur la tête de ma reum j'aurais voulu être un Keum car c'est pas toujours la teuf d'être une meuf."
- une parodie de tournage de scène de baiser à hurler de rire jouée avec un spectateur.
Le point commun entre ces deux moments étaient :
- l'absence de caricature qui permettait enfin à Marion Dumas d'être vraie, sensible et de faire passer une vraie émotion dans la salle,
- le côté inventif et inédit de ces sketchs.

Infos pratiques
Tous les lundis et mardis à 20h au théâtre de l'Akteon - 11e (nombreuses réductions sur le net ou abonnement illimité de 10 places à 50 euros)
Visitez le site personnel de l'actrice : http://www.mariondumas.com/

Conclusion
Une actrice pleine d'énergie et de culot. Un moment sympa et perfectible tant sur le plan de l'écriture que de la mise en scène.

mercredi 3 septembre 2008

Molière au Lucernaire (derniers jours)



Bonjour Jean-Baptiste (Poquelin)
Bonsoir les zacteurs/trices
Bonsoir les zotres


Courant avril 2008, je vous avais parlé avec enthousiasme d'un spectacle donné au Lucernaire. J'ai tellement adoré que je suis allée voir à deux fois, la seconde accompagnée d'Hélène, 8 ans.

Le bouche à oreille a heureusement fait son office et la pièce a été prolongée au delà du mois de juin. Les meilleures choses ayant hélas une fin, la dernière aura lieu le 6 septembre (tiens, le jour de l'anniversaire de mon bloggounet chéri). Je n'ai qu'un conseil, que dis-je un ordre à vous donner :
PRE-CI-PI-TEZ-VOUS avant qu'il ne soit trop tard.

La critique que j'avais rédigée à la sortie de la première de la pièce est ici. En voici un extrait :
http://ceciledequoide9.blogspot.com/2008/04/molire-au-lucernaire.html


Les textes géniaux de Molière [sont] superbement dépoussiérés et mis en valeur par une mise en scène ludique, gonflée, décalée, rythmée, drôle, à la fois omniprésente et dépouillée (pas de décor), explosive d'inventivité, jouant sur le registre de la farce mâtinée de pantomime, le tout merveilleusement servi par d'excellents comédiens débordants de dynamisme et de générosité. C'est un énooooorme coup de coeur !

Le 25 avril, j'avais lancé un mini concours pour
offrir 4 places. Antoine en a reçu une (il a adoré la pièce comme le confirme ce qu'il a écrit sur son blog) et Mister TdE aussi. Il reste donc deux places en jeu. Une fois de plus, précipitez-vous !
http://just4plays.blogspot.com/2008/05/quand-molire-rime-avec-lucernaire.html
http://ceciledequoide9.blogspot.com/2008/04/concours-molire-gagnez-des-places-pour.html


Infos pratiques
Jusqu'au 06/09/08 "Le mariage forcé" et "l'Amour Médecin", deux pièces de Molière au Lucernaire (rue Notre Dame des Champs, métro Notre Dame des Champs (ligne 12) mais Vavin (ligne 4) et Montpanasse (12/13/06/04) ne sont pas loin).

mardi 10 juin 2008

Les mises en capsule (au théâtre 13)


Bonjour aux fans de formats courts
Bonjour aux zotres

J'ai récemment répondu ici-même à un questionnaire littéraire où il était demandé si le net était une entrave à la lecture ou non. J'ai répondu que non. Mon temps passé sur internet n'empiéte pas sur celui que je consacre à la lecture et, d'une manière générale, il ne freine ma vie culturelle mais m'offre au contraire des opportunités multiples et variées.

Le festival "Les mises en capsule" au ciné théâtre 13 en est un excellent exemple. Nicolas Martinez, l'excellent acteur du non moins excellent spectacle "Molière" au Lucernaire (il reste des places à gagner ici) m'en avait déjà parlé mais c'est suite à annonce sur facebook passée par Alexandre Markoff dont la pièce drôlissime intitulée "La mauvaise tête" est un des points forts de la programmation (lui aussi joue au Lucernaire et lui aussi est excellent) que j'ai décidé de me rendre à la première des 18 soirées pendant lesquelles 17 pièces courtes (surnommées "les capsules") sont programmées en alternance à raison de 5 par soir.

