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vendredi 13 décembre 2013

Chien Blanc (de Romain Gary)

Bonjour à celles et ceux qui possèdent un chien et qui l'ont dressé pour donner la patte et recevoir des caresses
Bonjour aux zotres


Chien blanc est le premier roman de Romain Gary que j'ai lu il y a bien longtemps. Je me demande si je n'étais pas ado. Tout cela ne nous rajeunit pas mais je préfère me souvenir que ce livre fut une rencontre avec un grand auteur !

Le sujet

En 1968, sur fond de guerre du Vietnam et de mai parisien, Roman Gary qui vit alors avec Jean Seberg en Californie, recueille un berger allemand et s'aperçoit bien vite que l'animal est un "chien blanc" à savoir un chien qui a été spécifiquement dressé pour attaquer les noirs. Avec l'aide d'un noir, il va chercher à déprogrammer l'animal.

Mon avis

Ce livre est important parce qu'il fait réfléchir, parce qu'il analyse la haine, ses causes et son absurdité, parce qu'il transcende l'histoire individuelle quasi anecdotique de ce chien, il touche à l'universel, parce qu'il est étrangement moderne (qu'on soit d'accord ou non avec l'idée développée dans l'extrait sur la "société de provocation" on ne peut nier qu'il aurait pu être écrit hier).

Chien blanc est la fois un pamphlet contre les travers d'une époque, d'une culture mais aussi l'histoire personnelle d'une relation amoureuse et d'un engagement politique et sociétal. En cela, il constitue un témoignage important et empreint d'humanité qui constitue autant un document sociologique et ethnologique (Romain Gary n'est pas américain) qu'un autoportrait attachant d'un homme complexe, intelligent, profondément humaniste.

On ressort forcément un peu grandi(e) d'une telle lecture.

Quelques extraits (merci Babelio pour les 2 longs extraits)

Mes poings serrés proclament surtout l’impuissance des poings.

Je ne devrais pas leur en vouloir : ils ont des siècles d'esclavage derrière eux. Je ne parle pas des Noirs. Je parle des Blancs. ça fait deux siècles qu'ils sont esclaves des idées reçues, des préjugés sacro-saints pieusement transmis de père en fils, et qu'ils ont pieds et poings liés par le grand cérémonial des idées reçues, moules qui enserrent les cerveaux, pareils à ces sabots qui déformaient jadis dès l'enfance les pieds des femmes chinoises. J'essaie de me dominer, pendant qu'on m'explique une fois de plus que "vous ne pouvez pas comprendre, vous n'avez pas dix-sept millions de Noirs en France". C'est vrai : mais nous avons cinquante millions de Français, ce qui n'est pas jojo non plus.

J'appelle "société de provocation" toute société d'abondance et en expansion économique qui se livre à l'exhibitionnisme constant de ses richesses et pousse à la consommation et à la possession par la publicité, les vitrines de luxe, les étalages alléchants, tout en laissant en marge une fraction importante de la population qu'elle provoque à l'assouvissement de ses besoins réels ou artificiellement créés, en même temps qu'elle lui refuse les moyens de satisfaire cet appétit. Comment peut-on s'étonner, lorsqu'un jeune Noir du ghetto, cerné de Cadillac et de magasins de luxe, bombardé à la radio et à la télévision par une publicité frénétique qui le conditionne à sentir qu'il ne peut pas se passer de ce qu'elle lui propose, depuis le dernier modèle annuel "obligatoire" sorti par la General Motors ou Westinghouse, les vêtements, les appareils de bonheur visuels et auditifs, ainsi que les cent mille autres réincarnations saisonnières de gadgets dont vous ne pouvez vous passer à moins d'être un plouc, comment s'étonner, dites-le-moi, si ce jeune finit par se ruer à la première occasion sur les étalages béants derrière les vitrines brisées ? Sur un plan plus général, la débauche de prospérité de l'Amérique blanche finit par agir sur les masses sous-développées mais informées du tiers monde comme cette vitrine d'un magasin de luxe de la Cinquième Avenue sur un jeune chômeur de Harlem.
J'appelle donc "société de provocation" une société qui laisse une marge entre les richesses dont elle dispose et qu'elle exalte par le strip-tease publicitaire, par l'exhibitionnisme du train de vie, par la sommation à acheter et la psychose de la possession, et les moyens qu'elle donne aux masses intérieures ou extérieures de satisfaire non seulement les besoins artificiellement créés, mais encore et surtout les besoins les plus élémentaires.

Quelques liens

Asphodèle trouve le livre important et bouleversant. Elle renvoit en outre vers d'autres critiques
Historianman précise : Prophétiquement (le livre a été publié en 1970), il dénonce déjà les évolutions qui sont celles de notre société actuelle : l'histoire mémorielle version repentance
" Il serait inique et indigne d'en vouloir aujourd'hui et de leur faire grief des crimes de leurs ancêtres, lesquels n'étaient pas des crimes à l'époque et la montée des communautarismes. Rien de plus aberrant que de vouloir juger les siècles passés avec les yeux d'aujourd'hui".
D'autres avis sur Babelio et plus d'infos sur Wikipedia

Conclusion

A lire AB-SO-LU-MENT !!! Chien blanc n'est peut-être pas mon roman préféré parmi tous ceux que j'ai lu de l'auteur mais c'est, de loin, celui que je trouve le plus essentiel. S'il n'est pas étudié au lycée, il devrait l'être.
Lire aussi Lady L, Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable, la vie devant soi, la promesse de l'aube, etc. Tout Gary quoi !

mardi 10 décembre 2013

Beatriz et les corps célestes (Lucia Etxebarria)

Bonjour aux hispanophones
Bonjour aux zotres

J'ai lu ce roman lors de l'été 2012 entre Malaga et Séville car j'aime bien emporter avec moi des livres qui me parlent (un peu) de l'endroit que je visite même si ce roman ne se déroule ni à Séville ni à Malaga mais entre Madrid (que je ne connais pas encore) et Edimbourg (que j'ai vu superficiellement au cours d'un après-midi pluvieux d'octobre 2011).

Ce roman est le 2e de l'auteure et il a obtenu le prix Nadal 1998 (rien à voir avec le tennis évidemment). C'est le 3e que je lis d'elle et je l'ai énormément aimé comme les deux autres.

