lundi 17 mars 2008

Paris (de Cédric Klapisch)



Bonsoir Paris
Bonsoir ailleurs
Bonsoir les un(e)s
Bonsoir les zotres






Ce qui frappe d'emblée dans "Paris" le nouveau film chorale de Cédric Klapisch, c'est la distribution, impressionnante tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif... Le personnage principal est joué par l'inamovible Romain Duris, acteur fétiche du réalisateur qui, comme à son habitude, fait une apparition aussi rapide qu'hitchckockienne ; le grand jeu est de ne pas le louper... je vous aide (si peu), il est sur une terrasse (ou presque).

On trouve dans le reste de la distribition des noms tels que Juliette Binoche, Fabrice Luchini, François Cluzet, Karin Viard, Mélanie Laurent, Albert Dupontel, Gilles Lellouche, Sandrine Ferrier, Zinedine Soualem, etc. Il va sans dire que tout ce petit monde joue merveilleusement bien mais il va également sans dire que si un joli titre alléchant et une distribution hallucinante suffisaient à faire un bon film, les producteurs d'Astérix 3 seraient au courant...

Ce qui frappe ensuite, hélas, c'est que "Paris" souffre d'un manque évident de scenario pour ne pas dire de sujet. Coller bout à bout de petits morceaux solo de bravoure (comme le déhanché de Luchini qui a un air de déjà vu puisque déjà exploité par Patrice Lecomte dans "Confidences trop intimes") et quelques saynettes drôles mais hyper caricaturales (les visites à la boulangerie sont hilarantes mais on dirait un sketch de Muriel Robin) ne permet pas de retenir très longtemps l'attention des spectateurs et on se demande d'une part où le réalisateur veut en venir (je ne sais toujours pas après avoir vu le film) et d'autre part quelle heure il est et quand tout ça se termine... parce que comment ça se termine, on s'en fout.

L'impression d'ensemble oscille entre mollesse pas désagréable (un peu comme une mousse de poissons achetée au rayon traiteur d'une épicerie de luxe : pas besoin de mâcher, ce n'est pas mauvais mais ça n'a pas vraiment de goût), vide sidéral renforcé par une persistente sensation de déjà vu ailleurs (ce film pourrait être signé Lelouch) et gâchis impressionnant si l'on songe à la pléiade d'acteurs exceptionnels honteusement sous-employés.

A titre personnel, je ressens une autre déception après avoir vu "Paris" avec les yeux (enfin la caméra) de Klapisch : il la filme mal et réussit la prouesse de ne pas en faire une belle ville ! Crime de lèse-capitale que j'ai encore plus de mal à lui pardonner que mes baîllements d'ennui lors de la projection.

Aussitôt vu presque aussitôt oublié. Restent le casting et quelques trop rares moments émouvants et/ou drôles qui peuvent justifier l'achat d'un ticket à 3,50 euros pendant le printemps du cinéma si la salle d'à côté est pleine.

2 commentaires:

Max a dit…

C'est quoi cette critique sur le film Paris! Je ne comprends pas, je pense qu'on a pa du voir le même film alors... Ce film de Klapish est vraiment fantastique, c'est un film sur la VIE et sur la VIE dans une belle ville Paris et aussi sa banlieux! je conseille à tout le monde de voir ce film, vraiment beau, sans de chichi, de dialogues à la con qu'on a l'habitude d'avoir dans les films français et surtout avec des acteurs qui ont un jeu super! vraiment beau film :)

Cécile Qd9 a dit…

Je donne mon point de vue, tu donnes le tien et il est clair que nous n'avons pas le même. A chacun(e) de se faire sa propre opinion.

Je n'ai pas du tout aimé ce film et j'ai expliqué pourquoi. C'est celui que j'aime le moins dans la filmographie de Klapisch. J'ai même préféré "Peut-être" (c'est dire !) qui avait l'avantage d'une certaine originalité et de ne pas se prendre au sérieux.