J'ai adoré le concept et vraiment apprécié la diversité, la créativité et la qualité d'ensemble de ce que j'ai pu voir. J'ai beaucoup ri aussi. J'ai donc très logiquement décidé :
- d'une part, d'y retourner ce soir pour voir :
. Outrage ou le procès des fleurs du mal conçu par Olivier Treiner
. Le goût du miroir d'Isabelle Foucrier
. Sors de Ludovic Kerfendal
. Fin de gaz de Fabien Maheu
. Des masques et des nez dans une capsule
- d'autre part, de vous encourager à aller au ciné théâtre 13 au plus tard le 14 juin (soir de la dernière) pour prendre vous aussi une bonne dose de capsules et de rire.

Informations pratiques
Où ? Ciné théâtre 13 - 1 avenue Junot - 75018 Paris (métro Lamarck Caulincourt)
Quoi ? Festival "Mises en capsules" : 5 courtes pièces chaque soir
Quand ? Tous les soirs à partir de 19h00 jusqu'au samedi 14 juin
Mais encore ? Sites La programmation et Le Théâtre

vendredi 25 avril 2008

Concours Molière (gagnez des places pour le Lucernaire)



Bonjour la foule
Bonjour les zotres

Vendredi 04 avril, j'ai eu la joie l'honneur et l'avantage de rencontrer le talentueux Nicolas Martinez qui campe le rôle du "jeune" (52 balais tout de même) Scanarelle dans "Le mariage forcé" et un médecin dans "l'Amour Médecin", deux pièces de Molière jouées ensemble au Lucernaire et dont j'ai déjà dit le plus grand bien sur ce blog et sur facebook.

Je suis déjà allée voir ce spectacle réjouissant deux fois. J'ai assisté à la première invitée par la troupe (merci encore !) et j'ai tellement aimé la pièce que j'ai eu envie d'y retourner et de la faire découvrir à Hélène, 8 ans, la fille d'une amie. Au fil des ans, ses futur(e)s profs de français ne manqueront pas de la dégoûter des classiques en les décortiquant de façon soporifique et/ou verbeuse sous de vagues prétextes scolaires. Aussi, j'ai cherché à lui démontrer que Molière pouvait aussi être rigolo, vivant, moderne. Je ne sais pas si le message est passé mais de mon côté, le plaisir fut aussi grand que la première fois.

La salle était pleine (beaucoup d'enfants dans les rangs) et à la sortie, j'ai laissé traîné mes grandes oreilles pour écouter les échos. Ils étaient très positifs voire admiratifs devant le jeu impeccable et la performance physique des acteurs. J'ai entendu une petite tête blonde dire à sa mère "c'était super" tandis qu'un papy avec qui j'ai échangé quelques mots ne tarissait pas d'éloges sur la mise en scène, l'humour et la qualité des acteurs.

Le hasard a voulu que FX, un de mes contacts facebook soit également dans la salle mais comme ni lui ni moi ne savions que l'autre serait là, nous nous sommes contentés de nous regarder avec curiosité et la vague conviction qu'on s'était déjà vus quelque part mais sans oser s'aborder. Comme l'indique son commentaire (ici), il a aimé aussi et j'en suis ravie.

J'ai l'immense plaisir de vous informer que lors de notre entretien (que je vous raconterai bientôt), Nicolas Martinez m'a proposé 4 places à faire gagner sur ce blog. Pour participer, il vous suffit de donner votre avis en répondant (en 2 ou 3 lignes) à la question suivante :
Quel est votre meilleur souvenir lié à Molière et pourquoi ?

A vos plumes...

dimanche 20 avril 2008

Dernière représentation aujourd'hui (à 3 euros)



Bonjour Diane
Bonjour Charlotte
Bonjour Cybele
(par ordre d'apparition

sur scène)
Bonjour aux zotres



Aujourd'hui c'est la dernière de l'excellente pièce de Dario Fo et Franca Rame intitulée "Orgasme Adulte échappé du Zoo" (avant reprise en septembre). On trouve des places à 3 euros sur billetreduc.com .

J'ai déjà eu l'occasion de dire tout le bien que je pensais de cette pièce ici-même et sur The Place to be, le site de Cécilia Jamart. Donc, ce soir, j'y vais ou plutôt j'y retourne et je ne saurais trop vous conseiller de passer une partie de ce dimanche pluvieux à l'Essaion (éventuellement en ma compagnie) pour applaudir le formidable trio d'actrices qui incarnent avc talent trois personnages de femmes, tantôt drôles, tantôt émouvants mais toujours superbes.

