Caresses à Gato et Sergi (le chat de Norman)
Bonjour aux zotres
Pour tout vous dire, je trouve que ça manque singulièrement de rythme et que c'est mal joué mais les situations sont drôles et je défie celles et ceux qui ont un chat de ne pas rire (jaune évidemment). Les zotres riront cruellement sur le mode "ils sont fous tous ces gens qui ont un chat" en se félicitant de ne pas faire partie de cette cohorte d'esclaves insensés.
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samedi 28 décembre 2013
lundi 23 décembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 5 - la communication)
Bonjour à celles et ceux qui se comprennent sans se regarder
Bonjour à celles et ceux qui se regardent sans se comprendre
Miaou à Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des épisodes précédents
1 - Le contexte - lundi 25/11
2 - La rencontre - lundi 02/12
3 - Le transport - lundi 09/12
4 - L'arrivée - lundi 16/12
Comme au cinéma
Celles et ceux qui ont vu Le Dictateur de Sacha Baron Cohen me comprendront (si j'ose dire) et se souviendront d'une scène désopilante au début du film où une voix off précise une particularité de la langue parlée dans la République de Wadiya : les mots "oui" et "non" se disent de la même façon puis précise, exemples filmés à l'appui que cela peut parfois générer quelques confusions et désagréments (comprendre des exécutions capitales).
He bien figurez-vous que, depuis que je fréquente Gato, j'ai la sensation d'avoir un coloc Wadiyen ! Pire j'ai l'impression qu'en chat, tous les mots se disent globalement "miaou" et que seules les intonations, le volume sonore et les durées changent allant ainsi du "maaaouw" trainant et plaintif au "mio" expédié et revendicatif en passant par toutes les combinaisons de... ben... ben... de "miaou" quoi !
Mais pire qu'un film muet sans sous-titres
Cela limite singulièrement nos échanges et ne facilite pas notre compréhension mutuelle. Je sens et même je SAIS qu'il veut me dire quelque chose mais bon sang, quoi ? Inversement je vois bien qu'il me regarde avec un air de reproche interloquée voire dédaigneux devant ce qu'il analyse sûrement comme de la stupidité de ma part. Il a peut-être raison.
Si vous avez en stock un dico français-miaou merci de me le prêter parce que si on a inventé Babelfish, Babelcat se fait encore attendre !
Ni du Baudelaire, ni du Audiard
Pour vous aider à saisir la situation, voici une retranscription fidèle de nos échanges types de la journée.
Le matin au réveil
Gato : miaou
Moi : oui mon bébé j'arrive
Le matin au lever
Moi : eh bien bonjour joli mimi
Gato : miaou
Moi : Oh le joli Chat ! Hum qu'il est BO ! le chat !
Gato : miiiaaaooouuu !!!
5 minutes plus tard dans la cuisine
Gato : miaou
Moi (le paquet de croquettes dans une main la gamelle dans l'autre) : oui, attends mon bébé. Oh c'est bon chat ! (à prononcer sur un enjoué et complice : je ne désespère pas qu'un jour il se marre à cette vanne pourrie)
Le matin quand je pars bosser (les jours où le chat est de bonne humeur)
Gato : miaou
Moi : Oui mon bébé ! Oh qu'il est BO ! (à prononcer sur un ton tonique voire explosif et en tout cas très convaincant) le chat !
Le matin quand je pars bosser (les jours, plus fréquents, où le chat est de mauvais poil)
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : Mimi ? Il est où le beau chat ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : (...)
Le soir quand je rentre
Gato : Maaaaaoouwwww (en se dirigeant vers la cuisine)
Moi : Oh bonjour ! Bonjour le beau chat ! Oh qu'il est BO ! le chat ! Oui mon bébé j'arrive... Hum... C'est bon chat ! (ce qui constitue ma réplique la plus longue, qui, cela n'aura échappé à personne, n'est qu'une sorte de compilation de mes répliques du matin)
Le soir, 5 mn plus tard, après la bouffe de monsieur
Gato : Maaaaaaoooooouuwwww Maaaaoooooooouuwww
Maaaaaaaaaaaoooooowwwww Maaaooouuuwwww Maaaaoooouwww (etc. vous voyez l'idée)
Moi : Oui mon bébé. Qu'est-ce que tu veux ? Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il y a ?
Le soir quand je regarde la télé ou que je me livre à une activité du même tonneau
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Viens me voir. Tu es où Mimi ? Viens me voir joli mimi.
Gato : (...)
A répéter plusieurs fois dans la soirée
Au bout de la plusieurème fois + une
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Coucou Mimi. Viens me voir.
Gato (se déplaçant avec une lenteur calculée vers le canapé)
Moi : Viens me voir
Quand eeeeeeenfin, au bout d'environ 95 plombes le chat s'est hissé sur le canapé s'accompagnant du seul "miaou" que je comprends et qui signifie "oh hisse !"
Moi : eh bien bonjour ! Oh le beau chat ! Coucou le beau chat !
Gato : miaou
Et là peut commencer ce que j'ai décidé de nommer "la cérémonie du Schrountch-schrountch" dont je reparlerai plus tard !
Bonjour à celles et ceux qui se regardent sans se comprendre
Miaou à Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des épisodes précédents
1 - Le contexte - lundi 25/11
2 - La rencontre - lundi 02/12
3 - Le transport - lundi 09/12
4 - L'arrivée - lundi 16/12
Comme au cinéma
Celles et ceux qui ont vu Le Dictateur de Sacha Baron Cohen me comprendront (si j'ose dire) et se souviendront d'une scène désopilante au début du film où une voix off précise une particularité de la langue parlée dans la République de Wadiya : les mots "oui" et "non" se disent de la même façon puis précise, exemples filmés à l'appui que cela peut parfois générer quelques confusions et désagréments (comprendre des exécutions capitales).
He bien figurez-vous que, depuis que je fréquente Gato, j'ai la sensation d'avoir un coloc Wadiyen ! Pire j'ai l'impression qu'en chat, tous les mots se disent globalement "miaou" et que seules les intonations, le volume sonore et les durées changent allant ainsi du "maaaouw" trainant et plaintif au "mio" expédié et revendicatif en passant par toutes les combinaisons de... ben... ben... de "miaou" quoi !
Mais pire qu'un film muet sans sous-titres
Cela limite singulièrement nos échanges et ne facilite pas notre compréhension mutuelle. Je sens et même je SAIS qu'il veut me dire quelque chose mais bon sang, quoi ? Inversement je vois bien qu'il me regarde avec un air de reproche interloquée voire dédaigneux devant ce qu'il analyse sûrement comme de la stupidité de ma part. Il a peut-être raison.
Si vous avez en stock un dico français-miaou merci de me le prêter parce que si on a inventé Babelfish, Babelcat se fait encore attendre !
Ni du Baudelaire, ni du Audiard
Pour vous aider à saisir la situation, voici une retranscription fidèle de nos échanges types de la journée.
Le matin au réveil
Gato : miaou
Moi : oui mon bébé j'arrive
Le matin au lever
Moi : eh bien bonjour joli mimi
Gato : miaou
Moi : Oh le joli Chat ! Hum qu'il est BO ! le chat !
Gato : miiiaaaooouuu !!!
5 minutes plus tard dans la cuisine
Gato : miaou
Moi (le paquet de croquettes dans une main la gamelle dans l'autre) : oui, attends mon bébé. Oh c'est bon chat ! (à prononcer sur un enjoué et complice : je ne désespère pas qu'un jour il se marre à cette vanne pourrie)
Le matin quand je pars bosser (les jours où le chat est de bonne humeur)
Gato : miaou
Moi : Oui mon bébé ! Oh qu'il est BO ! (à prononcer sur un ton tonique voire explosif et en tout cas très convaincant) le chat !
Le matin quand je pars bosser (les jours, plus fréquents, où le chat est de mauvais poil)
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : Mimi ? Il est où le beau chat ? Mimi ?
Gato : (...)
Moi : (...)
Le soir quand je rentre
Gato : Maaaaaoouwwww (en se dirigeant vers la cuisine)
Moi : Oh bonjour ! Bonjour le beau chat ! Oh qu'il est BO ! le chat ! Oui mon bébé j'arrive... Hum... C'est bon chat ! (ce qui constitue ma réplique la plus longue, qui, cela n'aura échappé à personne, n'est qu'une sorte de compilation de mes répliques du matin)
Le soir, 5 mn plus tard, après la bouffe de monsieur
Gato : Maaaaaaoooooouuwwww Maaaaoooooooouuwww
Maaaaaaaaaaaoooooowwwww Maaaooouuuwwww Maaaaoooouwww (etc. vous voyez l'idée)
Moi : Oui mon bébé. Qu'est-ce que tu veux ? Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il y a ?
Le soir quand je regarde la télé ou que je me livre à une activité du même tonneau
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Viens me voir. Tu es où Mimi ? Viens me voir joli mimi.
Gato : (...)
A répéter plusieurs fois dans la soirée
Au bout de la plusieurème fois + une
Moi : Mimi ? Mimi ? Mimi ? Coucou Mimi. Viens me voir.
Gato (se déplaçant avec une lenteur calculée vers le canapé)
Moi : Viens me voir
Quand eeeeeeenfin, au bout d'environ 95 plombes le chat s'est hissé sur le canapé s'accompagnant du seul "miaou" que je comprends et qui signifie "oh hisse !"
Moi : eh bien bonjour ! Oh le beau chat ! Coucou le beau chat !
Gato : miaou
Et là peut commencer ce que j'ai décidé de nommer "la cérémonie du Schrountch-schrountch" dont je reparlerai plus tard !
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Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
lundi 16 décembre 2013
Moi coloc et moi (épisode 4 - L'arrivée chez moi... enfin, chez nous...)
