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jeudi 6 juin 2013

Boire un apéro (en admirant un coucher de soleil sur la Tour Eiffel)

Bonjour aux fans des rooftops
Bonjour aux zotres

De Télérama au Figaroscope en passant par tout ce que le net compte de sites dédiés aux sorties, bars, restos, les adresses parisiennes de terrasses sur les toits se multiplient et deviennent de moins en moins confidentielles.

Certaines ne sont accessibles que l'été et c'est le plein moment d'en profiter ! Quoi de mieux que de siroter un verre loin des bruits de circulation avec une vue dégagée sur les plus beaux monuments parisiens.

L'une de ces adresses où il fait bon déguster un mojito ou un verre de chateau Minuty les yeux rivés sur le ciel et les variations de couleurs qui nimbent la Tour Eiffel est le dernier étage du Novotel Vaugirard situé au 257 de la rue, c'est à dire, selon le point de repère qui vous semblera le plus parlant :
- en face du commissariat du 15e
- en face du siège de l'UMP
- presque en face du métro Vaugirard

L'endroit est ouvert d'avril à septembre de 17h à 01h du matin.
Quelques zotres zadresses ici : ici



vendredi 22 février 2013

Restaurant Yoom (spécialité de dim sum)

Bonjour aux amateurs/trices de dim sum
Bonjour à celles et ceux qui ne savent pas ce que c'est (les pauvres)
Bonjour aux zotres

A mon retour de Hong Kong (voir mail précédent), j'ai cherché des restaurants de dim sum à Paris et je suis tombée sur YOOM, adresse que j'ai testée et approuvée au point d'y organiser le prochain dîner livres échanges du jeudi 28/02/2013.

Yoom est un endroit convivial à la carte plus qu'alléchante. Il est difficile de faire un choix, aussi je vous conseille de procéder avec un papier et un stylo sinon c'est le bazar pour commander dès qu'on est plus de 2.

Les dim sum y sont fraîchement préparés dans les cuisines ouvertes du sous-sol et sont franchement délicieux. On retrouve avec bonheur le plaisir de croquer dans ces bouchées de pâte fondantes et parfumées.
Cela dit, soyons honnêtes, si on sort avec plaisir du sentier battu parisien des Ha kao (ravioli crevettes) et des bouchées au porc pour goûter des choses plus dépaysantes, elles ne sont pas pour autant d'une authenticité à toute épreuve. Si ces bouchées sont résolument asiatiques, elles évoquent autant voire plus la thaïlande que la Chine.

Accessoirement, quand j'ai demandé s'ils avaient tel ou tel type de dim sum goûté à Hong Kong, la réponse a systématiquement été non. Quant aux desserts, si je les recommande c'est là encore par pure gourmandise et non pour s'imprégner d'Asie puisque je parle de dim sum dessert à base de pomme ou de nutella certes délicieux mais pas super exotiques.

Bref, on est dans le dim sum réinterprété, revisité comme on dit dans Top Chef. Du dim sum fusion pour bobos. Est-ce si grave ? Non parce que c'est bon, très bon, (trop ?) bon... il faudra juste continuer à chercher un "vrai" resto de dim sum à Paris... Des adresses à me conseiller ?

Informations pratiques
Yoom - Dim Sum
Rue Grégoire de Tours 75006 Paris
Métro Mabillon ou Odéon
Fermé le dimanche

jeudi 21 février 2013

Dim Sum (à gogo)

Bonjour aux fans de dim sum
Bonjour à celles et ceux qui ne savent pas ce que c'est (les pauvres)
Bonjour aux zotres

Lorsque je vais dans un restaurant chinois ou vietnamien, vous pouvez être certain(e) que je commande des raviolis vapeur (autrement dit des dim sum même si... mais j'y reviendrai plus tard) en entrée. J'adore ça. Depuis des années je fantasme sur les restaurants spécialisés aperçus dans certains films US (allez comprendre...) où, comme dans les cantines de lycée, des serveuses poussent des chariots bondés de paniers de bambous renfermant les précieuses bouchées.

On m'avait vaguement donné quelques adresses dans l'est parisien mais je n'ai jamais eu l'occasion de les tester. Et puis, début 2012, j'ai appris que je serai envoyée en mission à Hong Kong pour deux semaines en juin et là, bonheur, nirvana, extase, je savais que je trouverais des dim sum à chaque coin de rue.

De fait, les hong kongais(es) sont très friand(e)s de cette spécialité cantonaise et, sur place, ma culture en matière de dim sum s'est considérablement élargie tant sur le plan théorique que sur le plan gustatif.

La première chose que j'ai apprise est que si les dim sum sont bien des bouchées il ne s'agit pas uniquement de bouchées vapeur. Ils peuvent également être frits ou grillés ou même se présenter sous forme de soupes.

La 2e est qu'il en existe une variété considérable aux saveurs et parfums tous plus délicieux les uns que les autres. Si j'aime toujours autant les dim sum que l'on trouve en France (même ceux des traiteurs chinois bas de gamme c'est dire !), ceux que j'ai dégustés en Asie étaient de vraies tueries orgasmiques.

La 3e est qu'à Hong Kong, dans les restaurants traditionnels (qui font généralement la taille d'une usine au point que, dans certains, les serveurs/euses se baladent avec des oreillettes), on ne trouve pas de dims sums le soir mais uniquement le midi.

La 4e et non des moindres est qu'il peut s'agir de bouchées sucrées dont certaines ressemblent étrangement à des pâtisseries occidentales comme le démontre la photo ci-contre. Les egg tarts achetées dans la rue à Hong Kong sont les soeurs siamoises (si j'ose dire) des pastel de nata portugais. Et elles sont tout aussi délicieusement addictives ! Surtout tièdes.

