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lundi 1 septembre 2008

Vrai ou faux : j'ai raté un concert de Police (à cause d'un orage)




Bonjour Sting
Bonjour Andy
Bonjour Stewart
Bonjour les zotres

A priori, peu de chance qu'un orage fasse disjoncter l'installation électrique d'un concert de Police, pas vrai ? Ces gars là ne sont pas les premiers petzouilles venus et on peut supposer que les technicien(ne)s qui font les branchements connaissent leur boulot, qu'il y a des fusibles, générateurs de secours et autres sécurités partout. De fait, vous avez raison, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Mais ça s'est passé...

J'étais en seconde (je vous parle donc de l'année 1982) et je faisais partie d'un échange scolaire entre des élèves de mon lycées et celles et ceux d'une Highschool du Missouri. Nous avions déjà reçu nos correspondant(e)s et, à notre tour, nous allions passer deux semaines chez eux après quelques jours dans la Grande Pomme.

Nous savions que le soir de notre arrivée il y avait un concert de Police dans le stade de Saint Louis et, comme quelques autres, j'avais la chance que ma correspondante ait décidé de m'y emmener. Le timing était serré : on aterrissait, hop hop hop, pas de simagrées, pas de pause pipi, pas de dépot des bagages à la maison, il fallait filer direct vers le stade.

J'étais raide dingue du groupe à l'époque. Des posters des trois blondinets tout droit sortis de Best et Rock & Folk étaient punaisés sur les murs de ma chambre et, bien sûr, j'avais tous les albums aux côtés de ceux d'AC/DC, U2 et Téléphone.

Je chantais "I can't stand loosing you" comme si ma vie en dépendait (ce qui collait assez bien au texte finalement), "dedododo dedadada" en remuant la tête comme un toutou en plastique sur la plage arrière d'une Renault Fuego, "Roxane" avec une gestuelle érotico-dramatique inégalée à ce jour. Bref c'était le bonheur, l'excitation, l'extase, l'attente, le kiff et plus encore.

On était aux alentours de Pâques, vraisemblablement en avril et New York nous avait donné un aperçu assez saisissant des brusques variations de température sur le territoire US. Je me souviens notamment d'une journée de bourrasques à ne pas mettre un chien dehors (mais des ados français(e)s si) qui avait précédé une journée caniculaire.

Le jour où nous avons quitté Manhattan pour rejoindre notre destination finale (et le concert de Police), le temps était à l'orage. Je ne me souviens pas du vol mais je me rappelle parfaitement de notre survol de Saint Louis. L'orage avait pris de telles proportions qu'il était impossible d'aterrir et nous avons tourné en rond au dessus de la ville pendant plus d'une heure avant de pouvoir amorcer la descente d'une part et d'aterrir d'autre part (le traffic aérien était complètement perturbé et bon nombre d'avions avaient tourné autant que le nôtre).

Je me souviens que ça secouait pas mal, que c'était très joli à voir toutes ces lumières urbaines en bas et ces zébrures dans le ciel noir. Je me souviens aussi que je n'ai pas eu peur du tout. Ce jour là, la déception était plus forte que la trouille et je ne pensais qu'à l'amenuisement des chances d'aller voir Police en live au fur et à mesure que les minutes passaient et que les tours au dessus de Saint Louis se répétaient. De fait, le concert étaient déjà commencé quand nous avons touché le plancher des vaches et Sting a eu la désagréable surprise de ne pas me voir dans la foule. Encore une histoire d'amour bêtement ratée.

lundi 28 juillet 2008

Vrai ou faux ? (j'ai lu tous les Harry Potter)


Bonjour aux fans
Bonjour aux réfractaires
Bonjour aux zotres

J'ai répondu vrai même si techniquement, à ce jour, je n'ai pas lu le dernier... Mais ce n'est qu'une question de temps, de date, de moment, qui se rapproche d'autant plus que je viens d'acheter le tome 7 d'occasion, en VO et en parfait état (a-t-il été ouvert ?) pour 15 euros et que mon programme du 15 août comprend une plongée dans l'univers de J.K. Rowling.


Donc, oui, je suis fan d'Harry Potter puisque c'était bien le sens de la question. J'ai lu les 6 tomes précédents avec délectation (avec un léger bémol pour le 6e opus cependant), j'ai vu tous les films tirés des bouquins et j'ai résisté longtemps avant d'entrer en possession du tome 7 car il est bien connu que l'attente accentue le plaisir... J'en espère donc beaucoup de ma prochaine lecture...

Et vous, vous les avez lus ? vus ? aimés ?

lundi 21 juillet 2008

Vrai ou faux (j'ai couché avec quelqu'un qui a chanté avec Céline Dion)

Bonjour Céline
Bonjour les zotres

Les 25 questions du quiz "Vrai ou faux ?" de facebook sont ici.
Contrairement à ce qui s'est passé pour les 20 questions précédentes, pour d'évidentes questions de respect de la vie privée (d'autrui) je ne ferai aucun commentaire pour accompagner ma réponse. Vous ne saurez rien du où, quand, quoi, comment et encore moins du qui.

Sachez seulement que :
- c'est vrai,
- ce n'était pas dans un karaoké,
- je n'aime pas Céline Dion.

lundi 14 juillet 2008

Vrai ou faux ? (J'ai été allergique à l'eau entre 15 et 28 ans)


Bonjour aux aquaphiles
Bonjour aux aquaphobes
Bonjour aux zotres


Toutes les questions sont ici

Ben oui, c'est tout à fait VRAI.

Je sais, c'est assez ridicule et presque incroyable de dire "je suis allergique à l'eau". D'ailleurs, généralement, lorsque je le disais, on ne me croyait pas jusqu'au moment où je soulevais une manche ou un pan de vêtement pour montrer une épaule ou un nombril agrémenté de plaques rouges.

D'ailleurs, plusieurs personnes ont réagi à cette affirmation en demandant : mais comment tu fais si tu ne peux pas boire d'eau ? Ou même "ce n'est pas possible". Je n'ai jamais dit que je ne pouvais pas boire d'eau et je n'ai jamais eu aucun souci avec l'usage interne de ce liquide. Je pouvais boire toute la flotte que je voulais (heureusement) ; le problème était exclusivement externe.