Bonjour à celles et ceux qui vivent leur colocation dans l'harmonie
Bonjour à celles et ceux qui savent qu'ils ont eu un coloc un jour, qui voient encore quelques traces de son existence de temps en temps mais ne l'ont pas croisé en vrai depuis mars 1997
Caresses à Tigris alias Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des 3 zépizodes précédents
Moi vouloir chat (épisode 1)
Troupeau de chats chercher maison (épisode 2)
Transport de chat choisi par moi épineux (épisose 3)
Chaque lundi un nouvel épisode depuis le 25/11/2013. le premier est ici
Début d'un suspens insoutenable
Quand j'ai ouvert la porte de chez moi c'était à la fois la fin d'un calvaire et, potentiellement, à en croire la bénévole évoquée à l'épisode 2 (ici), le début d'un autre. Je me suis dit que j'allais vite être renseignée et, un peu comme on n'a que quelques secondes pour faire bonne (ou mauvaise) impression lors d'un entretien d'embauche, je savais que les premières réactions du matou à son nouvel environnement seraient déterminantes pour la suite. Une des clefs du succès de cette adoption résidait dans les premières minutes et, j'en étais sûre, dans le choix du lieu où j'allais poser et ouvrir la cage de mon nouveau coloc.
J'ai décidé de la poser sur le canapé, d'ouvrir la porte et de m'éloigner un peu, de le laisser en sortir à son rythme. J'avais négligeamment jeté un vieux plaid ikea rouge à l'autre bout du canapé.
Que les scenaristes de polars en prennent de la graine
Gato est sorti à la fois rapidement et lentement c'est à dire quasi immédiatement après l'ouverture de la boite à chat mais avec un luxe de précautions, une lenteur dans les gestes silencieux, qui feraient pâlir d'envie le moindre acteur d'une série policière au moment où, l'arme au poing, il traque le méchant dans un vieux bâtiment industriel abandonné.
Il a sauté par terre comme au ralenti et a regardé autour de soi, sans doute à la recherche de l'ennemi(e) (moi ?). Je me suis approchée doucement en lui parlant et là encore la métaphore policière est flagrante. J'étais dans le rôle de la négociatrice qui pose son flinge par terre et avance lentement pour raisonner le forcené et aboutir à sa rédition sans qu'il fasse de victimes. J'ai dû avoir un deug de psychologie féline dans une vie antérieure car j'ai pu attraper le chat (MOOOOON chat) et le poser sur le plaid rouge.
J'avoue en avoir conçu et en concevoir encore une certaine fierté voire une fierté certaine. Et puis ça m'a rassurée pour la suite jusqu'à ce que j'entende "maaaouw" (très différent de "miaou").
Le calme avant la tempête ?
Ce premier maaaouw fut bientôt suivi d'un 2e puis d'un 3e puis d'autres et j'en analysai avec crainte la fréquence et l'amplitude. Ces maaaouw étaient visiblement plaintifs ou plutôt craintifs, assez timides, et en tout cas bien loin du volume sonore à faire trembler les mûrs prédit par la bénévole. En outre, leur fréquence a rapidement eu tendance à s'espacer. Je poussai un ouf de soulagement intérieur non dénué de vigilance tant j'avais conscience que rien n'était encore gagné.
Le deuxième point positif fut que celui qui ne s'appelait pas encore Gato (mais déjà plus Tigris tant j'ai instantanément trouvé ce nom affreux, débile, non adapté à un gros matou n'ayant rien de "ti" (mais tout de gris certes) et peu euphonique) resta sur la couverture à la fois suffisamment longtemps pour que je comprenne qu'il s'y sentait à l'aise et suffisamment peu de temps pour montrer qu'il possédait plus de curiosité que de crainte envers son nouvel environnement.
Toutes oreilles dressées, toutes narines ouvertes, toutes poustaches dehors, l'ex-Tigris et futur Gato au sauté du canapé dans un ralenti pétri d'élégance non sans rappeler Keanu Reeves dans Matrix (je comprendrais que vous puissiez douter voire discuter cette affirmation).
Progressant à la vitesse d'un explorateur en terrain piégé (souvenez-vous des Indiana Jones), mon coloc s'est fait un devoir d'inspecter visuellement et olfactivement tout le salon, d'en explorer méthodiquement chaque recoin en adoptant une technique complexe et minutieuse alliant escalade de cartons, rampage sous buffets, tatage de matériaux, contournage de valises, frôlage de fils électriques et autres analyses complexes jusqu'à ce qu'il fasse enfin ce que je guettais depuis le début : un frottage en règle des meubles avec la tête pour les imprégner de son odeur et donc, se les approprier. Mon coloc se sentait visiblement à l'aise dans mon appartement.
Le troisième point positif était que je n'avais aucun mal à attraper mon coloc. Aussi l'ai-je rapidement orienté vers la cuisine pour qu'il poursuive la visite et comprenne où se situait son coin repas... ce en quoi il fut aidé par une gamelle pleinde de pâté pour chat qu'il engloutit en moins de temps qu'il ne m'en avait fallu pour le servir.
Du ouf au ho ho ?
Avais-je vendu la peau de l'ours (enfin... du chat) trop tôt ? Avais-je surestimé la simplicité de cette adaptation quasi immédiate des lieux ? Toujours est-il que, rapidement, les maaaouw ont repris. Toujours d'un volume sonore allant du bas plaintif au fort vindicatif mais restant dans le domaine de l'acceptable. A chaque maaaouw je répondait par un "oui" compatissant ou une question de pure forme. La fréquence de ses manifestations sonores était elle aussi très supportable et elles étaient entrecoupées de longues plages de silence félin pendant lesquelles je tentais de maintenir un dialogue plus constructif et apaisé où je faisais une analyse de la situation, compatissait au stress que j'imaginais sans peine pour mon coloc dans ce nouvel environnement à découvrir, à apprivoiser.
Les maaaouw ne cessant pas, je décidai de dormir dans le salon pour ne pas laisser mon chat tout seul la première nuit et ajouter à son traumatisme. Même si j'ai échappé aux hurlements nocturnes, la suite prouvera que ce n'était pas forcément la meilleure idée qui soit pour un "détail" qui prouvera, lui aussi, que si j'ai peut-être eu un deug en psychologie féline, je n'ai pas encore atteint le niveau licence... mais j'y travaille avec assiduité depuis le 23/11 !
Quelques liens
10 comportements
5 idées reçues
Significations des miaulements
Penser Chat
Bonjour à celles et ceux qui savent qu'ils ont eu un coloc un jour, qui voient encore quelques traces de son existence de temps en temps mais ne l'ont pas croisé en vrai depuis mars 1997
Caresses à Tigris alias Gato
Bonjour aux zotres
Résumé des 3 zépizodes précédents
Moi vouloir chat (épisode 1)
Troupeau de chats chercher maison (épisode 2)
Transport de chat choisi par moi épineux (épisose 3)
Chaque lundi un nouvel épisode depuis le 25/11/2013. le premier est ici
Début d'un suspens insoutenable
Quand j'ai ouvert la porte de chez moi c'était à la fois la fin d'un calvaire et, potentiellement, à en croire la bénévole évoquée à l'épisode 2 (ici), le début d'un autre. Je me suis dit que j'allais vite être renseignée et, un peu comme on n'a que quelques secondes pour faire bonne (ou mauvaise) impression lors d'un entretien d'embauche, je savais que les premières réactions du matou à son nouvel environnement seraient déterminantes pour la suite. Une des clefs du succès de cette adoption résidait dans les premières minutes et, j'en étais sûre, dans le choix du lieu où j'allais poser et ouvrir la cage de mon nouveau coloc.
J'ai décidé de la poser sur le canapé, d'ouvrir la porte et de m'éloigner un peu, de le laisser en sortir à son rythme. J'avais négligeamment jeté un vieux plaid ikea rouge à l'autre bout du canapé.
Que les scenaristes de polars en prennent de la graine
Gato est sorti à la fois rapidement et lentement c'est à dire quasi immédiatement après l'ouverture de la boite à chat mais avec un luxe de précautions, une lenteur dans les gestes silencieux, qui feraient pâlir d'envie le moindre acteur d'une série policière au moment où, l'arme au poing, il traque le méchant dans un vieux bâtiment industriel abandonné.
Il a sauté par terre comme au ralenti et a regardé autour de soi, sans doute à la recherche de l'ennemi(e) (moi ?). Je me suis approchée doucement en lui parlant et là encore la métaphore policière est flagrante. J'étais dans le rôle de la négociatrice qui pose son flinge par terre et avance lentement pour raisonner le forcené et aboutir à sa rédition sans qu'il fasse de victimes. J'ai dû avoir un deug de psychologie féline dans une vie antérieure car j'ai pu attraper le chat (MOOOOON chat) et le poser sur le plaid rouge.
J'avoue en avoir conçu et en concevoir encore une certaine fierté voire une fierté certaine. Et puis ça m'a rassurée pour la suite jusqu'à ce que j'entende "maaaouw" (très différent de "miaou").
Le calme avant la tempête ?
Ce premier maaaouw fut bientôt suivi d'un 2e puis d'un 3e puis d'autres et j'en analysai avec crainte la fréquence et l'amplitude. Ces maaaouw étaient visiblement plaintifs ou plutôt craintifs, assez timides, et en tout cas bien loin du volume sonore à faire trembler les mûrs prédit par la bénévole. En outre, leur fréquence a rapidement eu tendance à s'espacer. Je poussai un ouf de soulagement intérieur non dénué de vigilance tant j'avais conscience que rien n'était encore gagné.
Le deuxième point positif fut que celui qui ne s'appelait pas encore Gato (mais déjà plus Tigris tant j'ai instantanément trouvé ce nom affreux, débile, non adapté à un gros matou n'ayant rien de "ti" (mais tout de gris certes) et peu euphonique) resta sur la couverture à la fois suffisamment longtemps pour que je comprenne qu'il s'y sentait à l'aise et suffisamment peu de temps pour montrer qu'il possédait plus de curiosité que de crainte envers son nouvel environnement.