4e de couverture

" Beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, Madrid, sa ville d'origine, et Edimbourg, sa ville d'adoption, et entre deux amies aux corps célestes, Monica, la mangeuse d'hommes compulsive, et Cat, une lesbienne convaincue. A Edimbourg, Beatriz croisera Ralph, et... Et bientôt Beatriz, qui rêvait d'incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l'amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. En paix avec elle-même et avec les autres, Lucia Etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. " Nord Eclair " On retrouve l'auteur d'Amour, Prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix Nadal. " 24 heures

Le sujet

Adolescente, Beatriz aime Monica mais la relation platonique qu'elle entretient avec cette dernière est aussi platonique que délétère. Pour se sauver de son emprise et de celle de ses parents, Beatriz fuit Madrid pour Edimbourg où elle rencontre Caitlayn et Ralph.

Mon avis

J'avais adoré Un miracle en équilibre, beaucoup aimé Amour Prozac et autres contrariétés et cette troisième lecture confirme tout le bien que je pense des romans de Lucia Extebarria. J'apprécie leur structure, leur modernité, leurs thématiques "féminité, sexe, famille, drogue, névroses", leurs références culturelles et musicales qui me parlent. J'aime la façon dont l'auteur mord dans les mots et les sujets sans faux semblant, sans pudibonderie ni vulgarité mais avec la modernité de ton empreinte de légéreté et de gravité à la fois qui fait tout le sel d'un roman attachant et efficace, profond et doux.
Quelques références musicales

Dans ce roman, l'univers musical occupe une place importante à travers un name dropping qui inclut par exemple the obital, the shamen, the orb, the prodigy, l'album caleidoscope de Siouxie & the Banshees et la chanson dear Prudence des Beatles. L'auteur cite aussi quelques paroles de chansons gothiques des années 80 : I play at night in your house... I've never loved this life... I drown at night in your house... Pretending to swim. Tout cela me parle.

Quelques liens

Critique élogieuse sur Voir Montréal

Quelques extraits

S'il ne tenait qu'à moi, je passerais mes journées à faire l'amour, pas seulement parce que j'aime ça, mais parce que c'est là que les choses atteignent leurs limites ; même si cela ne dure que trois secondes, je fuis, je sors de moi-même, je me gonfle de lumière et je m'éclaircis, heureuse, sans mémoire, accrochée à des lèvres qui inventent de superbes duperies. Je me dis alors que cela a un sens de continuer, malgré la certitude d'être toujours seule. (P.31)

A dix-huit ans j'étais encore vierge. Quant à Monica, elle avait déjà couché avec un tas de garçons. Nous n'étions pourtant pas si différentes, elle et moi. Le défaut ou l'excès en la matière signifiaient la même chose : fuir tout engagement, renoncer. (P.92)

Dans un style académique, je devrais dire que, quand nous faisions l'amour, c'était Ralph qui me possédait, me prenait. Cependant, c'était plutôt moi qui le possédais, qui l'accueillais puisqu'il entrait en moi. (P.255)

L'amour n'appartient qu'à lui-même, sourd aux prières, immuable devant la violence. L'amour n'est pas négociable. Seul l'amour est plus fort que le désir, l'unique raison juste de résister à la tentation. Jeannette Winterson Ecrits dans le corps (exergue partie 2)

Là où commence le désir, à l'endroit de la peur, là où rien n'a de nom et rien n'est mais paraît. Cristina Peri Rossi Désastres intimes (exergue partie 3)

J'aimerais penser qu'il y a du vrai dans l'aphorisme Amor vincit omnia. Mais s'il est une chose que j'ai apprise dans cette triste et courte vie, c'est que cette idée reçue est un mensonge. Et un insensé celui qui y croit. Donna Tart - Le secret (exergue de la partie 4)

Conclusion

Même si de Lucia Etxebarria mon roman chouchou reste Un miracle en équilibre, j'ai adoré Beatriz et les corps célestes, un livre riche, marquant, bien écrit et féminin au sens non péjoratif du terme.

lundi 18 novembre 2013

2 spectacles (que je vous recommande chaleureusement)

Bonjour David
Bonjour à celles et ceux qui aiment le théâtre
Bonjour à celles et ceux qui écrivent, jouent...
Bonjour aux zotres


J'ai vu Un amour de train au moins 3 fois à l'époque où la pièce s'appelait encore Train de Banlieu et je sais que je vais retourner la voir rapidement. Parmi le trio d'acteurs on retrouve David Frizman, auteur de la pièce et de quelques autres tout aussi bonnes et créateur des Rimaquoi sur France 5 mais aussi Salvatore Ingoglia qui a tourné dans moult films (signé Michel Blanc, Brian de Palma...), téléfilms, mais aussi dans une des hilarantes pubs du CIC où dans le spot de prévention tourné par Mathieu Kassoviz pour la SNCF et enjoignant les usagers à ne pas quitter le train quand il est arrêté sur la voie.

David Frizman a également revisité le Médecin malgré lui de Molière dans une mise en scène moderne et décalée, tout à fait dans l'esprit Rimaquoi, qui colle parfaitement à l'esprit de la pièce. Côté casting, on retrouve David et l'excellentissime Arnaud Maudeux (et je pèse mes mots). Je cherchais un adjectif pour qualifier le résultat et j'hésitais entre "réjouissant" et "jubilatoire", côté nom commun je dirais "réussite" !

Quelques liens

Infos pratiques et video sur le médecin malgré lui
ici
Infos pratiques et video sur un amour de train
là

vendredi 15 novembre 2013

En l'absence des hommes (de Philippe Besson)

Bonjour aux hommes présents
Bonjour aux hommes absents
Bonjour aux hommes présents
Bonjour aux zotres


Il y a deux Philippe Besson. L'un commet des livres insipides et soporifiques. L'autre a fait la même école que moi, présente Paris Dernière et écrit de magnifiques romans. Le premier d'entre eux, En l'absence des hommes a été publié en 2001.