Où : Théâtre Essaion 6 rue pierre au lard, Paris 4e
Quand : aujourd'hui à 19h00

mercredi 2 avril 2008

Le plus heureux des trois (de Labiche)






Bonjour David
Bonjour Eugène
Bonjour les zotres






L'actualité théâtrale de David Friszman est imposante ces temps-ci :
- création de sa nouvelle pièce "Trains de Banlieue" dont l'avant première parisienne a lieu ce soir au théâtre Clavel
- mise en scène d'une pièce Labiche intitulée "Le Plus Heureux des Trois" dont les représentations commenceron mi-mai et dont l'avant première se déroulera le lundi 07 avril au théâtre Mouffetard.

A cette occasion, David offre 10 invitations (5 fois 2) aux lectrices et lecteurs de ce blog. Pour gagner, il vous suffit de répondre en quelques lignes à cette épineuse et intemporelle question : "Qui selon vous est le plus heureux des trois, le mari, la femme ou l'amant et pourquoi ?"

Les meilleures réponses choisies par David seront affichées dans le hall du théâtre Mouffetard. A vos plumes. Je répète : pas besoin de connaître la pièce ni de pondre une dissertation sur le sujet (sauf si vous en avez envie bien sûr), il suffit de donner votre avis "instinctif".

Alors ? le mari cocufié ? la femme volage ? l'amant secret ? Qui est "le plus heureux des trois" ?

samedi 29 mars 2008

Avant première de la pièce "Trains de Banlieue" (de David Friszman)



Bonjour David,
Bonjour aux gagnant(e)s du concours Franck, Thierry, Régis, Serge, Caroline, Nono, Christophe...
Bonjour aux zotres


J'espère que la représentation de Gagny de ce soir sera un succès et que tout se passera également au mieux demain soir à Paris.

Je ferai bien évidemment une chronique après la représentation et je vous indiquerai les prochaines dates de représentations. J'espère que les personnes qui m'accompagneront auront également envie d'en dire quelques mots.

Petit rappel pour les gagnant(e)s
1/ Vos places vous attendent à l'entrée du théâtre au nom que je vous ai indiqué.
2/ C'est au théâtre Clavel - 3 rue Clavel - 75019 Paris
M° Pyrénées le 30 mars à 20h30

mardi 18 mars 2008

Des places offertes pour l'avant première de la pièce "Trains de Banlieue" (du talentueux David Friszman)




Bonsoir David
Bonsoir aux banlieusards
Bonsoir aux cheminots
Bonsoir aux zotres


David Friszman est un auteur de théâtre que j'aime bien à au moins deux titres :
- il est très sympa,
- il est hyper talentieux et ses textes sont d'une grande qualité. Il est aussi le créateur des "Rimaquoi" pour Arte. Si vous n'avez jamais vu un seul épisode de cette série de courts programmes, Google vous guidera : ça vaut le coup !

J'avais adoré les deux pièces de David que j'avais vues en 2006 et 2007 à savoir "La Chanson des Nuages" et "Ta petite Douleur". J'espère qu'elles seront remontées très bientôt car elles le valent bien !



J'ai hâte de découvrir sa nouvelle création intitulée "Trains de banlieue". J'ai des invitations à vous faire gagner pour les deux avant-premières de la pièce :
- à GAGNY le samedi 29 mars à 20h30 (théâtre Malraux - 1 rue Guillemeteau)
- à PARIS le dimanche 30 mars à 20h30 (3 rue Clavel - 20e)


Comment gagner des places ?

A/ Pour l'avant première de Gagny, je dispose de 20 places (10 fois deux) offertes aux premiers qui en feront la demande pour eux-même ou des ami(e)s habitant Gagny ou les environs.