Toutes oreilles dressées, toutes narines ouvertes, toutes poustaches dehors, l'ex-Tigris et futur Gato au sauté du canapé dans un ralenti pétri d'élégance non sans rappeler Keanu Reeves dans Matrix (je comprendrais que vous puissiez douter voire discuter cette affirmation).
Progressant à la vitesse d'un explorateur en terrain piégé (souvenez-vous des Indiana Jones), mon coloc s'est fait un devoir d'inspecter visuellement et olfactivement tout le salon, d'en explorer méthodiquement chaque recoin en adoptant une technique complexe et minutieuse alliant escalade de cartons, rampage sous buffets, tatage de matériaux, contournage de valises, frôlage de fils électriques et autres analyses complexes jusqu'à ce qu'il fasse enfin ce que je guettais depuis le début : un frottage en règle des meubles avec la tête pour les imprégner de son odeur et donc, se les approprier. Mon coloc se sentait visiblement à l'aise dans mon appartement.
Le troisième point positif était que je n'avais aucun mal à attraper mon coloc. Aussi l'ai-je rapidement orienté vers la cuisine pour qu'il poursuive la visite et comprenne où se situait son coin repas... ce en quoi il fut aidé par une gamelle pleinde de pâté pour chat qu'il engloutit en moins de temps qu'il ne m'en avait fallu pour le servir.
Du ouf au ho ho ?
Avais-je vendu la peau de l'ours (enfin... du chat) trop tôt ? Avais-je surestimé la simplicité de cette adaptation quasi immédiate des lieux ? Toujours est-il que, rapidement, les maaaouw ont repris. Toujours d'un volume sonore allant du bas plaintif au fort vindicatif mais restant dans le domaine de l'acceptable. A chaque maaaouw je répondait par un "oui" compatissant ou une question de pure forme. La fréquence de ses manifestations sonores était elle aussi très supportable et elles étaient entrecoupées de longues plages de silence félin pendant lesquelles je tentais de maintenir un dialogue plus constructif et apaisé où je faisais une analyse de la situation, compatissait au stress que j'imaginais sans peine pour mon coloc dans ce nouvel environnement à découvrir, à apprivoiser.
Les maaaouw ne cessant pas, je décidai de dormir dans le salon pour ne pas laisser mon chat tout seul la première nuit et ajouter à son traumatisme. Même si j'ai échappé aux hurlements nocturnes, la suite prouvera que ce n'était pas forcément la meilleure idée qui soit pour un "détail" qui prouvera, lui aussi, que si j'ai peut-être eu un deug en psychologie féline, je n'ai pas encore atteint le niveau licence... mais j'y travaille avec assiduité depuis le 23/11 !
Quelques liens
10 comportements
5 idées reçues
Significations des miaulements
Penser Chat
Libellés :
Autour des zanimox,
Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
lundi 9 décembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 3 - Le transport)
Bonjour à celles et ceux qui vivent en colocation
Bonjour à celles et ceux qui mettent du temps à s'adapter à un nouveau lieu
Caresses à Gato et à la délicieuse Tardar Sauce alias Grumpy Cat (en photo ci-contre)
Bonjour aux zotres
Résumé des zépizodes précédents
Samedi 23/11/2013, je me suis rendue à un salon porte de Versailles, dans le but d'adopter un (ou 2) chat(s) abandonné(s). Je me suis aperçue que c'était moin "yaka faukon" que prévu. J'ai finalement jeté mon dévolu sur un gros matou gris malgré des mises en garde peu engageantes d'une bénévole qui m'a prévenue qu'une précédante tentative d'adoption s'était soldée par un retour au refuge dès le lendemain pour cause de hurlements intenpestif de l'accusé pendant toute la nuit ! Gloups !
Partie 1 - Le contexte
Partie 2 - La rencontre
Lien vers la bio de Grumpy Cat alias Tardar Sauce
Comme le mouton du Petit Prince
Tout le monde garde en mémoire l'image de ce dessin de Saint Ex. : un rectangle avec 3 trous ronds sur un côté et tout le monde sait qu'à l'intérieur de ce carton il y a un mouton. Depuis quelques jours, je me pose pas mal de questions sur ce mouton et sur la manière dont il a réagi quand on l'a attrapé, quand on l'a mis dans le carton, quand on a refermé le carton sur lui et surtout ensuite. Un dessin n'est pas sonore et je me demande si ce mouton bêle un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout et si oui sur quel ton allant du timide à l'affolé en passant par toutes les nuances du plaintif.
Bien sûr, pour se poser ce genre de questions, il faut avoir vu quelqu'un(e) attraper un chat pour tenter de le faire rentrer dans une boite de transport. Un curieux phénomène physique de dilatation féline se produit et je me demande s'il a déjà traversé l'esprit de quelque scientifique farfelu de l'étudier.
Un chose est sûre : un chat de base NE VEUT PAS rentrer dans une boite. Il allonge et tortille son corps et étire ses membres en croix au maximum à la façon d'un gardien de but de handball au moment du tir de l'attaquant. La ressemblance avec Thierry Omeyer est saisissante.
Et là, on se dit : "et on n'est même pas parti ! Comment vais-je faire pour :
- sortir de ce hall en passant devant une multitude de chien
- traverser le parc des expositions
- prendre le métro (même pour une seule station)
- marcher dans la rue".
De fait, pendant toutes ces étapes, Tigris a protesté en proférant par intermittence des miaulements à fendre l'âme. Mais moins que le portrait catastrophique qui m'avait été fait de l'animal ne me le laissait supposer tant en terme de fréquence que de volume sonore des lamentations. J'étais confiante et consciente qu'à ce stade, le principal problème venait d'ailleurs.
Moins long mais pire qu'un marathon
Vous souvenez vous de l'époque bénie par les kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthopédistes, radiologues, chirurgiens et autres spécialistes de la colonne vertébrale et de ses déviations variées, où les valises (et malettes d'auditeurs/trices) ne disposaient pas encore de roulettes ? Eh bien, si vous êtes nostalgiques ou si vous n'avez pas vécu ça et que vous avez le sentiment d'être passé à côté d'une expérience extrême, je vous suggère de trimbaler un matou mâle adulte dans une boite à chat !
Ca génère à peu près le même type de désagréments avec, cerise sur le gâteau, le fait qu'au lieu de transporter des vêtements inertes, des chaussures immobiles, des trousses de toilette sans vie, des souvenirs de vacances et autres cadeaux statiques (ou des dossiers d'audit), vous portez un être vivant, par définition stressé par tout ce qui s'apparente à un transport et à un changement de cadre et donc potentiellement remuant ce qui engendre inévitablement un phénomène de roulis-tangage de la boite à chat au bout de votre bras qui accentue à la fois :
- votre fatigue musculaire et la douleur de votre poignée,
- le stress du chat.
C'est merveilleux.
Plus tentant mais moins efficace que le conseil de Saint Ex
Là, différentes options traversent inévitablement le cerveau de tout porteur/se de boite à chat :
- ouvrir la cage en pleine rue et s'en laver les mains (c'est à dire, concrètement, voir le chat bondir comme une furie hors de la boite, aller n'importe ou en ziz-zag, traverser la rue et au bout d'un moment vraisemblablement bref puis entendre simultanément un "paf" (le chat) et "schhhhhhrrrrrr" (un grand coup de frein) potentiellement accompagné d'un "bang" (bruit de tôle froissée), de jurons, de klaxons, de cris des passant(e)s, etc. Bref, un début de fin du monde.
- secouer la boite très vite de bas en haut jusqu'à assomer le chat mais ça parait long et fatigant voire ça demande une force certaine (dont je suis dépourvue) et ça risque d'aboutir au stade "cris (voire intervention) des passant(e)s" évoqué au paragraphe précédent (sans les étapes paf/schhhhrrr/bang cela dit)
- s'asseoir par terre et pleurer
- changer de contenant et enfermer le chat dans une valise à roulettes en se moquant totalement des - voire en songeant avec une joie sadique aux - soubressauts occasionnés par les descentes et montées de trottoirs ou de marches, bruits et vibrations causés par les pavés.
- faire demi-tour et rapporter le chat... mais j'habite si peu loin du Parc de Versailles que ç'aurait été plus long que de continuer à avancer.
Aussi ai-je pensé à la célèbre phrase de Terre des hommes :
"Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence...".
De fait, entre parcours du combattant, traversée du desert et chemin de croix (ou jeu de l'oie, soudain j'ai l'ombre d'un doute...), j'ai bravement avancé jusqu'à chez moi... enfin chez nous.
Bonjour à celles et ceux qui mettent du temps à s'adapter à un nouveau lieu
Caresses à Gato et à la délicieuse Tardar Sauce alias Grumpy Cat (en photo ci-contre)
Bonjour aux zotres
Résumé des zépizodes précédents
Samedi 23/11/2013, je me suis rendue à un salon porte de Versailles, dans le but d'adopter un (ou 2) chat(s) abandonné(s). Je me suis aperçue que c'était moin "yaka faukon" que prévu. J'ai finalement jeté mon dévolu sur un gros matou gris malgré des mises en garde peu engageantes d'une bénévole qui m'a prévenue qu'une précédante tentative d'adoption s'était soldée par un retour au refuge dès le lendemain pour cause de hurlements intenpestif de l'accusé pendant toute la nuit ! Gloups !
Partie 1 - Le contexte
Partie 2 - La rencontre
Lien vers la bio de Grumpy Cat alias Tardar Sauce
Comme le mouton du Petit Prince
Tout le monde garde en mémoire l'image de ce dessin de Saint Ex. : un rectangle avec 3 trous ronds sur un côté et tout le monde sait qu'à l'intérieur de ce carton il y a un mouton. Depuis quelques jours, je me pose pas mal de questions sur ce mouton et sur la manière dont il a réagi quand on l'a attrapé, quand on l'a mis dans le carton, quand on a refermé le carton sur lui et surtout ensuite. Un dessin n'est pas sonore et je me demande si ce mouton bêle un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout et si oui sur quel ton allant du timide à l'affolé en passant par toutes les nuances du plaintif.