Je ne peux pas vous garantir si ça a duré exactement 13 ou 12 ou 14 ans mais grosso-modo ça a commencé à la puberté et ça s'est arrêté peu avant mes 30 ans.

Dès que je faisais trempette, je risquais l'irruption de plaques rouges sur le torse, le cou et, dans les jours fastes, sur le visage. Toute douche, tout bain de mer, en piscine ou en baignoire dans quelque région du globe que ce soit (rien à voir donc avec le lieu mais bien avec le liquide) et même toute suée importante était potentiellement synonyme de rougeurs plus ou moins prolongées, plus ou moins urticantes, plus ou moins visibles pendant plus ou moins longtemps. Vachement pratique !

Impossible de prendre une douche juste avant un rdv important sans risque d'y arriver en ayant l'air du négatif d'une photo d'amanite phalloïde.

Je n'ai jamais su à quoi était dues ces réactions allergiques assez fréquentes (plusieurs éruptions par semaine pendant des années) et j'avoue que je n'ai jamais vraiment cherché à les combattre. C'était un peu agaçant, parfois gênant mais je n'ai jamais trouvé ça très grave. ces manifestations allergiques sont passées comme elles sont venues : du jour au lendemain et sans explication plausible.

lundi 2 juin 2008

Je trouve qu'il n'y a rien de plus romantique qu'un dîner aux Chandelles (vrai ou faux ?)

Bonjour aux romantiques
Bonjour aux zotres


Certain(e)s fin(e)s zobservateurs auront remarqué un petit détail orthographique susceptible d'apporter un éclairage (si j'ose dire en matière de chandelles) un peu particulier sur la question et, par là même, d'orienter la réponse.

J'ai mis une majuscule à Chandelles. Je ne parlais donc pas tant de bougies que d'un lieu assez prisé par un certain type de noctambules parisiens : les échangistes puisque je faisais référence à un des clubs les plus courus de la capitale par le gratin de la crème des beautiful people cochons (lieu fréquemment cité par Ardisson qui y aurait fêté un de ses anniversaires).

De fait, non seulement je ne pense pas qu'un dîner aux Chandelles soit la chose la plus romantique qui soit, mais dans l'absolu, je ne vois pas le début de commencement de l'once d'un soupçon de romantisme à un repas dans une boite à partouzes aussi hype soit-elle et aussi fin dans l'assiette et tamisé dans la salle soit-il. En revanche, j'adore le tableau de Georges de La Tour qui sert d'illustration à ce message.

lundi 26 mai 2008

Vrai ou faux ? (j'ai vu Public Ennemy et les Sisters of Mercy en concert le même soir)



Bonjour aux Soeurs de la Pitié
Bonjour aux zotres



Je suis calée dans un cyber café, un casque sur les oreilles et j'écoute à fond les chansons de Wendy Code sur my space . Le bonheur. Ce qui est marrant c'est que je tape en rythme (vite !) (presque) malgré moi... et je bouge la tête comme un toutou en plastique sur la plage arrière d'une R16. Et dire que je ne les ai vus qu'une fois en concert, c'est presque honteux ! Je tenterai de rattraper ça le 12 juin et le 19 juillet prochain. En attendant, c'est d'un tout autre concert dont je vais parler dans les lignes qui suivent.

Imaginez Téléphone en concert avec Diam's ou les Rita Mitsouko chantant après NTM. Avouez qu'il faut faire un petit effort d'imagination pour envisager un tel grand écart musical au cours d'un même spectacle et, peut-être, une plus grande gymnastique intellectuelle pour se représenter les fans des un(e)s et des zotres assis(e)s côte à côte et applaudissant de concert (expression pour le moins adaptée en matière de concert justement).

C'est bel et bien ce que j'ai vécu à Washington, D.C. en 1992 ou 93 lors d'un concert réunissant deux groupes cultes dans des styles musicaux pour le moins différents : les SISTERS OF MERCY et PUBLIC ENNEMY.

J'ai trouvé et je trouve encore cette soirée hallucinante à plus d'un titre.

Tout d'abord, je me suis demandée quel producteur, quel routeur ou quel fada avait eu l'idée de réunir ces deux groupes ? Qu'est-ce qui avait traversé l'esprit de la personne à l'origine du projet pour songer que ça pourrait éventuellement être une bonne idée de les confronter ? Je n'en suis toujours pas convaincue…

Ensuite je repense à l'assistance composée à 50% de blancs maquillés et vêtus de noir et 50% de noirs en treillis arborant tous les symboles de la virilité. Je vois encore la moitié de la salle vibrer pendant une heure et retomber ensuite dans une profonde léthargie (polie) tandis que l'autre moitié s'animait enfin après 60 minutes d'indifférence totale (mais polie aussi). Au delà des clichés raciaux et vestimentaires, je revois les décalages culturels pour ne pas dire le clivage profond (pourquoi pas la dérayure) dont la composition et les réactions du public étaient une preuve aussi manifeste qu'intéressante à observer.

Enfin je resonge à mon bonheur total pendant le passage des SISTERS. Je ne me rappelle plus comment j'avais entendu parler de ce concert mais je me souviens qu'il était hors de question que je le rate. Heureusement Monsieur Cissou de l'époque était (presque) aussi fan que moi (mais nettement moins démonstratif). Je crois que c'était le meilleur concert de ma vie.

Je ne veux pas dire par là que c'était le meilleur concert que j'ai vu de ma vie mais s'agit sans doute de mon meilleur souvenir de concert. En réalité il était plutôt court (forcément), il se déroulait dans une salle totalement inadaptée (uniquement des places assises), l'ambiance était mitigée sur scène comme dans le public (forcément aussi) mais pour moi, voir les SISTERS en concert était un rêve aussi prodigieux que voir Bowie ou Police ou Pop... Je n'ai vu aucun des trois pour de sombres raisons mais je ne désespère pas...

En bonne fan héxagonale, je savais que les SISTERS OF MERCY refusaient de jouer en France pour une raison débile (à ce propos les versions varient : certains parlent d'un profond sentiment anti-français et d'autres d'un chagrin d'amour causée par une française…), aussi ce concert pendant mon séjour Washingtonnien était providentiel.
Le souvenir est lointain mais l'effet sur moi de la voix grave d'Andrew Eldritch est toujours présent. Comme dirait Lio dans son rôle de jurée emballée : "C'est E.N.O.R.M.E. !".