B/ Les 10 places parisiennes (individuelles) font l'objet d'un petit concours hyper fa-Cécile. Pour les gagner, il suffit de me donner le titre d'un livre, d'une chanson ou d'un film faisant référence au train et de me dire en quelques mots pourquoi vous citez cette oeuvre plutôt qu'une autre... Bref, ce qu'elle évoque pour vous, si vous l'aimez ou pas, etc. Pas besoin de m'écrire un roman, 2 ou 3 lignes suffisent à mon bonheur et à votre victoire potentielle. Les gagnant(e)s seront choisis par David et moi-même. J'annoncerai leurs noms jeudi 27 (midi) et je leur expliquerai en privé comment bénéficier de leur invitation. Il est donc impératif de me laisser un e-mail où vous joindre.

samedi 8 décembre 2007

60 degrés (et tu ressors lessivé(e) de plaisir)


Bonsoir à celles et ceux qui fréquentent les lavomatic Bonsoir aux zotres

Il y a comme ça des petits spectacles sans prétention, dans des salles minuscules qui ne paient pas de mine, où les bancs artisanaux sont d'un inconfort achevés mais qui font malgré tout passer un excellent moment.

Je suis tombée sur ce spectacle complètement par hasard ou presque. En fait, en préparant ma prochaine interview de Nicolas Martinez, formidable acteur de la pièce "Les Abîmés" au Petit Gymnase, j'ai vu qu'il était également à l'affiche en alternance de "Soixante degrés" à la Comédie des 3 Bornes. J'ai donc appelé cette salle pour connaître les dates des prochaines représentations auxquelles il participait avec pour objectif de le voir une nouvelle fois sur scène dans un autre registre avant de le rencontrer. On m'a répondu qu'il ne jouait plus que le 18 décembre et, ne pouvant attendre jusque là, je me suis décidée à aller voir la pièce dans une autre distribution pour la somme de 3 euros via le site sortir à tous prix (le "s" de tous me choque un peu même s'il est vrai que les tarifs sont à tous les prix).

L’histoire est très simple : deux presque trentenaires se rencontrent par hasard dans une laverie. L’un est l’ex de la femme que l’autre va épouser. Ils se retrouvent régulièrement au même endroit et se lient peu à peu d’amitié.

J'ai adoré ! Que dire de plus pour vous convaincre d'aller applaudir cette pièce aux 3 bornes ?

Le texte est excellent, fin, bien écrit (qualité rare et appréciable pour ce type de spectacle) et VRAIMENT drôle.

Le décor est sympa (là encore, c'est rare qu'on apporte tant de soin à cet élément dans les pièces de café théâtre).

La mise en scène est sobre et efficace : ça fait du bien de ne subir ni hurlements hystériques ni gesticulations intempestives.

L'action ne s'essouffle jamais, au contraire, elle progresse crescendo, mêlant rire et émotion.

Les acteurs sont bons. Hervé Rey campe un Rémi sympathique, attendrissant et Edouard Rouland est tout simplement excellent, plus vrai que nature dans le personnage de Damien.

Pour moi, le moment de bravoure de la pièce est la scène de répétion d'un passage de Cyrano de Bergerac. C'est tout simplement grandiose.

Je suis arrivée au théâtre lessivée, la mine grise et chiffonnée. Je suis repartie rayonnante, éclatante (de rire) et je compte bien repasser !!!

Après le sport en chambre (le théâtre en appartement)



Bonjour les acteurs
Bonjour les actrices
Bonjour les spectateurs
Bonjour les spectatrices
Bonjour les zotres
.
.
HOUSE CALLS est une initiative théâtrale originale et passionnante. La Compagnie de théâtre de la Spirale d'or investit un appartement parisien et les spectateurs circulent librement de pièce en pièce pour regarder les différentes scènes qui y sont interprétées.

C'est Diane Dassigny, une des trois formidables actrices de "Orgasme Adulte échappé du Zoo" qui m'a parlé de ce concept auquel elle participe. J'ai tout de suite eu envie d'en savoir plus et je suis allée sur les pages web créées sur le sujet par Stéphanie Campion et par Stéphanie Germonpré (la photo qui illustre ce message est issue de son site).

On peut notamment y voir un très intéressant reportage video présentant une interview de l'auteure, quelques extraits et interwievs de spectateurs.

Je suis enthousiaste et j'irai à la prochaine représentation de HOUSE CALLS.

Dimanche 9 décembre - de 15h00 à 18h00
Cité Internationale des Arts - Studio 8005
18, rue de l'Hôtel de Ville - 75004 Paris
Métro Pont-Marie (éventuellement Saint Paul)
Entrée libre.

vendredi 7 décembre 2007

Histoires d'hommes (au café théâtre)

Je suis allée voir la dernière représentation de la saison de ce spectacle plat, pas drôle, vulgaire et hyper mal joué par une actrice caricaturale, mono expressive, aussi crédible que moi en bonne soeur et à peu près aussi classe qu'une cantinière des dragons au plus fort d'une campagne napoléonienne.

