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lundi 6 décembre 2010

La France (coupée en 2)

Bonjour à Miss Bretagne
Bonjour à Miss Provence
Bonjour aux zotres

Le pays vit un drame national. La France est coupée en 2. Rien à voir avec la fracture sociale (de la gnognotte), le fossé des générations (du pipi de singe) ou le décalage climatique (de la roupie de sansonnet) : entre la Miss TF1-Endemol (MF) et la Miss Fontenay (MN), les familles se déchirent, les amis s'étripent et les collègues se balancent leurs gobelets à la gueule à la machine à café. La guéguerre civile n'est pas loin et la paralysie guette le pays plus surement qu'en période de grève générale des transports ou suite à la chute de 20 cm de neige en 30 minutes voire pire qu'en période de grève générale des transport alors qu'il y a 20 cm de neige (cela dit, quelle est la chance que les transports fonctionnent avec autant de neige, je vous le demande ?).

Alors ? Laury ou Barbara ? Allez vous trinquer au chouchen ou au rosé ? Pour la belle bretonne ou pour la jolie provençale ? Personnellement, je trouve que la miss dissidente est nettement plus jolie et a 100 fois plus de peps que la miss officielle (qui a un sourire resplendissant mais un nez qui se voit comme la pif au milieu de la figure). Il parait que, selon les sites internet, 70 à 80% des votants pensent comme moi. En revanche, dès qu'elle ouvre la bouche la MN perd tous ses points d'avance tant elle bafouille, fait de fautes de syntaxe et semble incapable de comprendre une question de 3 mots. MF a plus de répondant et possède aussi cette classe naturelle qui sied à la couronne.

Alors ? L'une en photo et l'autre à table ? Quoiqu'il en soit 2011 sera l'année des brunes ou ne sera pas !

Quelques liens

Laurie
Barbara
Comparatif sur le site
Entrevue

lundi 8 mars 2010

Je hais (le 8 mars)

Bonjour aux femmes
Bonjour aux hommes
Bonjour aux zotres


Source du dessin égalitaire
ici
Source du dessin burqa
ici avec un article qui résume plutôt bien le problème de la "Journée de la femme". Femmes 1 / hommes 364 ?

Pour moi une "Journée de la femme" (sic) n'a aucun intérêt en occident. Elle est même plutôt humiliante et contre productive à mon avis.

mardi 8 septembre 2009

Petite histoire de la nymphomanie (de Carol Groneman)

Bonjour aux nymphomanes
Bonjour aux hystériques
Bonjour aux zotres

J'ai fait allusion à cet excellent livre dans ma sélection de lectures bloggesques de la semaine 36. Voici ce que j'avais écrit le 06/09/02 (pratiquement 7 ans jour pour jour) et complété par le résumé du livre trouvé sur Decitre (ici).

Contexte

J' ai remarqué depuis que je collectionne les cochons, qu'il y avait des goûts et des centres d'intérêt qu'il fallait justifier et d'autres qui allaient de soit comme la numismatie ou la philatélie. Dans le même ordre d'idée, je ne compte plus le nombre de gens qui m'ont demandé, souvent avec un petit sourire plein de sous entendus, pourquoi j'avais lu Petite histoire de la nymphomanie de Carol Groneman alors que personne ne m'a posé la question pour Week-end à Zuydcoote Goncourt de Robert Merle ou La passion des femmes de Sébastien Japrisot par exemple.

En fait, je suis tombée sur ce livre par hasard chez un bouquiniste, un jour où je venais d'acquérir Les errants de la chair de Jean-Pierre Winter, ouvrage consacré à l'hystérie masculine, sujet que je trouve vraiment passionnant et trop souvent ignoré. J'ai trouvé la coïncidence amusante et il se trouve que le sujet m'intéresse aussi tant il est vrai le terme de "nympho" recèle une certaine ambiguïté voire une ambiguïté certaine... au point qu'on ne sait plus vraiment s'il s'agit, dans l'esprit de ceux qui utilisent le terme, d'une insulte ou d'un compliment, d'une condamnation morale ou d'une jalousie concupiscente.

D'abord c'est quoi une nymphomane ?

L'auteure, une historienne américaine répond à plusieurs reprises par cette définition qui est beaucoup moins une boutade qu'il n'y paraît : "une nymphomane c'est quelqu'un qui fait l'amour plus que soi-même" tant il est vrai que le propos repose presque exclusivement sur un jugement de valeur et quel meilleur (ou pire) étalon (si j'ose dire) de cette "valeur" que le comportement personnel de celui ou celle qui l'émet ?