Mes chouchous
Parmi ceux que j'ai goûté à Hong Kong mes chouchous étaient une variété jusqu'ici inconnue : des bouchées au boeuf et au légume contenant également du bouillon à l'intérieur. Ils sont évidemment fragiles et compliqués à mangercompliqué à manger et il faut user en alternance des baguettes avec délicatesse et d'une cuillère où poser délicatement la bouchée avant de mordre dedans avec précaution afin d'éviter de se bruler. On m'a expliqué leur fabrication (ben oui, ça m'intrigait à peu près autant que le bateau dans la bouteille de gnole...) : en fait, le bouillon est incorporé gelé dans la pate ! Il suffisait d'y penser.
J'adore aussi les petites brioches blanches fourrées de viande de boeuf (théoriquement) et de sauce sucrée salée. J'en ai mangé aussi en France il y a longtemps mais rien à voir !

Dim sum et baguettes
Comme le reste de la cuisine chinoise, les dim sum "classiques" (hors soupes et desserts) se dégustent avec des baguettes. Pas toujours faciles de les attraper au fond des petits paniers (cela dit, à la différence de la plupart des dim sum "bas de gamme" qu'on trouve en France, les dim sum hong kongais ne collent pas) et encore moins, quand on n'a pas l'habitude, de  maintenir ces bouchées rondes en l'air avec de simples baguettes.
J'ai avoué à quelques interlocuteurs locaux que, parfois, en France, quand j'avais la flemme de m'appliquer, je me servais des baguettes comme de bandrilles et, à ma grande surprise, ils m'ont répondu qu'eux aussi et que c'était une pratique tout à fait acceptable. Il est aussi fréquent de se servir d'une baguette comme fourchette (à une dent... soit...) et de l'autre comme d'un couteau pour couper le dim sum et d'attraper plus facilement les morceaux ensuite.
Quelques liens
Sur le plan théorique Wikipedia
Sur le plan pratique si vous voulez préparer vous même des dim sum, allez sur Piment Rouge

dimanche 17 février 2013

Sélection bloguesque (de la semaine 07-2013)

Bonjour Ori
Bonjour Jules
Bonsoir Chrys
Bonjour l'irrégulière
Bonjour aux zotres

Cliquer sur le mot Quand pour accéder au message d'origine.
Quand Ori me met l'eau à la bouche
J'avais vu l'info passer sur M6 et je me suis instantanément dit "il faut que je réserve" puis j'avais, comme il se doit, oublié. Mais Ori a réveillé mes papilles et ma mémoire et, alors que j'écris ces lignes, j'ai le téléphone coincé entre mon épaule gauche et mon oreille (gauche aussi) : je suis en attente avec le restaurant éphémère l'Alcazar qui accueille d'anciens candidats de Top Chef !!! Je suis une méga trop hyper vachement fan à ond de Top Chef ! Je veux TOUS les tester ! les goûter ! les dévorer... enfin... leur cuisine quoi !
Ca y est, c'est réservé ! Miam miam miam !

Quand j'ai envie de danser sur Dirty Dancing avec Romain Duris
Mardi après mardi, je constate via twitter interposé que l'irrégulière et moi avons souvent les oreilles en symbiose quant il s'agit de commenter La nouvelle star. Je viens de lire la critique consacrée à L'égoïste romantique de Begbeider sur Cultur'elle et de la première à la dernière ligne je me suis dit "c'est exactement ça" ou "pareil" ou "idem". J'ai enchaîné dans la foulée avec son message consacré à l'arnacoeur et là encore, je constate que je suis du même avis sur tout ! Moi non plus je ne connaissais pas ce film et moi aussi j'ai passé un excellent moment en le découvrant sur France 2.
Cela dit, s'il fallait choisir un partenaire pour un remake de la chorégraphie culte de Dirty Dancing, je choisirais Ryan Gosling qui fait lui aussi une démonstration torse nu convaincante dans Crazy Stupid Love (excellent film aussi).

Quand Jules confirme un de mes a priori
Pour moi un livre c'est du papier, c'est une odeur, c'est un son quand on tourne les pages, c'est un souvenir quasi vivant sur une étagère, c'est une source de rituels et de plaisir autant qu'un vecteur de détente et/ou de culture. J'aime les livres, je les préfère même d'occasion. Jamais je n'ai eu envie d'un truc électronique et je ne crois pas que j'en aurai envie un jour.

Quand c'est de l'art de cochon
Chrys met en ligne plein d'oeuvre d'art sur la société de consommation et les supermarchés. Très intéressant !

mercredi 2 janvier 2013

La liste de mes envies culturelles (de janvier et février)

Bonjour à celles et ceux qui sortent
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres

Le 18/12/12 je publiais la liste de mes envies culturelles du mois en cours et du prochain. Je réactualise celle-ci sur janvier et février et j'espère que je continuerai ainsi de mois en mois en constatant que, globalement, je réussis à satisfaire la plupart de mes souhaits et projets.

Je m'aperçois que cette sélection compte beaucoup d'expo et c'est bon signe car je trouve que je n'en fais pas assez. En revanche, côté cinéma c'est un peu Waterloo morne plaine je trouve. Je renouvelle mon appel aux volontaires et aux amateurs/trices de ceci ou cela pour m'accompagner ici ou là.

Mes envies du moment

Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
L'art en guerre 1938-1947 de Picasso à Dubuffet au Musée d'art Moderne parce que WW2 me fascine et parce que je crois que ma période picturale préférée est la 1ere moitié du XXe siècle
Salvador Dali au Centre Pompidou surtout pour le nom
Au delà du Street Art au musée de la Poste parce que j'adore
L'impressionnisme et la mode au musée d'Orsay parce qu'on m'en a dit le plus grand bien. L'expo se termine le 14 janvier.
Le cercle d'art Moderne - Collectionneurs d'avant garde au Havre au musée du Luxembourg pour la période évoquée et parce que l'affiche représente un tableau de Kees Van Dongen mon portraitiste préféré. Là il faut que je me dépêche car l'expo s'achève le 6 janvier !