Ce n'est pas mon ticket. Celui-ci je l'ai trouvé sur google image... Le mien doit être quelque part dans une petite boi-boite chez mes parents. Un truc pareil ça ne se jette pas.

lundi 19 mai 2008

Vrai ou faux (j'ai un tatouage en forme d'empreinte de pas sous le pied droit)


Bonjour aux pieds de lampes
Bonjour aux pieds de verres
Bonjour aux pieds de biches
Bonjour aux pieds de grues
Bonjour aux zotres


J'ai commencé à envisager sérieusement l'idée de me faire faire un tatouage un peu avant mes trente ans. L'idée d'une marque choisie, d'un ensemble de signes indélébiles revêtant un sens précis pour moi et inscrits sur ma peau me séduisait physiquement et intellectuellement.

Cette séduction s'est considérablement accrue suite à la lecture d'un merveilleux livre de Michel Tournier intitulé "Gaspard Melchior et Balthazar". Un passage de cet intelligent et beau roman (que je recommande à tout le monde) évoquait les scarifications et les tatouages tribaux.

A cette époque, le déjà ex (mais temporairement) et toujours très beau (il l'est certainement encore) Monsieur Cissou n°2 jouait à l'apprenti légionnaire à Mururoa et nous ne pouvions communiquer que par courriers (j'en ai toujours douté mais peu importe). J'adorais lui envoyer des poèmes et des passages des livres que je lisais. Même s'il ne connaissait pas à proprement parler de "longues soirées d'hiver", ça occupait son temps libre entre deux baignades dans l'eau bleue nucléaire de son lointain atoll déféminisé.

A ce stadede mon récit, je me permets une digression car je ne peux m'empêcher de remarquer que je semble provoquer chez mes fréquentations masculines assidues un attrait irrésistible pour l'uranium enrichi puisque Monsieur Cissou n°3 est parti s'installer à Kiev (120 km au sud de Tchernobyl). Fin de la paranthèse.

Retournons du côté de Tahiti et replongeons nous, non pas dans l'Océan Pacifique (quel comble de s'appeler comme ça et d'encourir des essais nucléaires), mais dans l'oeuvre de Tournier. Il va sans dire que j'avais envoyé à Monsieur Cissou le superbe passage qui évoquait les tatouages et j'en avais profité pour lui dire que j'envisageais sérieusement de m'en faire faire un.

Une réponse que je n'hésiterai pas à qualifier de paternaliste et limite affolée est arrivée une dizaine de jours plus tard dans laquelle il me dissuadait avec moult arguments que ne réfuterait pas la mère d'une ado de 14 ans. Je ne me suis pas rangée à ses arguments, je n'ai pas renoncé de moi-même mais il se trouve que, chez moi, il se passe souvent très longtemps entre l'idée et la pratique, entre la conceptualisation et la réalisation et puis, je l'avoue, je n'avais pas trouvé de motif qui me colle suffisamment à la peau pour que je souhaite en plus l'y graver.

Bref, lorsque l'ex Monsieur Cissou n°2 a remis les pieds en métropole (directement chez moi avec la Dingue), il ne le fut plus (ex) et je n'étais toujours pas (tatouée). Je jetterai un voile pudique sur le bonheur torrrrrrrrride de nos retrouvailles pour signaler qu'il ne dura pas. Dès le lendemain matin nous dûmes nous rendre au service "maladies tropicales" de je ne sais plus quel hôpital car je ne pouvais plus croire que j'étais la seule responsable de fièvre qui agitait le corps sublime (bronzé et musclé et tout et tout) de Monsieur Cissou n°2. Mais avant cela nous eumes le temps de connaître notre première (et unique) scène de ménage car en plus d'être bronzé et musclé, le jour naissant me permis de constater que ce corps si beau était aussi tatoué !

Eh oui, le comble est qu'un soir que j'imagine bien arrosé, lui et quelques autres appelés bien allumés et grisés autant par l'environnement de la Légion que par une dose massive d'alcool, s'étaient mutuellement monté le bourrichon et fait tatouer collectivement (pour ne pas dire comme d'imbéciles moutons immatures) sur leurs biceps respectifs un affreux motif militaire compliqué à base de serpent, de flammes, de drapeaux, d'anneaux et d'un tas d'autres trucs affreusement laids et ridiculement, comment dire, "embrigadants".

Il va sans dire :
1 - que cette ânerie (dont il feignait d'être fier à l'époque) datait d'AVANT la réception de ma lettre,
2 - qu'il ne s'en était pas vanté dans sa réponse moralisatrice et pensait naïvement que je ne m'en apercevrais pas le premier jour (ça, j'en ris encore...).

Cet épisode a suspendu sine die mes velleités de marquage et, à ce jour, je ne suis toujours pas tatouée. Mais j'y repense. Sérieusement. Et si je devais passer à l'acte un jour, un motif aussi dérisoire et symbolique qu'une empreinte de pas sous la plante du pied ne me déplairait pas histoire de ne jamais oublier qu'en toutes circonstances, il faut garder les pieds sur terre deux fois plutôt qu'une.

lundi 12 mai 2008

Vrai ou faux ? (j'ai participé à "Tournez Manège")




Bonjour aux forain(e)s
Bonjour aux accros aux jeux télé
Bonjour aux zotres


D'après Wikipedia, l'émission "Tournez Manège" a duré 8 ans... du 09 septembre 1985 au 04 juillet 1993. Les moins de 20 ans ne s'en souviennent certainement pas mais ce jeu culte (si, si, tout de même !), précurseur de la téléréalité, était diffusée 7 jours sur 7 à midi sur TF1.

A une certaine époque, disons après ma prépa, cette émission me fascinait (littéralement) et je n'en manquais pas une. Enfin si, j'en ratais des tonnes évidemment, j'avais vaguement une vie faite de préoccupations estudiantines diverses et variées (je ne vous fait pae un dessin car soit vous êtes passé(e) par là et vous savez, soit vous n'êtes pas passé(e) par là et vous ne pouvez pas comprendre) mais, toutes choses (Fabienne) égales par ailleurs, dès qu'avais une télévision sous la main à l'heure du déjeuner, je regardais Evelyne Leclerc et ses copines poser des questions à des candidat(e)s souvent gratiné(e)s et me demandant à la limite du ravissement ironique et malveillant si tout cela était du premier ou du 28e degré.