Le sujet

Pendant la première guerre mondiale, Vincent, un adolescent de 16 ans fait deux rencontres amoureuses et décisives. La première restera platonique, admirative et cérébrale et concernera Marcel Proust. La seconde est une passion ancillaire, déchirante et déchirée par la guerre puisqu'Arthur, le fils de la domestique, devra repartir au front. Entre cet ami illustre qu'il fréquente le jour et cet amant secret qu'il retrouve la nuit, entre le corps et l'esprit, Vincent apprendra la fin de l'insouciance, l'attente d'un homme absent.

Mon avis

Remarquable !
Dès les premières lignes j'ai été conquise par le style, par l'intelligence, par l'esprit (ce n'est pas la même chose), par l'atmosphère, par le contexte historique douloureux, par la sensibilité du texte mais aussi par le fait même que Marcel Proust devienne un personnage de roman.

Je ne le savais pas encore mais Philippe Besson récidivera puisque les derniers mois d'Arthur Rimbaud sont au coeur du tout aussi magnifiques Les jours fragiles, lu et tout autant aimé quelques mois plus tard.

Petit bémol sans importance : les 2 ou 3 dernières pages capillotractées et inutiles.

Un extrait trouvé sur le net

Je le trouve assez représentatif du style de l'auteur et de l'atmosphère qui se dégage du roman

Je ne suis plus un enfant. Il ne faut pas se fier aux yeux verts, à la peau de fille, à cette fragilité de l'apparence, à la gracilité. Il ne faut pas croire que les yeux baissés, c'est forcément la timidité. Je sais ce que je fais. Seize ans, c'est l'âge des possibles. Je ne m'interdis rien. Pourquoi m'interdirais-je quoi que ce soit ?

Quelques liens

Wikipedia Bio de l'auteur
L'express Critique élogieuse
Clara est transportée
Babelio Critiques et extraits

Conclusion

Philippe Besson est un auteur à découvrir impérativement et pourquoi ne pas commencer par ce premier et excellent roman ?

lundi 17 juin 2013

La tâche (de Philip Roth)

Bonjour à celles et ceux qui ont mangé des spaghetti bolognaises en portant un haut blanc ce midi
Bonjour aux zotres


J'ai écrit ce qui suit le 18 mars 2005 et n'ai fait que supprimer des passages personnels, remanié et complété quelque peu le reste pour le diffuser sur ce blog. Après avoir lu 7 livres de Philip Roth, celui-ci reste de très loin mon préféré au point de mériter un coup de coeur.

Mon avis

La tache est un livre en tous points remarquables (fond, forme, style). Je partais pourtant avec un a priori très défavorable après avoir lu Le sein que j'ai détesté et avoir abandonné La contrevie au bout de 50 pages pour cause de nombrilisme-intellectuello-narcisso-complexo-judao-new-yorko-chiant...

La Tache a obtenu le prix Medicis du roman étranger en 2002 ce qui n'est pas nécessairement une preuve de qualité mais pas non plus une preuve du contraire.

Je ne sais pas quel est le livre de Roth considéré comme le plus représentatif ou son plus personnel (Portnoy et son complexe disent certains). Je sais que certains ont fait quelques remous... Je ne sais pas non plus celui qui est jugé comme son "meilleur" mais je ne suis pas forcément partisane de conseiller de commencer par le meilleur d'un auteur car que reste-il ensuite, hein ? Et puis cette notion est très suggestive...

Ce livre m'a fait penser à...

Les trois romans auxquels je vais faire allusion dans les lignes suivantes sont également trois ouvrages que je vous recommande d'ouvrir ASAP comme disent nous zami(e)s anglo-saxon(ne)s.

J'ai lu Leviathan de Paul Auster il y a très longtemps et j'avais adoré et les similitudes sont nombreuses avec La tache . Ca raconte un peu la même chose et de la même façon...

Un narrateur raconte par notes successives et en laissant certaines zones d'ombre et certaines interrogations en suspens, la vie d'un homme qu'il a connu et dont il apprend fortuitement qu'il avait un secret avec un entrelac de flash backs et de réflexions sur "l'Amérique d'aujourd'hui", sur fond d'affaire Levinski dans le cas de la Tache (mais ce n'est pas du tout le centre du livre, juste un fil rouge qui donne lieu à quelques réflexions sur l'état du monde... d'un certain monde).

Le portrait du héros, Coleman Silk, se dévoile peu à peu, mettant à jour toutes les ambiguités, toute la complexité du personnage. C'est magistralement structuré sur la forme et profondément intéressant sur le fond.

D'une certaine manière, pour cette analyse de l'état de l'Amérique, pour cette réflexion sur le comment et le pourquoi des choses, sur leur absurdité aussi et sur la logique de la haine et de la bêtise ou de la folie qu'elle suscite, ça m'a aussi un peu rappelé l'excellent Chien Blanc de Romain Gary...

Pour le milieu universitaire et certaines problématiques évoquées, j'ai aussi songé à Le problème avec Jane de Catherine Cusset.

Un lien

Je vous conseille l'excellente analyse du livre que propose un cahier bleu. Je comprends la remarque sur le côté bavard du livre : c'est ce qui m'avait tant dérangée dans La contrevie mais qui, dans La Tâche, prend toute sa signification.

Conclusion

Un livre intelligent, subtil, fort, réfléchi et faisant réfléchir... J'aime ça chez les hommes, j'aime ça dans les romans.

samedi 23 février 2013

Jappeloup (bande annonce)

Bonjour à celles et ceux qui ont eu la chance de voir ce film en avant première
Bonjour aux zotres


Samedi dernier lors du best Off de On va se gêner sur Europe 1, Laurent Ruquier a émis l'hypothèse que le scandale de la viande de cheval expliquait le plantage du film Turf. Je n'en crois rien et j'espère penser que c'est juste parce que le public en a ras le bol de dépenser du fric en salle pour ce genre de navet formaté pour un dimanche soir comateux sur TF1. Autant je veux bien admettre l'argument pour la sortie de Paparazzi (qui est plutôt un bon film dans le genre) au moment de la mort de Lady Di, autant là je n'y crois pas.