Resto
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris : prévu pour très bientôt. Réservé
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les 2 Oliviers (6e) minuscule par la taille mais grand par la qualité. Déjà testé lors d'un DLE

Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres (qui ne se joue déjà plus que dans 4 salles indépendantes à Paris dont une près de chez moi)
Frankenweenie de Tim Burton (3 mini salles à Paris dont une près de chez moi mais uniquement le mercredi et le vendredi matin : mal barrée cette affaire)
Argo de Ben Affleck

Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)

Spectacle
Gaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site : Billet acheté !
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)
Mustapha El Atrassi car j'adore son sens de la répartie et, depuis qu'il est un peu connu (maintenant il l'est plutôt beaucoup), j'ai envie de le voir sur scène.

Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne

Bilan des envies en décembre 2012

Critique en ligne
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Critique ici

Critique à venir
Le First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin (voir photo ci contre). Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris

mardi 18 décembre 2012

La liste de mes envies culturelles (de décembre et janvier)

Bonjour à celles et ceux qui sortent
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres

Je sais que décembre est déjà bien entamé mais qu'y puis-je ? Hein ?

Cet inventaire m'a été inspiré par celui que Liliba dresse chaque lundi sur son blog. Volontairement, je n'y inclus pas les livres. Des amateurs/trices pour m'accompagner ici ou là ?

Selon un code couleur hyper étudié, sont surlignées en rouge les envies que j'ai déjà + ou - assouvies et en orange celles pour lesquelles une critique existe sur le blog.

Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
Plein d'autres trucs encore... mais bizarrement je concrétise (beaucoup trop) peu mais envies d'expo

Resto
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris
Le First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin. Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)

Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres
Frankenweenie de Tim Burton
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Des places sont toujours à gagner sur ce blog pour aller voir ce film.

Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne

Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)

Spectacle
Gaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)

Et vous ? Quelles sont vos envies culturelles du moment ? Et quels sont vos conseils ?

mercredi 12 décembre 2012

Où vais-je acheter des pralines (quand je suis à Bruxelles)

Bonjour à celles et ceux qui disent des pralines
Bonjour à celles et ceux qui disent des chocolats
Bonjour à celles et ceux qui les mangent
Bonjour aux zotres

Pour trouver les adresses dont je parle et quelques autres : Voir ici et  mais à vos risques et périls !
De Godiva à Jeff de Bruges en passant par Léonidas ou Neuhaus, les marques de chocolats... oups... de pralines belges ne manquent pas en France ! Seulement voilà, celles-ci, je ne les aime pas. Beurk. Ces chocolats... oups... ces pralines sont, de mon point de vue, trop gras, assez grossiers et peu originaux dans l'ensemble. Ce sont des marques commerciales de peu d'intérêt et, pour certaines aux produits au goût médiocre. Enfin, je nuencerais pour Neuhaus : chez eux il y a des trucs d'une banalité dispensable mais aussi des petites pépites chocolatées pleine d'originalité et de finesse. Il faut trier donc... un peu comme dans une boite de chocolats... oups... un ballotin de pralines voulais-je dire !

La constance discrète et la qualité de Galler

Quand je vais à Bruxelles, je passe systématiquement chez Galler dont les mini tablettes sont bien connues et faciles à trouver en France mais pas les chocolats... oups... les pralines ni la pâte à tartiner même si j'ai lu ici qu'une boutique existait boulevard Haussmann.
Je connais cette adresse qui jouxte la Grand Place (à côté de la taverne du roy d'Espagne) depuis des années et j'y pense toujours en salivant. La forme sobre et le code couleur brun et corail des emballages n'a pas changé. Ici pas d'esbrouffe, pas de chichis, pas de flafla, du bon goût dans tous les sens du terme. Bref, j'ai envie de dire "Une boite de Galler et c'est le bonheur" et, même si ce n'est pas flagrant, ça rime !!!
La finesse et la créativité marketée de Marcolini

Le site internet annonce d'emblée la couleur (le noir), ici on n'est pas n'importe où mais, je cite, dans la haute chocolaterie ! Le prix au kilo est cohérent avec cette information mais Pierre Marcolini a le bon goût (dans tous les sens du terme) de faire des chocolats... oups... des pralines vraiment petits et l'on peut goûter à autant de choses en 500 grammes que dans un kilo de chocolats... oups... de pralines nettement moins raffinés. Pour le même prix le poids sera moindre (certes) mais le plaisir bien plus grand ! Il y a (au moins) 2 boutiques Marcolini à Paris, une dans le 6e et une à côté de l'Opéra. S'il y en a d'autres je ne les connais pas. Mais bon, acheter des Marcolini à Paris c'est comme acheter des macarons Ladurée en Belgique : aussi bon, aussi cher mais... pas pareil. Accessoirement, les macarons Marcolini sont top aussi !

L'univers et le choix de La Belgique gourmande

Ici c'est un peu différent. On vient à la Belgique Gourmande pour la quantité, la diversité de produits chocolatés que l'on se sert soi-même dans des boutiques qui affichent un côté résolument (mais authentiquement ?) rétro avec du bois et des grands casiers partout. Impossible de rater l'endroit car j'ai repéré 3 boutiques autour de la Grand Place dont une dans la galerie du roi ou de la reine... bref, ZE galerie chic et incontournable de Bruxelles dont le nom m'échappe toujours (Edit : Galerie de la Reine). Les adresses sont ici ainsi qu'une sorte de jeu de l'oie + ou - chocolaté. Le concept de cette boutique est assez bien décrit sur Sucreries Belges et l'expression "jouer l'authenticité" est très intéressante.

