Bonjour à celles et ceux qui se comprennent sans se regarder
Bonjour à celles et ceux qui se regardent sans se comprendre
Miaou à Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des épisodes précédents
1 - Le contexte - lundi 25/11
2 - La rencontre - lundi 02/12
3 - Le transport - lundi 09/12
4 - L'arrivée - lundi 16/12
Comme au cinéma
Celles et ceux qui ont vu Le Dictateur de Sacha Baron Cohen me comprendront (si j'ose dire) et se souviendront d'une scène désopilante au début du film où une voix off précise une particularité de la langue parlée dans la République de Wadiya : les mots "oui" et "non" se disent de la même façon puis précise, exemples filmés à l'appui que cela peut parfois générer quelques confusions et désagréments (comprendre des exécutions capitales).
He bien figurez-vous que, depuis que je fréquente Gato, j'ai la sensation d'avoir un coloc Wadiyen ! Pire j'ai l'impression qu'en chat, tous les mots se disent globalement "miaou" et que seules les intonations, le volume sonore et les durées changent allant ainsi du "maaaouw" trainant et plaintif au "mio" expédié et revendicatif en passant par toutes les combinaisons de... ben... ben... de "miaou" quoi !
Mais pire qu'un film muet sans sous-titres
Cela limite singulièrement nos échanges et ne facilite pas notre compréhension mutuelle. Je sens et même je SAIS qu'il veut me dire quelque chose mais bon sang, quoi ? Inversement je vois bien qu'il me regarde avec un air de reproche interloquée voire dédaigneux devant ce qu'il analyse sûrement comme de la stupidité de ma part. Il a peut-être raison.
Si vous avez en stock un dico français-miaou merci de me le prêter parce que si on a inventé Babelfish, Babelcat se fait encore attendre !
Ni du Baudelaire, ni du Audiard
Pour vous aider à saisir la situation, voici une retranscription fidèle de nos échanges types de la journée.
Le matin au réveil
Gato : miaou
Moi : oui mon bébé j'arrive
Le matin au lever
Moi : eh bien bonjour joli mimi
Gato : miaou
Moi : Oh le joli Chat ! Hum qu'il est BO ! le chat !
Gato : miiiaaaooouuu !!!
5 minutes plus tard dans la cuisine
Gato : miaou
Moi (le paquet de croquettes dans une main la gamelle dans l'autre) : oui, attends mon bébé. Oh c'est bon chat ! (à prononcer sur un enjoué et complice : je ne désespère pas qu'un jour il se marre à cette vanne pourrie)
Le matin quand je pars bosser (les jours où le chat est de bonne humeur)
Gato : miaou
Moi : Oui mon bébé ! Oh qu'il est BO ! (à prononcer sur un ton tonique voire explosif et en tout cas très convaincant) le chat !
Le matin quand je pars bosser (les jours, plus fréquents, où le chat est de mauvais poil)
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : Mimi ? Il est où le beau chat ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : (...)
Le soir quand je rentre
Gato : Maaaaaoouwwww (en se dirigeant vers la cuisine)
Moi : Oh bonjour ! Bonjour le beau chat ! Oh qu'il est BO ! le chat ! Oui mon bébé j'arrive... Hum... C'est bon chat ! (ce qui constitue ma réplique la plus longue, qui, cela n'aura échappé à personne, n'est qu'une sorte de compilation de mes répliques du matin)
Le soir, 5 mn plus tard, après la bouffe de monsieur
Gato : Maaaaaaoooooouuwwww Maaaaoooooooouuwww
Maaaaaaaaaaaoooooowwwww Maaaooouuuwwww Maaaaoooouwww (etc. vous voyez l'idée)
Moi : Oui mon bébé. Qu'est-ce que tu veux ? Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il y a ?
Le soir quand je regarde la télé ou que je me livre à une activité du même tonneau
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Viens me voir. Tu es où Mimi ? Viens me voir joli mimi.
Gato : (...)
A répéter plusieurs fois dans la soirée
Au bout de la plusieurème fois + une
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Coucou Mimi. Viens me voir.
Gato (se déplaçant avec une lenteur calculée vers le canapé)
Moi : Viens me voir
Quand eeeeeeenfin, au bout d'environ 95 plombes le chat s'est hissé sur le canapé s'accompagnant du seul "miaou" que je comprends et qui signifie "oh hisse !"
Moi : eh bien bonjour ! Oh le beau chat ! Coucou le beau chat !
Gato : miaou
Et là peut commencer ce que j'ai décidé de nommer "la cérémonie du Schrountch-schrountch" dont je reparlerai plus tard !
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lundi 23 décembre 2013
lundi 16 décembre 2013
Moi coloc et moi (épisode 4 - L'arrivée chez moi... enfin, chez nous...)
Bonjour à celles et ceux qui vivent leur colocation dans l'harmonie
Bonjour à celles et ceux qui savent qu'ils ont eu un coloc un jour, qui voient encore quelques traces de son existence de temps en temps mais ne l'ont pas croisé en vrai depuis mars 1997
Caresses à Tigris alias Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des 3 zépizodes précédents
Moi vouloir chat (épisode 1)
Troupeau de chats chercher maison (épisode 2)
Transport de chat choisi par moi épineux (épisose 3)
Chaque lundi un nouvel épisode depuis le 25/11/2013. le premier est ici
Début d'un suspens insoutenable
Quand j'ai ouvert la porte de chez moi c'était à la fois la fin d'un calvaire et, potentiellement, à en croire la bénévole évoquée à l'épisode 2 (ici), le début d'un autre. Je me suis dit que j'allais vite être renseignée et, un peu comme on n'a que quelques secondes pour faire bonne (ou mauvaise) impression lors d'un entretien d'embauche, je savais que les premières réactions du matou à son nouvel environnement seraient déterminantes pour la suite. Une des clefs du succès de cette adoption résidait dans les premières minutes et, j'en étais sûre, dans le choix du lieu où j'allais poser et ouvrir la cage de mon nouveau coloc.
J'ai décidé de la poser sur le canapé, d'ouvrir la porte et de m'éloigner un peu, de le laisser en sortir à son rythme. J'avais négligeamment jeté un vieux plaid ikea rouge à l'autre bout du canapé.
Que les scenaristes de polars en prennent de la graine
Gato est sorti à la fois rapidement et lentement c'est à dire quasi immédiatement après l'ouverture de la boite à chat mais avec un luxe de précautions, une lenteur dans les gestes silencieux, qui feraient pâlir d'envie le moindre acteur d'une série policière au moment où, l'arme au poing, il traque le méchant dans un vieux bâtiment industriel abandonné.
Il a sauté par terre comme au ralenti et a regardé autour de soi, sans doute à la recherche de l'ennemi(e) (moi ?). Je me suis approchée doucement en lui parlant et là encore la métaphore policière est flagrante. J'étais dans le rôle de la négociatrice qui pose son flinge par terre et avance lentement pour raisonner le forcené et aboutir à sa rédition sans qu'il fasse de victimes. J'ai dû avoir un deug de psychologie féline dans une vie antérieure car j'ai pu attraper le chat (MOOOOON chat) et le poser sur le plaid rouge.
J'avoue en avoir conçu et en concevoir encore une certaine fierté voire une fierté certaine. Et puis ça m'a rassurée pour la suite jusqu'à ce que j'entende "maaaouw" (très différent de "miaou").
Le calme avant la tempête ?
Ce premier maaaouw fut bientôt suivi d'un 2e puis d'un 3e puis d'autres et j'en analysai avec crainte la fréquence et l'amplitude. Ces maaaouw étaient visiblement plaintifs ou plutôt craintifs, assez timides, et en tout cas bien loin du volume sonore à faire trembler les mûrs prédit par la bénévole. En outre, leur fréquence a rapidement eu tendance à s'espacer. Je poussai un ouf de soulagement intérieur non dénué de vigilance tant j'avais conscience que rien n'était encore gagné.
Le deuxième point positif fut que celui qui ne s'appelait pas encore Gato (mais déjà plus Tigris tant j'ai instantanément trouvé ce nom affreux, débile, non adapté à un gros matou n'ayant rien de "ti" (mais tout de gris certes) et peu euphonique) resta sur la couverture à la fois suffisamment longtemps pour que je comprenne qu'il s'y sentait à l'aise et suffisamment peu de temps pour montrer qu'il possédait plus de curiosité que de crainte envers son nouvel environnement.
Toutes oreilles dressées, toutes narines ouvertes, toutes poustaches dehors, l'ex-Tigris et futur Gato au sauté du canapé dans un ralenti pétri d'élégance non sans rappeler Keanu Reeves dans Matrix (je comprendrais que vous puissiez douter voire discuter cette affirmation).
Progressant à la vitesse d'un explorateur en terrain piégé (souvenez-vous des Indiana Jones), mon coloc s'est fait un devoir d'inspecter visuellement et olfactivement tout le salon, d'en explorer méthodiquement chaque recoin en adoptant une technique complexe et minutieuse alliant escalade de cartons, rampage sous buffets, tatage de matériaux, contournage de valises, frôlage de fils électriques et autres analyses complexes jusqu'à ce qu'il fasse enfin ce que je guettais depuis le début : un frottage en règle des meubles avec la tête pour les imprégner de son odeur et donc, se les approprier. Mon coloc se sentait visiblement à l'aise dans mon appartement.
Le troisième point positif était que je n'avais aucun mal à attraper mon coloc. Aussi l'ai-je rapidement orienté vers la cuisine pour qu'il poursuive la visite et comprenne où se situait son coin repas... ce en quoi il fut aidé par une gamelle pleinde de pâté pour chat qu'il engloutit en moins de temps qu'il ne m'en avait fallu pour le servir.
Du ouf au ho ho ?
Avais-je vendu la peau de l'ours (enfin... du chat) trop tôt ? Avais-je surestimé la simplicité de cette adaptation quasi immédiate des lieux ? Toujours est-il que, rapidement, les maaaouw ont repris. Toujours d'un volume sonore allant du bas plaintif au fort vindicatif mais restant dans le domaine de l'acceptable. A chaque maaaouw je répondait par un "oui" compatissant ou une question de pure forme. La fréquence de ses manifestations sonores était elle aussi très supportable et elles étaient entrecoupées de longues plages de silence félin pendant lesquelles je tentais de maintenir un dialogue plus constructif et apaisé où je faisais une analyse de la situation, compatissait au stress que j'imaginais sans peine pour mon coloc dans ce nouvel environnement à découvrir, à apprivoiser.
Les maaaouw ne cessant pas, je décidai de dormir dans le salon pour ne pas laisser mon chat tout seul la première nuit et ajouter à son traumatisme. Même si j'ai échappé aux hurlements nocturnes, la suite prouvera que ce n'était pas forcément la meilleure idée qui soit pour un "détail" qui prouvera, lui aussi, que si j'ai peut-être eu un deug en psychologie féline, je n'ai pas encore atteint le niveau licence... mais j'y travaille avec assiduité depuis le 23/11 !