Résumé du livre sur Decitre

Qu'est-ce que la nymphomanie ? Une femme peut-elle éprouver un désir sexuel excessif ? Et qui en décide ? Empruntant à l'histoire des anecdotes à la fois comiques et tragiques, Carol Groneman aborde une notion sujette à des définitions fluctuantes, davantage révélatrices des préjugés et des fantasmes d'une époque que d'une pensée rigoureusement scientifique. Maladie organique pour les médecins du XIXe siècle, désordre psychologique pour les psychanalystes du XXe siècle, mais avant tout menace contre l'ordre moral établi, la nymphomanie a eu des conséquences souvent ravageuses pour celles qui en étaient accusées - ou s'en croyaient elles-mêmes atteintes : opérations mutilantes, internement, mise au ban de la société, etc. Ces clichés, qu'on pourrait croire révolus, imprègnent aujourd'hui encore notre culture et c'est avec un savoir non dénué d'humour que Carol Groneman les met au jour en s'interrogeant sur le regard, resté ambigu en dépit de l'évolution des moeurs, porté par notre société sur la sexualité féminine.

Mon avis

L'auteure s'intéresse à ce sujet sur le plan historique (c'est à dire au XIXe et XXe siècles aux Etats Unis) et à 3 niveaux :
- tout d'abord, l'évolution de ce qui est considéré comme comportement hors norme et taxé de nymphomanie ou bien de satyriasis chez les hommes (le sujet est effleuré en miroir),
- ensuite, les traitements proposés et solutions (sic) apportées à la nymphomanie,
- enfin et surtout selon moi, de façon transversale, les censeurs et spécialistes consultés et les sphères sociales concernées par la nymphomanie.

S'agit-il en effet d'un problème moral à confesser à son directeur de conscience, d'un dérèglement hormonal à réguler chimiquement, d'une maladie clinique pour laquelle consulter son médecin ou gynécologue, d'une affection psychologique ou mentale à évoquer face à un psychothérapeute voire un psychiatre ?

Cette question est fondamentale mais l'auteure ne tranche évidemment jamais tant les cas de nymphomanie avérée sont rares voire pratiquement inexistants et tant ce débat est stérile (quasiment hors-sujet : on n'est pas dans un livre clinique) et montre que selon les individu(e)s et/ou selon les époques, la réponse varie avec des conséquences plus ou moins dramatiques pour les pauvres femmes convaincues de nymphomanie.

Si d'aucuns ont pu dire "nous sommes tous des juifs allemands" ou "nous sommes tous des New Yorkais" suite aux attentats du World Trade Center, après avoir lu ce livre j'ai envie de dire : "Nous sommes toutes des nymphomanes" et surtout d'ajouter : "c'est tout de même vachement bien de vivre ici et maintenant".

Il faut songer que des milliers et des milliers de femmes ont subi des ablations du clitoris et/ou des ovaires pour avoir fait des rêves érotiques et, affolées, s'en être inquiétées auprès d'une "autorité compétente" (re-sic). On ne compte pas, au cours du XIXe siècle, le nombre de femmes internées en asile psychiatrique, parfois à vie, pour avoir été surprises en train de se masturber. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à certains traitements récents de l'anorexie mentale.

Au début du XXe siècle, les cas d'emprisonnements de "filles de mauvaise vie" (comprendre des ouvrières vivant seules, indépendantes financièrement et sortant au bal) pour les protéger d'elles-même et non parce qu'elles avaient commis un délit (de nos jours et pour le même "motif", on emprisonne à vie des femmes violées en Jordanie pour leur éviter d'être assassinées par leur famille).

Cet essai, rédigé dans un style plus anecdotico-journalistique que scientifique (comme beaucoup d'ouvrages made in USA du genre), se lit très facilement, comme un roman paradoxalement comique à force d'être triste et cruel, parfois cynique et désabusé devant la mauvaise foi, les jeux et retournements d'alliance (entre les conservateurs et les féministes en matière de pornographie par exemple), les intrusions aberrantes et hypocrites du législateur. A la lecture de certains passages on ne peut s'empêcher de ressentir colère et impuissance devant tant de bêtise et de cruauté avant tout fondées sur un sexisme plus que millénaire et encore profondément enraciné chez certain(e)s de nos jours.

Ce livre procure en outre une intéressante étude de moeurs bien documentée qui, à sa façon, rappellera un peu les romans de Jane Austen ou Edith Wharton*dont je vous conseille à nouveau la lecture tant ils sont bien écrits, subtils et féministes (je rappelle que ce terme n'est pas plus péjoratif que n'importe quel autre mot en "iste").

Conclusion

Passionnant et édifiant. Une lecture à conseiller notamment à Sophie Bramly et qui lui aurait peut-être évité d'écrire des âneries sur l'orgasme (féminin).