De fait, on ne sait plus vraiment si les chocolats... oups... les pralines sont si artisanaux que ça mais l'essentiel est ailleurs. Ils sont juste craquants et croquants comme les grains de café ou la nougatine enrobés de chocolat ! Mon coup de coeur pour ne pas dire ma folie douce quasi orgasmique est un galet en pate d'amande enrobé d'une fine pellicule de chocolat et d'une autre coche de sucre. En gros, imaginez 5 fois la taille d'un M&M's avec à l'intérieur une pâte d'amande délicieuse. Une tuerie.
Ce que je rapporte toujours aussi quand je vais là-bas c'est une dizaine de tablettes de chocolat Dolfin aromatisées à des trucs comme l'anis ou le thé vert ou la poire caramélisée ou le poivre rose. Elles coûtent un bras (autour de 3,50 euros) chacune mais elles le valent bien... Quant à la mini tablette de 70 grammes signée Zabaar elle coûte environ 5,50 euros ! Gloups.

vendredi 7 décembre 2012

Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 49 2012)

Bonjour aux énervé(e)s
Bonjour aux béat(e)s
Bonjour aux zotres

Coup de coeur
Bistrot les colonnes

Ce resto en face de la sortie du métro Marie d'Issy (ligne 12) est la cantine du maire de la ville, Pierre Santini que l'on soupçonne facilement d'être un bon vivant. De fait, Les colonnes a reçu le prix du meilleur Bistrot (de Paris ? de France ?) en 2003 et tout y est délicieux ! Les produits sont beaux, frais, parfaitement cuisinés. J'y suis déjà allée 4 ou 5 fois avec toujours le même plaisir et le même sentiment de ne savoir que choisir (très révélateur ça !). Ce midi j'y ai déjeuner avec 2 amies et nous nous sommes RE-GA-LEES !

Coup de gueule
Les vitrines de Noël du Printemps et des Galeries Lafayette

Lundi dernier à 20h, j'étais invitée par Mademoiselle Gima à des ateliers découvertes de la marque Sabon, rue Tronchet. Mon coup de gueule ne porte pas sur cette partie de la soirée loin de là !

Comme j'étais juste à côté, je me suis dit qu'au retour je passerais devant les vitrines de Noël du boulevard Haussmann et là, stupeur et énervement. Celles du Printemps ne sont qu'une immense pub Dior et celles des Galeries Lafayette une énorme pub Vuitton. Ici des poupées de tissues assez laides et pomponnées Dior évoluent dans un Paris festif et idéalisé où fleurissent le gris et le D si reconnaissable de la marque, là des majorettes levent les gambettes sur un tas de malles brunes monogrammées ou parmi des escarpins paillettés vulgaires faisant bien leurs 12 ou plus certainement 14 cm de talons ou encore 3 Pingouins géants en peluche portent statiquement des lunettes de soleil et des sacs Vuitton en bandoullière.
Celles et ceux qui pensent que ces vitrines s'adressent aux enfants et non aux touristes friqué(e)s qui ont les moyens de claquer 2000 euros dans un sac croient évidemment au Père Noël !
Quand j'ai vu ça, je me suis dit que, décidemment, la magie de Noël et les yeux émerveillés des enfants faisant bien peu de poids par rapport à une logique bassement mercantile.

Je ne sais pas si ces magasins auraient vendu moins de maroquinerie de luxe sans ces vitrines mais elles ont à coup sûr réalisé une économie plus que substantielle en "déléguant" leur réalisation. Ici, un article vu dans Le Monde sur le "phénomène"

lundi 25 juin 2012

Singapore Sling avec modération (ou sans selon le contexte et l'effet recherché)

Hips à celles et ceux qui l'ont goûté
Hips hips à celles et ceux qui ont trouvé ça tellement bon qu'elles et ils ont eu envie de regoûter
Bonjour aux zotres

Il se trouve que je suis tombée par hasard sur les dix dernières minutes du match France Espagne alors que je déambulais dans Clarke Quay (dément ce coin) et je me suis assise au bar pour assister à la catastrophe fin du match. Il me fallait bien un remontant pour supporter le spectacle et j'ai demandé la carte des cocktails.
Que pouvais-je commander d'autre qu'un Singapore Sling ?
C'est aussi doux et presque aussi bon qu'un Sex on the beach ! En voici la recette (paraît-il) originale ici et l'histoire  et .
Aller en boire un au Raffles, l'hôtel de luxe emblématique de Singapour où il fut créé au début du XXe siècle figure parmi mes projets à court terme. Je vous dirai s'il est meilleur qu'ailleurs (et combien il coûte !).

mardi 1 mai 2012

Santorin et moi (chapitre 4 - Je me tape un grec)

Bonjour à celles et ceux qui surveillent leur ligne
Bonjour à celles et ceux qui pensent que le régime crétois est la norme en Grèce
Bonjour à celles et ceux qui ne bouffent que de la salade verte sans sauce et des légumes bouillis
Bonjour aux zotres

Comme d'habitude quand je suis à l'étranger, je m'adapte autant que faire se peut aux rythmes et aux spécificités culinaires locales. Dès mon arrivée dimanche, je me suis donc tapée un grec... avec des frites. C'était gras, c'était bon, c'était de la junk food locale avec un verre de vin rouge très mauvais, acide et amer à la fois. Dégueu. En revanche, le serveur qui était charmant (mais pas trobogosse du tout) m'a offert un petit verre de vin rouge doux produit à Santorin... et contrairement au limoncello italien ou à l'eau marocaine (voir points 2 et 3 d'un récent tag, ce liquide là était offert sans arrières pensées horizontales.


PS : lorsque j'ai com-mandé, Bacon, le cochon voyageur n'était pas sur la table, il ne sait donc pas que j'ai mangé du porc ! Je compte sur votre discrétion...

mercredi 11 avril 2012

Coquillettes (au beurre)

Bonjour aux cordons bleus
Bonjour aux affamé(e)s
Bonjour aux top-chef(fe)s
Bonjour aux zotres

A l'heure où les blogs culinaires prospèrent, quelques jours après la finale alléchante de Top Chef et alors que je m'apprête à faire un marathon de la bouffe (j'ai des restos quasiment tous les soirs et un midi sur 3 jusqu'à la fin du mois), j'ai cherché comment je pouvais apporter ma pierre gastronomique à l'édifice de la tradition culinaire française et je me suis souvenu d'une recette de Valérie Lemercier dans les fiches cuisine du magazine Elle (qui a déjà tenter de tester une recette de Elle sait que ce n'est pas de la tarte... même pour un plat salé !).

