lundi 19 janvier 2009

Obama(verdose)

Hello Barack
Bonjour les zotres


Mais de quoi parlaient la presse écrite ou virtuelle, les journaux radio et TV avant ? L'actu existait-elle avant Obama et se résume-t-elle à lui maintenant ?

Tranchera-t-on enfin l'épineuse question de savoir s'il est noir, blanc, de peau, de coeur, d'ici, d'ailleurs (nettement plus important que de savoir s'il est compétent, non ?) ? Surtout qu'il n'y met guère du sien dans ce passionnant débat en choisissant un portrait officiel bleu et rouge (petit coquin va !).

J'avoue que je sature un peu surtout depuis que je sais que Ségolène Royal l'a hyper trop vachement influencé (c'est vrai puisque c'est elle-même qui le dit !).

Les livres que j'apporterai au DLE (du mardi 20 janvier)

Bonjour aux livres-échangistes
Bonjour aux zotres

Ma sélection est ce mois-ci plutôt féminine et très éclectique. Outre les deux livres faisant l'objet de mon challenge de lecture de janvier, elle comporte un recueil de nouvelles, un polar et un chef d'oeuvre absolu difficilement classable ailleurs que dans les témoignages indispensables.

La maladie de Sachs
Martin Winckler

Attention chef d'oeuvre. J'avais adoré le film éponyme de Michel Deville avec Albert Dupontel et quelques années plus tard j'avais dévoré le livre dont il était adapté. La forme est originale et le fond on ne peut plus humain, intéressant, dépourvu de langue de bois et loin de toute sensiblerie. Un témoignage magnifique et juste.


Gammes
Annie Saumont

3 courtes nouvelles à l'écriture rapide comme "3 tranches de vie brutes prises sur le vif". Le côté abrupt des textes peut déconcerter voire sembler difficilement compréhensible au début et cela donne des résultats inégaux au final. La première nouvelle est, à mon avis, de très loin la meilleure. Critique détaillée ici.


Je l'aimais
Anna Gavalda
Le fait de rompre est-il un acte de courage ou de lâcheté ? Et le fait de rester alors qu'on aime quelqu'un(e) d'autre ? Telles sont les questions centrales de ce court roman hélas traitées de façon superficielle et inégale, la seconde partie étant nettement supérieure à la première. quelques belles pages et réflexions justes. Critique détaillée
ici.


L'occupation
Annie Ernaux
Une femme rompt puis tente de reconquérir l'homme qu'elle a quitté lorsque celui-ci l'informe qu'il vit avec une autre. Cette dernière devient une préoccupation constante pour la narratrice, objet de curiosité et de jalousie, obsession nourrie et nourrissant à la fois l'écriture. Comme toujours chez Ernaux, fine analyse des méandres de l'âme humaine qui m'a pourtant laissée sur ma faim par sa brièveté d'une part et du fait que je me suis pour une fois sentie très étrangère au sujet traité. Critique détaillée ici.


La souris bleue
Kate Atkinson

Un polar admiré de Stephen King, loué par la critique (un peu trop ?) qui m'a laissée sur ma faim car j'en attendais beaucoup. La lecture est certes plaisante alternant habilement passages plein d'humour et situations sordides mais le résultat manque un peu de souffle et de véritable suspens à mon goût. Critique détaillée
ici.

vendredi 16 janvier 2009

Je suis une tache (de couleur vive)

Bonjour Cyrille
Bonjour les zotres

J'avoue, je ne connaissais Sam Francis que de nom et de renom sans rien connaître à son oeuvre et j'ai croisé cette toile aux couleurs de mon bloggounet chéri sur Facebook et je me suis dit, en toute beaufitude assumée : "tiens ça serait bien chez mon moi virtuel ça".

J'aime l'énergie qui se dégage de cette toile, les couleurs évidemment et puis j'ai besoin de soleil en ce moment...