Bien sûr, pour se poser ce genre de questions, il faut avoir vu quelqu'un(e) attraper un chat pour tenter de le faire rentrer dans une boite de transport. Un curieux phénomène physique de dilatation féline se produit et je me demande s'il a déjà traversé l'esprit de quelque scientifique farfelu de l'étudier.
Un chose est sûre : un chat de base NE VEUT PAS rentrer dans une boite. Il allonge et tortille son corps et étire ses membres en croix au maximum à la façon d'un gardien de but de handball au moment du tir de l'attaquant. La ressemblance avec Thierry Omeyer est saisissante.
Et là, on se dit : "et on n'est même pas parti ! Comment vais-je faire pour :
- sortir de ce hall en passant devant une multitude de chien
- traverser le parc des expositions
- prendre le métro (même pour une seule station)
- marcher dans la rue".
De fait, pendant toutes ces étapes, Tigris a protesté en proférant par intermittence des miaulements à fendre l'âme. Mais moins que le portrait catastrophique qui m'avait été fait de l'animal ne me le laissait supposer tant en terme de fréquence que de volume sonore des lamentations. J'étais confiante et consciente qu'à ce stade, le principal problème venait d'ailleurs.
Moins long mais pire qu'un marathon
Vous souvenez vous de l'époque bénie par les kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthopédistes, radiologues, chirurgiens et autres spécialistes de la colonne vertébrale et de ses déviations variées, où les valises (et malettes d'auditeurs/trices) ne disposaient pas encore de roulettes ? Eh bien, si vous êtes nostalgiques ou si vous n'avez pas vécu ça et que vous avez le sentiment d'être passé à côté d'une expérience extrême, je vous suggère de trimbaler un matou mâle adulte dans une boite à chat !
Ca génère à peu près le même type de désagréments avec, cerise sur le gâteau, le fait qu'au lieu de transporter des vêtements inertes, des chaussures immobiles, des trousses de toilette sans vie, des souvenirs de vacances et autres cadeaux statiques (ou des dossiers d'audit), vous portez un être vivant, par définition stressé par tout ce qui s'apparente à un transport et à un changement de cadre et donc potentiellement remuant ce qui engendre inévitablement un phénomène de roulis-tangage de la boite à chat au bout de votre bras qui accentue à la fois :
- votre fatigue musculaire et la douleur de votre poignée,
- le stress du chat.
C'est merveilleux.
Plus tentant mais moins efficace que le conseil de Saint Ex
Là, différentes options traversent inévitablement le cerveau de tout porteur/se de boite à chat :
- ouvrir la cage en pleine rue et s'en laver les mains (c'est à dire, concrètement, voir le chat bondir comme une furie hors de la boite, aller n'importe ou en ziz-zag, traverser la rue et au bout d'un moment vraisemblablement bref puis entendre simultanément un "paf" (le chat) et "schhhhhhrrrrrr" (un grand coup de frein) potentiellement accompagné d'un "bang" (bruit de tôle froissée), de jurons, de klaxons, de cris des passant(e)s, etc. Bref, un début de fin du monde.
- secouer la boite très vite de bas en haut jusqu'à assomer le chat mais ça parait long et fatigant voire ça demande une force certaine (dont je suis dépourvue) et ça risque d'aboutir au stade "cris (voire intervention) des passant(e)s" évoqué au paragraphe précédent (sans les étapes paf/schhhhrrr/bang cela dit)
- s'asseoir par terre et pleurer
- changer de contenant et enfermer le chat dans une valise à roulettes en se moquant totalement des - voire en songeant avec une joie sadique aux - soubressauts occasionnés par les descentes et montées de trottoirs ou de marches, bruits et vibrations causés par les pavés.
- faire demi-tour et rapporter le chat... mais j'habite si peu loin du Parc de Versailles que ç'aurait été plus long que de continuer à avancer.
Aussi ai-je pensé à la célèbre phrase de Terre des hommes :
"Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence...".
De fait, entre parcours du combattant, traversée du desert et chemin de croix (ou jeu de l'oie, soudain j'ai l'ombre d'un doute...), j'ai bravement avancé jusqu'à chez moi... enfin chez nous.
Libellés :
Autour des zanimox,
Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
samedi 7 décembre 2013
La folie Grumpy Cat (alias Tardar Sauce)
Caresses à Tardar Sauce
Bonjour à celles et ceux qui sourient en voyant ce chat faire la gueule
Ce chat est affecté de nanisme et a l'air de faire constamment la gueule. C'est une star et, on peut le supposer, un porte monnaie géant pour sa maîtresse. Pfeuhhh, Mon Gato est TROP normal ! Jamais il ne me rapportera un kopek ça c'est sûr...
Bonjour à celles et ceux qui sourient en voyant ce chat faire la gueule
Ce chat est affecté de nanisme et a l'air de faire constamment la gueule. C'est une star et, on peut le supposer, un porte monnaie géant pour sa maîtresse. Pfeuhhh, Mon Gato est TROP normal ! Jamais il ne me rapportera un kopek ça c'est sûr...
lundi 2 décembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 2 - la rencontre)
Bonjour aux gaga de chat(te)s
Caresse à Gato (alias Tigris)
Bonjour aux zotres
Voir l'épisode 1 - Le contexte ici - Lundi 25/11/13
De Hercule...
Autant que je vous l'avoue tout de suite parce que ça pèse sur ma conscience déjà pas mal chargée, Gato ne fut pas mon premier choix. Voilà c'est dit. Et uniquement parce que j'ai la certitude que mon coloc ne lit pas mon blog et la conviction que cela fait partie des choses qui ne changeront pas dans son comportement. Ce chat n'est pas un intello. Loin de là.
J'avais eu un super mega bon feeling avec un certain Hercule, un énoooorme matou, prototype tigré pépère super débonnaire qui ondulait mollement sur le dos et se laissait gratouiller les papates entre les coussinets en ronronnant d'aise. Il avait tout pour plaire et semblait aussi sympathique qu'il était beau. Il en va du choix d'un coloc comme du choix d'un partenaire humain : si à court terme l'apparence physique est primordiale, à moyen ou long terme, sans pour autant oublier totalement l'aspect extérieur, c'est la beauté intérieure qui compte et visiblement, ce chat était cool, sympa, facile à vivre (je dis ça mais si ça se trouve il a Beirouthisé l'appart où il a aterri 2 heures après y avoir posé les pattes).
J'ai donc levé la main et gesticulé pour tenter d'attirer l'attention d'un(e) des bénévoles présent(e)s qui, curieusement, passaient le plus clair de leurs temps en cercle à chuchoter ou le dos délibérément tourné vers le public. et puis voilà, j'ai entendu "excusez-moi"... Patatras. Une jeune femme douce et timide avait déjà jeté son dévolu sur la bête et j'avais deux options : lui casser la figure et m'enfuir avec la cage ou lui laisser l'animal. J'étais de bonne humeur et j'ai préféré m'incliner après une dernière interaction tactile avec Hercule. Je suis partie sans me retourner.
... à Tigris
(ce n'est pas lui sur la photo mais il lui ressemble vachement... enfin... félinement quoi !)
J'ai repris ma ronde devant les cages où, de plus en plus fatigués par la chaleur et le bruit, la plupart des chats dormaient, inertes, en apparence indifférents et j'ai ressenti la même impression qu'au salon de l'agriculture : la conviction qu'aucun de ces animaux n'était fait pour vivre ça, que leur présence était un stress, un effort, voire pour certains une souffrance subie avec plus ou moins de patience et de panache.
A un moment donné, un chat gris déjà entrevu précédemment s'est retourné dans sa cage et m'a gratifié d'un regard rapide et dédaigneux. Pas intimidée pour autant, je me suis approchée de la cage et j'ai passé un doigt à travers les barreaux comme on tremperait un orteil dans l'eau d'une piscine pour en tester la température. C'était chaud. C'était doux. C'était bon. C'était Tigris.
En passant par 50 nuances de doute
Tigris est comme son nom d'origine (moche) l'indique un chat "gris" ou, comme son nom d'origine ne l'indique pas mais son carnet de santé si, un mâle européen à la robe bleue. Je veux bien mais quand je regarde mon chat puis le ciel, puis mon chat je vois bien que ce n'est pas tout à fait la même couleur.
A part ça, peu d'infos sur la bête à part une date de naissance incomplète "07/2008" (pfeuh, je ne sais même pas s'il est lion ou cancer !) et peu d'informations complémentaires de la part de la bénévole qui m'a (peu... donc) renseignée. Tigris était un chat trouvé et c'est à peu près tout. A un détail près mais quel détail ! Mon interlocutrice m'a demandé si j'étais sûre de le vouloir !
- Moi (méfiante) : Heu, pourquoi ? Il y a un problème ?
- Elle : Non. Enfin si. Enfin peut-être.
- Moi (encore plus méfiante) : Ah bon ?
- Elle : En fait, il a déjà été adopté et la personne l'a rapporté le lendemain.
- Moi (jetant un coup d'oeil suspicieux vers la cage) : Ah bon ?
- Elle : Oui. Il avait hurlé toute la nuit. Mais vraiment hurlé. Crié quoi...
- Moi (décidément à cours de vocabulaire, jetant un coup d'oeil interloqué vers la cage et ayant soudain un flash ) : ah bon ?
- Elle : Oui. Il est très peureux. Mais bon, normalement il ne devrait pas y avoir de problème.
- Moi (optimiste) : ah bon ? Il a l'air plutôt calme là.
- Elle : Il est fatigué plutôt. Mais bon, c'est vrai qu'une fois au refuge il a été stressé par un soin et il a vraiment eu une réaction surprenante. Ah oui, vraiment surprenante.
- Moi (inquiète) : ah bon ?
- Elle : mais il n'y a pas de raison. Ca devrait bien se passer. Mais bien, faut vous attendre à ne pas dormir cette nuit (petit rire nerveux).