J'espère d'autant plus que Ruquier s'est planté dans son analyse, qu'elle induirait un effet similaire sur Jappeloup qui sort le 13 mars. Or ce film mérite vraiment de rencontrer un large public. Christian Duguay le réalisateur et Guillaume Canet l'interprète principal et scénariste du film sont tous deux passionnés d'équitation et cela se ressent et contribue sans aucun doute à faire de ce film une réussite. Je trouve hélas que la bande annonce un peu mièvre ne rend pas vraiment hommage au film.

vendredi 22 février 2013

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 08-2013)

Bonjour aux célibataires
Bonjour aux gentle(wo)men
Bonjour aux bachelor/ettes
Bonjour aux fans de concours hippiques
Bonjour à celles et ceux qui n'y connaissent rien en chevaux
Bonjour aux zotres

Coup de coeur
Jappeloup
J'espère vraiment que ce film marchera et qu'il attirera aussi les personnes n'étant pas particulièrement attirées par le monde hippique.
La bande annonce de ce film ne m'avait pas convaincue du tout. Je l'avais trouvée mièvre. Aussi me suis-je rendue sans enthousiasme à l'avant première à laquelle j'étais invitée par Pathé. Eh bien, je fais mon mea culpa. Je m'étais trompée : dès les premières minutes j'ai été happée par le film magistralement bien interprété et superbement filmé. Les scènes de concours hippiques sont bluffantes et créent un vrai suspens et une réelle tension dans le public qui en connait pourtant l'issue (magique !). Elles alternent avec des moments d'émotion tout aussi vrais. Je dis Bravo !

Coup de gueule
Le Bachelor 2013
Bien qu'il soit objectivement plutôt beau mec, ce type me déplait souverainement et pas seulement pour le machisme abject et la dévalorisation des femmes véhiculés par l'émission à laquelle il participe. Je ne le trouve pas attirant du tout et il ne possède aucun charme. En fait, ce type a le regard tellement dur qu'il me met mal à l'aise et la façon désagréable (presque aboyée) dont il parle à ses "prétendantes", dont il les touche en les agrippant plutôt qu'en les caressant me glace encore plus. A mes yeux il a tout du prédateur, du mâle carnassier et si j'ai bien vu le célibataire en zappant sur l'émission pendant les coupures pub de Top Chef, je n'ai pas aperçu l'ombre d'un gentleman en lui. Le point culminant étant atteint le soir où il embrasse goulument une nana en lui pétrissant le corps devant deux autres filles. Ce n'est pas tant le fait qu'il les galoche à tour de rôle le souci (ça lui donne un côté ado attardé un brin ridicule qui l'humanise toutefois un peu) mais le fait qu'il n'ait même pas la délicatesse élémentaire de le faire ailleurs que sous le nez des autres. Quelle veulerie, quel manque de classe.

jeudi 21 février 2013

Dim Sum (à gogo)

Bonjour aux fans de dim sum
Bonjour à celles et ceux qui ne savent pas ce que c'est (les pauvres)
Bonjour aux zotres

Lorsque je vais dans un restaurant chinois ou vietnamien, vous pouvez être certain(e) que je commande des raviolis vapeur (autrement dit des dim sum même si... mais j'y reviendrai plus tard) en entrée. J'adore ça. Depuis des années je fantasme sur les restaurants spécialisés aperçus dans certains films US (allez comprendre...) où, comme dans les cantines de lycée, des serveuses poussent des chariots bondés de paniers de bambous renfermant les précieuses bouchées.

On m'avait vaguement donné quelques adresses dans l'est parisien mais je n'ai jamais eu l'occasion de les tester. Et puis, début 2012, j'ai appris que je serai envoyée en mission à Hong Kong pour deux semaines en juin et là, bonheur, nirvana, extase, je savais que je trouverais des dim sum à chaque coin de rue.

De fait, les hong kongais(es) sont très friand(e)s de cette spécialité cantonaise et, sur place, ma culture en matière de dim sum s'est considérablement élargie tant sur le plan théorique que sur le plan gustatif.

La première chose que j'ai apprise est que si les dim sum sont bien des bouchées il ne s'agit pas uniquement de bouchées vapeur. Ils peuvent également être frits ou grillés ou même se présenter sous forme de soupes.

La 2e est qu'il en existe une variété considérable aux saveurs et parfums tous plus délicieux les uns que les autres. Si j'aime toujours autant les dim sum que l'on trouve en France (même ceux des traiteurs chinois bas de gamme c'est dire !), ceux que j'ai dégustés en Asie étaient de vraies tueries orgasmiques.

La 3e est qu'à Hong Kong, dans les restaurants traditionnels (qui font généralement la taille d'une usine au point que, dans certains, les serveurs/euses se baladent avec des oreillettes), on ne trouve pas de dims sums le soir mais uniquement le midi.

La 4e et non des moindres est qu'il peut s'agir de bouchées sucrées dont certaines ressemblent étrangement à des pâtisseries occidentales comme le démontre la photo ci-contre. Les egg tarts achetées dans la rue à Hong Kong sont les soeurs siamoises (si j'ose dire) des pastel de nata portugais. Et elles sont tout aussi délicieusement addictives ! Surtout tièdes.

Mes chouchous
Parmi ceux que j'ai goûté à Hong Kong mes chouchous étaient une variété jusqu'ici inconnue : des bouchées au boeuf et au légume contenant également du bouillon à l'intérieur. Ils sont évidemment fragiles et compliqués à mangercompliqué à manger et il faut user en alternance des baguettes avec délicatesse et d'une cuillère où poser délicatement la bouchée avant de mordre dedans avec précaution afin d'éviter de se bruler. On m'a expliqué leur fabrication (ben oui, ça m'intrigait à peu près autant que le bateau dans la bouteille de gnole...) : en fait, le bouillon est incorporé gelé dans la pate ! Il suffisait d'y penser.
J'adore aussi les petites brioches blanches fourrées de viande de boeuf (théoriquement) et de sauce sucrée salée. J'en ai mangé aussi en France il y a longtemps mais rien à voir !

