dimanche 6 septembre 2009

Lectures bloggesques (de la semaine 36-2009)

Bonjour Plume
Bonjour Nathalie

Bonjour Mercotte
Bonjour Richard
Bonjour aux Suisses
Bonjour les zotres

Je n'en ai pas fait exprès du tout mais la sélection de cette semaine est assez coquine ou tout au moins très épicurienne.


Quand le vin est tiré
La Peule Blanche évoque ici une étude italienne vachement sérieuse aboutissant à des conclusions indéniables que j'ai déjà maintes fois constatées de façon empirique. L'histoire ne dit pas si ce sont les viticulteurs/trices transalpin(e)s qui ont commandé l'étude...


Quand certains vins font plus d'effets que d'autres
Il paraîtrait que certains vins notamment certains Bordeaux favoriseraient les rapprochements... Dont acte !


Quand moi je ne m'en fous pas du tout
Ma curiosité et surtout mon agacement ont été éveillés depuis quelques mois déjà par un livre de Sophie Bramly intitulé "L'Orgasme on s'en fout". Apparemment, l'auteure évoque et regrette un certaine standardisation des comportements amoureux et la recherche à tout prix de performance horizontale. Tout comme moi, Plume n'a pas lu ce livre mais a tout de même son avis sur la question.

Il va sans dire (hélas !) que l'affirmation de Sophie Bramly s'adresse avant tout aux femmes !!! Ben oui, quoi ! T'as raison Sophie, ça ne viendrait à personne de remettre en cause la légitimité de l'orgasme masculin.
Ben oui, quoi ! Un titre bien racoleur avec une photo de loches pendantes qui l'est tout autant, ça fait vendre. Au delà de cette préocupation marketing compréhensible, j'espère que tu ne penses pas vraiment ce que tu affirmes.
Ben oui, quoi ! Il suffit de questionner quelques femmes excisées ou nos grands mères et arrières grands mères à l'épanouissement si évidemment supérieur à celui des femmes modernes et non mutilées pour se rendre compte que la conquête du droit à l'orgasme féminin est vraiment la dernière des conneries.

Alors, si ça rassure les femmes qui ne jouissent pas de penser que l'orgasme on s'en fout, si ça les dispense de se poser des questions sur leur rapport au sexe et aux hommes en général, sur leur couple en particulier ou sur leurs propres barrières ou névroses, tant mieux mais faire passer l'orgasme (féminin je rappelle) pour un caprice ou une fixation ridicule est au mieux stupide, au pire une de ces claques humiliantes et rétrogrades que les femmes se prennent régulièrement dans les gencives.

Allez, trève d'âneries, lisez plutôt L'orgasme et l'occident de Robert Muchembled ou le très édifiant Petite Histoire de la Nymphomanie de de Carol Groneman dont je publierai une critique mardi prochain.


Quand tout est question de point de vue
(comme dit une fameuse devinette idiote à propos des chalets suisses)
A votre avis, vers quoi vous aiguillera-t-on si vous faites une recherche sur le mot asperge sur le système RERO (Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale) ? Si vous nagez en pleine sauce hollandaise et que vous donnez votre langue à la chatte (ou à tout ce que vous voulez d'autre), cliquez ici. Je n'ose imaginez les réponses pour le mot pipe !
Pour la bonne bouche et faire baisser la température, une recette froide et alléchante de Mercotte à base d'asperges vertes et de saumon (la photo vient de chez elle).


Quand les figues sont fraîches
La recette proposée par Richard sur son blog est à la fois simple, raffinée et savoureuse. Vous pouvez remplacer la mozzarella par du Selles sur Cher (mon fromage préféré de tout l'univers du monde entier, j'en ai toujours chez moi !) ou du Valencay ou du Sainte Maure (un chèvre cendré de qualité quoi !). A une époque, je faisais assez souvent une variante chaude de cette recette sous forme de tarte salée. Il suffit alors de battre 2 ou 3 oeufs (selon grosseur) avec une cuillère rase de farine dans un peu de lait ou de crème liquide et de napper cet appareil sur une pâte feuilletée sur laquelle on aura déposé les figues coupées en 4 (peau sur le fond évidemment), des lamelles de jambon et des dés de fromage. Effet garanti ! Conseil : pour la version tarte : ne pas saler du tout et choisir des fruits pas trop mûrs.


Petites phrases du moment
Lu ici dans une nouvelle de Jacqueline Harpman conseillée par François Martini et intitulée Eve
La chair est triste, hélas! et je n'avais rien à lire.
Jolie formule chez MRY dans un article par ailleurs n'importequesque et à velléités provocatrices dont il a le secret
La tendresse est l’abat-jour de la passion.

6 commentaires:

ficelle a dit…

Avant d'aller voir tous les liens, une question de vocabulaire (c'est pour le rattrapage à l'émission de Nagui) : ampureux, ça veut dire quoi ?

Cécile Qd9 a dit…

Pas besoin d'un carré et encore moins d'un duo pour répondre à la question, je vais répondre cash : Je crois que c'est un peu comme "amoureux" quand on a un clavier azertyuiop et qu'on taape vite.

keisha a dit…

De quoi de quoi? Que lis-je? Ton fromage préféré c'est aussi le mien (avec le Valençay et le Sainte Maure pour changer un peu). J'en mange tous les jours depuis, pfou! toujours ou presque. J'en ai même apporté au pique nique de la blogoboule (et j'ai découvert des amateurs, hum, mais ça voyage un peu difficilement).
Je sais qu'on en trouve à Paris, à des prix assez lourds, mais quand on aime, n'est ce pas.
Mais je vais te faire maintenant Ze révélation : devine où j'habite? Oui, là!!! Alors le fromage je l'achète directly à l'affineur ou au producteur... (les biquettes ne sont jamais loin).
Et je ne sais pas si tu connais le fromage blanc frais débattu avec sel poivre, ail, etc, hou que c'est bon!

ficelle a dit…

ah ben voilà, moi qui pensais apprendre un nouveau mot… Ampureux, c'était intéressant, j'y voyais un mélange de langoureux et de libidineux un peu, et puis j'avais commencé à extrapoler : l'Ampure, qui aurait pu être ce lieu mystérieux où se retrouve l'individu en plein orgasme… Bon, je partage les droits sur ce mots si tu veux bien, on doit pouvoir en faire quelque chose (un titre de livre, par exemple).
(oui, je suis en pleine forme ce matin)
;-)

Cécile Qd9 a dit…

@ Keisha : veinarde !!!

@ Ficelle : soyons folle, on n'a pas tous les jours 2 blog-ans, j t'offre généreusement ce mot qui t'inspire tant (et dont je ne ferais rien)

liliba a dit…

Ce soir, je peux donc faire un rêve...

J'ai baissé l'abat-jour, j'ai un verre de Bordeaux à la main, un livre que tu m'auras prêté sur l'histoire de la nymphomanie ou sur l'orgasme, je grignotte quelques bouts de fromage, accompagnés d'asperges délicieuses, ainsi que quelques figues bien mûres et j'ai des envies de tendresse et de voyage en Ampure qui me viennent de je ne sais où...