Quelques liens
10 comportements
5 idées reçues
Significations des miaulements
Penser Chat
Bonjour à celles et ceux qui savent qu'ils ont eu un coloc un jour, qui voient encore quelques traces de son existence de temps en temps mais ne l'ont pas croisé en vrai depuis mars 1997
Caresses à Tigris alias Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des 3 zépizodes précédents
Moi vouloir chat (épisode 1)
Troupeau de chats chercher maison (épisode 2)
Transport de chat choisi par moi épineux (épisose 3)
Chaque lundi un nouvel épisode depuis le 25/11/2013. le premier est ici
Début d'un suspens insoutenable
Quand j'ai ouvert la porte de chez moi c'était à la fois la fin d'un calvaire et, potentiellement, à en croire la bénévole évoquée à l'épisode 2 (ici), le début d'un autre. Je me suis dit que j'allais vite être renseignée et, un peu comme on n'a que quelques secondes pour faire bonne (ou mauvaise) impression lors d'un entretien d'embauche, je savais que les premières réactions du matou à son nouvel environnement seraient déterminantes pour la suite. Une des clefs du succès de cette adoption résidait dans les premières minutes et, j'en étais sûre, dans le choix du lieu où j'allais poser et ouvrir la cage de mon nouveau coloc.
J'ai décidé de la poser sur le canapé, d'ouvrir la porte et de m'éloigner un peu, de le laisser en sortir à son rythme. J'avais négligeamment jeté un vieux plaid ikea rouge à l'autre bout du canapé.
Que les scenaristes de polars en prennent de la graine
Gato est sorti à la fois rapidement et lentement c'est à dire quasi immédiatement après l'ouverture de la boite à chat mais avec un luxe de précautions, une lenteur dans les gestes silencieux, qui feraient pâlir d'envie le moindre acteur d'une série policière au moment où, l'arme au poing, il traque le méchant dans un vieux bâtiment industriel abandonné.
Il a sauté par terre comme au ralenti et a regardé autour de soi, sans doute à la recherche de l'ennemi(e) (moi ?). Je me suis approchée doucement en lui parlant et là encore la métaphore policière est flagrante. J'étais dans le rôle de la négociatrice qui pose son flinge par terre et avance lentement pour raisonner le forcené et aboutir à sa rédition sans qu'il fasse de victimes. J'ai dû avoir un deug de psychologie féline dans une vie antérieure car j'ai pu attraper le chat (MOOOOON chat) et le poser sur le plaid rouge.
J'avoue en avoir conçu et en concevoir encore une certaine fierté voire une fierté certaine. Et puis ça m'a rassurée pour la suite jusqu'à ce que j'entende "maaaouw" (très différent de "miaou").
Le calme avant la tempête ?
Ce premier maaaouw fut bientôt suivi d'un 2e puis d'un 3e puis d'autres et j'en analysai avec crainte la fréquence et l'amplitude. Ces maaaouw étaient visiblement plaintifs ou plutôt craintifs, assez timides, et en tout cas bien loin du volume sonore à faire trembler les mûrs prédit par la bénévole. En outre, leur fréquence a rapidement eu tendance à s'espacer. Je poussai un ouf de soulagement intérieur non dénué de vigilance tant j'avais conscience que rien n'était encore gagné.
Le deuxième point positif fut que celui qui ne s'appelait pas encore Gato (mais déjà plus Tigris tant j'ai instantanément trouvé ce nom affreux, débile, non adapté à un gros matou n'ayant rien de "ti" (mais tout de gris certes) et peu euphonique) resta sur la couverture à la fois suffisamment longtemps pour que je comprenne qu'il s'y sentait à l'aise et suffisamment peu de temps pour montrer qu'il possédait plus de curiosité que de crainte envers son nouvel environnement.
Toutes oreilles dressées, toutes narines ouvertes, toutes poustaches dehors, l'ex-Tigris et futur Gato au sauté du canapé dans un ralenti pétri d'élégance non sans rappeler Keanu Reeves dans Matrix (je comprendrais que vous puissiez douter voire discuter cette affirmation).
Progressant à la vitesse d'un explorateur en terrain piégé (souvenez-vous des Indiana Jones), mon coloc s'est fait un devoir d'inspecter visuellement et olfactivement tout le salon, d'en explorer méthodiquement chaque recoin en adoptant une technique complexe et minutieuse alliant escalade de cartons, rampage sous buffets, tatage de matériaux, contournage de valises, frôlage de fils électriques et autres analyses complexes jusqu'à ce qu'il fasse enfin ce que je guettais depuis le début : un frottage en règle des meubles avec la tête pour les imprégner de son odeur et donc, se les approprier. Mon coloc se sentait visiblement à l'aise dans mon appartement.
Le troisième point positif était que je n'avais aucun mal à attraper mon coloc. Aussi l'ai-je rapidement orienté vers la cuisine pour qu'il poursuive la visite et comprenne où se situait son coin repas... ce en quoi il fut aidé par une gamelle pleinde de pâté pour chat qu'il engloutit en moins de temps qu'il ne m'en avait fallu pour le servir.
Du ouf au ho ho ?
Avais-je vendu la peau de l'ours (enfin... du chat) trop tôt ? Avais-je surestimé la simplicité de cette adaptation quasi immédiate des lieux ? Toujours est-il que, rapidement, les maaaouw ont repris. Toujours d'un volume sonore allant du bas plaintif au fort vindicatif mais restant dans le domaine de l'acceptable. A chaque maaaouw je répondait par un "oui" compatissant ou une question de pure forme. La fréquence de ses manifestations sonores était elle aussi très supportable et elles étaient entrecoupées de longues plages de silence félin pendant lesquelles je tentais de maintenir un dialogue plus constructif et apaisé où je faisais une analyse de la situation, compatissait au stress que j'imaginais sans peine pour mon coloc dans ce nouvel environnement à découvrir, à apprivoiser.
Les maaaouw ne cessant pas, je décidai de dormir dans le salon pour ne pas laisser mon chat tout seul la première nuit et ajouter à son traumatisme. Même si j'ai échappé aux hurlements nocturnes, la suite prouvera que ce n'était pas forcément la meilleure idée qui soit pour un "détail" qui prouvera, lui aussi, que si j'ai peut-être eu un deug en psychologie féline, je n'ai pas encore atteint le niveau licence... mais j'y travaille avec assiduité depuis le 23/11 !
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10 comportements
5 idées reçues
Significations des miaulements
Penser Chat
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Autour des zanimox,
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Moi ma vie mon oeuvre
lundi 9 décembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 3 - Le transport)
Bonjour à celles et ceux qui vivent en colocation
Bonjour à celles et ceux qui mettent du temps à s'adapter à un nouveau lieu
Caresses à Gato et à la délicieuse Tardar Sauce alias Grumpy Cat (en photo ci-contre)
Bonjour aux zotres
Résumé des zépizodes précédents
Samedi 23/11/2013, je me suis rendue à un salon porte de Versailles, dans le but d'adopter un (ou 2) chat(s) abandonné(s). Je me suis aperçue que c'était moin "yaka faukon" que prévu. J'ai finalement jeté mon dévolu sur un gros matou gris malgré des mises en garde peu engageantes d'une bénévole qui m'a prévenue qu'une précédante tentative d'adoption s'était soldée par un retour au refuge dès le lendemain pour cause de hurlements intenpestif de l'accusé pendant toute la nuit ! Gloups !
Partie 1 - Le contexte
Partie 2 - La rencontre
Lien vers la bio de Grumpy Cat alias Tardar Sauce
Comme le mouton du Petit Prince
Tout le monde garde en mémoire l'image de ce dessin de Saint Ex. : un rectangle avec 3 trous ronds sur un côté et tout le monde sait qu'à l'intérieur de ce carton il y a un mouton. Depuis quelques jours, je me pose pas mal de questions sur ce mouton et sur la manière dont il a réagi quand on l'a attrapé, quand on l'a mis dans le carton, quand on a refermé le carton sur lui et surtout ensuite. Un dessin n'est pas sonore et je me demande si ce mouton bêle un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout et si oui sur quel ton allant du timide à l'affolé en passant par toutes les nuances du plaintif.
Bien sûr, pour se poser ce genre de questions, il faut avoir vu quelqu'un(e) attraper un chat pour tenter de le faire rentrer dans une boite de transport. Un curieux phénomène physique de dilatation féline se produit et je me demande s'il a déjà traversé l'esprit de quelque scientifique farfelu de l'étudier.
Un chose est sûre : un chat de base NE VEUT PAS rentrer dans une boite. Il allonge et tortille son corps et étire ses membres en croix au maximum à la façon d'un gardien de but de handball au moment du tir de l'attaquant. La ressemblance avec Thierry Omeyer est saisissante.
Et là, on se dit : "et on n'est même pas parti ! Comment vais-je faire pour :
- sortir de ce hall en passant devant une multitude de chien
- traverser le parc des expositions
- prendre le métro (même pour une seule station)
- marcher dans la rue".
De fait, pendant toutes ces étapes, Tigris a protesté en proférant par intermittence des miaulements à fendre l'âme. Mais moins que le portrait catastrophique qui m'avait été fait de l'animal ne me le laissait supposer tant en terme de fréquence que de volume sonore des lamentations. J'étais confiante et consciente qu'à ce stade, le principal problème venait d'ailleurs.
Moins long mais pire qu'un marathon
Vous souvenez vous de l'époque bénie par les kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthopédistes, radiologues, chirurgiens et autres spécialistes de la colonne vertébrale et de ses déviations variées, où les valises (et malettes d'auditeurs/trices) ne disposaient pas encore de roulettes ? Eh bien, si vous êtes nostalgiques ou si vous n'avez pas vécu ça et que vous avez le sentiment d'être passé à côté d'une expérience extrême, je vous suggère de trimbaler un matou mâle adulte dans une boite à chat !
Ca génère à peu près le même type de désagréments avec, cerise sur le gâteau, le fait qu'au lieu de transporter des vêtements inertes, des chaussures immobiles, des trousses de toilette sans vie, des souvenirs de vacances et autres cadeaux statiques (ou des dossiers d'audit), vous portez un être vivant, par définition stressé par tout ce qui s'apparente à un transport et à un changement de cadre et donc potentiellement remuant ce qui engendre inévitablement un phénomène de roulis-tangage de la boite à chat au bout de votre bras qui accentue à la fois :
- votre fatigue musculaire et la douleur de votre poignée,
- le stress du chat.
C'est merveilleux.
Plus tentant mais moins efficace que le conseil de Saint Ex
Là, différentes options traversent inévitablement le cerveau de tout porteur/se de boite à chat :
- ouvrir la cage en pleine rue et s'en laver les mains (c'est à dire, concrètement, voir le chat bondir comme une furie hors de la boite, aller n'importe ou en ziz-zag, traverser la rue et au bout d'un moment vraisemblablement bref puis entendre simultanément un "paf" (le chat) et "schhhhhhrrrrrr" (un grand coup de frein) potentiellement accompagné d'un "bang" (bruit de tôle froissée), de jurons, de klaxons, de cris des passant(e)s, etc. Bref, un début de fin du monde.