Devant l'intérêt croissant que je portais à l'émission, le Monsieur Cissou de l'époque a fini par me dire un jour sur ce ton agacé et péremptoire qui signifie grosso-modo "tu me saoules" (variante "tu me gonfles avec ça") : "takayalé" (traduction : fous moi la paix avec cette daube).

Chiche ! Olé ! (geuh) Allez zouh, en voiture Simone (Garnier). Le jour même ou peu s'en faut, j'ai attrapé mon téléphone et j'ai appelé la production. Quelques jours plus tard, je recevais une convocation me signifiant que j'étais sélectionnée... Pas plus compliqué que ça. Il faut dire qu'il leur fallait tout de même dégoter 35 gogol(e)s "célibataires" par semaine (5 candidat(e)s par jour), pas de quoi jouer les fines bouches face aux volontaires). Et hyper rapido aussi : pas le temps de réfléchir, pas le temps de se dire "bah non, tu ne vas pas faire ça tout de même !".

Donc je l'ai fait ! Le ridicule ne tue pas et je garde un excellent souvenir de ces deux jours d'enregistrement. C'était une expérience décalée aussi instructive que délirante. Promis je vous raconterai ça un jour.

lundi 28 avril 2008

Je fais une cure de raisin d'une semaine tous les ans (vrai ou faux ?)

Bonjour aux raisinphiles
Bonjour aux raisinvores

Bonjour aux alcooliques

Bonjour aux zotres


La 15e affirmation du quiz "vrai ou faux ?" (déjà, comme le temps passe) disait exactement ceci : "Je fais une cure de raisin d'une semaine chaque automne".

Vous pouvez encore jouer à vous casser les dents (ou pas) sur les autres questions en attendant mes réponses du lundi égrainées (sauf pépin) au fil des semaines.

Le raisin est de loin mon fruit préféré que ce soit sous forme solide ou sous forme liquide et fermentée. Cela dit, je ne me vois absolument pas me priver de tout autre alimentation pendant une semaine ; le plaisir naît de la diversité autant que de la préférence. Je ne peux imaginer plus triste (pour ne pas dire désespérant) qu'un palais cantonné aux même saveurs, que des papilles titillées par les mêmes goûts pendant 7 looooongues journées.

Je suis peu exclusive dans l'absolu et le concept de fidélité gustative m'est aussi étranger que, disons, celui de la teinture blonde choucroutée ou de l'escalade à main nue et sans filet de la face nord de l'Arche de la Défense (bon, peut-être un peu moins que ce dernier exemple tout de même) et je pense qu'un tel déséquilibre alimentaire n'est pas loin d'en cacher d'autres. En gros (qui ça gros ?), comme dirait Obélix : ils sont fous ces (bouffeurs de) raisins.

Toutes les questions du Quiz sont : ici

lundi 21 avril 2008

Vrai ou faux ? (je n'ai jamais mis les pieds sur Meetic)


Bonjour aux Meetic Boys
Bonjour aux Meetic Girls
Bonjour aux zotres


Toutes les autres questions du quizz "vrai ou faux ?" sont ici .

FAUX of course. Des personnes de moins de 65 ans n'ayant jamais mis les pieds sur Meetic, ça existe encore ? Sans doute, mais je n'en fais pas partie. Je n'ai jamais aimé ce site peu ergonomique, faux-derche en diable et absolument pas convivial mais j'y ai une annonce depuis fin 2001 ou début 2002 sur laquelle je me penche de façon trèèèèès intermittante et sans la moindre conviction. J'ai pourtant eu des périodes où je fréquentais plus qu'assiduement les sites de rencontres mais Meetic n'a jamais été ma référence.

Je me souviens très exactement du jour où j'ai rédigé ma première annonce pour un site de rencontre pour une bonne (enfin plutôt mauvaise en fait) et simple raison : c'était le 11 septembre 2001. La veille, un de mes ex et néanmoins voisin était passé chez moi pour prendre un verre et il a voulu me montrer son dernier joujou virtuel : une annonce dont il était très fier. Il m'a fait une rapide démonstration de ses talents de Dom Juan du net et, à cette occasion, j'ai découvert :
- qu'il était dyslexique d'une part
- "rencontres2000.com" d'autre part (gratuit et hyper convivial à l'époque)

Je n'ai fait aucun commentaire mais, le lendemain en début d'après midi, je me suis connectée sur le site et sous le prétexte de jouer un tour de cochon(ne) à mon pote. A peu près à l'instant où, de l'autre côté de l'Atlantique, deux tours s'effondraient, je finissais de rédiger une annonce supposée aussi vague qu'alléchante. Mon but était de rentrer en contact avec lui et d'obtenir un rdv sans qu'il sache que c'était moi...

A l'époque, mes talents de schizophrène étaient médiocres et ça n'a absolument pas marché. Il m'a reconnue tout de suite... Il faut dire qu'à la place de ma photo j'avais mis un petit cochon rose, j'avais choisi comme pseudo le titre de ma pièce de théâtre préférée, j'avais truffé mon annonce quelques formules que je chéris et, comble de l'étourderie, j'avais indiqué habiter le 15e. Totalement amatrice vous dis-je ! Bref, je suis passée à peu près aussi inaperçue qu'une saucisse dans un plat de lentilles, qu'un avion dans le WTC ou, si vous préférez, qu'Adriana Karembeu chez les Pygmées...

Dans la plus pure tradition de l'arroseuse arrosée, il déjoua mon piège en moins de temps qu'il n'en faut à Superman pour sauver le monde et je fus prise à mon propre jeu. J'étais à peu près dans l'état d'un petit lapin devant les phares d'une voiture ou d'un(e) italien(ne) face à un plat de pasta fumantes préparées par Môman (enfin Mamma) après 3 semaines de séjour linguistique dans la campagne anglaise passées à bouffer de la viande bouillie et des légumes pas cuits : tétanisée, envoûtée (et je pèse mes mots).

J'ai d'emblée été fascinée par les sirènes virtuelles, subjuguée par les possibles inépuisables et sans cesse renouvelés, émoustillée par ces cohortes de mâles tous plus appétissants les uns que les autres, bourrés de qualités (selon leur propre aveux), mega sympa, évidemment pétris d'humour, débordants de culture et top ouverts d'esprit.