Puisque les adjectifs "réinterprété" et "revisité" sont très tendance en cuisine, j'ai eu l'idée de donner ma touche personnelle à la fameuse (et succulente) Recette des coquillettes au beurre

Les prérequis


Ustensiles : une grande casserole, une passoire, une cuillère Temps de préparation : 5 minutes (d'une main et sans se presser)
Temps de cuisson : 10 minutes
Difficulté : relative
Ingrédients pour une personne seule : 1 litre d’eau, 1 grand verre à eau rempli à ras bord de coquillettes, 1 pincée de sel, 1 noisette de beurre (de préférence demi-sel : on vient de l'ouest ou pas !)


Les étapes de la recette

A. Faire chauffer l’eau à feu vif dans la casserole avec une pincée de sel
B. Après ébullition, verser les coquillettes dans l’eau et remuer
C. Laisser cuire pendant une dizaine de minutes à feu vif
D. En attendant, trouver une occupation pas trop prise de tête : surfer sur le net, passer un ou deux coups de fil, répondre à des mails, changer de statut Facebook et commenter ceux des zotres, regader des photos de vacances ou mes photos de Rome sur mon blog, twitter à propos du menu du soir, etc.
E. Quand ça commence à sentir le cramé (au bout de 30 à 45 minutes théoriquement), se diriger d’un pas énergique vers la cuisine et se traiter de triple buse, de tête de laping (avec un accent du sud), d’andouille périmée, de bulot inadapté ou de tout autre nom d’oiseau qui aurait votre préférence. Cumuler éventuellement plusieurs insultes.
F. Arrêter la cuisson et constater les dégats : l’eau est totalement évaporée, le fond de la casserole est cramé, la plaque de cuisson est maculée d’éclaboussures. Il y a de la fumée partout.
G. Aller jusqu’au frigo et rechercher le n° de la pub "Rabbit Pizza – Livraison en 30 minutes" astucieusement placardée à l’aide d’un magnet à l’effigie d’un Lapin Crétin (de circonstance).
H. Commander la pizza de son choix.


Astuces de la cheffe (moi)

1/ Saler l’eau en début de cuisson lui permet de chauffer plus vite mais on peut aussi accélérer le processus en faisant bouillir l’eau dans une bouilloire électrique avant de la verser dans la casserole (dans ce cas on ne sale l’eau qu’ensuite sinon le thé suivant aura goût de sel ce qui peut plaire à un palais asiatique mais pas nécessairement à celui d’un(e) occidental(e) !).
2/ On peut aussi utiliser un couvercle pour accélérer la cuisson mais, dans ce cas, il faudra laver un ustensile de plus…
3/ Certain(e)s perfectionnistes recommandent l’ajout d’un trait d’huile d’olive en début de cuisson pour éviter que les coquillettes ne collent, mais bon, ça s’avère moyennement utile au vu du résultat final.
4/ On peut très facilement adapter cette fabuleuse recette pour deux personnes en modifiant simplement l’étape H. Il suffit alors d’aller au resto plutôt que de commander une pizza. Il n’est pas exclu que celle/celui des deux qui n’a pas cuisiné adopte envers l’autre un ton comportement ironique et un ton moqueur (dans ce cas ne pas hésiter à se venger, la prochaine qu’elle/il préparera des œufs durs.


Et comme disait Joël Robuchon avec le naturel qui le caractérise devant une caméra : "Bon appétît bien sûr !".

dimanche 22 janvier 2012

Riad Nejma (pour le prochain DLE)

Bonjour aux gaga de tajines
Bonjour aux goulu(e)s de couscous
Bonjour aux passionné(e)s de pastilla
Bonjour aux accros aux cornes de gazelles
Bonjour aux fan de kefte

Salam alikoum aux zotres

Le prochain DLE aura lieu le 09/02/12 à 20h30 dans un restaurant marocain. Toutes les informations sont en ligne sur le blog des DLE
et sur facebook. N'hésitez pas à vous inscrire à l'une ou l'autre de ces adresses.

jeudi 19 janvier 2012

Spice and wine (resto thaï)

Bonjour aux accros au lait de coco
Bonjour aux fans de riz gluant
Bonjour aux zotres

LE DLE d'hier soir se déroulait dans un excellent restaurant Thaï assez chic sans être guindé et même si les jolies assiettes sont vides sur ces photos prises par Christophe, leur contenu aurait également mérité quelques clichés tant il était appétissant... Mais il fallait être là pour humer l'odeur du lait de coco et des diverses herbes et épices et goûter la qualité des plats servis. Il faut dire qu'en cuisine officient visiblement de vrais thaï.

J'avais choisi ce restaurant parce que j'avais pu préacheter des bons de réduction lookingo qui mettaient le dîner à 14,50 euros par personne (entrée succulente, plat délicieux et dessert craquant) alors qu'à la carte (il n'y a pas de menu), les tarifs s'établissement à 7 à 8 euros pour les entrées, autour de 16 pour les plats et environ 7 pour les desserts.
A chaque fois que je découvre un restaurant de cette manière avantageuse sur le plan tarifaire, la question est de savoir si j'y retournerais en payant plein pot. Ici, la réponse est oui, sans hésiter (et puis j'ai encore des bons lookingo à écouler...hé hé...).

Seul petit bémol : l'accueil est très professionnel et le service efficace mais pas spécialement chaleureux. Ce point est toutefois à relativiser pour deux raisons :
1/ j'imagine qu'un restaurateur est forcément un peu inquiet en voyant débarquer une bande de malades qui se met à empiler et à faire tourner une trentaine de bouquins sur la table.
2/ un des participants a fait tomber une partie de son plat par terre et il lui a été immédiatement remplacé sans même que nous l'ayons demandé. Pro je vous dis. Pas souriant mais pro. Et bon. Très bon. Trop bon ?