- secouer la boite très vite de bas en haut jusqu'à assomer le chat mais ça parait long et fatigant voire ça demande une force certaine (dont je suis dépourvue) et ça risque d'aboutir au stade "cris (voire intervention) des passant(e)s" évoqué au paragraphe précédent (sans les étapes paf/schhhhrrr/bang cela dit)
- s'asseoir par terre et pleurer
- changer de contenant et enfermer le chat dans une valise à roulettes en se moquant totalement des - voire en songeant avec une joie sadique aux - soubressauts occasionnés par les descentes et montées de trottoirs ou de marches, bruits et vibrations causés par les pavés.
- faire demi-tour et rapporter le chat... mais j'habite si peu loin du Parc de Versailles que ç'aurait été plus long que de continuer à avancer.
Aussi ai-je pensé à la célèbre phrase de Terre des hommes :
"Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence...".
De fait, entre parcours du combattant, traversée du desert et chemin de croix (ou jeu de l'oie, soudain j'ai l'ombre d'un doute...), j'ai bravement avancé jusqu'à chez moi... enfin chez nous.
Bonjour à celles et ceux qui mettent du temps à s'adapter à un nouveau lieu
Caresses à Gato et à la délicieuse Tardar Sauce alias Grumpy Cat (en photo ci-contre)
Bonjour aux zotres
Résumé des zépizodes précédents
Samedi 23/11/2013, je me suis rendue à un salon porte de Versailles, dans le but d'adopter un (ou 2) chat(s) abandonné(s). Je me suis aperçue que c'était moin "yaka faukon" que prévu. J'ai finalement jeté mon dévolu sur un gros matou gris malgré des mises en garde peu engageantes d'une bénévole qui m'a prévenue qu'une précédante tentative d'adoption s'était soldée par un retour au refuge dès le lendemain pour cause de hurlements intenpestif de l'accusé pendant toute la nuit ! Gloups !
Partie 1 - Le contexte
Partie 2 - La rencontre
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Comme le mouton du Petit Prince
Tout le monde garde en mémoire l'image de ce dessin de Saint Ex. : un rectangle avec 3 trous ronds sur un côté et tout le monde sait qu'à l'intérieur de ce carton il y a un mouton. Depuis quelques jours, je me pose pas mal de questions sur ce mouton et sur la manière dont il a réagi quand on l'a attrapé, quand on l'a mis dans le carton, quand on a refermé le carton sur lui et surtout ensuite. Un dessin n'est pas sonore et je me demande si ce mouton bêle un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout et si oui sur quel ton allant du timide à l'affolé en passant par toutes les nuances du plaintif.
Bien sûr, pour se poser ce genre de questions, il faut avoir vu quelqu'un(e) attraper un chat pour tenter de le faire rentrer dans une boite de transport. Un curieux phénomène physique de dilatation féline se produit et je me demande s'il a déjà traversé l'esprit de quelque scientifique farfelu de l'étudier.
Un chose est sûre : un chat de base NE VEUT PAS rentrer dans une boite. Il allonge et tortille son corps et étire ses membres en croix au maximum à la façon d'un gardien de but de handball au moment du tir de l'attaquant. La ressemblance avec Thierry Omeyer est saisissante.
Et là, on se dit : "et on n'est même pas parti ! Comment vais-je faire pour :
- sortir de ce hall en passant devant une multitude de chien
- traverser le parc des expositions
- prendre le métro (même pour une seule station)
- marcher dans la rue".
De fait, pendant toutes ces étapes, Tigris a protesté en proférant par intermittence des miaulements à fendre l'âme. Mais moins que le portrait catastrophique qui m'avait été fait de l'animal ne me le laissait supposer tant en terme de fréquence que de volume sonore des lamentations. J'étais confiante et consciente qu'à ce stade, le principal problème venait d'ailleurs.
Moins long mais pire qu'un marathon
Vous souvenez vous de l'époque bénie par les kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthopédistes, radiologues, chirurgiens et autres spécialistes de la colonne vertébrale et de ses déviations variées, où les valises (et malettes d'auditeurs/trices) ne disposaient pas encore de roulettes ? Eh bien, si vous êtes nostalgiques ou si vous n'avez pas vécu ça et que vous avez le sentiment d'être passé à côté d'une expérience extrême, je vous suggère de trimbaler un matou mâle adulte dans une boite à chat !
Ca génère à peu près le même type de désagréments avec, cerise sur le gâteau, le fait qu'au lieu de transporter des vêtements inertes, des chaussures immobiles, des trousses de toilette sans vie, des souvenirs de vacances et autres cadeaux statiques (ou des dossiers d'audit), vous portez un être vivant, par définition stressé par tout ce qui s'apparente à un transport et à un changement de cadre et donc potentiellement remuant ce qui engendre inévitablement un phénomène de roulis-tangage de la boite à chat au bout de votre bras qui accentue à la fois :
- votre fatigue musculaire et la douleur de votre poignée,
- le stress du chat.
C'est merveilleux.
Plus tentant mais moins efficace que le conseil de Saint Ex
Là, différentes options traversent inévitablement le cerveau de tout porteur/se de boite à chat :
- ouvrir la cage en pleine rue et s'en laver les mains (c'est à dire, concrètement, voir le chat bondir comme une furie hors de la boite, aller n'importe ou en ziz-zag, traverser la rue et au bout d'un moment vraisemblablement bref puis entendre simultanément un "paf" (le chat) et "schhhhhhrrrrrr" (un grand coup de frein) potentiellement accompagné d'un "bang" (bruit de tôle froissée), de jurons, de klaxons, de cris des passant(e)s, etc. Bref, un début de fin du monde.
- secouer la boite très vite de bas en haut jusqu'à assomer le chat mais ça parait long et fatigant voire ça demande une force certaine (dont je suis dépourvue) et ça risque d'aboutir au stade "cris (voire intervention) des passant(e)s" évoqué au paragraphe précédent (sans les étapes paf/schhhhrrr/bang cela dit)
- s'asseoir par terre et pleurer
- changer de contenant et enfermer le chat dans une valise à roulettes en se moquant totalement des - voire en songeant avec une joie sadique aux - soubressauts occasionnés par les descentes et montées de trottoirs ou de marches, bruits et vibrations causés par les pavés.
- faire demi-tour et rapporter le chat... mais j'habite si peu loin du Parc de Versailles que ç'aurait été plus long que de continuer à avancer.
Aussi ai-je pensé à la célèbre phrase de Terre des hommes :
"Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence...".
De fait, entre parcours du combattant, traversée du desert et chemin de croix (ou jeu de l'oie, soudain j'ai l'ombre d'un doute...), j'ai bravement avancé jusqu'à chez moi... enfin chez nous.
Libellés :
Autour des zanimox,
Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
lundi 2 décembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 2 - la rencontre)
Bonjour aux gaga de chat(te)s
Caresse à Gato (alias Tigris)
Bonjour aux zotres
Voir l'épisode 1 - Le contexte ici - Lundi 25/11/13
De Hercule...
Autant que je vous l'avoue tout de suite parce que ça pèse sur ma conscience déjà pas mal chargée, Gato ne fut pas mon premier choix. Voilà c'est dit. Et uniquement parce que j'ai la certitude que mon coloc ne lit pas mon blog et la conviction que cela fait partie des choses qui ne changeront pas dans son comportement. Ce chat n'est pas un intello. Loin de là.
J'avais eu un super mega bon feeling avec un certain Hercule, un énoooorme matou, prototype tigré pépère super débonnaire qui ondulait mollement sur le dos et se laissait gratouiller les papates entre les coussinets en ronronnant d'aise. Il avait tout pour plaire et semblait aussi sympathique qu'il était beau. Il en va du choix d'un coloc comme du choix d'un partenaire humain : si à court terme l'apparence physique est primordiale, à moyen ou long terme, sans pour autant oublier totalement l'aspect extérieur, c'est la beauté intérieure qui compte et visiblement, ce chat était cool, sympa, facile à vivre (je dis ça mais si ça se trouve il a Beirouthisé l'appart où il a aterri 2 heures après y avoir posé les pattes).
J'ai donc levé la main et gesticulé pour tenter d'attirer l'attention d'un(e) des bénévoles présent(e)s qui, curieusement, passaient le plus clair de leurs temps en cercle à chuchoter ou le dos délibérément tourné vers le public. et puis voilà, j'ai entendu "excusez-moi"... Patatras. Une jeune femme douce et timide avait déjà jeté son dévolu sur la bête et j'avais deux options : lui casser la figure et m'enfuir avec la cage ou lui laisser l'animal. J'étais de bonne humeur et j'ai préféré m'incliner après une dernière interaction tactile avec Hercule. Je suis partie sans me retourner.
... à Tigris
(ce n'est pas lui sur la photo mais il lui ressemble vachement... enfin... félinement quoi !)
J'ai repris ma ronde devant les cages où, de plus en plus fatigués par la chaleur et le bruit, la plupart des chats dormaient, inertes, en apparence indifférents et j'ai ressenti la même impression qu'au salon de l'agriculture : la conviction qu'aucun de ces animaux n'était fait pour vivre ça, que leur présence était un stress, un effort, voire pour certains une souffrance subie avec plus ou moins de patience et de panache.
A un moment donné, un chat gris déjà entrevu précédemment s'est retourné dans sa cage et m'a gratifié d'un regard rapide et dédaigneux. Pas intimidée pour autant, je me suis approchée de la cage et j'ai passé un doigt à travers les barreaux comme on tremperait un orteil dans l'eau d'une piscine pour en tester la température. C'était chaud. C'était doux. C'était bon. C'était Tigris.
En passant par 50 nuances de doute
Tigris est comme son nom d'origine (moche) l'indique un chat "gris" ou, comme son nom d'origine ne l'indique pas mais son carnet de santé si, un mâle européen à la robe bleue. Je veux bien mais quand je regarde mon chat puis le ciel, puis mon chat je vois bien que ce n'est pas tout à fait la même couleur.
A part ça, peu d'infos sur la bête à part une date de naissance incomplète "07/2008" (pfeuh, je ne sais même pas s'il est lion ou cancer !) et peu d'informations complémentaires de la part de la bénévole qui m'a (peu... donc) renseignée. Tigris était un chat trouvé et c'est à peu près tout. A un détail près mais quel détail ! Mon interlocutrice m'a demandé si j'étais sûre de le vouloir !
- Moi (méfiante) : Heu, pourquoi ? Il y a un problème ?
- Elle : Non. Enfin si. Enfin peut-être.
- Moi (encore plus méfiante) : Ah bon ?
- Elle : En fait, il a déjà été adopté et la personne l'a rapporté le lendemain.
- Moi (jetant un coup d'oeil suspicieux vers la cage) : Ah bon ?