Plus sérieusement, j'avais déjà testé les rencontres entre internautes via les forums et groupes de discussion et je trouvais ça très sympa et, comment dire, "décloisonnant" par rapport aux simples fréquentations des ami(e)s de mes ami(e)s ressemblant comme deux gouttes d'eau à mes ami(e)s. Les sites de rencontres n'étaient qu'un prolongement très logique (facebook et les blogs en sont d'autres).

Le principe m'amusait, l'outil m'intriguait, le décodage des règles tacites, des non-dits, des mensonges m'intéressait, certains échanges m'inspiraient carrément. A l'époque, j'ai testé beaucoup de sites (il en naissait à peu près un toutes les 30 secondes), pris pas mal de notes, collecté des anecdotes, écrit quelques poèmes, conservé quelques échanges ludiques ou profonds, enregistré certains dialogues impudiques ou émouvants... Un jour peut-être, j'utiliserai ces bribes pour concrétiser le projet qui m'a fait les archiver. Peut-être. Oui, peut-être... ou peut-être pas.

De fait, au fil des ans et au gré des envies, de mes disponibilités de corps et d'esprit, j'ai fait un certain nombre (voire un nombre certain) de rencontres fort sympathiques voire agréables et plus si affinités. Certaines constituent même des souvenirs précieux, décalés, amusants, inattendus, insolites voire incroyables. Certaines sont beaucoup plus que cela. J'ai gardé des contacts, je déplore d'en avoir perdu quelques autres (toi qui vis rue Sainte Cécile, si tu me lis... et je parie que oui...).

Et puis je me suis calmée... et puis je me suis lassée. Je pourrais réécrire le bottin avec tous les n° de tél qu'on m'a donnés (j'ai dû noter moins de 1% d'entre eux et en utiliser une fraction nettement moindre encore) et faire fortune en vendant à une boite de marketing viral toutes les adresses e-mail que j'ai vu défiler. Même si je ne suis pas du tout en phase avec le début, je pourrais presque paraphraser la fin du célèbre vers de Mallarmé : "la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres". Moi, j'ai lu tous les styles d'annonces et d'accroches, je connais les règles du jeu par coeur, je décrypte les intentions plus vite que Lucky Luke ne tire sur son ombre, j'ai des formules toutes faites (évidemment spirituelles) en réponse à pratiquement tout, j'ai fait le tour de ce qui pouvait m'amuser dans les dialogues et les rencontres et, de fait, ça ne m'amuse plus (pour le moment ?) et, pire que tout peut-être : ça ne m'étonne plus du tout.

Comme certain(e)s changent de job parce qu'ils/elles "n'apprennent plus rien", j'ai désertés les sites de rencontres faute d'y trouver encore ce "je-ne-sais-quoi" qui faisait que, justement, j'avais envie de savoir "quoi" et surtout "qui".

Je suis dégoûtée à vie de formules telles que "bonjour ça va ?" ou "je dérange ?". Je suis irrémédiablement allergique aux "on fait connaissance ?" (ben non, banane, on change un pneu ! ça sert à quoi les sites de rencontre à ton avis ? à tricoter des mouffles ?) J'ai vu le mot "salut" orthographié de façon que je ne soupçonnais même pas, j'ai croisé la vulgarité la plus manifeste, la mysoginie la plus épaisse (et la plus contradictoire aussi car de fait certains bonobos mal finis et non informés du passage au 3e millénaire sont là pour baiser, niquer, sauter tout ce qui bouge mais dès qu'ils tombent sur une femme qui émet l'idée que peut-être elle n'est pas totalement frigide, ils l'insultent), l'insipidité la plus soporifique, l'arrogance la plus imbuvable, la sottise la plus insupportable et je n'ai plus la patience de supporter ce parasitage incessant qui pollue les contacts potentiellement intéressants.

On a bien raison de dire que les meilleures choses ont une fin, le tout est de savoir y mettre un terme avant qu'elles ne deviennent pénibles. Je crois que c'est ce que j'ai fait et, au final, je garde un excellent souvenir de mon expérience des sites de rencontres "avec qui mes rapports furent aussi divers qu'enrichissants" selon la formule de Binet à la fin de chaque album des Bidochon... Ah tiens, à quand un opus des aventures de Robert et Raymonde sur internet ?

lundi 7 avril 2008

Je parle l'argot de boucher (vrai ou faux ?)



Bonjour aux louchebems
Bonjour aux zotres



J'ai trouvé la photo de ce santon ici

On arrive presque à mi-chemin des réponses au quizz "vrai ou faux" puisque celle-ci est la 12e sur 25 questions.

Avant de répondre à la question posée, je vais vous donner un indice : avant de prendre une retraite bien méritée et de raccrocher son tablier avec soulagement, mon père était boucher charcutier. Alors, ça vous met sur la voie ?

Mais OUI, bien sûr : "je larlepem largolemuch de louchebem liembé". Je suis bilingue français-boucherie !!!

Si vous êtes sages, je vous expliquerai un jour comment ça fonctionne. On trouve quelques mots d'argot de boucher ici ou là chez San Antonio et sachez que l'un des mots les plus connus de ce langage corporatiste est "loucedé" dans l'expression "en loucedé"... en douce, quoi.

lundi 31 mars 2008

Vrai ou faux (mon 2e prénom est... Lucette)




Bonjour à ma marainne
Bonjour aux Lucette
Bonjour aux zotres


Mes parents (Christiane et Jean qui furent les deux prénoms les plus donnés les années de leurs naissances, quelle originalité !) ont eu le nez fin : ils m'ont donné un prénom que j'adore.

Où ils ont été moins inspirés, c'est de choisir pour mes 2e et 3e prénoms ceux de ma marraine (Lucette) et de mon parrain (Jean-Pierre). Bon, pour le 3e prénom, ils ont féminisé la chose d'une manière qui me convient tout à fait mais je crois que 350 ans de psychanalyse ne me feraient toujours pas apprécier mon 2e prénom.