Dim sum et baguettes
Comme le reste de la cuisine chinoise, les dim sum "classiques" (hors soupes et desserts) se dégustent avec des baguettes. Pas toujours faciles de les attraper au fond des petits paniers (cela dit, à la différence de la plupart des dim sum "bas de gamme" qu'on trouve en France, les dim sum hong kongais ne collent pas) et encore moins, quand on n'a pas l'habitude, de  maintenir ces bouchées rondes en l'air avec de simples baguettes.
J'ai avoué à quelques interlocuteurs locaux que, parfois, en France, quand j'avais la flemme de m'appliquer, je me servais des baguettes comme de bandrilles et, à ma grande surprise, ils m'ont répondu qu'eux aussi et que c'était une pratique tout à fait acceptable. Il est aussi fréquent de se servir d'une baguette comme fourchette (à une dent... soit...) et de l'autre comme d'un couteau pour couper le dim sum et d'attraper plus facilement les morceaux ensuite.
Quelques liens
Sur le plan théorique Wikipedia
Sur le plan pratique si vous voulez préparer vous même des dim sum, allez sur Piment Rouge

vendredi 15 février 2013

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 07-2012)

Ciao Benoît
Bonjour aux zamateurs/trices de lasagnes
Bonjour aux zotres

Il y a des semaines comme ça où, plus que pousser des coups de coeur ou des coups de gueule, on a envie d'exprimer sa stupeur. Parmi les choses qui me stupéfient généralement, il y a les destins brisés, les vies qui basculent. L'histoire de DSK en est un excellent exemple et, depuis hier, celle d'Oscar Pistorius en est un autre, tout aussi fascinant.
Il existe aussi des motifs de stupeur anecdotiques et légers comme le fait que Johnny Depp se soit fait larguer par la jeune et belle Amber Heard qui semble désormais s'entendre à merveille avec la tout aussi jeune et encore plus belle Marie de Villepin, fille d'ancien premier ministre et mannequin de son état.
Il y a aussi des moments de stupeur admirative sur le mode "Chapeau, il/elle a osé !". Ce sera l'objet de mon coup de coeur. Quant au coup de gueule, il concernera

La stupeur peut aussi naître de la mauvaise fois évidente lié au traitement médiatique particulièrement faux cul (sur le mode "stupeur scandalisée") d'un sujet de fond pourtant maintes fois rebattu sous diverses formes ! Ainsi en est-il du "lasagna-gate" dont tout le monde semble oublier qu'il s'agit d'une fraude et non d'un problème sanitaire et dont le traitement décalé fait justement remonter à la surface moult exemples passés de tromperies, abus, risques pour la santé et autres scandales alimentaires en tous genres : du colorant cancérigène du Coca-Cola en passant par la viande aux hormones, les OGM ou tout simplement le fait que la majorité des légumes en conserve ou surgelés que nous consommons sont importés (10 % de Chine) et qu'il est tout aussi difficile de traquer leur provenance que de savoir avec quels produits ils ont été cultivés et dans quelles conditions d'hygiène ils ont été transformés.

Tout cela devrait bien sûr nous inciter à consommer des produits frais et à les cuisiner soit même... encore faut-il en avoir les moyens (le temps ça se trouve). Cela dit, d'un autre côté, tout pesticide qui ne nous tue pas nous rend plus fort (exactement comme les parasites !!!). Nous sommes tou(te)s des mutant(e)s !Aussi mon coup de gueule de cette semaine sera en phase avec une actualité elle aussi fort stupéfiante dans son genre !

Coup de coeur
La démission de Benoît 16

Je ne le trouve pas Benoît 16 spécialement sympathique mais je crois qu'il a eu la malchance (dans tous les sens du terme puisque, semble-t-il, il ne voulait pas le job) de succéder à Jean-Paul II qui, lui, avait su toucher les foules. Je n'ai jamais cru que B16 était, comme on l'entend souvent dire, moins libéral que le précédent. Il a juste beaucoup moins de charisme mais sur le fond je ne vois pas la différence. Qu'il fasse du ski ou pas, qu'il embrasse le sol ou non, un pape reste un pape.

Je ne suis donc pas spécifiquement contente que ce pape en particulier ait démissionné, je trouve admirable qu'un pape en général, n'importe lequel, ait eu le courage et la lucidité de le faire surtout après la débâcle qu'a constitué à mes yeux l'agonie médiatique de JP2. J'avais l'impression d'être dans une sorte de téléréalité malsaine et rétrospectivement, j'ai l'impression d'un engouement médiatique malsain un peu comparable (toutes proportions gardées évidemment) à celui réservé aux dernières apparitions d'Amy Winehouse. La déchéance ne devrait pas être un spectacle et si je me souviens de certains lointains souvenirs de catéchisme, on nous explique qu'il ne faut pas confondre "sacrifice" et "orgueil" (qui, rappelons-le est un péché capital). J'ai l'impression qu'à la fin de sa vie, JP2 n'était plus trop en mesure de faire ce distingo et je trouvais le spectacle de sa souffrance éminemment dérangeant, choquant. Il semblerait que B16 soit d'accord avec moi et il aura au moins eu le courage et le bon sens de nous épargner ça.

Coup de gueule
Un mariage pour le moins glauque


J'ai entendu hier et lu ce matin qu'en Argentine, une jeune femme de 22 ans avait épousé, le jour de la Saint Valentin, l'homme accusé d'avoir assassiné sa soeur jumelle (qui plus est son ancien amant) et condamné à 13 ans de prison pour ce meurtre. Il parait que le père de la marié a déclaré que pour lui, ses deux filles étaient mortes, que l'une était auprès de Dieu et l'autre auprès du diable.
A l'occasion du débat sur le mariage pour tou(te)s j'ai répété ce que je dis depuis des lustres : quel est le problème entre adultes consentants ? Je crois qu'hier j'ai touché du doigt la limite de ce raisonnement. Les deux mariés sont adultes, ils sont à n'en pas douter consentants mais je me demande avec une sorte de curiosité fascinée par quels détours malsains de leurs cerveaux respectifs ont-ils réussi à tomber amoureux et ont-ils décidé que c'était une bonne idée de se marier ?
Ca ferait un super cas d'analyse pour un psy, non ?

samedi 9 février 2013

Archie fête son premier anniversaire (tout seul !)

Bon anniversaire Archie
Bonjour les zotres

Cette video est incontestablement une de mes préférées depuis que je mets des videos en ligne sur ce blog. Imaginez un petit garçon de 1 an qui, devant l'indifférence de son père vautré en chaussettes devant la télé, décide de préparer son gâteau d'anniversaire tout seul, courses au supermarché, conception et cuisson du gâteau incluses ! (bordel dans la cuisine aussi !!!). C'est tout simplement génial, mignon, drôle... et ça va forcement faire le tour du net.