- Moi (en mode oiseau de nuit, ex-clubbeuse invétérée qui n'est plus à une nuit blanche près) : bah, s'il n'y a que ça se n'est pas grave !
- Elle : faudra peut-être prévenir vos voisins
- Moi (se demandant si le plus boulet des deux c'est le chat qui crie ou la nana qui le décrit) : ça ne peut pas être si terrible
- Elle : vous verrez bien (nouveau petit rire agaçant)
- Moi (décidant de ne plus m'adresser à la folle mais d'interroger directement le suspect) : ça ne peut pas être si terrible que ça, hein ?
- Elle : vous le voulez toujours
- Moi (après un silence. Fixant la cage et tentant de voir le monstre derrière le masque débonnaire du mâle stérilisé et bedonnant) : oui !
Les vrais doutes ont commencé pendant que j'attendais qu'un autre bénévole se libère pour s'occuper de la partie administrative (et financière !) de cette adoption. Plus d'une fois j'ai regardé la porte (de sortie... la même que la porte d'entrée en fait, mais là c'était une porte de sortie... voire de fuite), puis le chat, puis la porte, puis le chat. Mais il avait l'air si calme. Si benoît. Si passif. Si revenu de tout. Et puis, avec une telle promo, qui aurait voulu de lui à part moi ?
Caresse à Gato (alias Tigris)
Bonjour aux zotres
Voir l'épisode 1 - Le contexte ici - Lundi 25/11/13
De Hercule...
Autant que je vous l'avoue tout de suite parce que ça pèse sur ma conscience déjà pas mal chargée, Gato ne fut pas mon premier choix. Voilà c'est dit. Et uniquement parce que j'ai la certitude que mon coloc ne lit pas mon blog et la conviction que cela fait partie des choses qui ne changeront pas dans son comportement. Ce chat n'est pas un intello. Loin de là.
J'avais eu un super mega bon feeling avec un certain Hercule, un énoooorme matou, prototype tigré pépère super débonnaire qui ondulait mollement sur le dos et se laissait gratouiller les papates entre les coussinets en ronronnant d'aise. Il avait tout pour plaire et semblait aussi sympathique qu'il était beau. Il en va du choix d'un coloc comme du choix d'un partenaire humain : si à court terme l'apparence physique est primordiale, à moyen ou long terme, sans pour autant oublier totalement l'aspect extérieur, c'est la beauté intérieure qui compte et visiblement, ce chat était cool, sympa, facile à vivre (je dis ça mais si ça se trouve il a Beirouthisé l'appart où il a aterri 2 heures après y avoir posé les pattes).
J'ai donc levé la main et gesticulé pour tenter d'attirer l'attention d'un(e) des bénévoles présent(e)s qui, curieusement, passaient le plus clair de leurs temps en cercle à chuchoter ou le dos délibérément tourné vers le public. et puis voilà, j'ai entendu "excusez-moi"... Patatras. Une jeune femme douce et timide avait déjà jeté son dévolu sur la bête et j'avais deux options : lui casser la figure et m'enfuir avec la cage ou lui laisser l'animal. J'étais de bonne humeur et j'ai préféré m'incliner après une dernière interaction tactile avec Hercule. Je suis partie sans me retourner.
... à Tigris
(ce n'est pas lui sur la photo mais il lui ressemble vachement... enfin... félinement quoi !)
J'ai repris ma ronde devant les cages où, de plus en plus fatigués par la chaleur et le bruit, la plupart des chats dormaient, inertes, en apparence indifférents et j'ai ressenti la même impression qu'au salon de l'agriculture : la conviction qu'aucun de ces animaux n'était fait pour vivre ça, que leur présence était un stress, un effort, voire pour certains une souffrance subie avec plus ou moins de patience et de panache.
A un moment donné, un chat gris déjà entrevu précédemment s'est retourné dans sa cage et m'a gratifié d'un regard rapide et dédaigneux. Pas intimidée pour autant, je me suis approchée de la cage et j'ai passé un doigt à travers les barreaux comme on tremperait un orteil dans l'eau d'une piscine pour en tester la température. C'était chaud. C'était doux. C'était bon. C'était Tigris.
En passant par 50 nuances de doute
Tigris est comme son nom d'origine (moche) l'indique un chat "gris" ou, comme son nom d'origine ne l'indique pas mais son carnet de santé si, un mâle européen à la robe bleue. Je veux bien mais quand je regarde mon chat puis le ciel, puis mon chat je vois bien que ce n'est pas tout à fait la même couleur.
A part ça, peu d'infos sur la bête à part une date de naissance incomplète "07/2008" (pfeuh, je ne sais même pas s'il est lion ou cancer !) et peu d'informations complémentaires de la part de la bénévole qui m'a (peu... donc) renseignée. Tigris était un chat trouvé et c'est à peu près tout. A un détail près mais quel détail ! Mon interlocutrice m'a demandé si j'étais sûre de le vouloir !
- Moi (méfiante) : Heu, pourquoi ? Il y a un problème ?
- Elle : Non. Enfin si. Enfin peut-être.
- Moi (encore plus méfiante) : Ah bon ?
- Elle : En fait, il a déjà été adopté et la personne l'a rapporté le lendemain.
- Moi (jetant un coup d'oeil suspicieux vers la cage) : Ah bon ?
- Elle : Oui. Il avait hurlé toute la nuit. Mais vraiment hurlé. Crié quoi...
- Moi (décidément à cours de vocabulaire, jetant un coup d'oeil interloqué vers la cage et ayant soudain un flash ) : ah bon ?
- Elle : Oui. Il est très peureux. Mais bon, normalement il ne devrait pas y avoir de problème.
- Moi (optimiste) : ah bon ? Il a l'air plutôt calme là.
- Elle : Il est fatigué plutôt. Mais bon, c'est vrai qu'une fois au refuge il a été stressé par un soin et il a vraiment eu une réaction surprenante. Ah oui, vraiment surprenante.
- Moi (inquiète) : ah bon ?
- Elle : mais il n'y a pas de raison. Ca devrait bien se passer. Mais bien, faut vous attendre à ne pas dormir cette nuit (petit rire nerveux).
- Moi (en mode oiseau de nuit, ex-clubbeuse invétérée qui n'est plus à une nuit blanche près) : bah, s'il n'y a que ça se n'est pas grave !
- Elle : faudra peut-être prévenir vos voisins
- Moi (se demandant si le plus boulet des deux c'est le chat qui crie ou la nana qui le décrit) : ça ne peut pas être si terrible
- Elle : vous verrez bien (nouveau petit rire agaçant)
- Moi (décidant de ne plus m'adresser à la folle mais d'interroger directement le suspect) : ça ne peut pas être si terrible que ça, hein ?
- Elle : vous le voulez toujours
- Moi (après un silence. Fixant la cage et tentant de voir le monstre derrière le masque débonnaire du mâle stérilisé et bedonnant) : oui !
Les vrais doutes ont commencé pendant que j'attendais qu'un autre bénévole se libère pour s'occuper de la partie administrative (et financière !) de cette adoption. Plus d'une fois j'ai regardé la porte (de sortie... la même que la porte d'entrée en fait, mais là c'était une porte de sortie... voire de fuite), puis le chat, puis la porte, puis le chat. Mais il avait l'air si calme. Si benoît. Si passif. Si revenu de tout. Et puis, avec une telle promo, qui aurait voulu de lui à part moi ?
Libellés :
Autour des zanimox,
Coloc,
Moi ma vie mon oeuvre
samedi 30 novembre 2013
It's raining (cats and dogs)
Spéciale dédicace à Fabrice
Bonjour aux zotres
Des chats qui sautent en parachute pour de faux... puis un qui le fait pour de vrai ! (j'adore sa tenue !)
Bonjour aux zotres
Des chats qui sautent en parachute pour de faux... puis un qui le fait pour de vrai ! (j'adore sa tenue !)
lundi 25 novembre 2013
Mon coloc et moi (épisode 1 - le contexte)
Bonjour à celles et ceux dont les rencontres furent improbables
Caresses à Gato et à toutes les chattes et tous les chats que j'ai croisé(e)s le samedi 23
Bonjour et bravo aux bénévoles
Bonjour aux zotres
Du rêve à la réalité
D'un point de vue théorique, adopter un chat abandonné lors d'un salon organisé à cet effet est un jeu d'enfant et une bonne action qui va vous mener tout droit au paradis (je ne sais pas si j'aurai droit à 72 puceaux à mon arrivée que je souhaite la plus tardive possible...) et dont le refuge qui hébergeait jusqu'ici l'animal va forcément vous être gré.
Non, non, non. Que nenni. Ca ne se passe pas du tout comme ça et, à la (courte) réflexion, c'est tant mieux. Pour adopter, il faut montrer patte blanche (ou grise ou rousse ou noire ou tigrée ou écaille de tortue selon le pelage du matou convoité). Il faut passer un véritable entretien de motivation, de capacité et limite apporter le plan de son appart et sa feuille d'imposition.
Ainsi, j'ai dû décliner mon statut personnel, professionnel et logistique, décrire mon appart, mon boulot, mes horaires, rappeler mon amour de toujours pour la gent féline, évoquer mes fréquentations antérieures de ce bel animal, expliquer pourquoi je n'en avais pas encore et pourquoi j'en voulais un maintenant.
De la sélection "naturelle"
La sélection porte donc plus sur l'adoptant(e) que l'adopté(e) et ce jusque sur le plan financier. Ainsi ai-je dû faire "don", pour adopter un matou tout neuf (enfin, d'occasion) de quelques 120 euros que je ne regrette absolument pas mais qui, j'imagine, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Ce montant correspond à une participation aux frais vétérinaires (incluant la stérilisation) et de bouche de l'animal et puis, si ça peut aider à financer des soins pour d'autres animaux abandonnés, c'est très bien.