Normalement ce one woman show sera repris quelque part début 2008. Mais... oubliez... Vraiment... et concentrez-vous sur tout ce que j'ai aimé dans la section "autour de la scène".


mardi 4 décembre 2007

Au Bal des Chiens (Rémo Forlani)



Bonjour aux
techniciennes
de surface
Bonjour aux
égoutiers
Bonjour
aux zotres

Une pièce tragi-comique en vers de Rémo Forlani sur fond d'un mai 68 qui dégénère pour 4 femmes de ménage : la touchante Madame Avril, Rosa la dure, Henriette la volage et la toute jeune Nana.

Ces 4 femmes apeurées, isolées, enfermées dans une école sont contraintes de fuir par les égouts. Ce voyage en profondeur (au propre comme au figuré) et la rencontre avec un étrange égoutier les changera à jamais.

Alexandra Chouraqui (auteure et actrice du "Lifting de Madame Bénichou") confirme son talent d'interprète et la vraie bonne idée de la pièce est de faire jouer Madame Avril par un homme. Etrangement le rôle y gagne en crédibilité et en profondeur.

Un joli texte plein d'humour, quelques cafouillages et parti-pris de mise en scène discutables. Un bon moment de théâtre.

Mes critiques complètes figurent dans la section théâtre de
The Place To Be.

jeudi 29 novembre 2007

Les Abîmés (au théâtre du Petit Gymnase)






.

Bonjour à celles et ceux
qui sont abîmé(e)s
Bonjour à celles et ceux
qui sont en bon état
Bonjour aux zotres


A retenir notamment de cette pièce qui se joue actuellement au théâtre du Petit Gymnase (tous les dimanches à 18h00) :
- un comédien extraordinaire dans le rôle d'Epinard (sans commentaire). Il ne joue pas son rôle, il le vit.
- Une excellente comédienne dans le rôle de Rachel surnommée "Elle" (ben oui, Rachel c'était trop normal comme prénom)
- Une bande son géniale à base de Radiohead (Creep), Oasis (Wonderwall), Nada Surf (Popular) et quelques autres (rock et electro).
Quelques imperfections mais, au final, un bon moment tonique.


Ma critique complète bientôt en ligne dans la section théâtre de the place to be .

mardi 27 novembre 2007

Orgasme adulte échappé du Zoo (de Dario Fo et Franca Rame)





Bonjour
les adultes
Bonjour
les zotres
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Ne vous y trompez pas ! "Orgasme adulte échappé du zoo" n'est pas une N.ième pièce mettant en scène un trio de copines trentenaires célibattantes névrosées se racontant leurs mecs et leurs menus soucis. C'est beaucoup mieux que ça.
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Dario Fo, militant d'extrême gauche, anti-clérical notoire, provocateur et polémiste mais surtout prix Nobel de littérature 1997, a écrit avec Franca Rame, sa femme depuis un demi siècle, une série de monologues pour femmes.
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Trois d'entre eux sont actuellement joués au Théâtre du Petit Gymnase et c'est un VRAI régal. Si vous êtes adulte (échappé du zoo ou pas), courrez applaudir les trois excellentes actrices qui font vivre avec impudeur et sensibilité les trois femmes imaginées par le couple auteur.
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La salle est pleine, les rires fuzzent, les silences s'installent, l'attention et le plaisir sont là... l'orgasme théâtral (non simulé) n'est pas loin, il est au Petit Gymnase ! C'est trooooooop booooooon...
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Une interview du metteur en scène et quelques extraits de la pièce ici ou ici (à noter l'actrice en rose ne fait plus partie de la distribution et sa remplaçante est fantastique). Un résumé de la pièce et ma critique complète et élogieuse dans la section théâtre de The Place To Be.
Alors, ça vous donne envie ou pas (d'aller au théâtre) ?

vendredi 23 novembre 2007

Alfred de Musset - Il faut qu'une porte soit ouverte (ou fermée)

Bonjour aux fans
de Musset
Bonjour aux zotres

Je vais revoir cette pièce ce soir à 21h30 au théâtre Aktéon. J'espère que les acteurs et la mise en scène seront à la hauteur du très beau texte de Musset que j'ai eu la chance de découvrir au théâtre du Nord Ouest il y a quelques années.