Sur le babyblog de Doctissimo, on apprend ceci :
Le papa d'Archie est réalisateur, il a voulu capturer ses un an d'une façon unique et compte bien continuer à le faire pour chacun de ses anniversaires !

vendredi 8 février 2013

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 06-2013)

Hommage à Delacroix
Bonjour aux zotres

Photo AFP

Eugène Delacroix ne figure pas dans mon panthéon pictural pour plusieurs raisons. La première est que ses thèmes ne me touchent pas forcément, ensuite je ne rafole pas des grands formats qui caractérisent la plupart de ses oeuvres les plus connues (La mort de Sardanapale, La liberté guidant le peuple, Les massacres de Scio, etc.), ensuite je n'apprécie pas plus que ça sa palette chromatique et je trouve que ses toiles manquent souvent d'harmonie, que les couleurs employées sont trop nombreuses, qu'elles se heurtent. Enfin, même s'il est aussi réputé pour cela, je ne trouve pas son bestiaire réussi. Les proportions de ses animaux me semblent fantaisistes. Bref, j'annonçais un hommage et je suis en train de dresser une liste de reproches. Il n'en reste pas moins que j'admire ses autoportraits et surtout les dessins qu'il a rapporté de ses voyages en Afrique du Nord qui, de mon point de vue, sont beaucoup plus réussis et émouvants que ses toiles.

Coup de coeur
Jeune orpheline au cimetière
Cela dit, je crois que la toile de Delacroix que je préfère (parmi celles que je connais) est ce portrait de jeune fille datant de 1824 et conservé au Louvre.
J'aime l'expressivité du visage, le fait que contrairement à ce que je reproche plus haut à Delacroix, la gamme de couleurs est peu étendue et reste dans un camaïeu de bleus/gris/verts que je trouve harmonieux et j'aime aussi et surtout le thème plus intimiste que dans la plupart des oeuvres de l'auteur.
Coup de gueule
Le vandalisme des oeuvres d'art
Hier, une cinglée a jugé pertinent d'écrire au marker au bas de la toile La liberté guidant le peuple (1830) prêté pour 3 ans par Le Louvre au Louvre de Lens. Mais quelle odieuse connerie !
Cela pose d'une manière plus générale le problème de la sécurité des oeuvres d'art qui ne se limite pas à garantir le risque de vol. Les toiles sont fragiles et, je trouve, excessivement vulnérables. J'ai souvent l'habitude de visiter les expo et les musées un papier et un crayon à la main et je me suis fait plusieurs fois la réflexion que n'importe quelle personne dééquilibrée pouvait se servir d'un stylo (ou de tout autre objet tenant dans une poche ou un sac à main) contre une toile en une fraction de seconde et bien sûr elle sera maîtrisée... mais forcément trop tard.

Combien de nos anciens Delacroix va coûter la restauration de cette oeuvre ? Que risque la coupable ?

vendredi 25 janvier 2013

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 04-2013)

Bienvenue Florence
Bonjour aux zotres

Cette semaine, mon coup de coeur et mon coup de gueule portent sur le même sujet : la libération de Florence Chassez.

Coup de coeur
Le retour en France de Florence Chssez

J'ai appris la nouvelle très vite après que la décision ait été prise et, immédiatement, je l'ai tweetée et j'ai appelé mes parents dans la foulée.
Bref, j'étais émue et sincèrement contente pour elle et, surtout, pour sa famille. J'imagine qu'avoir un enfant en prison n'est pas chose facile à vivre. Mais avoir un enfant en prison à l'étranger, détenu(e) dans des conditions que j'imagine (peut-être à tort) plus désagréables que dans les prisons françaises, à des milliers de km et quand il/elle est potentiellement innocent(e), ça doit être l'horreur totale. Ce que je ne peux pas imaginer en revanche, c'est l'angoisse de cette famille au fil des ans, les attentes déçues de décisions de justice et d'une libération de leur fille.

Coup de gueule
La surmédiatisation du retour de Florence Cassez

Dès que la nouvelle a été connue, Twitter s'est défoulé et ça a donné lieu à des messages très drôles (voir ma sélection d'hier) mais au delà de l'aspect ludique voire ironique et totalement potache de ces échanges, l'emaballement médiatique de ZE affaire Cassez me dérange et prouve une fois de plus qu'on ne peut plus parler d'un sujet désormais sans assister à un emballement totalement hors de propos privilégiant l'émotion plutôt que l'analyse, le ressenti plutôt que les faits.
Les medias sont en train de sanctifier Florence Cassez, d'en faire une héroïne et là, je trouve qu'on commence à dépasser les limites de la confusion des genres et de la perte de valeurs.

samedi 12 janvier 2013

Coup de coeur et de gueule vendredesque (de la semaine 01-2013)

Bonjour à celles et ceux qui souffrent du dos
Bravo aux contorsionniste et au sculpteur français Mauro Corda qui les représente avec tant de grâce
Bonjour aux intermittents du spectacle
Bonjour aux zotres

Sculpture intitulée Contorsionniste XX de Mauro Corda.

Coup de coeur
Le débat actuel sur le salaire des acteurs et le financement du cinéma en France

Le 28/12/2012 Vincent Maraval, fondateur de Wild Bunch, publiait dans Le Monde un article sobrement intitulé "Les acteurs français sont trop payés !". Bam. Pavé dans la marre. Exemples à l'appui il remet en cause le fait qu'une poignée d'acteurs et de réalisateurs touchent des cachets astronomiques pour des films pourtant non rentables, financés en partie sur des fonds publics et par les chaînes TV privées. Il dénonce également le fait que bon nombre de films sont d'une qualité médiocre et ne sont guère plus que des téléfilms déguisés. A voir la programmation des films du dimanche soir sur TF1 (au hasard... Disco !), je ne le contredirai pas sur ce point !
J'imagine que Maraval ne s'est pas fait que des amis en publiant ce pamphlet qui a l'effet salutaire d'avoir lancé un véritable débat sur le fond : dans le top 10 (en nombre d'entrées) des 220 films français de 2012, un seul est rentable !
Il replace ainsi le débat à sa juste place. Il ne fustige pas la conséquence et ne tire pas sur l'ambulance mais met en évidence la cause.
Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?