- Elle : Oui. Il avait hurlé toute la nuit. Mais vraiment hurlé. Crié quoi...
- Moi (décidément à cours de vocabulaire, jetant un coup d'oeil interloqué vers la cage et ayant soudain un flash ) : ah bon ?
- Elle : Oui. Il est très peureux. Mais bon, normalement il ne devrait pas y avoir de problème.
- Moi (optimiste) : ah bon ? Il a l'air plutôt calme là.
- Elle : Il est fatigué plutôt. Mais bon, c'est vrai qu'une fois au refuge il a été stressé par un soin et il a vraiment eu une réaction surprenante. Ah oui, vraiment surprenante.
- Moi (inquiète) : ah bon ?
- Elle : mais il n'y a pas de raison. Ca devrait bien se passer. Mais bien, faut vous attendre à ne pas dormir cette nuit (petit rire nerveux).
- Moi (en mode oiseau de nuit, ex-clubbeuse invétérée qui n'est plus à une nuit blanche près) : bah, s'il n'y a que ça se n'est pas grave !
- Elle : faudra peut-être prévenir vos voisins
- Moi (se demandant si le plus boulet des deux c'est le chat qui crie ou la nana qui le décrit) : ça ne peut pas être si terrible
- Elle : vous verrez bien (nouveau petit rire agaçant)
- Moi (décidant de ne plus m'adresser à la folle mais d'interroger directement le suspect) : ça ne peut pas être si terrible que ça, hein ?
- Elle : vous le voulez toujours
- Moi (après un silence. Fixant la cage et tentant de voir le monstre derrière le masque débonnaire du mâle stérilisé et bedonnant) : oui !
Les vrais doutes ont commencé pendant que j'attendais qu'un autre bénévole se libère pour s'occuper de la partie administrative (et financière !) de cette adoption. Plus d'une fois j'ai regardé la porte (de sortie... la même que la porte d'entrée en fait, mais là c'était une porte de sortie... voire de fuite), puis le chat, puis la porte, puis le chat. Mais il avait l'air si calme. Si benoît. Si passif. Si revenu de tout. Et puis, avec une telle promo, qui aurait voulu de lui à part moi ?
Caresse à Gato (alias Tigris)
Bonjour aux zotres
Voir l'épisode 1 - Le contexte ici - Lundi 25/11/13
De Hercule...
Autant que je vous l'avoue tout de suite parce que ça pèse sur ma conscience déjà pas mal chargée, Gato ne fut pas mon premier choix. Voilà c'est dit. Et uniquement parce que j'ai la certitude que mon coloc ne lit pas mon blog et la conviction que cela fait partie des choses qui ne changeront pas dans son comportement. Ce chat n'est pas un intello. Loin de là.
J'avais eu un super mega bon feeling avec un certain Hercule, un énoooorme matou, prototype tigré pépère super débonnaire qui ondulait mollement sur le dos et se laissait gratouiller les papates entre les coussinets en ronronnant d'aise. Il avait tout pour plaire et semblait aussi sympathique qu'il était beau. Il en va du choix d'un coloc comme du choix d'un partenaire humain : si à court terme l'apparence physique est primordiale, à moyen ou long terme, sans pour autant oublier totalement l'aspect extérieur, c'est la beauté intérieure qui compte et visiblement, ce chat était cool, sympa, facile à vivre (je dis ça mais si ça se trouve il a Beirouthisé l'appart où il a aterri 2 heures après y avoir posé les pattes).
J'ai donc levé la main et gesticulé pour tenter d'attirer l'attention d'un(e) des bénévoles présent(e)s qui, curieusement, passaient le plus clair de leurs temps en cercle à chuchoter ou le dos délibérément tourné vers le public. et puis voilà, j'ai entendu "excusez-moi"... Patatras. Une jeune femme douce et timide avait déjà jeté son dévolu sur la bête et j'avais deux options : lui casser la figure et m'enfuir avec la cage ou lui laisser l'animal. J'étais de bonne humeur et j'ai préféré m'incliner après une dernière interaction tactile avec Hercule. Je suis partie sans me retourner.
... à Tigris
(ce n'est pas lui sur la photo mais il lui ressemble vachement... enfin... félinement quoi !)
J'ai repris ma ronde devant les cages où, de plus en plus fatigués par la chaleur et le bruit, la plupart des chats dormaient, inertes, en apparence indifférents et j'ai ressenti la même impression qu'au salon de l'agriculture : la conviction qu'aucun de ces animaux n'était fait pour vivre ça, que leur présence était un stress, un effort, voire pour certains une souffrance subie avec plus ou moins de patience et de panache.
A un moment donné, un chat gris déjà entrevu précédemment s'est retourné dans sa cage et m'a gratifié d'un regard rapide et dédaigneux. Pas intimidée pour autant, je me suis approchée de la cage et j'ai passé un doigt à travers les barreaux comme on tremperait un orteil dans l'eau d'une piscine pour en tester la température. C'était chaud. C'était doux. C'était bon. C'était Tigris.
En passant par 50 nuances de doute
Tigris est comme son nom d'origine (moche) l'indique un chat "gris" ou, comme son nom d'origine ne l'indique pas mais son carnet de santé si, un mâle européen à la robe bleue. Je veux bien mais quand je regarde mon chat puis le ciel, puis mon chat je vois bien que ce n'est pas tout à fait la même couleur.
A part ça, peu d'infos sur la bête à part une date de naissance incomplète "07/2008" (pfeuh, je ne sais même pas s'il est lion ou cancer !) et peu d'informations complémentaires de la part de la bénévole qui m'a (peu... donc) renseignée. Tigris était un chat trouvé et c'est à peu près tout. A un détail près mais quel détail ! Mon interlocutrice m'a demandé si j'étais sûre de le vouloir !
- Moi (méfiante) : Heu, pourquoi ? Il y a un problème ?
- Elle : Non. Enfin si. Enfin peut-être.
- Moi (encore plus méfiante) : Ah bon ?
- Elle : En fait, il a déjà été adopté et la personne l'a rapporté le lendemain.
- Moi (jetant un coup d'oeil suspicieux vers la cage) : Ah bon ?
- Elle : Oui. Il avait hurlé toute la nuit. Mais vraiment hurlé. Crié quoi...
- Moi (décidément à cours de vocabulaire, jetant un coup d'oeil interloqué vers la cage et ayant soudain un flash ) : ah bon ?
- Elle : Oui. Il est très peureux. Mais bon, normalement il ne devrait pas y avoir de problème.
- Moi (optimiste) : ah bon ? Il a l'air plutôt calme là.
- Elle : Il est fatigué plutôt. Mais bon, c'est vrai qu'une fois au refuge il a été stressé par un soin et il a vraiment eu une réaction surprenante. Ah oui, vraiment surprenante.
- Moi (inquiète) : ah bon ?
- Elle : mais il n'y a pas de raison. Ca devrait bien se passer. Mais bien, faut vous attendre à ne pas dormir cette nuit (petit rire nerveux).
- Moi (en mode oiseau de nuit, ex-clubbeuse invétérée qui n'est plus à une nuit blanche près) : bah, s'il n'y a que ça se n'est pas grave !
- Elle : faudra peut-être prévenir vos voisins
- Moi (se demandant si le plus boulet des deux c'est le chat qui crie ou la nana qui le décrit) : ça ne peut pas être si terrible
- Elle : vous verrez bien (nouveau petit rire agaçant)
- Moi (décidant de ne plus m'adresser à la folle mais d'interroger directement le suspect) : ça ne peut pas être si terrible que ça, hein ?
- Elle : vous le voulez toujours
- Moi (après un silence. Fixant la cage et tentant de voir le monstre derrière le masque débonnaire du mâle stérilisé et bedonnant) : oui !
Les vrais doutes ont commencé pendant que j'attendais qu'un autre bénévole se libère pour s'occuper de la partie administrative (et financière !) de cette adoption. Plus d'une fois j'ai regardé la porte (de sortie... la même que la porte d'entrée en fait, mais là c'était une porte de sortie... voire de fuite), puis le chat, puis la porte, puis le chat. Mais il avait l'air si calme. Si benoît. Si passif. Si revenu de tout. Et puis, avec une telle promo, qui aurait voulu de lui à part moi ?
Libellés :
Autour des zanimox,
Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
lundi 25 novembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 1 - le contexte)
Bonjour à celles et ceux dont les rencontres furent improbables
Caresses à Gato et à toutes les chattes et tous les chats que j'ai croisé(e)s le samedi 23
Bonjour et bravo aux bénévoles
Bonjour aux zotres
Du rêve à la réalité
D'un point de vue théorique, adopter un chat abandonné lors d'un salon organisé à cet effet est un jeu d'enfant et une bonne action qui va vous mener tout droit au paradis (je ne sais pas si j'aurai droit à 72 puceaux à mon arrivée que je souhaite la plus tardive possible...) et dont le refuge qui hébergeait jusqu'ici l'animal va forcément vous être gré.
Non, non, non. Que nenni. Ca ne se passe pas du tout comme ça et, à la (courte) réflexion, c'est tant mieux. Pour adopter, il faut montrer patte blanche (ou grise ou rousse ou noire ou tigrée ou écaille de tortue selon le pelage du matou convoité). Il faut passer un véritable entretien de motivation, de capacité et limite apporter le plan de son appart et sa feuille d'imposition.
Ainsi, j'ai dû décliner mon statut personnel, professionnel et logistique, décrire mon appart, mon boulot, mes horaires, rappeler mon amour de toujours pour la gent féline, évoquer mes fréquentations antérieures de ce bel animal, expliquer pourquoi je n'en avais pas encore et pourquoi j'en voulais un maintenant.
De la sélection "naturelle"
La sélection porte donc plus sur l'adoptant(e) que l'adopté(e) et ce jusque sur le plan financier. Ainsi ai-je dû faire "don", pour adopter un matou tout neuf (enfin, d'occasion) de quelques 120 euros que je ne regrette absolument pas mais qui, j'imagine, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Ce montant correspond à une participation aux frais vétérinaires (incluant la stérilisation) et de bouche de l'animal et puis, si ça peut aider à financer des soins pour d'autres animaux abandonnés, c'est très bien.
A cela se sont ajoutés 15 euros (prix entrée de gamme sur le net) de caisse de transport pour chat parce que, croyez-moi sur parole, il risque de pleuvoir des billets de 500 euros ou de neiger viollet à Conakry au mois d'août avant que le/la commun(ne) des mortel(le)s ne réussisse à faire avancer un chat en laisse. En ville. A Paris. Fatigué et stressé par un environnement bruyant (les chiens c'est con, ça aboie), une chaleur suffocante, une odeur animale insitante, des gens qui te tripotent les papattes, te gratouillent le poil, te tapotent la cage, te dérangent dans ta sieste pour que tu te retournes, que tu les regardes, que leur montre un vague signe d'un début de commencement de réaction qui peut-être, pourrait passer pour un semblant d'intérêt.