Ma soif de culturation (sans limite) m'a poussée à taper le nom du peintre sur Google, à lire Wikipedia (mais comment réussissait-on à paraître intelligent(e) avant ?) puis Google images où je n'ai pas été convaincue par tout ce que j'ai vu mais au moins par la toile ci-contre même si le bleu n'est pas une couleur que j'affectionne (contrairement à plus de 50% des français dont c'est la préférée).

jeudi 15 janvier 2009

9 réponses de bloggers/euses (à la question de l'hiver 2009)


Bonjour aux 9 personnes qui ont répondu
Bonjour aux zotres

Je compte poser une question à 9 personnes (différentes) chaque trimestre et publier leur réponse ici avec lien éventuel vers leur blog, page myspace ou autre source virtuelle de leur choix. Pour cette première édition, par souci de simplification, j'ai choisi 9 cobayes bloggeurs/euses, présent(e)s dans mes contacts Facebook. Je leur ai demandé la chose suivante :

A part l'annuaire, quel est le plus mauvais livre que tu aies lu en 2008 ?

L'idée de cette question m'est venue suite à la lecture sur le blog d'Yves d'une critique élogieuse à propos du livre le plus mauvais que j'ai lu en 2008. Il s'agit du Chemin des sortilèges de Nathalie Rheims, ramassis de poncifs éculés au service (enfin, si on veut) d'une histoire molle sans queue ni tête ni intérêt.

Merci à celles et ceux qui ont joué le jeu et accepté de me servir de cobaye (non maltraités). Voici les réponses que j'ai obtenues dans l'ordre de réception.

1 - L'atelier TdE
"Cécilia" (ex-Sarkozy, d’Anne Biton). Ecriture vulgaire, traitement paresseux, résultat superficiel. Comme le personnage central est insipide, même encensée par l’auteure à longueur de pages, on passe un sale quart d’heure. Je l’avais récupéré dans un dîner échanges livres, avec une vague idée de note en tête. Idée qui s’est évanouie à la lecture laborieuse de ce distillat d’indigence. Je vous le déconseille, même pour caler votre bibliothèque.
Moi : rassure-nous, il t'est aussi arrivé de repartir des DLE avec de bons livres ? ;o)

2- La Peule Blanche
Je ne suis peut-être pas une bonne élève (!) dans le sens où je n'ai pas eu de lecture de nouveaux romans en 2008... Pas très sérieux... J'ai beaucoup lu d'anciens romans. Allez, ce n'est pas un mal. Le pire de tous reste "Moi, Charlotte Simmons" de Tom Wolfe... Le Bûcher des Vanités m'a fait une forte impression. Ce roman est un pavé mais çe ne me fait pas peur. Impossible de m'accrocher à cette histoire d'adolescente naïve qui arrive dans un collège, vierge et farouche et qui découvre la drogue et le sexe. Un remake mal dégrossi de toutes les histoires de Lolita. Evidemment elle est dépucelée par un naze alors que l'amoureux transi attend en se rongeant le frein. Elle en devient cruelle, cynique. Des poncifs... J'ai lâché... C'est la dernière fois qu'on m'y reprend !
Moi : toujours se méfier des livres des livres dont le titre comporte un nom et un prénom.


3 - Lou de My Lou Book
J'ai hésité à faire une réponse décalée ou à être sérieuse. Mais j'ai finalement décidé d'être sérieuse, parce que quand même, avec les livres, on ne plaisante pas, c'est du sérieux et quand un livre fait du mal au petit lecteur innocent qui a décidé de lui donner une chance, eh bien c'est un comportement proprement scandaleux, ni plus ni moins ! Après une petite hésitation, deux daubes se faisant une concurrence acharnée chez moi cette année, j'opte pour "Le Chemin des Sortilèges" de Nathalie Rheims, dont je cherche encore aujourd'hui le pourquoi du comment. Heureusement le site décoiffant de l'auteur rattrape en partie l'ennui mortel émanant du Chemin...
Moi : le même ! mais sur ton hésitation (les nouvelles de Gavalda) je ne suis évidemment pas d'accord

4 - Xia l'homme des détours
En quelques lignes, je dirais que c'est "En ce bas monde" de Victoria Lancelotta. La quatrième de couverture m'avait pourtant plu :"Treize histoires mettant en scène des femmes aux prises avec la tranquille banalité du mal. [...] de la médiocrité de ce qu'on appelle l'existence émane pourtant comme un étrange parfum d'éternité."
J'ai envie de dire que cette phrase utilise les bons adjectifs pour qualifier ce livre. Banal et médiocre. Des histoires longues et lentes, de la douleur, mais aucune réelle finalité à part cette douleur lancinante et récurrente.186 pages, je n'en aurais pas lu plus du tiers.