Pour prolonger la réflexion : Ici un autre son de cloche du président du CNC dans Le Figaro. En voici un autre là sur la nécessité de réformer le financement du cinéma français.
Songeons aussi qu'à côté de cela, bien des intermittents du spectacles sont sous payés pour ne pas dire littéralement exploités. On m'a rapporté un exemple qu'il m'est évidemment impossible de vérifier et que je relaterai donc au conditionnel : celui d'une maquilleuse qui, pour une journée de tournage sur un film avait touché... 20 euros !


Coup de gueule
J'en ai plein le dos

Foenkinos a sorti cette semaine son nouveau roman intitulé Je vais mieux et même si mon appétence pour l'oeuvre de cet auteur se situe, disons, à mi-chemin entre celle que j'épprouve pour 8 heures de repassage non stop et 3 semaines de réveil à 5h00 du matin, je me demande si je ne vais pas tenter (je sais, je suis maso) de replonger une narine voire un oeil dans ce dernier opus tant le sujet me concerne : le mal de dos.

La semaine dernière, j'ai passé une journée à jouer à la vieillarde aussi précoce précoce que tordue, incapable d'enfiler une chaussette (alors 2 vous imaginez !) ou de débrancher une recharge de téléphone portable. La joie ! J'avais mal là... (faites preuve d'imagination et imaginez que je plante mon index un peu au dessus de la taille du côté gauche.
Mais au delà de cette péripétie certes douloureuse et fâcheuse mais localisée et, je l'espère, ponctuelle, j'ai vraiment mal au dos. De plus en plus.

Dimanche dernier, 15 petites minutes de file d'attente pour arriver aux caisses m'ont paru une éternité et je me tortillais, me trémoussais, me déhanchais d'une jambe sur l'autre cherchant en vain une position dans laquelle mon dos arrêterait de me faire souffrir jusqu'à la nausée. Peut-être aurais-je dû adopter celle de La contorsionniste de Mauro Corda ?

Canne avec pommeau en ivoire trouvée sur Arts et lettres

Pour la première fois en 30 ans j'ai refait une radio de mon dos. Le résultat n'est pas joli joli et je me demande si je ne devrais pas d'urgence envisager l'achat d'une canne... ou d'un corset !

vendredi 21 décembre 2012

Coup de coeur de gueule vendredesque (de la semaine 51-2012)

Bonjour à celles et ceux qui ont peur de la fin du monde
Bonjour à celles et ceux qui n'ont peur de rien
Bonjour aux zotres

Cette semaine je suis bien embêtée. Ou plus exactement, je suis carrément emmerdée pour mon coup de coeur et mon coup de gueule du jour car il dépend intégralement des 15 heures à venir. Fin du monde ou pas fin du monde ?

Je vous laisse donc de rayer le paragraphe inutile de ce message dès demain matin.

Coup de coeur
Chouette c'est pas la fin du monde !
Je vais donc pouvoir faire tout ce que je n'ai pas encore eu le temps le courage ou l'envie de faire jusqu'à présent : ranger mon bureau, acheter des rideaux, refaire du sport, prendre un cours de macarons, etc.
Je vais réfléchir sérieusement à la possibilité au degré de connerie que constituerait le fait d'adopter un chat en 2013.
Accessoirement, je vais pouvoir continuer à lire, à tester des restos, à bloguer, à faire mon job que j'aime dans ma boite que j'aime avec mes collègues que j'aime (séquence bisounours) et, je l'espère, à satisfaire la plupart de mes envies culturelles (ou autres) du moment !

Coup de gueule
Ah ben merde c'est vraiment la fin du monde !
Moi qui voulait une montre Hermès ! J'ai deux paires de chaussures neuves que je n'ai pas encore pu porter, je n'ai pas donné les résultats du jeu "Main dans la main" (vous pouvez donc encore jouer).
Je n'ai toujours pas de rideaux à mes fenêtres (j'habite mon appart depuis juillet 98) et il me reste des chocolats Marcolini et 3 bouteilles de champ' au frigo ! Quel gâchis.
En revanche j'ai acheté des cadeaux de Noël pour rien et je bosse aujourd'hui.
Pire du pire : si ça se trouve je serai dans le TGV à l'instant T.

vendredi 14 décembre 2012

Coup de coeur et de gueule (de la semaine 50-2012)

Bonjour à l'équipe TPMP
Bonjour aux concurrent(e)s de Cuisinella
Bonjour aux zotres

Coup de gueule
La campagne video de Cuisinella

Après avoir lu l'article (intéressant) puis vu "ça" je me suis dit qu'on atteignait vraiment des sommets en matière de mauvais goût. C'est glauque, pas drôle, cruel, débile, mal fait. Je crois que c'est ce que j'ai vu de pire sur Youtube depuis que je surfe sur des sites de videos en ligne. Lamentable. La responsable de communication de la marque semble confondre "impertinence" et mauvais goût.
En revanche, ça m'a inspiré un Tweet dont je suis assez fière. @CeciledeQuoide9 : #Cuisinella : Hygena Mobalpa Lapeyre Ixina Ikea Atlas Arthur Bonnet et Schmidt remercient chaleureusement l'agence de comm de Cuisinella

Coup de coeur
Touche pas à mon poste sur D8

L'émission la plus drôle et (en apparence) la plus spontanée du paf.
Cyril Hanouna a un sens de la répartie et de l'autodérision qui fait plaisir à entrendre et à regarder. Les chroniqueurs/euses ont l'air content(e)s d'être là et ils/elles ne sont ni trop langues de bois, ni trop polémiques. C'est aussi un plaisir de les lire sur Twitter. En plus, cette émission dispense de regarder des merdes à la TV puisqu'ils/elles le font pour nous.