A cela se sont ajoutés 15 euros (prix entrée de gamme sur le net) de caisse de transport pour chat parce que, croyez-moi sur parole, il risque de pleuvoir des billets de 500 euros ou de neiger viollet à Conakry au mois d'août avant que le/la commun(ne) des mortel(le)s ne réussisse à faire avancer un chat en laisse. En ville. A Paris. Fatigué et stressé par un environnement bruyant (les chiens c'est con, ça aboie), une chaleur suffocante, une odeur animale insitante, des gens qui te tripotent les papattes, te gratouillent le poil, te tapotent la cage, te dérangent dans ta sieste pour que tu te retournes, que tu les regardes, que leur montre un vague signe d'un début de commencement de réaction qui peut-être, pourrait passer pour un semblant d'intérêt.
Du choix qui n'en ai pas un
Tout le monde a en tête des récits de parents adoptants qui, la larme à l'oeil se souviennent "dès que j'ai vu sa photo/croisé son regard/tenu sa main (selon le degré d'instinct ou d'enjolivage a posteriori) j'ai su que c'était mon enfant". Là, c'est ça et pas ça. Plutôt pas ça d'ailleurs.
On comprend assez vite qu'entre l'idée de départ (2 chatons) et le résultat à l'arrivée (1 seul gros chat adulte), il suffit de quelques minutes et d'un brin de jugeote pour amorcer un virage qui faute d'être totalement à 180 degrés n'en frise pas moins les 153.
Premièrement, de chatons point. Par définition, un chat abandonné/maltraité/en deuil est un chat adulte et tous les chatons du monde sont chouchoutés, poupougnés, enrubannés, nourris à leurs faims et photographiés sur les calendriers de la Poste.
Deuxièmement, les chats ont la particularité d'être affublés de personnalités et, de même qu'il ne viendrait à l'idée de personne d'adopter un doberman dans une chambre de bonne (quoique...), un carlin pour aller chasser ou un yorkshire pour guider des aveugles, de même qu'il existe des rats des villes et des rats des champs, il y a des chats actifs et des chats passifs, des chats d'appart et des chats de maison, des chats voulant un jardin et d'autres un canapé, des chats sociables avec leurs congénères et/ou les chiens et/ou les enfants, des chats ne supportant rien de tout ça, des chats qui collent aux basques et d'autres plus ou très ou trop indépendants.
Troisièmement, le nombre de gentil(le)s humain(e)s recherchant un animal de compagnie semblait, ce week-end là en tout cas, largement supérieur au nombre d'affreux/ses salaud(s)/opes qui les abandonnent. On est avant Noël. J'imagine qu'il en va des animaux-jouets du 25/12 comme des sapins morts pour rien qui font la honte des trottoirs un mois par an : on ne les jette pas avant janvier.
Quatrièmement, raison moins avouable lorsque l'on souhaite apparaître comme l'adoptant(e) motivé(e) et responsable : certains chats proposés à l'adoption sont malades et testés positivement au "sida du chat" (qui n'est transmissible que de chat à chat). Il y avait un borgne et un autre matou était atteint de problèmes de motricité. J'avoue que j'ai d'emblée écarté la possibilité d'adopter un chat nécessitant des soins et, de fait, les bénévoles à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils étaient plus volontiers confiés à des retraités, des personnes disposant de beaucoup de temps pour s'occuper d'un animal.
Entre speed dating et braderie de Lille
Devant chaque cage c'est une cohue comparable aux attroupements devant les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et, effet d'entrainement certain, esprit de compétition instinctive sans doute, chacun(e) a la tentation du fameux "je l'ai vu le/la premièr(e) d'un jour de solde" et la peur de passer à côté du matou idéal, de l'âme soeur féline, de la boule de poil parfaite. La fébrilité ambiante m'a rappelé mes expériences de soldes Hermès ou femmes mi-bourgeoises-mi-harpies s'arrâchaient les foulards dans une bousculade hystérique, gardant bien en main (comme monnaie d'échange) telle ou telle pièce d'étoffe conquise de haute lutte et supposée plus recherchée que les autres pour son motif ou sa couleur jusqu'à ce qu'elle trouve Ze carré parfait qui réhaussera à merveille le bel orient de ses rangs de perles.
Sur chaque cage, un mini CV laconique précise le nom, le sexe, l'état de santé et les principales exigences ou traits de caractère de l'occupant(e). Parfois ils indiquent également l'âge et les circonstances qui ont conduit l'animal dans cette cage. Entre les maltraitances, les "cause départ", les déclarations d'allergie, les décès de maîtres ou les abandons purs et durs, on se trouve devant une enfilade de "cas sociaux" assez tristes qui renforce l'envie d'en sortir un de là au plus vite. Parce qu'on n'est pas (tou(te)s des bêtes.
Parce qu'il faut bien se décider
J'ai assez vite compris que je ne choisirais pas vraiment mon chat et qu'à un moment donné, après avoir fait deux fois le tour des cages encore pleines, lu tous les mini CV, écarté les félins malades, fans de chlorophylle, trop jaloux, considérés comme un job à temps plein voire risquant de me séquestrer, il me resterait quelques possibilités se comptant sur les doigts d'une main, peut-être deux et que je ne pourrais pas vadrouiller de l'une à l'autre et hésiter comme on balance entre deux robes ou deux paires de chaussures (ce qui ne m'arrive jamais : dans ces cas là je prends les deux !).
Je savais qu'à un moment donné, il me faudrait m'arrêter devant une cage, m'y cramponner et sans raison apparente, sans début de commencement de preuve d'une éventuelle compatibilité d'humeur, crier plus fort que les zotres ou tendre les bras plus haut ou arborer un regard plus ferme et décidé et dire : "je voudrais adopter ce chat".
Quelques liens utiles
Un site associatif d'adoption assez pédagogique avec une FAQ brève mais bien faite
Cages à chats modèles et prix de cages à chat
Wikipedia Sida du chat
Caresses à Gato et à toutes les chattes et tous les chats que j'ai croisé(e)s le samedi 23
Bonjour et bravo aux bénévoles
Bonjour aux zotres
Du rêve à la réalité
D'un point de vue théorique, adopter un chat abandonné lors d'un salon organisé à cet effet est un jeu d'enfant et une bonne action qui va vous mener tout droit au paradis (je ne sais pas si j'aurai droit à 72 puceaux à mon arrivée que je souhaite la plus tardive possible...) et dont le refuge qui hébergeait jusqu'ici l'animal va forcément vous être gré.
Non, non, non. Que nenni. Ca ne se passe pas du tout comme ça et, à la (courte) réflexion, c'est tant mieux. Pour adopter, il faut montrer patte blanche (ou grise ou rousse ou noire ou tigrée ou écaille de tortue selon le pelage du matou convoité). Il faut passer un véritable entretien de motivation, de capacité et limite apporter le plan de son appart et sa feuille d'imposition.
Ainsi, j'ai dû décliner mon statut personnel, professionnel et logistique, décrire mon appart, mon boulot, mes horaires, rappeler mon amour de toujours pour la gent féline, évoquer mes fréquentations antérieures de ce bel animal, expliquer pourquoi je n'en avais pas encore et pourquoi j'en voulais un maintenant.
De la sélection "naturelle"
La sélection porte donc plus sur l'adoptant(e) que l'adopté(e) et ce jusque sur le plan financier. Ainsi ai-je dû faire "don", pour adopter un matou tout neuf (enfin, d'occasion) de quelques 120 euros que je ne regrette absolument pas mais qui, j'imagine, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Ce montant correspond à une participation aux frais vétérinaires (incluant la stérilisation) et de bouche de l'animal et puis, si ça peut aider à financer des soins pour d'autres animaux abandonnés, c'est très bien.
A cela se sont ajoutés 15 euros (prix entrée de gamme sur le net) de caisse de transport pour chat parce que, croyez-moi sur parole, il risque de pleuvoir des billets de 500 euros ou de neiger viollet à Conakry au mois d'août avant que le/la commun(ne) des mortel(le)s ne réussisse à faire avancer un chat en laisse. En ville. A Paris. Fatigué et stressé par un environnement bruyant (les chiens c'est con, ça aboie), une chaleur suffocante, une odeur animale insitante, des gens qui te tripotent les papattes, te gratouillent le poil, te tapotent la cage, te dérangent dans ta sieste pour que tu te retournes, que tu les regardes, que leur montre un vague signe d'un début de commencement de réaction qui peut-être, pourrait passer pour un semblant d'intérêt.
Du choix qui n'en ai pas un
Tout le monde a en tête des récits de parents adoptants qui, la larme à l'oeil se souviennent "dès que j'ai vu sa photo/croisé son regard/tenu sa main (selon le degré d'instinct ou d'enjolivage a posteriori) j'ai su que c'était mon enfant". Là, c'est ça et pas ça. Plutôt pas ça d'ailleurs.
On comprend assez vite qu'entre l'idée de départ (2 chatons) et le résultat à l'arrivée (1 seul gros chat adulte), il suffit de quelques minutes et d'un brin de jugeote pour amorcer un virage qui faute d'être totalement à 180 degrés n'en frise pas moins les 153.
Premièrement, de chatons point. Par définition, un chat abandonné/maltraité/en deuil est un chat adulte et tous les chatons du monde sont chouchoutés, poupougnés, enrubannés, nourris à leurs faims et photographiés sur les calendriers de la Poste.
Deuxièmement, les chats ont la particularité d'être affublés de personnalités et, de même qu'il ne viendrait à l'idée de personne d'adopter un doberman dans une chambre de bonne (quoique...), un carlin pour aller chasser ou un yorkshire pour guider des aveugles, de même qu'il existe des rats des villes et des rats des champs, il y a des chats actifs et des chats passifs, des chats d'appart et des chats de maison, des chats voulant un jardin et d'autres un canapé, des chats sociables avec leurs congénères et/ou les chiens et/ou les enfants, des chats ne supportant rien de tout ça, des chats qui collent aux basques et d'autres plus ou très ou trop indépendants.