La carte est longue et variée et le plus difficile sera de vous décider entre les multiples possibilités proposées. J'ai opté pour de délicieux beignets croustillants de crevette, suivis de canard à la sauce au tamarin (top !) et, en dessert, pas très thaï mais délicieux, un framboisier à la pistache (il y avait aussi des crèmes brûlées au thé vert en option un peu plus locale mais pas vraiment de dessert asiatique).

Infos pratiques : SPICE & WINE
142 avenue du Maine - 75014 Paris
Métro Pernety ou gaîté (ligne 13)
Site internet

jeudi 29 décembre 2011

Dakar 2011 (29/31)

Plus tard, mon cuisto rasta préféré m'a offert un ormeau grillé. Luxe délicieux que les guinéen(ne)s n'ont pas voulu tester.

vendredi 16 septembre 2011

Coup de coeur et de gueule vendredesque (37-2011)

Bonjour à celles et ceux qui aiment les resto bozébons
Bonjour à celles et ceux dont la pratique du sport est indubitablement trop intermittente
Bonjour aux zotres

Coup de coeur
Restaurant Macéo

Cette semaine, j'ai eu l'occasion de découvrir ce lieu magnifique et très central dans un contexte professionnel. A deux pas du Palais Royal et juste en face du Grand Véfour (où un dessert à base de crème brulée à l'artichaud et de légumes confits m'a fait saliver à l'heure de l'apéro), Macéo est une adresse raffinée sans ostentation, naturellement élégante. On y mange en outre fort bien. Etant donné les prix indiqués sur le site internet du restaurant (sur lequel on découvre en outre la magnifique architecture et l'élégante décoration du lieu), je ne suis pas certaine d'y retourner à titre privé dans l'immédiat. Sauf si un membre de mon fidèle lectorat m'invite, évidemment...

Coup de gueule
Mes crampes aux mollets

Hier après midi, team building oblige, j'ai participé à un formidable rallye dans le 5e arrondissement de Paris (réutilisable !!!) et aujourd'hui... Aïe les mollets !!! Il faut VRAIMENT que je refasse UN PEU de sport.

mercredi 31 août 2011

Lisbonne 2011 (31/31)

Last but not least.
Loin de là !
En fait, j'ai triché : cette photo n'a pas été prise à Lisbonne ni même à Belém mais bel et bien à Paris le lendemain de mon retour.
J'étais partie les bras chargés de ces succulentes patisseries offertes par nos interlocuteurs portugais pour moi et mes collègues parisiens.
Le pastel de nata est la patisserie traditionnelle portugaise et le pastel de Belém (nom déposé) est la rolls des pastel de nata, un peu (mais en "pire" ou en plus marqué si l'on préfère) comme Ladurée est la référence française en matière de macarons.
Il est vrai que ces petits gâteaux n'ont l'air de rien mais ils sont re-dou-ta-bleuhhh. Rien que d'en parler et de les voir en photo, je me remémore leur saveur crousti-fondante et je commence à saliver. De fait, il y a tout le temps la queue devant l'unique pâtisserie qui les vend à Belém (d'où leur nom). Mais ça va vite (la comparaison macarons Ladurée reste valable).
Pastel de nata ou pastel de Belém même combat : ce petit flan sur un lit de pâte feuilleté craquante est une pure tuerie à laquelle on devient très vite accro et dont je me suis amplement gavée comme mon tour de taille l'attestait à mon retour !

Le Fou du Roy (Le vieux Mans)

Bonjour à celles et ceux qui attendent une certaine qualité de service en allant au restaurant
Bonjour aux zotres

Vendredi 18, mes parents et moi-même avons voulu dîner dans un des multiples restaurants du Vieux Mans. Il était environ 21h30. En quittant la place des Jacobins, nous avons tout d'abord flâné du côté du tunnel Le Fou du Roy, un restaurant que nous n'avions jamais vu, disposait d'une terrasse dans une petite impasse et en avait aménagé une seconde sur parquet flottant sur la fort pentue place du Hallay.

L'endroit semblait agréable, le rapport qualité prix correct même si le peu de choix au menu et l'extrême banalité des desserts nous freinaient encore. Mais nous ne visions pas un dîner gastronomique, nous étions en mode découverte et, au premier coup d'oeil, la terrasse semblait agréable. Nous nous y sommes donc installés à une table pour 4 dressée pour 2. Les choses semblaient bien engagées mais elles se sont vite gâtées.

Tout d'abord, le serveur fort souriant certes mais très familier, est arrivé avec 3 verres à eau dépareillés pour compléter la table dont un minuscule verre à pied pour le moins incongru. En soi ce n'est pas dramatique mais ce n'est pas très pro non plus et ce n'était que le signe avant coureur de ce qui allait suivre.

Ensuite, la terrasse sur le parquet ne s'est pas averée une si bonne idée que ça pour au moins deux raisons. La première est que nous avions l'impression d'être sur un bateau à quai à chaque pas du serveur tant il faisait danser les lattes du parquet. La seconde est que la vue qui nous semblait agréable lorsque nous étions debout et que nous avions une vision d'ensemble, s'est avérée nettement moins sympa une fois assis car deux d'entre nous avaient essentiellement vu sur... un parking.

Pour continuer, la prise de commande fut un peu longue à arriver, lente et cahotique. Lorsqu'on a si peu de choix dont trois desserts plus que basiques (moelleux au chocolat, ch'sais plus quoi du même tonneau et boules glaces) on ne s'attend pas forcément à ce que le choix soit encore réduit par la non disponibilité des plats initialement choisis ou par un éventail de parfums de glaces et sorbets ridiculement réduit (surtout en plein mois d'août !).