Du choix qui n'en ai pas un
Tout le monde a en tête des récits de parents adoptants qui, la larme à l'oeil se souviennent "dès que j'ai vu sa photo/croisé son regard/tenu sa main (selon le degré d'instinct ou d'enjolivage a posteriori) j'ai su que c'était mon enfant". Là, c'est ça et pas ça. Plutôt pas ça d'ailleurs.
On comprend assez vite qu'entre l'idée de départ (2 chatons) et le résultat à l'arrivée (1 seul gros chat adulte), il suffit de quelques minutes et d'un brin de jugeote pour amorcer un virage qui faute d'être totalement à 180 degrés n'en frise pas moins les 153.
Premièrement, de chatons point. Par définition, un chat abandonné/maltraité/en deuil est un chat adulte et tous les chatons du monde sont chouchoutés, poupougnés, enrubannés, nourris à leurs faims et photographiés sur les calendriers de la Poste.
Deuxièmement, les chats ont la particularité d'être affublés de personnalités et, de même qu'il ne viendrait à l'idée de personne d'adopter un doberman dans une chambre de bonne (quoique...), un carlin pour aller chasser ou un yorkshire pour guider des aveugles, de même qu'il existe des rats des villes et des rats des champs, il y a des chats actifs et des chats passifs, des chats d'appart et des chats de maison, des chats voulant un jardin et d'autres un canapé, des chats sociables avec leurs congénères et/ou les chiens et/ou les enfants, des chats ne supportant rien de tout ça, des chats qui collent aux basques et d'autres plus ou très ou trop indépendants.
Troisièmement, le nombre de gentil(le)s humain(e)s recherchant un animal de compagnie semblait, ce week-end là en tout cas, largement supérieur au nombre d'affreux/ses salaud(s)/opes qui les abandonnent. On est avant Noël. J'imagine qu'il en va des animaux-jouets du 25/12 comme des sapins morts pour rien qui font la honte des trottoirs un mois par an : on ne les jette pas avant janvier.
Quatrièmement, raison moins avouable lorsque l'on souhaite apparaître comme l'adoptant(e) motivé(e) et responsable : certains chats proposés à l'adoption sont malades et testés positivement au "sida du chat" (qui n'est transmissible que de chat à chat). Il y avait un borgne et un autre matou était atteint de problèmes de motricité. J'avoue que j'ai d'emblée écarté la possibilité d'adopter un chat nécessitant des soins et, de fait, les bénévoles à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils étaient plus volontiers confiés à des retraités, des personnes disposant de beaucoup de temps pour s'occuper d'un animal.
Entre speed dating et braderie de Lille
Devant chaque cage c'est une cohue comparable aux attroupements devant les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et, effet d'entrainement certain, esprit de compétition instinctive sans doute, chacun(e) a la tentation du fameux "je l'ai vu le/la premièr(e) d'un jour de solde" et la peur de passer à côté du matou idéal, de l'âme soeur féline, de la boule de poil parfaite. La fébrilité ambiante m'a rappelé mes expériences de soldes Hermès ou femmes mi-bourgeoises-mi-harpies s'arrâchaient les foulards dans une bousculade hystérique, gardant bien en main (comme monnaie d'échange) telle ou telle pièce d'étoffe conquise de haute lutte et supposée plus recherchée que les autres pour son motif ou sa couleur jusqu'à ce qu'elle trouve Ze carré parfait qui réhaussera à merveille le bel orient de ses rangs de perles.
Sur chaque cage, un mini CV laconique précise le nom, le sexe, l'état de santé et les principales exigences ou traits de caractère de l'occupant(e). Parfois ils indiquent également l'âge et les circonstances qui ont conduit l'animal dans cette cage. Entre les maltraitances, les "cause départ", les déclarations d'allergie, les décès de maîtres ou les abandons purs et durs, on se trouve devant une enfilade de "cas sociaux" assez tristes qui renforce l'envie d'en sortir un de là au plus vite. Parce qu'on n'est pas (tou(te)s des bêtes.
Parce qu'il faut bien se décider
J'ai assez vite compris que je ne choisirais pas vraiment mon chat et qu'à un moment donné, après avoir fait deux fois le tour des cages encore pleines, lu tous les mini CV, écarté les félins malades, fans de chlorophylle, trop jaloux, considérés comme un job à temps plein voire risquant de me séquestrer, il me resterait quelques possibilités se comptant sur les doigts d'une main, peut-être deux et que je ne pourrais pas vadrouiller de l'une à l'autre et hésiter comme on balance entre deux robes ou deux paires de chaussures (ce qui ne m'arrive jamais : dans ces cas là je prends les deux !).
Je savais qu'à un moment donné, il me faudrait m'arrêter devant une cage, m'y cramponner et sans raison apparente, sans début de commencement de preuve d'une éventuelle compatibilité d'humeur, crier plus fort que les zotres ou tendre les bras plus haut ou arborer un regard plus ferme et décidé et dire : "je voudrais adopter ce chat".
Quelques liens utiles
Un site associatif d'adoption assez pédagogique avec une FAQ brève mais bien faite
Cages à chats modèles et prix de cages à chat
Wikipedia Sida du chat
Caresses à Gato et à toutes les chattes et tous les chats que j'ai croisé(e)s le samedi 23
Bonjour et bravo aux bénévoles
Bonjour aux zotres
Du rêve à la réalité
D'un point de vue théorique, adopter un chat abandonné lors d'un salon organisé à cet effet est un jeu d'enfant et une bonne action qui va vous mener tout droit au paradis (je ne sais pas si j'aurai droit à 72 puceaux à mon arrivée que je souhaite la plus tardive possible...) et dont le refuge qui hébergeait jusqu'ici l'animal va forcément vous être gré.
Non, non, non. Que nenni. Ca ne se passe pas du tout comme ça et, à la (courte) réflexion, c'est tant mieux. Pour adopter, il faut montrer patte blanche (ou grise ou rousse ou noire ou tigrée ou écaille de tortue selon le pelage du matou convoité). Il faut passer un véritable entretien de motivation, de capacité et limite apporter le plan de son appart et sa feuille d'imposition.
Ainsi, j'ai dû décliner mon statut personnel, professionnel et logistique, décrire mon appart, mon boulot, mes horaires, rappeler mon amour de toujours pour la gent féline, évoquer mes fréquentations antérieures de ce bel animal, expliquer pourquoi je n'en avais pas encore et pourquoi j'en voulais un maintenant.
De la sélection "naturelle"
La sélection porte donc plus sur l'adoptant(e) que l'adopté(e) et ce jusque sur le plan financier. Ainsi ai-je dû faire "don", pour adopter un matou tout neuf (enfin, d'occasion) de quelques 120 euros que je ne regrette absolument pas mais qui, j'imagine, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Ce montant correspond à une participation aux frais vétérinaires (incluant la stérilisation) et de bouche de l'animal et puis, si ça peut aider à financer des soins pour d'autres animaux abandonnés, c'est très bien.
A cela se sont ajoutés 15 euros (prix entrée de gamme sur le net) de caisse de transport pour chat parce que, croyez-moi sur parole, il risque de pleuvoir des billets de 500 euros ou de neiger viollet à Conakry au mois d'août avant que le/la commun(ne) des mortel(le)s ne réussisse à faire avancer un chat en laisse. En ville. A Paris. Fatigué et stressé par un environnement bruyant (les chiens c'est con, ça aboie), une chaleur suffocante, une odeur animale insitante, des gens qui te tripotent les papattes, te gratouillent le poil, te tapotent la cage, te dérangent dans ta sieste pour que tu te retournes, que tu les regardes, que leur montre un vague signe d'un début de commencement de réaction qui peut-être, pourrait passer pour un semblant d'intérêt.
Du choix qui n'en ai pas un
Tout le monde a en tête des récits de parents adoptants qui, la larme à l'oeil se souviennent "dès que j'ai vu sa photo/croisé son regard/tenu sa main (selon le degré d'instinct ou d'enjolivage a posteriori) j'ai su que c'était mon enfant". Là, c'est ça et pas ça. Plutôt pas ça d'ailleurs.
On comprend assez vite qu'entre l'idée de départ (2 chatons) et le résultat à l'arrivée (1 seul gros chat adulte), il suffit de quelques minutes et d'un brin de jugeote pour amorcer un virage qui faute d'être totalement à 180 degrés n'en frise pas moins les 153.
Premièrement, de chatons point. Par définition, un chat abandonné/maltraité/en deuil est un chat adulte et tous les chatons du monde sont chouchoutés, poupougnés, enrubannés, nourris à leurs faims et photographiés sur les calendriers de la Poste.
Deuxièmement, les chats ont la particularité d'être affublés de personnalités et, de même qu'il ne viendrait à l'idée de personne d'adopter un doberman dans une chambre de bonne (quoique...), un carlin pour aller chasser ou un yorkshire pour guider des aveugles, de même qu'il existe des rats des villes et des rats des champs, il y a des chats actifs et des chats passifs, des chats d'appart et des chats de maison, des chats voulant un jardin et d'autres un canapé, des chats sociables avec leurs congénères et/ou les chiens et/ou les enfants, des chats ne supportant rien de tout ça, des chats qui collent aux basques et d'autres plus ou très ou trop indépendants.
Troisièmement, le nombre de gentil(le)s humain(e)s recherchant un animal de compagnie semblait, ce week-end là en tout cas, largement supérieur au nombre d'affreux/ses salaud(s)/opes qui les abandonnent. On est avant Noël. J'imagine qu'il en va des animaux-jouets du 25/12 comme des sapins morts pour rien qui font la honte des trottoirs un mois par an : on ne les jette pas avant janvier.
Quatrièmement, raison moins avouable lorsque l'on souhaite apparaître comme l'adoptant(e) motivé(e) et responsable : certains chats proposés à l'adoption sont malades et testés positivement au "sida du chat" (qui n'est transmissible que de chat à chat). Il y avait un borgne et un autre matou était atteint de problèmes de motricité. J'avoue que j'ai d'emblée écarté la possibilité d'adopter un chat nécessitant des soins et, de fait, les bénévoles à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils étaient plus volontiers confiés à des retraités, des personnes disposant de beaucoup de temps pour s'occuper d'un animal.
Entre speed dating et braderie de Lille
Devant chaque cage c'est une cohue comparable aux attroupements devant les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et, effet d'entrainement certain, esprit de compétition instinctive sans doute, chacun(e) a la tentation du fameux "je l'ai vu le/la premièr(e) d'un jour de solde" et la peur de passer à côté du matou idéal, de l'âme soeur féline, de la boule de poil parfaite. La fébrilité ambiante m'a rappelé mes expériences de soldes Hermès ou femmes mi-bourgeoises-mi-harpies s'arrâchaient les foulards dans une bousculade hystérique, gardant bien en main (comme monnaie d'échange) telle ou telle pièce d'étoffe conquise de haute lutte et supposée plus recherchée que les autres pour son motif ou sa couleur jusqu'à ce qu'elle trouve Ze carré parfait qui réhaussera à merveille le bel orient de ses rangs de perles.