* : Sur ma liste à moi que j'aimeuh beaucoup http://fr.groups.yahoo.com/group/Quoide9 créée en mais 2000, on trouve plusieurs critiques de romans de Wharton notamment The Age Of Innocence (n°1322) et Les Boucanières (n°5).

dimanche 6 septembre 2009

Lectures bloggesques (de la semaine 36-2009)

Bonjour Plume
Bonjour Nathalie

Bonjour Mercotte
Bonjour Richard
Bonjour aux Suisses
Bonjour les zotres

Je n'en ai pas fait exprès du tout mais la sélection de cette semaine est assez coquine ou tout au moins très épicurienne.


Quand le vin est tiré
La Peule Blanche évoque ici une étude italienne vachement sérieuse aboutissant à des conclusions indéniables que j'ai déjà maintes fois constatées de façon empirique. L'histoire ne dit pas si ce sont les viticulteurs/trices transalpin(e)s qui ont commandé l'étude...


Quand certains vins font plus d'effets que d'autres
Il paraîtrait que certains vins notamment certains Bordeaux favoriseraient les rapprochements... Dont acte !


Quand moi je ne m'en fous pas du tout
Ma curiosité et surtout mon agacement ont été éveillés depuis quelques mois déjà par un livre de Sophie Bramly intitulé "L'Orgasme on s'en fout". Apparemment, l'auteure évoque et regrette un certaine standardisation des comportements amoureux et la recherche à tout prix de performance horizontale. Tout comme moi, Plume n'a pas lu ce livre mais a tout de même son avis sur la question.

Il va sans dire (hélas !) que l'affirmation de Sophie Bramly s'adresse avant tout aux femmes !!! Ben oui, quoi ! T'as raison Sophie, ça ne viendrait à personne de remettre en cause la légitimité de l'orgasme masculin.
Ben oui, quoi ! Un titre bien racoleur avec une photo de loches pendantes qui l'est tout autant, ça fait vendre. Au delà de cette préocupation marketing compréhensible, j'espère que tu ne penses pas vraiment ce que tu affirmes.
Ben oui, quoi ! Il suffit de questionner quelques femmes excisées ou nos grands mères et arrières grands mères à l'épanouissement si évidemment supérieur à celui des femmes modernes et non mutilées pour se rendre compte que la conquête du droit à l'orgasme féminin est vraiment la dernière des conneries.

Alors, si ça rassure les femmes qui ne jouissent pas de penser que l'orgasme on s'en fout, si ça les dispense de se poser des questions sur leur rapport au sexe et aux hommes en général, sur leur couple en particulier ou sur leurs propres barrières ou névroses, tant mieux mais faire passer l'orgasme (féminin je rappelle) pour un caprice ou une fixation ridicule est au mieux stupide, au pire une de ces claques humiliantes et rétrogrades que les femmes se prennent régulièrement dans les gencives.

Allez, trève d'âneries, lisez plutôt L'orgasme et l'occident de Robert Muchembled ou le très édifiant Petite Histoire de la Nymphomanie de de Carol Groneman dont je publierai une critique mardi prochain.


Quand tout est question de point de vue
(comme dit une fameuse devinette idiote à propos des chalets suisses)
A votre avis, vers quoi vous aiguillera-t-on si vous faites une recherche sur le mot asperge sur le système RERO (Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale) ? Si vous nagez en pleine sauce hollandaise et que vous donnez votre langue à la chatte (ou à tout ce que vous voulez d'autre), cliquez ici. Je n'ose imaginez les réponses pour le mot pipe !
Pour la bonne bouche et faire baisser la température, une recette froide et alléchante de Mercotte à base d'asperges vertes et de saumon (la photo vient de chez elle).


Quand les figues sont fraîches
La recette proposée par Richard sur son blog est à la fois simple, raffinée et savoureuse. Vous pouvez remplacer la mozzarella par du Selles sur Cher (mon fromage préféré de tout l'univers du monde entier, j'en ai toujours chez moi !) ou du Valencay ou du Sainte Maure (un chèvre cendré de qualité quoi !). A une époque, je faisais assez souvent une variante chaude de cette recette sous forme de tarte salée. Il suffit alors de battre 2 ou 3 oeufs (selon grosseur) avec une cuillère rase de farine dans un peu de lait ou de crème liquide et de napper cet appareil sur une pâte feuilletée sur laquelle on aura déposé les figues coupées en 4 (peau sur le fond évidemment), des lamelles de jambon et des dés de fromage. Effet garanti ! Conseil : pour la version tarte : ne pas saler du tout et choisir des fruits pas trop mûrs.


Petites phrases du moment
Lu ici dans une nouvelle de Jacqueline Harpman conseillée par François Martini et intitulée Eve
La chair est triste, hélas! et je n'avais rien à lire.
Jolie formule chez MRY dans un article par ailleurs n'importequesque et à velléités provocatrices dont il a le secret
La tendresse est l’abat-jour de la passion.