Bizarrement, le serveur a souhaité envoyer la commande en cuisine avant que nous n'ayons choisi le vin. Nous n'avons pas vraiment eu le choix, il s'est éloigné avant que nous ayons pu commandé. C'était d'autant plus dommage que nous souhaitions prendre un verre apéritif. Il s'est avéré que la carte des vins n'était guère plus fourni et surtout, que les prix pratiqués étaient pour le moins exagérés (un rosé Côte de provence de base à 25 euros ? Même à Paris c'est sensiblement moins cher !).

Il nous a fallu patienter un moment avant de revoir le serveur dont l'attitude pour le moins désinvolte et désorganisée démontrait assez bien qu'il était aussi doué pour ce métier fait de contact certes mais aussi de conseil, de bon sens, de distance et d'efficacité, que moi pour l'alpinisme. Nous avons donc pu commander notre bouteille en spécifiant que nous la souhaitions rapidement afin de prendre l'apéritif.

Je n'ai pas le souvenir en plus de 40 ans d'existence et de pratique plutôt intensive des dîners au restaurant que cette consigne ait posé le moindre problème ailleurs. Certes, il a pu arriver une fois ou deux que la commande de liquide soit purement et simplement oubliée. Mais tout comme l'erreur, l'oubli est humain et surtout, il est vite réparé quand il est signalé. Ce qui est moins agréable en revanche, c'est de constater que le serveur se souvient parfaitement de ce que vous lui avez demandé, qu'il vous balance des "j'arrive" mais qu'il s'affaire à tout un tas d'autres choses qu'à apporter votre boisson.

C'est d'autant plus stupide que nous n'aurions pas vu le temps passer si nous avions poireauté tout en sirotant un voire deux verres de rosé. En outre, nous aurions bien été obligés d'attendre nos plats justement... tandis que là, nous sommes partis.

Le serveur n'a pas apprécié que mon père lui fasse un signe pour lui signifier que nous attendions depuis longtemps et nous nous sommes levés à l'unisson dès qu'il a ouvert la bouche pour nous préciser "Ah la la minute, vous voyez bien que je suis occupé" puis "je n'ai que deux bras" ou encore "faut pas être pressé comme ça, c'est la fin de service" et enfin "vous pourriez le dire sur un autre ton" alors qu'aucun ton n'avait été adopté puisque mon père s'était juste signalé par un geste marquant l'impatience. On aurait d'ailleurs pu lui retourner le compliment car en mode aimable il était familier limite déplacé, en mode "chassez le naturel il revient au galop" il démontrait son absence totale de professionnalisme.

Qu'il n'aie que deux bras certes, mais justement :
1/ quand on est seul au service on s'arrange pour optimiser son organisation : on ne vient pas prendre une commande les mains vides et on se déplace utile ne serait-ce que par simple pragmatisme et pour s'éviter des pas inutiles.
2/ les clients n'ont pas à subir les conséquences du sous-effectif d'un restaurant et celui-ci peut aussi avoir le respect de refuser des clients s'il n'est pas en mesure de (bien) les servir dans des délais décents. Combien de temps aurions-nous attendu nos plats quand on voit celui qu'une bouteille a mis à ne jamais arriver ?
3/ Quelle fin de service (et quel rapport) ? Une autre table que la nôtre en était au même point que nous et un couple est arrivé ensuite... Et si vraiment fin de service il y a, j'en reviens d'autant plus aux points 1 et 2.

Je dois avouer que nous avons été plus que soulagés de partir et 5 minutes plus tard nous étions atablés dans un lieu 10 fois plus convivial et nous offrant un vaste choix de solides et de liquides (à prix nettement plus doux), le tout servi par un pro !

Site du restaurant dont, toutes choses égales par ailleurs, la décoration intérieure semble très sympa.

mercredi 24 août 2011

Dis-moi ce que tu bois (je te dirai qui tu es)

Bonjour à Miss Zaza from Mars
Bonjour aux assoifé(e)s
Bonjour aux zotres


Après avoir répondu C sans hésitation au méga grand sondage ménage de Miss Zaza (en gros C = le ménage et moi ça fait 2 comme je le sous-entendais déjà ici), j'ai vu qu'elle interrogeait la blogosphère sur un sujet hautement philosophico-existentialo-primordial notamment en période caniculaire : la boisson !

Les questions 1, 2, 3, 4 et 9 sont d'origine et j'en ai ajouté 4 (numérotées 5, 6, 7 et 8) pour atteindre mon chiffre fétiche !

1 - Celle que je ne bois que l'été
S'il est bien une boisson synonyme d'été, de soleil, de barbecue, de camping, de pétanques, de tongs, d'élection de miss camping, c'est le pastis... Mais bon, n'aimant pas les boissons anisées et le camping ne faisant pas partie de mon univers, revenez un peu en arrière et arrêtez-vous à barbecue. Enchaînez avec salades de tomates, odeur de basilic, pêches juteuses (jaunes de préférence), fraises parfumées et accompagnez le tout d'un verre de rosé. Je ne suis pas fan de ce vin dans l'absolu mais il est vrai que l'été, en terrasse ou sur l'herbe, dans un verre à pied ou un gobelet en plastique, ça se boit bien ! J'aime bien le Tavel et sinon, plus haut de gamme, j'ai découvert l'an dernier la Rolls des rosés : l'incomparable Château Minuty.

2 - Celle que je partage avec mes ami(e)s
Dans mon entourage, on est plutôt Bordeaux que Bourgogne, vin rouge que vin blanc et ça tombe bien moi aussi...
Quoi de mieux qu'un bon Saint Estèphe ou un Pauillac à l'apéritif comme au cours d'un repas convivial ?
Il y a belle lurette que nous avons proscrit les cocktails, alcools forts ou vins cuits afin d'éviter les mélanges... Seul le Champagne peut nous faire déroger à cette règle autant (sinon plus) dictée par le goût que par la modération.