Edit : bémol dont je reparlerai : les réflexions sexistes répétées (donc non accidentelles hélas) d'Enora Malagré qui n'a toujours pas compris qu'au 21e siècle c'était un peu lamentable de continuer à juger les femmes sur leur comportement sexuel et à de persister à les catégoriser ens filles bien/pas bien suivant un code moral d'un autre siècle (le fait-on pour les hommes ?).

vendredi 7 décembre 2012

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 49 2012)

Bonjour aux énervé(e)s
Bonjour aux béat(e)s
Bonjour aux zotres

Coup de coeur
Bistrot les colonnes

Ce resto en face de la sortie du métro Marie d'Issy (ligne 12) est la cantine du maire de la ville, Pierre Santini que l'on soupçonne facilement d'être un bon vivant. De fait, Les colonnes a reçu le prix du meilleur Bistrot (de Paris ? de France ?) en 2003 et tout y est délicieux ! Les produits sont beaux, frais, parfaitement cuisinés. J'y suis déjà allée 4 ou 5 fois avec toujours le même plaisir et le même sentiment de ne savoir que choisir (très révélateur ça !). Ce midi j'y ai déjeuner avec 2 amies et nous nous sommes RE-GA-LEES !

Coup de gueule
Les vitrines de Noël du Printemps et des Galeries Lafayette

Lundi dernier à 20h, j'étais invitée par Mademoiselle Gima à des ateliers découvertes de la marque Sabon, rue Tronchet. Mon coup de gueule ne porte pas sur cette partie de la soirée loin de là !

Comme j'étais juste à côté, je me suis dit qu'au retour je passerais devant les vitrines de Noël du boulevard Haussmann et là, stupeur et énervement. Celles du Printemps ne sont qu'une immense pub Dior et celles des Galeries Lafayette une énorme pub Vuitton. Ici des poupées de tissues assez laides et pomponnées Dior évoluent dans un Paris festif et idéalisé où fleurissent le gris et le D si reconnaissable de la marque, là des majorettes levent les gambettes sur un tas de malles brunes monogrammées ou parmi des escarpins paillettés vulgaires faisant bien leurs 12 ou plus certainement 14 cm de talons ou encore 3 Pingouins géants en peluche portent statiquement des lunettes de soleil et des sacs Vuitton en bandoullière.
Celles et ceux qui pensent que ces vitrines s'adressent aux enfants et non aux touristes friqué(e)s qui ont les moyens de claquer 2000 euros dans un sac croient évidemment au Père Noël !
Quand j'ai vu ça, je me suis dit que, décidemment, la magie de Noël et les yeux émerveillés des enfants faisant bien peu de poids par rapport à une logique bassement mercantile.

Je ne sais pas si ces magasins auraient vendu moins de maroquinerie de luxe sans ces vitrines mais elles ont à coup sûr réalisé une économie plus que substantielle en "déléguant" leur réalisation. Ici, un article vu dans Le Monde sur le "phénomène"

vendredi 3 août 2012

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 31-2012)

Bonjour aux vacancier(e)s solitaires
Bonjour aux gastronomes khmers
Bonjour aux zotres

Coup de coeur
Restaurant cambodgien La Mousson

Hier soir, je suis allée diner dans le restaurant cambodgien La Mousson situé 9 rue Thérèse à deux pas de la rue Sainte Anne et de ses files d'attente impressionnantes pour entrer dans les cantines japonaises du coin. La mousson ne compte que 20 couverts, mais l'adresse ne payant pas de mine et étant à 50 mètres du carrefour, il restait de la place. C'était mon 4e repas dans ce restaurant et, comme d'habitude c'était aussi délicieux que chaleureux pour une addition plus que raisonnable.
Grâce au Site internet de la Mousson j'ai appris qu'il existait une 2e adresse et, miracle, c'est dans le 15e, pas très loin de chez moi ! Je sens que je vais la fréquenter assiduement !

Coup de gueule
Se faire arnaquer sous prétexte qu'on part seul(e) en vacances et pas à deux

Trouver un voyage avion+séjour pour une personne seule est un parcours du/de la combattant(e) et une source assurée d'énervement tant les célibataires semblent constituer une clientèle, au choix parfaitement indésirable ou totalement arnaquable.
Quitte à payer ses vacances un bras, je préfère encore la formule vol sec + choix d'hôtel par Booking. Non mais !

mardi 24 juillet 2012

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 29-2012)

Bonjour aux fans des canulars téléphoniques
Bonjour aux singapourien(ne)s
Bonjour aux zotres


Coup de gueule
Jean-Yves Lafesse sur Europe 1


D'une manière générale, je ne suis pas fan des canulars téléphoniques. Pendant les vacances, vers 8h50, Jean-Yves Lafesse sévit sur Europe 1 et là c'est pire que tout.
Outre le fait que le niveau d'humour est d'une finesse proche de celle qu'on imagine dans le plus beauf des mariages de la banlieue de Trifouillis-Les-Oies ou d'une fête du cri du cochon animée par Super Lulu et son orchestre, ce qui me déplait avant tout c'est que cette forme d'humour n'est pas bienveillante et tire au bazooka sur des personnes qui, le plus souvent, ont un QI proche de celui de la moule à marée basse.
Bref, on ne rit pas "avec" mais "aux dépends de" et, si cela ne me gêne pas quand il s'agit de personnes publiques, je trouve ça très déplaisant pour ne pas dire méprisant lorsque la cible est constituée d'anonymes sélectionné(e)s pour leur naïveté, leur crédulité voire leur évidente bêtise.
De plus, cela joue sur (et donc renforce) des clichés bien ancrés sur la plouquerie paysanne (forcément la dame piégée a un accent à couper au couteau, fait des fautes de syntaxe toutes les secondes et pousse des heulââââ à fendre l'âme) ou la crétinerie culturiste par exemple.
Où est la drôlerie de faire croire qu'une assistante de véto est entrée accidentellement dans le ventre d'une vache "par le trou du cul" (je cite) lors d'un accouchement ou qu'on recherche des costauds pour un prélévement de sperme d'éléphant ? Franchement ?

Coup de coeur
Singapour


Lorsque j'ai eu la chance d'aller passer 2 semaines à Singapour en avril 2010 pour mon job à moi que j'ai, en repartant, j'ai songé avec nostalgie que je n'étais pas près de remettre les pieds dans cette ville que j'avais adorée. Eh bien si ! 2 ans et quelques semaines plus tard, j'étais de retour, toujours aussi admirative, bluffée à la fois par la beauté et l'intéressant équilibre entre énergie pure et sérénité qui se dégage de cette ville dynamique et impressionnante.