Pour plus d'informations :
- Théâtre Aktéon (Bonjour Laure Toggraf !)
11 rue du Général Blaise - 75011 Paris
Métro Saint Ambroise (ligne 9)

- Billet Réduc
Certains places sont à 3 euros, il faudrait être fou pour dépenser plus et encore plus pour se priver du plaisir d'aller voir du Musset.

Le lifting de madame Bénichou (et mon raffermissement des mollets)

Bonjour les lifté(e)s
Bonjour les ridé(e)s
Bonjour les zotres
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J'ai beaucoup ri mercredi soir au Temple devant "Le Lifting de Madame Bénichou".

Entre l'avenir de ses filles à marier (à des juifs évidemment), la vente de sa boutique et ses projets de chirurgie esthétique qu'elle préfére garder secrets, Madame Bénichou a bien des soucis et nous fait oublier les nôtres, le froid, les grèves.
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Après la pièce, la réalité m'a rattrapée et j'ai mis 1h30 à rentrer chez moi à pied.
Je ne regrette rien de cette marche forcée qui s'est transformée en jolie balade nocturne avec quelques photos à la clef place de la Concorde.

Après celles de La vie devant soi (adaptée de Romain Gary)et Les Mouettes (impressionnant trio vocal), vous pourrez très bientôt lire ma critique complète et élogieuse de la pièce dans la section théâtre du site de Cécilia J. The Place to Be .

lundi 19 novembre 2007

Alice (au théâtre de l'aire Falguière)





Bonjour aux Alice
Bonjour aux zotres

Après le mien (ben oui, j'adore mon prénom), Alice est mon 2e prénom préféré, peut-être parce que mes deux mémés s'appelaient comme ça (de même que leurs copines comme je vous l'ai déjà expliqué ici). Mais pas seulement.

Si j'aime autant ce prénom, c'est grâce à une sublime chanson des Sisters of Mercy qui, je vous le donne en mille, s'intitule... Alice ! Si !

Alice est aussi le titre d'une courte pièce de théâtre signée Sylvain Moreau dont je suis allée voir la première jeudi dernier, en plein début de grève RATP... Difficile pour les deux acteurs (Cathy Martin et Djahîz Gil, excellents) de jouer devant un public très clairsemé. Rien que pour eux j'ai hâte que le conflit cesse.

L'histoire est connue. Alice est trentenaire, styliste, 1/3 paumée, 1/3 ivre, 1/3 névrosée et 1/3 larguée (au propre comme au figuré). Oui, ça fait 4/3 mais César expliquait très bien à Marius que ça dépendait de la grandeur des tiers. Et toc ! Elle ne sait pas si elle aime toujours Bertrand mais ce qu'elle sait c'est qu'elle n'a vraiment pas le moral, que tous les hommes sont lâches, égoïstes, salauds (tiens, on dirait du Musset). Elle se sent affreusement seule et pourtant elle ne l'est pas tout à fait puisqu'un fantôme, pianiste de son état, assiste à ses réflexions alcoolisées et les ponctue d'interventions verbales et musicales. Dans l'ensemble, ces parenthèses sont les bienvenues même si le choix des morceaux laisse parfois à désirer (pitié, même au 3e degré, pas les slows de la Boum !).

En fait, ce qui pêche dans cette pièce, c'est la mise en scène. Avez-vous remarqué comme certains metteurs se croient obligés de multiplier les déplacements de leurs acteurs, de les faire crier de temps à autres et de varier leurs expressions au maximum pour mériter leur salaire ? C'est dommage. Un peu de sobriété et d'intériorité ne nuit jamais surtout quand on travaille avec une bonne actrice, d'une sensibilité exacerbée, qui ressent profondément le texte et qui n'a certainement pas besoin de surjouer pour faire passer l'émotion, bien au contraire.

Avec un décor plus dépouillé (pourquoi chercher à paraître... on sait qu'on est à l'aire Falguière et pas au Lido) et une mise en scène sachant se faire oublier derrière le texte et surtout le jeu des acteurs, cette pièce passerait sans problème du statut de "moment agréable" à celui de "temps fort".

Pour plus d'informations sur la pièce :
- Site du théâtre de l' aire Falguiere
- site de la compagnie la Gargouille