3 - Celle que je préfère
Ici, en fait, j'ai un peu triché. Sinon j'aurais répondu la même chose qu'à la question 2 ou à la dernière (9 donc).
Mais il est vrai que ce fut une révélation. Je n'ai jamais pu boire de Coca Light tant c'est dégueulasse (on sent vachement l'aspartame pendant et surtout après) mais le Coca Zéro a quasiment le même goût que le vrai. J'ai même tendance à le préférer désormais trouvant le Coca normal trop sucré.

4 - Celle qui me dégoûte
J'en ai déjà parlé, j'en ai rappporté de Guinée pour le faire goûter lors d'un dîner livres échanges au cours duquel les avis furent moins tranchés que le mien. Je maintiens cependant que c'est immonde et qu'on croirait boire du jus de cosse de petits pois crus.

5 - Celle qui me rend nostalgique
Ah le bissap ! C'est incontestablement ma GRANDEUHHH découverte africaine en Guinée et mon régal sénégalais : j'en buvais entre 3 et 5 par jour sans compter les confiture et la sauce des plats. Il s'agit en fait d'un jus à base de fleurs d'hibiscus. Les égyptiens les consomment aussi en jus ou en infusion sous le nom de kadaré.

6 - Celle à laquelle je suis accro
Je ne bois jamais de café chez moi à part à la fin d'un repas entre ami(e)s. En revanche, au bureau, il me faut ma dose minimale de 3 par jour : 1 en arrivant le matin, un autre vers midi, un autre après déjeuner. Parfois j'en bois un ou deux de plus mais j'essaie de me limiter à 3. Bien que nous ayons une kfet qui fait de bons expressos et une machine Nespresso à disposition, je préfère de très loin boire des expressos allongés pris à un distributeur de boissons. C'est moins chic, moins what else mais meilleur pour le coeur (et la digestion mais je vous passe les détails).

7 - Celle qui me rappelle l'enfance
J'ai d'abord pensé au Cacolac qui est un peu au boissons ce que le Flamby est aux yaourts ou le Kiri aux fromages. Ensuite j'ai songé que ma grand-mère commandait toujours un Pschitt orange dans les rares occasions où nous allions au café ensemble. Je ne sais pas si ça existe encore.
J'ai finalement opté pour la boisson qui correspond le plus à des souvenirs personnels : le lait de poule.
C'est un peu paradoxal si l'on songe que je n'en buvais guère que lorsque j'étais malade et que je trouvais cela paradoxalement délicieux et écoeurant mais en même temps ça évoque la tiédeur du lit, les grasses matinées et siestes avec des chatons, les petits lus, le miel, le cocooning et l'attention parentale.

8 - Celle qui m'a collé la honte
En général, si par mégarde on prend une bonne vraie mémorable cuite, on le fait avec ses potes et on évite de le faire devant ses parents. Ben moi, pas. Il faut dire que je n'en ai pas fait exprès : je ne me suis absolument pas rendue compte que j'étais bourée avant de me lever de table et de voir la salle danser autour de moi à la fin du spectacle.
En fait, nous étions allés au Lido pour la première fois de nos vies respectives. Chaque entrée donne droit à 1/2 bouteille de Champagne par personne ou à deux cocktails (je dis bien 2, pas 1). Comme je n'étais pas, à l'époque, très fan de bulles et comme je revenais juste des USA où j'avais découvert et adoré ce cocktail, j'ai demandé des black russians.
Le serveur ne sachant pas ce que c'était, je lui fais le coup de la crèpe au sucre des Bronzés 2 : "Vous avez de la Vodka ? Vous avez du Kaluah ? Eh bien vous faites moitié-moitié et vous servez avec une paille".
Hélas pour moi, mes instructions furent suivies à la lettre sauf qu'aux USA les black russians étaient servis dans des verres à Whisky avec de la glace pilée. Là, j'avais devant moi deux énormes verres à orangeade remplis à ras bord et même si j'ai trouvé ça un brin intimidant, je n'ai rien dit et j'ai tout bu... Lentement mais sûrement à la paille... D'où le désastre.
J'ai tenté de garder ma dignité jusqu'à mon appartement (se cramponner aux murs pour marcher, avancer lentement, parler le moins possible en articulant le plus possible, se concentrer sur sa respiration, nier l'évidence en cas de question parentale...) mais ça s'est assez vite gâté.
Pour une raison qui m'échappe et certainement liée au fait que de raison, justement, je n'en avais plus guère, lorsque j'ai commencé à me sentir malade, au lieu de m'enfermer dans les toilettes, je suis allée dans la baignoire...
Résultat des courses, mon père a dû la déboucher le lendemain matin sous le regard goguenard de mon co-locataire de l'époque qui a déployé toute la gamme de vannes possibles et imaginables allant de "vous auriez pu surveiller votre fille" à "vous voyez quel calvaire je vis, je suis obligé de planquer les bouteilles" en passant par "c'est la 3e fois ce mois-ci".
Bref, 20 ans plus tard on m'en parle encore et il m'est toujours impossible d'envisager d'ingurgiter la moindre goutte de liqueur de café.

9 - Celle dont je ne pourrais me passer
Je ne suis pas une grande buveuse d'eau. J'aime beaucoup ça mais pas le matin (surtout à jeun) car ça me donne des nausées. Il faut qu'elle soit froide mais pas glacée, sans arrière goût, etc. Bref, je ne suis pas du genre à avoir ma bouteille sur mon bureau ou dans mon sac (et encore moins sur ma table de nuit) et à siroter une gorgée en toute occasion.
Le seul moment où je me suis vraiment forcée à boire de l'eau pas fraîche c'est dans le désert de la vallée de la mort et encore, je n'ai pas insisté.
Que ce serait ma déshydratation sans Lipton ? Je me le demande.
Je me gave de thé vert matin, midi, soir et nuit depuis la canicule de 2003 et je suis toujours fidèle au bon vieux Tchaé Orient (j'en bois un en ce moment) même si la nouvelle gamme en boites carrés (découverte en mars dans un Carrefour d'Athènes, comme quoi...) est excellente aussi. Et puis c'est un bon prétexte pour rapporter des tas de mugs du monde entier, non ?