La 11e réponse au quizz "true or false" est donc VRAI. Je m'appelle (ou presque) Cécile Lucette Jeanne de Quoide9 mais ne le répétez à personne. Merci.

lundi 24 mars 2008

Je garde tous mes tickets de cinéma depuis que j'ai mon bac (vrai ou faux ?)


Bonsoir Christophe
Bonsoir les zotres

C'est bien connu, le lectorat a toujours raison et depuis quelques semaines certains râlent... Christophe en particulier. Ces derniers temps j'ai eu droit successivement à :
- au fait, on n'a toujours pas eu le chapitre 2 de "faut-il (ou pas) coucher le premier soir ?"
- au fait, il y a relâche sur la publication des messages ce mois ci
- au fait on n'a pas eu la réponse à la question du lundi cette semaine

C'est vrai, j'avoue, mea maxima culpa et minimus tempo ! Hélas mes nuits sont courtes et mes journées ne font que 24 heures mais je compte combler mon retard d'une manière ou d'une autre et, puisque c'est comme ça et bien qu'on soit vendredi matin, je vais remonter virtuellement le temps et vous livrer la 10e réponse du quizz "vrai ou faux".

Alors OUI, parfaitement, c'est vrai, exact et authentique, je garde tous mes tickets de cinéma depuis le lycée. Je garde aussi mes places de concerts (hein Mister Clark...), mes entrées de musées, d'expo, etc. et je ne compte plus le nombre de cartes de restaurants que j'ai chez moi. Tout cela s'entasse sagement dans des boites ou sert de marque-page dans un livre...

"Mais tu en fais quoi ?" m'a demandé un jour une amie confondante de rationalité. Ben rien, évidemment... comme si tous nos actes, nos choix, nos préférences étaient dictés par la logique et l'utilité. J'ai un rapport très sentimental aux objets et j'adore le concept de souvenir (je prends beaucoup de photos aussi). C'est pas plus compliqué que ça.
Voilà Christophe, ça c'est fait... la suite arrive.

lundi 10 mars 2008

J'ai mis en scène une pièce d'Anouilh (vrai ou faux ?)


Bonjour aux Roméo
Bonjour aux Jeannette
Bonjour aux Colombe
Bonjour à Monsieur Barnett
Bonjour aux zotres
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Voici la 9e réponse à la 9e question (quelle cohérence !) du quizz "vrai/faux" (un rejeton facebookeske).
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J'adore la plupart des pièces de Jean Anouilh. Celles que j'ai vu (pas mal), celles que j'ai lues (beaucoup). Je suis sensible aux thèmes évoqués par l'auteur, à la façon très personnelle dont il les traite mais surtout à la qualité de sa plume et à son humour décapant voire corrosif, grinçant (adjectif dont il qualifiait lui-même certaines de ses oeuvres). Parmi mes pièces préférées figurent "Roméo et Jeannette", "Le voyageur sans bagage", "Colombe" (à laquelle je dois un de mes surnoms), "Cécile ou l'école des pères" (le titre doit y être pour quelque chose), "Antigone" et aussi... "Monsieur Barnett" que je guette depuis des années dans les pages de l'officiel des spectacles.
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J'ai mis cette pièce en scène quand j'étais étudiante. En fait, nous avons failli ne jamais la jouer car le club théâtre auquel j'appartenais avait tout bonnement "oublié" de déclarer le spectacle que nous montions et "oublié" plus encore de demander l'autorisation aux ayant droits de Jean Anouilh car certaines de ses pièces ne sont jamais jouées. Lesquelles et pourquoi ? Mystère.
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Toujours est-il que nous avons eu l'autorisation de monter sur scène une heure avant la représentation. Un coiffeur "pour messieurs" du coin nous avait prêté un de ses fauteuils, quelques accessoires et autres bouteilles de shampooing (la pièce se passe dans un salon de coiffure), j'avais déguisé ma meilleure amie et néanmoins actrice principale en shampooineuse vulgaire plus vraie que nature (le standing du salon laisse à désirer), pourvu mon acteur principal d'un accent germanique (je sais, Barnett ne sonne guère teuton) et mon faux coiffeur d'un balai. J'avais vaguement tenté de me teindre en rousse parce que la pièce le valait bien (en plus de la mise en scène je m'étais modestement octroyé un petit rôle féminin - petit mais... sexy...) et fredonné le début du Banana Split de Lio (il fallait une chanson bête et sympathique à la fois). Ce fut un triomphe. Il faut dire que 80% des personnes présentes étaient des copains (et 6,78% des parents).
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Ma Môman à moi était dans la salle, venue tout exprès en train depuis Le Mans pour voir sa fifille unique et préférée sur scène. La critique dans le journal local fut bonne, pas bouleversée mais bonne. Môman a dû garder l'article quelque part...

lundi 3 mars 2008

J'ai le vertige (dans les escalators)



Bonjour aux cloué(e)s au sol
Bonjour aux funambules
Bonjour aux zotres



La 8e question du quiz vrai/faux concerne un de mes petits soucis du quotidien : le vertige. Il est parfaitement exact que j'en souffre à haute dose. J'ai le vertige sur à peu près tout ce qui se trouve à plus de 30 centimètres du sol et, a priori, ça ne s'arrange pas avec l'âge.

A priori, avoir le vertige n'est pas spécialement gênant à Paris. Il suffit d'éviter de monter au 3e étage de la Tour Eiffel à pied, de ne pas habiter au 27e étage d'une tour de Beaugrenelle, de ne pas se pencher par dessus les pilliers des ponts qui surplombent la Seine et le tour est joué. Ce n'est pas aussi simple (même si ce n'est pas très grave).

J'ai habité au 9e étage d'un immeuble avec terrasse et je n'avais pas le vertige sur cette dernière, en revanche, mes jambes flageolent dans une salle de cinéma plongée dans le noir et je tremble comme une feuille sur un escabeau et changer l'ampoule d'un plafonnier est un exercice complexe et périlleux qui peut me prendre facilement 5 minutes. La différence entre mon comportement sur mon ancien balcon et sur mon escabeau actuel : le fait que j'étais passive sur l'un et active sur l'autre, le fait que je fais plus confiance aux rembardes qu'à mon sens de l'équilibre. A ce titre, je peux monter sur un manège à sensations ou prendre un ascenseur panoramique (même si, dans certains cas, je suis moyennement à l'aise) mais j'ai un vrai souci avec les escalators.