Troisièmement, le nombre de gentil(le)s humain(e)s recherchant un animal de compagnie semblait, ce week-end là en tout cas, largement supérieur au nombre d'affreux/ses salaud(s)/opes qui les abandonnent. On est avant Noël. J'imagine qu'il en va des animaux-jouets du 25/12 comme des sapins morts pour rien qui font la honte des trottoirs un mois par an : on ne les jette pas avant janvier.
Quatrièmement, raison moins avouable lorsque l'on souhaite apparaître comme l'adoptant(e) motivé(e) et responsable : certains chats proposés à l'adoption sont malades et testés positivement au "sida du chat" (qui n'est transmissible que de chat à chat). Il y avait un borgne et un autre matou était atteint de problèmes de motricité. J'avoue que j'ai d'emblée écarté la possibilité d'adopter un chat nécessitant des soins et, de fait, les bénévoles à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils étaient plus volontiers confiés à des retraités, des personnes disposant de beaucoup de temps pour s'occuper d'un animal.
Entre speed dating et braderie de Lille
Devant chaque cage c'est une cohue comparable aux attroupements devant les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et, effet d'entrainement certain, esprit de compétition instinctive sans doute, chacun(e) a la tentation du fameux "je l'ai vu le/la premièr(e) d'un jour de solde" et la peur de passer à côté du matou idéal, de l'âme soeur féline, de la boule de poil parfaite. La fébrilité ambiante m'a rappelé mes expériences de soldes Hermès ou femmes mi-bourgeoises-mi-harpies s'arrâchaient les foulards dans une bousculade hystérique, gardant bien en main (comme monnaie d'échange) telle ou telle pièce d'étoffe conquise de haute lutte et supposée plus recherchée que les autres pour son motif ou sa couleur jusqu'à ce qu'elle trouve Ze carré parfait qui réhaussera à merveille le bel orient de ses rangs de perles.
Sur chaque cage, un mini CV laconique précise le nom, le sexe, l'état de santé et les principales exigences ou traits de caractère de l'occupant(e). Parfois ils indiquent également l'âge et les circonstances qui ont conduit l'animal dans cette cage. Entre les maltraitances, les "cause départ", les déclarations d'allergie, les décès de maîtres ou les abandons purs et durs, on se trouve devant une enfilade de "cas sociaux" assez tristes qui renforce l'envie d'en sortir un de là au plus vite. Parce qu'on n'est pas (tou(te)s des bêtes.
Parce qu'il faut bien se décider
J'ai assez vite compris que je ne choisirais pas vraiment mon chat et qu'à un moment donné, après avoir fait deux fois le tour des cages encore pleines, lu tous les mini CV, écarté les félins malades, fans de chlorophylle, trop jaloux, considérés comme un job à temps plein voire risquant de me séquestrer, il me resterait quelques possibilités se comptant sur les doigts d'une main, peut-être deux et que je ne pourrais pas vadrouiller de l'une à l'autre et hésiter comme on balance entre deux robes ou deux paires de chaussures (ce qui ne m'arrive jamais : dans ces cas là je prends les deux !).
Je savais qu'à un moment donné, il me faudrait m'arrêter devant une cage, m'y cramponner et sans raison apparente, sans début de commencement de preuve d'une éventuelle compatibilité d'humeur, crier plus fort que les zotres ou tendre les bras plus haut ou arborer un regard plus ferme et décidé et dire : "je voudrais adopter ce chat".
Quelques liens utiles
Un site associatif d'adoption assez pédagogique avec une FAQ brève mais bien faite
Cages à chats modèles et prix de cages à chat
Wikipedia Sida du chat
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Moi ma vie mon oeuvre
Je vous présente mon nouveau coloc' (le beau Gato)
Bonjour à celles et ceux qui ont des coloc' à 4 pattes
Caresses et gratouillis dans le cou à Gato (chat en espagnol)
Bonjour aux zotres
Nous nous sommes rencontrés samedi après-midi Porte de Versailles lors d'un salon où des chiens et des chats abandonnés étaient proposés à l'adoption. Nous y étions tous les deux (mais pas du même côté du grillage) et ça a suffi à nouer des liens.
Caresses et gratouillis dans le cou à Gato (chat en espagnol)
Bonjour aux zotres
Nous nous sommes rencontrés samedi après-midi Porte de Versailles lors d'un salon où des chiens et des chats abandonnés étaient proposés à l'adoption. Nous y étions tous les deux (mais pas du même côté du grillage) et ça a suffi à nouer des liens.
jeudi 21 novembre 2013
Journées d'adoption (animaux abandonnés)
Bonjour à celles et ceux qui possèdent des zanimox
Bravo aux bénévoles
Caresses aux chat(te)s
Coucou aux chien(ne)s
Bonjour aux zotres
Deux journées d'adoption de chiens et de chats abandonnés sont organisées porte de Versailles samedi 23 et dimanche 24 à partir de 10h du matin. L'entrée du salon est gratuite mais une participation aux frais (nourriture, vaccins, etc.) est demandée pour toute adoption.
Une pièce d'identité et un justificatif de domiciliation sont également demandés.
Autres infos ici
Bravo aux bénévoles
Caresses aux chat(te)s
Coucou aux chien(ne)s
Bonjour aux zotres
Deux journées d'adoption de chiens et de chats abandonnés sont organisées porte de Versailles samedi 23 et dimanche 24 à partir de 10h du matin. L'entrée du salon est gratuite mais une participation aux frais (nourriture, vaccins, etc.) est demandée pour toute adoption.
Une pièce d'identité et un justificatif de domiciliation sont également demandés.
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samedi 25 mai 2013
Curiosity (kills the cat)
Bonjour aux zheureu(ze)x propriétaires de chat(te)s
Bonjour aux zotres
J'ai trouvé cette video de 20 secondes sur Facebook et je l'adore !
Mais je me pose une question : comment un chat peut-il être suffisamment stupide pour fouiller pendant que ses maîtres sont à la maison, hein ?
Bonjour aux zotres
J'ai trouvé cette video de 20 secondes sur Facebook et je l'adore !
Mais je me pose une question : comment un chat peut-il être suffisamment stupide pour fouiller pendant que ses maîtres sont à la maison, hein ?
samedi 9 mars 2013
Le tigre de Tasmanie (est bel et bien mort de chez mort)
Caresse au dernier tigre de Tasmanie
Bonjour aux zotres
Je ne savais même pas qu'il était né et voilà que j'apprends hier qu'il est mort depuis 80 ans !
Il n'y a plus de tigres de Tasmanie sur terre. Ca réjouit apparemment les bergers, ça ne change pas grand chose pour les moutons qui finiront croqués de toute façon !
On parle de cette bestiole disparue ici ainsi que des raisons pour lesquelles la nouvelle a mis tant de temps à être officialisée.
Bonjour aux zotres
Je ne savais même pas qu'il était né et voilà que j'apprends hier qu'il est mort depuis 80 ans !
Il n'y a plus de tigres de Tasmanie sur terre. Ca réjouit apparemment les bergers, ça ne change pas grand chose pour les moutons qui finiront croqués de toute façon !
On parle de cette bestiole disparue ici ainsi que des raisons pour lesquelles la nouvelle a mis tant de temps à être officialisée.
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mercredi 16 janvier 2013
Portrait d'Escargolio (en Drag Queen lors d'une rave party hype)
Bonjour Mister Kiki
Bonjour à celles et ceux qui bavent d'admiration devant la beauté de cette photo
Bonjour aux zotres
Ces bestioles aquatiques s'appellent des nudibranches et la photo trouvée ici (il y en a 3 autres tout aussi splendides et déconcertantes) sont signées David Doubilet
Bonjour à celles et ceux qui bavent d'admiration devant la beauté de cette photo
Bonjour aux zotres
Ces bestioles aquatiques s'appellent des nudibranches et la photo trouvée ici (il y en a 3 autres tout aussi splendides et déconcertantes) sont signées David Doubilet
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samedi 12 janvier 2013
Ca pourrait être un remake (du vilain petit canard)
Bonjour à celles et ceux que les vrais oiseaux font flipper
Bonjour à celles et ceux que les oiseaux Pixar font rire
Bonjour aux zotres
Quelque part entre Hitchcock et les lapins crétins (mais avec des plumes... enfin...).
Bonjour à celles et ceux que les oiseaux Pixar font rire
Bonjour aux zotres
Quelque part entre Hitchcock et les lapins crétins (mais avec des plumes... enfin...).
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samedi 5 janvier 2013
Fauteuil roulant (pour cochon)
Bonjour à celles et ceux qui ont un cochon domestique
Bonjour à celles et ceux qui ont déjà élevé un bébé zanimo au biberon (testé avec des mini lapinou c'est pas simple...)
Bonjour aux zotres
Bon, évidemment, dès que j'ai vu cette video j'ai craqué sur la bestiole, le bruit qu'elle produit et son anarchement à base d'éléments de jouets. Il a 10 jours et, sans adoption humaine, sa maman l'aurait sûrement bouffé : pas de demie mesure ni de demie portion (de jambon) chez les cochons !
Cela dit, malgré ses tendances girly-gnangnan et ma cochonophilie avancée voire envahissante, j'ai tout de même suffisamment mauvais esprit pour avoir envie de dire que ce pauvre cochon ne semble pas avoir inventé l'eau tiède, ni la route en l'occurence !
Bonjour à celles et ceux qui ont déjà élevé un bébé zanimo au biberon (testé avec des mini lapinou c'est pas simple...)
Bonjour aux zotres
Bon, évidemment, dès que j'ai vu cette video j'ai craqué sur la bestiole, le bruit qu'elle produit et son anarchement à base d'éléments de jouets. Il a 10 jours et, sans adoption humaine, sa maman l'aurait sûrement bouffé : pas de demie mesure ni de demie portion (de jambon) chez les cochons !