Sur chaque cage, un mini CV laconique précise le nom, le sexe, l'état de santé et les principales exigences ou traits de caractère de l'occupant(e). Parfois ils indiquent également l'âge et les circonstances qui ont conduit l'animal dans cette cage. Entre les maltraitances, les "cause départ", les déclarations d'allergie, les décès de maîtres ou les abandons purs et durs, on se trouve devant une enfilade de "cas sociaux" assez tristes qui renforce l'envie d'en sortir un de là au plus vite. Parce qu'on n'est pas (tou(te)s des bêtes.
Parce qu'il faut bien se décider
J'ai assez vite compris que je ne choisirais pas vraiment mon chat et qu'à un moment donné, après avoir fait deux fois le tour des cages encore pleines, lu tous les mini CV, écarté les félins malades, fans de chlorophylle, trop jaloux, considérés comme un job à temps plein voire risquant de me séquestrer, il me resterait quelques possibilités se comptant sur les doigts d'une main, peut-être deux et que je ne pourrais pas vadrouiller de l'une à l'autre et hésiter comme on balance entre deux robes ou deux paires de chaussures (ce qui ne m'arrive jamais : dans ces cas là je prends les deux !).
Je savais qu'à un moment donné, il me faudrait m'arrêter devant une cage, m'y cramponner et sans raison apparente, sans début de commencement de preuve d'une éventuelle compatibilité d'humeur, crier plus fort que les zotres ou tendre les bras plus haut ou arborer un regard plus ferme et décidé et dire : "je voudrais adopter ce chat".
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Cages à chats modèles et prix de cages à chat
Wikipedia Sida du chat
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mercredi 2 janvier 2013
La liste de mes envies culturelles (de janvier et février)
Bonjour à celles et ceux qui sortent
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres
Le 18/12/12 je publiais la liste de mes envies culturelles du mois en cours et du prochain. Je réactualise celle-ci sur janvier et février et j'espère que je continuerai ainsi de mois en mois en constatant que, globalement, je réussis à satisfaire la plupart de mes souhaits et projets.
Je m'aperçois que cette sélection compte beaucoup d'expo et c'est bon signe car je trouve que je n'en fais pas assez. En revanche, côté cinéma c'est un peu Waterloo morne plaine je trouve. Je renouvelle mon appel aux volontaires et aux amateurs/trices de ceci ou cela pour m'accompagner ici ou là.
Mes envies du moment
Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
L'art en guerre 1938-1947 de Picasso à Dubuffet au Musée d'art Moderne parce que WW2 me fascine et parce que je crois que ma période picturale préférée est la 1ere moitié du XXe siècle
Salvador Dali au Centre Pompidou surtout pour le nom
Au delà du Street Art au musée de la Poste parce que j'adore
L'impressionnisme et la mode au musée d'Orsay parce qu'on m'en a dit le plus grand bien. L'expo se termine le 14 janvier.
Le cercle d'art Moderne - Collectionneurs d'avant garde au Havre au musée du Luxembourg pour la période évoquée et parce que l'affiche représente un tableau de Kees Van Dongen mon portraitiste préféré. Là il faut que je me dépêche car l'expo s'achève le 6 janvier !
Resto
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris : prévu pour très bientôt. Réservé
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les 2 Oliviers (6e) minuscule par la taille mais grand par la qualité. Déjà testé lors d'un DLE
Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres (qui ne se joue déjà plus que dans 4 salles indépendantes à Paris dont une près de chez moi)
Frankenweenie de Tim Burton (3 mini salles à Paris dont une près de chez moi mais uniquement le mercredi et le vendredi matin : mal barrée cette affaire)
Argo de Ben Affleck
Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)
Spectacle
Gaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site : Billet acheté !
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)
Mustapha El Atrassi car j'adore son sens de la répartie et, depuis qu'il est un peu connu (maintenant il l'est plutôt beaucoup), j'ai envie de le voir sur scène.
Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne
Bilan des envies en décembre 2012
Critique en ligne
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Critique ici
Critique à venir
Le First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin (voir photo ci contre). Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres
Le 18/12/12 je publiais la liste de mes envies culturelles du mois en cours et du prochain. Je réactualise celle-ci sur janvier et février et j'espère que je continuerai ainsi de mois en mois en constatant que, globalement, je réussis à satisfaire la plupart de mes souhaits et projets.
Je m'aperçois que cette sélection compte beaucoup d'expo et c'est bon signe car je trouve que je n'en fais pas assez. En revanche, côté cinéma c'est un peu Waterloo morne plaine je trouve. Je renouvelle mon appel aux volontaires et aux amateurs/trices de ceci ou cela pour m'accompagner ici ou là.
Mes envies du moment
Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
L'art en guerre 1938-1947 de Picasso à Dubuffet au Musée d'art Moderne parce que WW2 me fascine et parce que je crois que ma période picturale préférée est la 1ere moitié du XXe siècle
Salvador Dali au Centre Pompidou surtout pour le nom
Au delà du Street Art au musée de la Poste parce que j'adore
L'impressionnisme et la mode au musée d'Orsay parce qu'on m'en a dit le plus grand bien. L'expo se termine le 14 janvier.
Le cercle d'art Moderne - Collectionneurs d'avant garde au Havre au musée du Luxembourg pour la période évoquée et parce que l'affiche représente un tableau de Kees Van Dongen mon portraitiste préféré. Là il faut que je me dépêche car l'expo s'achève le 6 janvier !
Resto
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris : prévu pour très bientôt. Réservé
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les 2 Oliviers (6e) minuscule par la taille mais grand par la qualité. Déjà testé lors d'un DLE
Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres (qui ne se joue déjà plus que dans 4 salles indépendantes à Paris dont une près de chez moi)
Frankenweenie de Tim Burton (3 mini salles à Paris dont une près de chez moi mais uniquement le mercredi et le vendredi matin : mal barrée cette affaire)
Argo de Ben Affleck
Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)
SpectacleGaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site : Billet acheté !
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)
Mustapha El Atrassi car j'adore son sens de la répartie et, depuis qu'il est un peu connu (maintenant il l'est plutôt beaucoup), j'ai envie de le voir sur scène.
Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne
Bilan des envies en décembre 2012
Critique en ligne
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Critique ici
Critique à venirLe First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin (voir photo ci contre). Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris
jeudi 27 décembre 2012
Un tag livresque de plus (mais je ne m'en lasse pas)
Bonjour à DanielSourire à Jérémie (vous comprendrez plus tard)
Bonjour aux zotres
J'ai été taguée par Daniel sur des questions qui, pour la plupart, me semblent familières... et auxquelles je réponds (après les avoir féminisées) une fois de plus avec grand plaisir.
01 - Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
Non et oui.
Non si l'on considère que je peux passer devant une librairie sans entrer dedans.
Non si l'on considère que je peux entrer dans une librairie et en sortir les mains vides et mon banquier content.
Oui si l'on considère que ce qui précède n'est pas la règle et que, généralement, quand j'entre dans une librairie, je sors nécessairement avec plusieurs livres pour les zotres (sans qu'ils soient toujours attribués à untel ou unetelle à l'avance)
Oui si l'on considère que, lorsque j'entre chez Book Of (plein de poches à 1 euros et de grands livres à 2 euros) ou que je suis au marché aux livres du Parc Georges Brassens je scanne systématiquement certaines étagères de A à Z et je repars avec des sacs entiers de livres qui s'entassent chez moi ou que j'apporte lors des Dîners Livres Echanges.
02 - À quelle fréquence achètes-tu tes livres ?
Il n'y a pas de fréquence (heureusement, ça serait bien triste de planifier ainsi). Comme on dit : "L'occasionne fait la laronne".
03 - As-tu une librairie favorite ? La librairie Le Divan rue de la Convention. Parce qu'elle est grande, ouverte jusqu'à 20 heures en semaine et le dimanche matin aussi. Parce qu'il y a des séances de dédicaces. Parce que les vendeurs/euses sont souvent compétent(e)s même si pas toujours super aimables. Accessoirement parce qu'elle est près de chez moi. Cela dit, ce n'est pas là que j'achète "mes" livres (cf réponse à la question 1) sauf lors de certaines séances de dédicaces (Jul, Delerm, Laferrière, Ellroy...).
04 - Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?
Ca dépend. Je fais souvent découvrir le marché aux livres du Parc Georges Brassens à des ami(e)s mais ce n'est pas pour cela que je me sens véritablement "accompagnée" puisque chacun(e) va à son rythme et vers les stands qui l'attirent sans s'occuper trop de l'autre. Dans une librairie mieux vaut que je sois seule car je peux y passer des heures et, en général, ça finit par lasser qui m'accompagne.
05 - Librairie ou achats sur le net ?
Je suis Amazonophobe par principe, par conviction, par militantisme commerçant. Les seules fois où je passe des commandes en ligne c'est pour des livres édités par de petites maisons d'édition. En décembre, suite à une critique de Daniel, j'ai commandé "Liste de listes" et "Suite de listes" de Marc Boivin sur le site des éditions suisses Cousu Mouche. Mais, spontanément, je n'ai pas d'autre exemple en tête.
06 - Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?
Les romans français contemporains. La plupart de mes auteurs préférés sont vivants ou morts à la fin du XXe siècle (la seule exception est Stefan Zweig). J'aime les romans qui m'apprennent quelque chose sur moi et mon époque.
07 - Préfères-tu les livres d’occasion, neufs, ou les deux ?
Pour moi d'occasion (voir réponses précédentes) et il m'arrive aussi assez fréquemment d'offrir des livres d'occasion sans occasion particulière aux personnes qui me connaissent bien et qui savent que ce que je veux c'est leur offrir le contenu et pas le contenant.
08 - Qu’aimes-tu dans le shopping livresque?
Ben... les livres ! Et l'idée de faire des affaires en payant des heures de plaisir pour une bouchée de pain (oups... limite ambigu ça...).
09 - Te fixes-tu une limite d’achats par mois ?
Non. Voir réponses 1 et 2.
10 - A combien s’élève ta wish-list ?
Je n'en ai pas et je n'en veux pas. J'aime l'idée d'acheter ce que je trouve et me laisser guider autant par les opportunités que par mes envies. Cela dit, bien sûr certains titres trottent dans ma tête mais il peut se passer des années entre le moment où je dis "je veux ce livre" et le moment où je l'ouvre. En outre, pour des questions de poids, de place et de praticité de transport, je préfère les livres de poche. C'est aussi un moyen de sélection comme un autre : je ne lis pratiquement jamais "ce qui vient de sortir".
Dernier exemple en date Les bébés de la consigne automatique de Ryu Murakami. Autre exemple qui semblera peut-être bizarre à celles et ceux qui me connaissent : je n'ai pas encore lu Néfertiti dans un champ de canne à sucre de Philippe Jaenada. Je l'ai chez moi depuis des années mais je ne sais pas où et rien ne presse.