Ces bestioles sont ma hantise et dès qu'ils sont un peu longs ou surplombent un peu trop le vide (je hais les architectes contemporains), je panique. Mes bêtes noires parisiennes sont ceux de la gare Montparnasse, de la station Opéra et surtout ceux du MK2 bibliothèque (à côté de la BnF) quant à ceux menant à certains sous-sol de la BnF, c'est bien simple, je ne pouvais les prendre qu'entourée d'un groupe de personnes et en fermant les yeux.

Si vous me croisez un jour à Montparnasse en partance pour ma Sarthe natale vous me verrez plus ou moins dans la position d'un champion de KL car dès que je me tiens droite, j'ai la sensation de tomber en arrière. J'avoue que je ne suis pas très fière non plus dans certains escaliers ; conclusion : vive les ascenseurs !

lundi 25 février 2008

Je dois les bases de ma culture en matière de peinture classique à Télé 7 jours (vrai ou faux ?)



Bonjour aux lectrices et aux lecteurs de Télé 7 jours
Bonjour aux zotres


Voici la 7e réponse (sur 25, il vous reste encore de quoi vous casser les dents) au quiz "vrai ou faux"
Quand j'étais enfant puis adolescente, j'avais une culture picturale largement supérieure à la moyenne de mes petits camarades.

Je savais ce qu'étais une Vanité, je pouvais identidier un Van Dongen au premier coup d'oeil, je connaissais Canaletto, Boucher, Boudin, Boesch, Signac, la fratrie des Le Nain et les Brueghel Jeune ou Ancien.

Je pense que cette "avance" culturelle s'est évaporée depuis bien longtemps mais les faits sont là, à une certaine époque j'en connaissais largement plus que les enfants de mon âge sur l'école hollandaise, le pointillisme ou der blaue Reiter. Je n'avais pourtant pas le nez en permanence plongé dans une encyclopédie. Mes parents achetaient Télé 7 jours toutes les semaines et, à cette époque, il y avait un jeu des 10 ou 11 ou 12 erreurs (ça dépendait des fois) qui prenait pour support un chef d'oeuvre de la peinture.

En haut de la page, figurait l'oeuvre originale, en bas la version retouchée. J'étais complètement nulle à ce jeu qui ne m'intéressait d'ailleurs pas le moins du monde mais je dévorais la courte biographie de l'artiste et les lignes d'anlyse de l'oeuvre qui accompagnaient le jeu.

Chaque semaine, je me livrais à une séance de découpage / collage / recopiage sur un petit cahier format A4 avec une illustration très girly de Betsey Clark ou Sarah Kay sur la couverture. Plus tard je suis passée du cahier de petite fille à un classeur d'ado, je n'archivais plus "mes" tableaux chronologiquement mais thématiquement et je ne recopiais plus les commentaires à la plume, je les collais... et mine de rien c'est vite devenu le bazar... J'ai pris beaucoup de retard : il n'y a jamais très loin chez moi du perfectionnisme aux affres velléitaires.

Heureusement (ou pas), Télé 7 Jours a arrêté ce jeu avant que je ne me décourage mais il y a quelque part chez mes parents, 3 ou 4 petits cahiers, un classeur rouge et une boite d'images où s'entassent des photos de tableaux célèbres et moi je dis : MERCI TELE 7 JOURS à qui je dois effectivement les bases de ma petite culture en matière de peinture.

lundi 18 février 2008

A votre avis : ai-je collé des affiches (pour les élections présidentielles de 2002 ?)



Bonjour
à Jacques
Bonjour

à Lionel
Bonjour aux militant(e)s, bonjour aux zotres

6e réponse au quiz "vrai ou faux".

Comme beaucoup, je garde un mauvais souvenir des élections présidentielles de 2002 et le casting du 2e tour fut un véritable choc pour ne pas dire un traumatisme. Je ne possède pas assez de cynisme et de mépris pour mon pays pour m'être réjouie une seule seconde à la pensée que le candidat pour lequel j'avais voté au premier tour (je vote toujours pour un candidat que j'espère voir au 2e tour) serait élu sans peine au second puisque son adversaire annoncé était étrangement absent du casting.

Il faut croire que les préoccupations de Lionel Jospin étaient moins patriotiques et démocratiques que les miennes ce soir là et je garderai toute ma vie en mémoire le geste de la main excédé et dédaigneux qu'il s'est permis le soir du 21 avril 2002 et la lâcheté de son "retrait" (très précipité et très relatif) de vie politique et de son silence (absolu) quant aux consignes de vote du P.S. pour le 2e tour... Honteux et La-men-ta-bleuh !

J'ai trouvé et je trouve encore ce "démerdez-vous, après moi la fin du monde" irresponsable. Je lui en veux encore de ce comportement indigne d'un prétendant à l'Elysée alors que tous les autres candidats de gauche se sont exprimés avec la gravité et la clarté que la situation méritait (sauf Arlette qui n'est pas forcément réputée pour être un modèle de pragmatisme et de bon sens).

Bon, c'est vrai, je m'éloigne de la question du quiz mais que voulez-vous, c'est viscéral, à chaque fois que je repense à Jospin, ma tension monte. Il y a beaucoup de personnes (surtout parmi les politiques de tous bords) qui m'énervent, m'agacent et/ou qui m'amusent plus ou moins (parfois ce sont les mêmes) mais il y en a peu que je déteste. Jospin fait partie de ces "unhappy few". Je n'aime vraiment pas ce type (mais, vous remarquerez, pas au point de ne pas le citer dans ce message) et c'est plus fort que moi, dès que je trouve une occasion de le dire, ça sort tout seul. Cependant, s'il avait fallu voter pour lui et non pour Chirac au 2e tour des élections en 2002, moi, contrairement à lui, je ne me serais pas posé la question 1/4 de demie seconde, je l'aurais fait sans hésitation et sans le moindre regret. Ma bile anti Lolo étant versée, je peux revenir sereinement (ou presque) à la question du quiz.

Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis ravie de penser ce que je pense, mais je n'ai absolument pas la fibre militante. Bizarrement (ou pas ?), j'ai même tendance à préférer discuter avec des gens qui ne partagent pas mes opinions qu'avec des personnes d'accord avec moi. Vu que je sais déjà ce que je pense et pourquoi je le pense, je n'ai pas besoin d'écho. En revanche, un brin de contradiction et de contre argumentation n'ont jamais fait de mal à personne, bien au contraire. D'ailleurs, les 3 Monsieur Cissou ayant eu la joie, l'honneur et l'avantage de me cotoyer durablement de jour et de nuit partageaient mon lit mais pas du tout mes vues politiques.

Lors de ma folle jeunesse, je suis allée à quelques meetings locaux et j'ai été tellement horrifiée par la stupidité des questions posées, par le nombrilisme des préoccupations des un(e)s et des autres, par la perte de temps et d'énergie considérables induites par ces réunions de quartier ridicules (à droite comme à gauche, j'ai testé les 2), que :
- je me suis demandée comment les maires/député(e)s/élu(e)s de tous poils ne pétaient pas les plombs et ne venaient pas avec un fusil à pompe histoire de se défouler un peu, comment ils/elles réussissaient à conserver leur calme et leur sérieux face la connerie ambiante,
- j'ai failli me faire lyncher par quelques mamies du 15e suite à une question jugée un brin provocatrice (et qui était en fait profondément ulcérée),
- j'ai rapidement conclu que je n'avais pas plus le chromosome politicus que la bosse des maths.

Moi ? Coller des affiches ? JAMAIS de la vie ! Je crois qu'à une exception près, tout le monde s'est trompé sur cette question. Les seules affiches que j'ai jamais collées concernaient le gala de mon école. Ce devait être en 1987 ou 1988. Coller des affiches pour des élections me viendrait d'autant moins à l'idée que :
- je n'aime pas me salir,
- je n'aime pas avoir les doigts poisseux,
- ce gaspillage de colle, de papier (d'argent...) et cette dégradation des murs m'énervent,
- j'ai un regard très désabusé sur la chose politique et je ne peux idéaliser un(e) candidat(e) au point de crier son nom et coller sa trombine sur un mur... déjà, plonger un nom dans une urne est parfois diffi-Cécile alors qu'on ne m'en demande pas plus.

lundi 11 février 2008

J'ai peur des vaches (meuh non)

Bonjour à Marguerite, Pâquerette, Muguet, Joconde, Biscotte, Paloma, Rêveuse, Charmante, Jasmin, Parisienne, Colombe, Fillette, Romance, Choupette, Câline, Danseuse, Félicie (aussi),
Bonjour aux génisses, aux laitières, aux réfomées, Bonjour aux zotres


Meuhhh non !!! Ca va pas ? Comment peut-on être effrayé(e) par une bestiole possédant un regard si beau et si doux ?

Vous imaginez une fille de boucher-charcutier, une cousine et nièce d'éleveurs affligée d'une phobie des bovidés ? Mais ma famille m'aurait reniée !
J'aime les vaches, c'est bon avec des frites ou de la purée. Le jus de vache c'est super pour les corn-flakes et puis le fromage et les yaourts sont tout de même mon premier poste de dépenses alimentaires.


Si j'avais peur des vaches, je serais une fille indigne doublée d'une carnivore lolophage ingrate.

Encore 20 questions vachement balaizes soumises à votre sagacité dans le quiz Vrai/Faux.

lundi 4 février 2008

Je collectionne les mugs vertes (vrai ou faux ?)




Bonjour aux
collectonneuses
Bonjour aux
collectionneurs
Bonjour aux zotres



Voici la 4e réponse au quiz "vrai ou faux ?" . Si vous êtes joueur/se, il en reste 21 à explorer.

J'avoue, je suis atteinte de collectionnite aigue et ce depuis l'enfance. Tout (ou presque) y est passé...

Ca a commencé avec les autocollants, les porte-clefs, les badges, les pins, les fèves, les cartes de téléphone, les clef miniatures quand j'étais enfant et j'ai enchaîné avec les cochons et le papier à lettres notamment. Cela dit, celles et ceux qui ont répondu oui à cette question vont être verts car ils ont bu la tasse. C'est FAUX, je ne collectionne pas (encore ?) les mugs vertes.

lundi 28 janvier 2008

Je joue au poker depuis 2 ans (vrai ou faux ?)



Bonjour aux accro du texas Hold'em
Bonjour aux allergiques aux jetons
Bonjour aux zotres

La 3e question du quiz "Vrai ou Faux ?" portait sur un de mes vices potentiels. Est-ce que oui ou non je joue au poker depuis 2 ans ?

Afin de ménager un suspens très relatif (vu que la réponse en rouge et un gras vous a forcément sauté aux yeux) autour de la table et de laisser chaque joueur/se miser ses jetons, je vous rappelle, avant de répondre, que vous pouvez encore jouer avec les 22 questions restantes et découvrir les réponses commentées aux questions 1 et 2 en cliquant sur le lien figurant au paragraphe précédent.

Quelqu'un a misé son tapis sur le la question Poker et s'est planté. En fait, la quasi totalité des personnes ayant répondu ici ou sur Facebook s'est trompé et je suis fière de mon bluff : NON, je ne joue pas du tout au poker.

Je connais les règles du Texas Hold'em, je regarde toutes les émissions de poker que je peux (sauf celle de Direct 8, trop lent... mou, mou, mou) et j'adore ça. Cela dit, je ne joue pas.

Si je suis une spectatrice passionnée, je n'ai jamais joué parce mes amis ne pratiquent pas le poker et je n'ai donc jamais eu l'occasion de m'asseoir à une table.

Et le jeu en ligne me direz-vous ?
Vade retro Internetas !
Je résiste aux sirènes virtuelles même si la tentation est forte de tester le jeu en ligne.

Je me connais (plutôt bien). Je suis de tempérament très enthousiaste, très passionné, en un mot très joueur (comme les chiots... ouarf !) surtout si la tactique, le bluff et la psychologie font partie intégrante du jeu. Ca pourrait vite être désastreux, non pas sur le plan financier : ce n'est pas dans ma nature de flamber (je préfère gagner/perdre peu pendant longtemps que risquer gros tout de suite, j'ai mes adversaires à l'usure) et je n'en ai d'ailleurs pas les moyen mais ça serait potentiellement catastrophique en terme de temps passé et de nuits blanches cumulées.

Jouer au blog et à facebook est déjà suffisamment chronophage comme ça.