Cela dit, malgré ses tendances girly-gnangnan et ma cochonophilie avancée voire envahissante, j'ai tout de même suffisamment mauvais esprit pour avoir envie de dire que ce pauvre cochon ne semble pas avoir inventé l'eau tiède, ni la route en l'occurence !
samedi 29 décembre 2012
Après (ou avant) le sac à sapin (la calamité pour boules)
Bonjour à celles et ceux qui possèdent un(e) chat(te)
Bonjour à celles et ceux qui ont encore la naïveté qu'ils/elles vont réussir à l'éduquer
Bonjour aux zotres
J'ai trouvé cette vidéo sur Lecturissime et j'ai immédiatement su que j'allais la choisir en guise de video du samedi ! J'adore Simon's cat depuis longtemps et j'avais déjà mis en ligne 2 video de ce chat infernal sur ce blog en 2008 et 2009 (ici et là).
Faute de place pour un vrai chat dans ma vie (au sens propre comme au sens figuré), j'avais songé que le Père Noël pourrait m'apporter cette année un ou plusieurs des albums de Simon's cat. Hélas, un rapide feuilletage ne m'a guère emballée et j'ai jeté mon dévolu sur d'autres BD. Restent donc les videos. Excellentes elles !
Bonjour à celles et ceux qui ont encore la naïveté qu'ils/elles vont réussir à l'éduquer
Bonjour aux zotres
J'ai trouvé cette vidéo sur Lecturissime et j'ai immédiatement su que j'allais la choisir en guise de video du samedi ! J'adore Simon's cat depuis longtemps et j'avais déjà mis en ligne 2 video de ce chat infernal sur ce blog en 2008 et 2009 (ici et là).
Faute de place pour un vrai chat dans ma vie (au sens propre comme au sens figuré), j'avais songé que le Père Noël pourrait m'apporter cette année un ou plusieurs des albums de Simon's cat. Hélas, un rapide feuilletage ne m'a guère emballée et j'ai jeté mon dévolu sur d'autres BD. Restent donc les videos. Excellentes elles !
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vendredi 10 août 2012
Le jour où j'ai révolutionné (la tauromachie)
Olé Murejes
Olé hombres
Olé toros
Olé los zotros
Sans le savoir, je suis tombée en pleine feria à Malaga, époque festive pour les zun(e)s mais moins pour les zotres. C'est un peu en version taurine ce que Noël est à la dinde ou Pâques à l'agneau.
Avec une peluche et quelques cure-dents, je propose une version moins barbare (mais moins spectaculaire certes) de "l'art ancestral" (expression prétexte à perpétuer la boucherie) de la corrida ! Olé !
Olé hombres
Olé toros
Olé los zotros
Sans le savoir, je suis tombée en pleine feria à Malaga, époque festive pour les zun(e)s mais moins pour les zotres. C'est un peu en version taurine ce que Noël est à la dinde ou Pâques à l'agneau.
Avec une peluche et quelques cure-dents, je propose une version moins barbare (mais moins spectaculaire certes) de "l'art ancestral" (expression prétexte à perpétuer la boucherie) de la corrida ! Olé !
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vendredi 4 mai 2012
Santorin et moi (Chapitre 9 - Les chats)
Caresses aux chattes et aux chats sauvages de Grèce et d'ailleurs
Bonjour aux zotres
Dans l'épisode 8, je vous ai parlé (mais pas que) de mon comportement félin dans les rues d'Oia où les matous sont légion.
En voici un parmi des centaines.
Il semble vraiment bronzer et pauser non sans une certaine arrogance. Bizarrement, les plus jeunes sont moins sauvages.
Diffi-Cécile d'arracher un regard à un chat grec même à coups de minou minou gentil minou. Mais bon, avec un brin de patience tout finit par arriver ! Mais c'est fugace et il faut saisir l'instant. Ensuite l'indifférence (le mépris ?) reprend le dessus. Et pourtant ils n'ont pas forcément matière à un tel comportement !
Les chats grecs sont certes moins mal en point et moins crottés que leurs homogues marocains mais bon, ils ne sont pas pour autant au top de la félinitude ! Ils sont un poil (terne) maigrichons et pas toujours en grande forme. Contrairement à ce que je proclame en début de message, ils n'inspirent pas la caresse mais plutôt le "toi, t'as pas intérêt à t'approcher de mon assiette".
J'ai pris ce chat lumineux en photo la veille dans un village qui prolonge le nord de Fira.
Bonjour aux zotres
Dans l'épisode 8, je vous ai parlé (mais pas que) de mon comportement félin dans les rues d'Oia où les matous sont légion.
En voici un parmi des centaines.
Il semble vraiment bronzer et pauser non sans une certaine arrogance. Bizarrement, les plus jeunes sont moins sauvages.
Diffi-Cécile d'arracher un regard à un chat grec même à coups de minou minou gentil minou. Mais bon, avec un brin de patience tout finit par arriver ! Mais c'est fugace et il faut saisir l'instant. Ensuite l'indifférence (le mépris ?) reprend le dessus. Et pourtant ils n'ont pas forcément matière à un tel comportement !
Les chats grecs sont certes moins mal en point et moins crottés que leurs homogues marocains mais bon, ils ne sont pas pour autant au top de la félinitude ! Ils sont un poil (terne) maigrichons et pas toujours en grande forme. Contrairement à ce que je proclame en début de message, ils n'inspirent pas la caresse mais plutôt le "toi, t'as pas intérêt à t'approcher de mon assiette".
J'ai pris ce chat lumineux en photo la veille dans un village qui prolonge le nord de Fira.
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mercredi 2 mai 2012
Rocco Siffredi s'engage (dans une voie difficile)
Bonjour aux fans de RoccoBonjour aux zami(e)s des zanimox
Bonjour aux "membres" de la SPA
Bonjour aux zotres
Tout le monde connait le visage et l'impressionnante
Rien de très surprenant, donc, à ce que l'équivalent transalpin de la SPA ait songé à faire appel à lui pour une campagne d'affichage contre l'abandon des zanimox. L'affiche officielle lui fait proclamer "J'ai séduit et abandonné mais jamais mon chien". Cette campagne date de l'an passé ce qui démontre si besoin que je ne suis pas à la pointe de la buzzitude de l'info concernant la bio de Rocco.
Passons sur le sous-entendu implicitement sexiste qui compare l'abandon d'une femme et celui d'un chien (et donc, la qualité d'une relation avec une femme et celle d'une relation avec un chien en faveur de la seconde), Jacques Brel avait déjà fait le coup en chanson dans "Les filles et les chiens" avec, cependant une conclusion différente puisqu'il finissait par avouer à regrets (de mémoire) "et c'est pourtant pour les filles qu'au moindre matin, au moindre chagrin, on renie ses chiens", et revenons à nos moutons, enfin à nos chiens ou plutôt à nos affiches ritales. Et puis, la finesse italienne n'est plus à démontrer à mes yeux.
Hier soir, en boulottant ma moussaka (j'y reviendrai), j'ai eu sur facebook une discussion plutôt distrayante au sujet de la parodie de cette campagne dont je vous laisse traduire le message digne d'une promesse électorale ! En fait, je ne savais pas que c'était une parodie et j'ai trouvé le slogan couillu et efficace. Je me suis demandée quelle star française du X (ou d'ailleurs) pourrait porter le même message en concluant qu'il n'y en avait aucune de la "dimension", enfin, de la Il paraît que certain(e)s trouvent la parodie plus ou moins homophobe. Ah bon ? Comme si le fait de mentionner une pratique sexuelle essentiellement associée aux gays était homophobe. C'est plutôt le fait de penser qu'elle l'est qui l'est, non ? (vous me suivez ?). Si le texte avait été "Si tu l'abandonnes, je te baise" est-ce que ça aurait été hétérophobe ? Sans compter que sauf erreur ou ommission de ma part, la sodomie n'a rien d'une pratique exclusivement homo. A priori, pour qui ont été inventés les god ceintures ? Enfin, là encore je parle par ouïe dire, je vous rappelle que je ne suis pas mariée. Mais bon, le fait que je vois le sexisme de l'original et pas l'homophobie de la parodie est peut-être aussi une question de vécu et de sensibilité personnelle. Allez savoir...
J'arrête là mes digressions uniquement destinées à augmenter de traffic sur mon blog à base de requêtes zarbi sur google (je laisse celles et ceux qui connaissent la créativité des internauts rêver à toutes les combinaisons possibles à base des mots clefs contenus dans ce message) et j'en arrive enfin à l'épineuse question de fond qui m'a donné l'idée initiale de ce topo.
Le message parodique est-il vraiment dissuasif ? Si j'ai immédiatement compris la "dimension" menaçante du message prêté à Rocco, comme j'ai mauvais esprit (ben si, quand même), à la réflexion, je me suis dit que certain(e)s personnes pourraient au contraire être attirées par le challenge, par l'exploit sportif que représente la promesse Siffredienne. De là à penser que ce dernier puisse devenir la principale cause d'abandon de toutous en Italie, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai évidemment pas !
2 liens pour aller plus en profondeur sur le sujet : Tribune de Genève en juin 2011 et Marcel Green
samedi 18 février 2012
Cheval de guerre (le nouveau Spielberg)
Bonjour aux fans de chevaux
Bonjour à celles et ceux dont l'histoire est le dada
Bonjour aux zotres
Le nouveau film de Spielberg n'est pas sans défauts, loin de là, mais il ne manque pas d'intérêt pour autant. Certaines scènes sont tout simplement époustoufflantes et même si j'ai lu le dossier de presse et en sait donc un peu plus sur la façon dont ces scènes ont été tournées, je n'en reviens toujours pas que des chevaux aient fait ça. Bluffant.
Bonjour à celles et ceux dont l'histoire est le dada
Bonjour aux zotres
Le nouveau film de Spielberg n'est pas sans défauts, loin de là, mais il ne manque pas d'intérêt pour autant. Certaines scènes sont tout simplement époustoufflantes et même si j'ai lu le dossier de presse et en sait donc un peu plus sur la façon dont ces scènes ont été tournées, je n'en reviens toujours pas que des chevaux aient fait ça. Bluffant.
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