11 - Cite trois livres que tu veux TOUT DE SUITE ! Ca va être un peu contradictoire avec ce qui précède et je vais être obligée de réfléchir ce qui démontre bien que je ne fonctionne pas comme ça. Dans ma dernière sélection bloguesque, j'ai cité 3 romans
- Que nos vies aient l'air d'un film parfait de Carole Fives
- L'amour sans le faire de Joncour
- La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Je pourrais donc répondre ça mais il y a plus exact en fait :
- Le tome 2 de Silex and the City de Jul : parce que j'avais adoré le tome 1 à sa sortie (dédicacé par l'auteur à la Librairie le Divan - Voir réponse 3)
- Le tome 3 de la série de BD WW2.2 parce que c'est vraiment top. J'ai acheté le tome 1 en Belgique et le Père Noël m'a appporté le tome 2.
- L'oeuvre de Zweig dans la Pléiade qui va sortir en 2013 (voir réponse 6)
Edit : on m'annonce la sortie du n°19 des Bidochon "Internautes" alors forcément Zweig devient moins urgent...
12 - Précommandes-tu tes livres ?
Ca m'arrive de plus en plus souvent pour mes cadeaux ciblés. Il est probable que je doive aussi commander les BD précitées et le Zweig.
13 - Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?
Parce que le 9 est mon chiffre fétiche et parce que "Quoi de 9 ?" tombe plus ou moins sous le sens pour un blog où je souhaite partager mes coups de coeur et mes coups de gueule, mes envies, mes découvertes (et me nourir des vôtres).
14 - Parle-nous de ton prof préféré
Je n'ai pas de prof préféré(e). J'ai eu des profs chargé(e)s de me faire apprendre des trucs. Point barre. Cela dit, j'aime bien mon actuelle prof d'Espagnol. Elle a trouvé le bon angle pour me motiver et je progresse. Je sens qu'avec un petit effort de ma part je vais bientôt savoir dire autre chose que sangria, zappatos et helado !
15 - Quel est ton endroit préféré au monde ?
Il n'y en a pas "un" en particulier. Je dirais un bon resto avec des ami(e)s.
16 - Parle-nous de ton premier concert ! C'était le groupe Téléphone, au Mans le jour de mes 15 ans. En 1981 donc. C'était évidemment génial. Je connaissais toutes les paroles par coeur, j'ai beaucoup chanté, dansé, crié, applaudi, sandé ("Argent ! Trop Cher ! Ma vie n'a pas de prix ! Pas de prix !). Accessoirement j'ai embrassé un mec mignon et qui embrassait bien.
17 - Un endroit que tu aimerais visiter ? Les temples d'Angkor au Cambodge. La Cappadoce en Turquie. D'autres îles des Cyclades en Grèce en commençant par Rhodes. Et puis je ne connais pas Madrid et ça commence à manquer à ma culture européenne. S'il faut vraiment choisir sans prendre en compte des notions tels que le temps dont je dispose et le budget je dis (évidemment ?) Angkor !
18 - Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment !
Lorsque j'ai lu la question je me suis dit "ben... rien..." et j'ai pensé que ça allait être galère de trouver une réponse. J'ai décidé de faire le vide et de noter la première chose qui me passerait par la tête et ce fut ça : "Le sourire de Jérémie Elkaïm".
Quand je suis revenue au Tag pour m'y attaquer sérieusement, j'avais oublié que j'avais noté cette réponse et j'ai ressenti le même flottement et le même doute à trouver une réponse. Cependant je confirme.
Ce qui s'approche le plus de me rendre folle en ce moment, c'est le sourire de Jérémie Elkaïm en interview mais aussi quand il a prononcé quelques mots avant la projection en avant première de Main dans la main et aussi pendant le film.
Lorsqu'il sourit, ce mec est lumineux. Il sourit aussi avec ses yeux et son regard respire la gentillesse, l'humour et une sorte de détachement à la fois insupportable et irrésistible. Je trouve qu'il a un charme fou voire un charme qui me rend dingue. Bref, je craque.
19 - Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, ce serait quoi ?
Heu... j'ai le droit de répondre Jérémie Elkaïm ? ;o)
Bon, je sais, ce n'est pas une chose. C'est un homme. Mais bon, à part lui je ne vois qu'un billet gagnant de l'Euro million (qui me permettrait de produire son prochain film)...
20 - Qui tagues-tu ?
Si elles ne le sont pas déjà je tague :
Liliba Ses réponses - Mango - Keisha - Didi - Cynthia - Mazel
Libellés :
Autour d'une question,
Autour des livres,
Moi ma vie mon oeuvre
vendredi 21 décembre 2012
Coup de coeur de gueule vendredesque (de la semaine 51-2012)
Bonjour à celles et ceux qui ont peur de la fin du monde
Bonjour à celles et ceux qui n'ont peur de rien
Bonjour aux zotres
Cette semaine je suis bien embêtée. Ou plus exactement, je suis carrément emmerdée pour mon coup de coeur et mon coup de gueule du jour car il dépend intégralement des 15 heures à venir. Fin du monde ou pas fin du monde ?
Je vous laisse donc de rayer le paragraphe inutile de ce message dès demain matin.
Coup de coeur
Chouette c'est pas la fin du monde !
Je vais donc pouvoir faire tout ce que je n'ai pas encore eule temps le courage ou l'envie de faire jusqu'à présent : ranger mon bureau, acheter des rideaux, refaire du sport, prendre un cours de macarons, etc.
Je vais réfléchir sérieusementà la possibilité au degré de connerie que constituerait le fait d'adopter un chat en 2013.
Accessoirement, je vais pouvoir continuer à lire, à tester des restos, à bloguer, à faire mon job que j'aime dans ma boite que j'aime avec mes collègues que j'aime (séquence bisounours) et, je l'espère, à satisfaire la plupart de mes envies culturelles (ou autres) du moment !
Coup de gueule
Ah ben merde c'est vraiment la fin du monde !
Moi qui voulait une montre Hermès ! J'ai deux paires de chaussures neuves que je n'ai pas encore pu porter, je n'ai pas donné les résultats du jeu "Main dans la main" (vous pouvez donc encore jouer).
Je n'ai toujours pas de rideaux à mes fenêtres (j'habite mon appart depuis juillet 98) et il me reste des chocolats Marcolini et 3 bouteilles de champ' au frigo ! Quel gâchis.
En revanche j'ai acheté des cadeaux de Noël pour rien et je bosse aujourd'hui.
Pire du pire : si ça se trouve je serai dans le TGV à l'instant T.
Bonjour à celles et ceux qui n'ont peur de rien
Bonjour aux zotres
Cette semaine je suis bien embêtée. Ou plus exactement, je suis carrément emmerdée pour mon coup de coeur et mon coup de gueule du jour car il dépend intégralement des 15 heures à venir. Fin du monde ou pas fin du monde ?
Je vous laisse donc de rayer le paragraphe inutile de ce message dès demain matin.
Coup de coeur Chouette c'est pas la fin du monde !
Je vais donc pouvoir faire tout ce que je n'ai pas encore eu
Je vais réfléchir sérieusement
Accessoirement, je vais pouvoir continuer à lire, à tester des restos, à bloguer, à faire mon job que j'aime dans ma boite que j'aime avec mes collègues que j'aime (séquence bisounours) et, je l'espère, à satisfaire la plupart de mes envies culturelles (ou autres) du moment !
Coup de gueuleAh ben merde c'est vraiment la fin du monde !
Moi qui voulait une montre Hermès ! J'ai deux paires de chaussures neuves que je n'ai pas encore pu porter, je n'ai pas donné les résultats du jeu "Main dans la main" (vous pouvez donc encore jouer).
Je n'ai toujours pas de rideaux à mes fenêtres (j'habite mon appart depuis juillet 98) et il me reste des chocolats Marcolini et 3 bouteilles de champ' au frigo ! Quel gâchis.
En revanche j'ai acheté des cadeaux de Noël pour rien et je bosse aujourd'hui.
Pire du pire : si ça se trouve je serai dans le TGV à l'instant T.
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mardi 18 décembre 2012
La liste de mes envies culturelles (de décembre et janvier)
Bonjour à celles et ceux qui sortent
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres
Je sais que décembre est déjà bien entamé mais qu'y puis-je ? Hein ?
Cet inventaire m'a été inspiré par celui que Liliba dresse chaque lundi sur son blog. Volontairement, je n'y inclus pas les livres. Des amateurs/trices pour m'accompagner ici ou là ?
Selon un code couleur hyper étudié, sont surlignées en rouge les envies que j'ai déjà + ou - assouvies et en orange celles pour lesquelles une critique existe sur le blog.
Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
Plein d'autres trucs encore... mais bizarrement je concrétise (beaucoup trop) peu mais envies d'expo
Resto
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris
Le First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin. Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)
Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres
Frankenweenie de Tim Burton
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Des places sont toujours à gagner sur ce blog pour aller voir ce film.
Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne
Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)
Spectacle
Gaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)
Et vous ? Quelles sont vos envies culturelles du moment ? Et quels sont vos conseils ?
Bonjour à celles et ceux qui se culturent
Bonjour aux zotres
Je sais que décembre est déjà bien entamé mais qu'y puis-je ? Hein ?
Cet inventaire m'a été inspiré par celui que Liliba dresse chaque lundi sur son blog. Volontairement, je n'y inclus pas les livres. Des amateurs/trices pour m'accompagner ici ou là ?
Selon un code couleur hyper étudié, sont surlignées en rouge les envies que j'ai déjà + ou - assouvies et en orange celles pour lesquelles une critique existe sur le blog.
Expo
De Canaletto à Guardi au musée Jacquemart-André jusqu'au 14/01/2013 pour le classicisme élégant de Caneletto, pour la finesse de son dessin, pour la subtilité de ses camaïeux de bleux et de bruns. Pour Gardi et Venise que je ne connais pas
Hopper pour son univers, pour sa poésie, pour la sensation de solitude qui transpire de chacune de ses oeuvres
Plein d'autres trucs encore... mais bizarrement je concrétise (beaucoup trop) peu mais envies d'expo
Resto
Le cornichon (14e) - Fait ! Top ! Le menu carte à 34 euros change tous les jours. Voir celui du moment sur le site.
L'ami Jean (7e) - Ca je ne connais pas encore malgré tout le bien que des ami(e)s et collègues m'en ont dit. Là encore c'est cuisine du moment suivant les produits du jour (Site)
Dans les landes (5e) - Refait pour la 3e fois ! Top comme les 2 fois précédentes ! Plus qu'un conseil : réservez car c'est toujours plein. Une bonne critique ici
Yoom (6e ou 9e) dim sum (Site) - Jamais testé mais je rêve de trouver un vrai resto de dim sum à Paris
La mousson (2e ou 15e) restaurant cambodgien (Site) - J'adore et j'y suis allée ces derniers mois mais celui de la rue Thérèse que j'ai envie de tester l'adresse du 15e qui a l'air plus grande
Les colonnes à Issy Les Moulineaux : fait pour la 5 ou 6e fois car c'est notre QG pour des déjeuner de "jeunes" cadrettes dynamiques entre copines bossant au sud de Paris
Le First (1er) Restaurant Boudoir de l'hôtel Westin. Fait pour la 2e fois ! Top comme d'hab et le chef est adorable (merci Gilles). (Site)
Cinéma
Télé Gaucho par nostalgie non pas du gauchisme mais des radio et TV libres
Frankenweenie de Tim Burton
Main dans la main de et avec Valérie Donzelli et avec Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Vu en avant première et aimé (de même que la personne qui m'accompagnait). Des places sont toujours à gagner sur ce blog pour aller voir ce film.
Théâtre
Le lien d'Amanda Sthers : bizarrement ça ne semble attirer personne
Musique
Concrete Knives entendus en live à Ce soir ou jamais
Shaka Ponk dont le dernier titre déménage agréablement (comme d'hab d'ailleurs)
SpectacleGaspard Proust Encore !!! Je l'ai déjà vu cet été et je suis complètement fan. J'adore le voir et le lire. Il passe au Rond Point des Champs Elysées jusqu'au 12 janvier - Son site
Alex Lutz en décembre et en janvier au Grand Point Virgule (réductions ici Info)
Et vous ? Quelles sont vos envies culturelles du moment ? Et quels sont vos conseils ?
Libellés :
Autour de l'art,
Autour de la table,
Moi ma vie mon oeuvre
jeudi 22 novembre 2012
Bonne fête (aux Cécile)
Bonjour aux Cécile
Bonjour aux zotres
Ne négligeons pas le fait que Sainte Cécile est la patronne des musicien(ne)s
Bonjour aux zotres
Ne négligeons pas le fait que Sainte Cécile est la patronne des musicien(ne)s
mardi 9 octobre 2012
jeudi 9 août 2012
Malaga me voilà (en pleine feria)
Bonjour aux habitant(e)s de Malaga
Bonjour à celles et ceux qui participent à la feria
Bonjour aux touristes
Bonjour aux zotres
J'aurais pu dire Ola !
En arrivant à Malaga, j'ai résolu une énigme : celle du peu de disponibilité et du prix élevé des chambres d'hôtel à Malaga qui, même en passant par Booking sont 2 fois à 3 fois plus chères qu'à Grenade. Il se trouve que je débarque alors que la feria commence et, sans doute est-ce une période de grande affluence dans la ville.
De jour comme de nuit les rues sont animées, colorées, les boutiques traitreusement alléchantes (je trouve les femmes ici + sveltes et + élégantes qu'à Barcelone, Séville ou Cordoue où j'ai séjourné l'an dernier même si les tailles 48 et 50 sont beaucoup plus courantes dans les magasins de fringues et de lingerie qu'en France où je n'ai jamais vu, par exemple, de taille XXXL chez Etam alors qu'ici c'est le cas dans tous les rayons).
La ville me plait beaucoup et j'ai définitivement tranché une épineuse question que je ne me posais d'ailleurs pas avant ma découverte de l'Italie via Florence il y a 2 ans (séjour au cours duquel j'ai été surprise de ne pas avoir la tête qui tourne) mais qui a commencé à germer l'an dernier à Barcelone puis à Séville et à Cordoue : les mâles espagnols sont beaucoup plus alléchants que les mâles italiens ! Dans l'ensemble, ils sont plus beaux, plus virils, plus élégants, bref, ils dégagent nettement plus de charme et de virilité même si un petit détail épidermique m'a étonnée : une quantité industrielle d'hommes jeunes (et hétéros) se rase les jambes ! Même dans le marais on ne croise pas autant de mollets lisses. Bizarre. Pas sûre d'être fan car je n'ai jamais eu envie d'avoir l'impression de toucher mon propre corps en touchant celui de l'autre qui, dès lors, se conçoit avec un minimum de pilosité...
Bonjour à celles et ceux qui participent à la feria
Bonjour aux touristes
Bonjour aux zotres
J'aurais pu dire Ola !
En arrivant à Malaga, j'ai résolu une énigme : celle du peu de disponibilité et du prix élevé des chambres d'hôtel à Malaga qui, même en passant par Booking sont 2 fois à 3 fois plus chères qu'à Grenade. Il se trouve que je débarque alors que la feria commence et, sans doute est-ce une période de grande affluence dans la ville.
De jour comme de nuit les rues sont animées, colorées, les boutiques traitreusement alléchantes (je trouve les femmes ici + sveltes et + élégantes qu'à Barcelone, Séville ou Cordoue où j'ai séjourné l'an dernier même si les tailles 48 et 50 sont beaucoup plus courantes dans les magasins de fringues et de lingerie qu'en France où je n'ai jamais vu, par exemple, de taille XXXL chez Etam alors qu'ici c'est le cas dans tous les rayons).
La ville me plait beaucoup et j'ai définitivement tranché une épineuse question que je ne me posais d'ailleurs pas avant ma découverte de l'Italie via Florence il y a 2 ans (séjour au cours duquel j'ai été surprise de ne pas avoir la tête qui tourne) mais qui a commencé à germer l'an dernier à Barcelone puis à Séville et à Cordoue : les mâles espagnols sont beaucoup plus alléchants que les mâles italiens ! Dans l'ensemble, ils sont plus beaux, plus virils, plus élégants, bref, ils dégagent nettement plus de charme et de virilité même si un petit détail épidermique m'a étonnée : une quantité industrielle d'hommes jeunes (et hétéros) se rase les jambes ! Même dans le marais on ne croise pas autant de mollets lisses. Bizarre. Pas sûre d'être fan car je n'ai jamais eu envie d'avoir l'impression de toucher mon propre corps en touchant celui de l'autre qui, dès lors, se conçoit avec un minimum de pilosité...
lundi 16 juillet 2012
9 Questions (littéraires)
Bonjour à celles et ceux qui aiment les tags
Bonjour à celles et ceux qui aiment les livres
Bonjour aux zotres
Il y a quelques temps, à l'occasion d'un tag, je m'étais inspirée de la liste des 20 best sellers de la Fnac du moment pour concocter 9 questions. J'avais annoncé que j'y répondrais aussi pour voir.
01 - Si c'était à refaire, que referais-tu différemment ?
Ma salle de bain ? Bon, non, en fait, je n'ai pas (encore) refait ma salle de bain mais j'y songe.
J'ai déjà plus ou moins répondu à cette question sous une forme un peu différente ici.
02 - 7 ans après (ou un peu plus ou un peu moins), qu'est-ce qui te semble dérisoire alors que ça te semblait fondamental à l'époque ?
Hum... Je crois que plus d'éléments de ma vie sont dérisoires maintenant qu'à l'époque. Ca veut dire qu'elle est plus douce maintenant. D'une certaine manière, j'ai gagné en insouciance et en légèreté.
03 - Qu'est-ce qui figure en tête de la liste de tes envies ?
Acheter des coquillages frais, du persil plat et des oignons nouveaux au marché un dimanche matin et cuisiner des moules marinières (à moins que ce ne soit un tourteau avec une mayonnaise maison ou les deux selon l'appétit). En fait, je crois que j'ai des envies de trucs très bêtes et quotidiens que j'ai un peu (beaucoup ?) négligés ces derniers temps.
04 - A propos de quoi répètes-tu "demain j'arrête" sans que personne (même toi) n'y croit une seule seconde ?
Demain j'arrête la procrastination ! Ca marche ou pas ? Je crois que rien qui commencerait par "demain j'arrête" ne serait crédible dans ma bouche. Le problème est que rien ne commençant par "demain je commence" ne l'est beaucoup plus...
05 - Si ton corps écrivait son journal, quel serait son leitmotiv du moment ?
Il parlerait sûrement beaucoup d'abdos sur un ton nostalgico-geignard voire pleurnichard et ça serait donc un journal très chiant (et nombriliste au propre comme au figuré...). Mais promis, demain j'arrête de manger des cochonneries et je commence à faire de l'exercice !
06 - Selon toi, quelle est la couleur des sentiments ?
Un rouge vif et sombre
07 - Rien ne s'oppose à la nuit sauf peut-être... ?
La journée !
08 - Qu'est-ce qui te procure un bon coup de jeune ?
Certaines questions sont en soi des réponses
09 - Quels mots sont du domaine du murmure ?
Les confidences sur l'oreiller ou sous la couette
Bonjour à celles et ceux qui aiment les livres
Bonjour aux zotres
Il y a quelques temps, à l'occasion d'un tag, je m'étais inspirée de la liste des 20 best sellers de la Fnac du moment pour concocter 9 questions. J'avais annoncé que j'y répondrais aussi pour voir.
01 - Si c'était à refaire, que referais-tu différemment ?
Ma salle de bain ? Bon, non, en fait, je n'ai pas (encore) refait ma salle de bain mais j'y songe.
J'ai déjà plus ou moins répondu à cette question sous une forme un peu différente ici.
02 - 7 ans après (ou un peu plus ou un peu moins), qu'est-ce qui te semble dérisoire alors que ça te semblait fondamental à l'époque ?
Hum... Je crois que plus d'éléments de ma vie sont dérisoires maintenant qu'à l'époque. Ca veut dire qu'elle est plus douce maintenant. D'une certaine manière, j'ai gagné en insouciance et en légèreté.
03 - Qu'est-ce qui figure en tête de la liste de tes envies ?
Acheter des coquillages frais, du persil plat et des oignons nouveaux au marché un dimanche matin et cuisiner des moules marinières (à moins que ce ne soit un tourteau avec une mayonnaise maison ou les deux selon l'appétit). En fait, je crois que j'ai des envies de trucs très bêtes et quotidiens que j'ai un peu (beaucoup ?) négligés ces derniers temps.
04 - A propos de quoi répètes-tu "demain j'arrête" sans que personne (même toi) n'y croit une seule seconde ?
Demain j'arrête la procrastination ! Ca marche ou pas ? Je crois que rien qui commencerait par "demain j'arrête" ne serait crédible dans ma bouche. Le problème est que rien ne commençant par "demain je commence" ne l'est beaucoup plus...
05 - Si ton corps écrivait son journal, quel serait son leitmotiv du moment ?
Il parlerait sûrement beaucoup d'abdos sur un ton nostalgico-geignard voire pleurnichard et ça serait donc un journal très chiant (et nombriliste au propre comme au figuré...). Mais promis, demain j'arrête de manger des cochonneries et je commence à faire de l'exercice !
06 - Selon toi, quelle est la couleur des sentiments ?
Un rouge vif et sombre
07 - Rien ne s'oppose à la nuit sauf peut-être... ?
La journée !
08 - Qu'est-ce qui te procure un bon coup de jeune ?
Certaines questions sont en soi des réponses
09 - Quels mots sont du domaine du murmure ?
Les confidences sur l'oreiller ou sous la couette
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