Moi : Le 4e de couverture annonçait pourtant la couleur...

5 - Pralineries culturelles
J'ai immédiatement pensé à Ulysse de Joyce. Il traîne sur mon bureau depuis des mois. J'en suis à la page 703. Le début s'annonçait bien, j'ai dévoré les premiers chapitres, les deux premières centaines de pages. Maintenant, je lis quelques pages par-ci par-là... Mais je ne suis pas sûre qu'il s'agisse d'un mauvais livre, c'est plutôt un livre qui me fait me sentir mauvaise lectrice.
Ensuite, j'ai hésité à vous parler de Werber ou de Levy, mais je m'attendais à des déceptions en les lisant, c'était un peu de la curiosité, plus ou moins bien placée, de ma part. Je crois finalement qu'un mauvais livre est pour moi un livre qui ment sur ce qu'il est. Ainsi, Le degré suprême de la tendresse de Marienksé, annoncé comme satirico-érotique est plutôt à mettre dans la catégorie porno-trash. Et en plus de mentir, c'est un livre dont la lecture ne m'apporte rien de positif :
C'est un livre qui m'a ennuyée car son principe de composition est la répétition.
C'est un livre qui m'a dégoûtée car l'auteur ne fait vraiment pas dans la dentelle, Despentes c'est une sucette à l'anis à coté !
C'est un livre qui m'a agacée par ses pastiches sans originalité.
C'est un livre qui ne m'a rien appris, qui ne m'a pas apporté une seconde de plaisir, de détente ou de rêve.
C'est un livre qui ne pose pas de question, qui ne rend ni curieux ni imaginatif.
Mais heureusement, c'est un livre que ma mémoire avait eu le bon goût d'oublier jusqu'à la rédaction de ce billet !"

Moi : j'aime bien ton distingo entre mauvais livres et livres qui ne sont pas pour nous de même que la prise en compte des attentes qu'on a par rapport à un livre... NB : cette réponse est aussi en ligne sur le blog de Praline

6 - Les mangues italiennes
Même quand un livre m'ennuie, je m'efforce de le lire jusqu'au bout. Pour comprendre. Mais là, vraiment, très très mauvais : situations prévisibles avec personnages très "clichés", dialogues poussifs et histoire sans aucun intérêt. C'est paru aux éditions France Loisirs. Comment ai-je pu terminer ce livre ? Je me demande aussi comment des éditeurs puissent infliger à leur lectorat une pareille ineptie. Un tout petit mensonge de Francesca Clementis
Moi : France Loisir aussi... tu prends des risques...

7 - Antoine sur just4kiss
Le plus mauvais livre que j'ai pu lire en 2008 est un livre de Droit des entreprises en difficulté écrit par une sinistre inconnue enseignant dans une sinistre université de province. Ce bouquin traite des procédures collectives de sauvegarde des entreprises. Pour ceux qui n'auraient pas la chance de faire de brillantes études comme moi, sachez que généralement, on entame une procédure de sauvegarde quand l'entreprise est au bord du gouffre et qu'il n'y a plus aucun espoir (dans 95% des cas). Autant dire que c'est un sujet brulant compte tenu de l'actualité économique. Ce bouquin m'a permis de comprendre – et d'apprendre – plein de choses sur l'action en comblement d'actif, les créanciers chirographaires, le mandat ad hoc (rien à voir avec le capitaine) et des dizaines d'autres termes abstraits pour le commun des mortels. Malheureusement, au-delà de cet aspect purement pratique, j'ai été horriblement déçu par l'absence d'émotions transmises par ce livre. Le style de l'auteur et le vocabulaire employé m'ont laissé de marbre ; l'ensemble manquait de lyrisme, d'amour et d'humour, des tares qui semblent être malencontreusement la norme dans les disciplines juridiques comme en témoigne le livre de droit du travail que je viens d'entamer et qui prend d'ores et déjà une sérieuse option pour le titre de plus mauvais livre de 2009...
Moi : merci pour cet éclat de rire mais je déduis de ton bla-bla que tu n'as jamais lu de bouquin de fiscalité... c'est tout ce que tu décris en pire (avec des chiffres et des %) et puis il n'y a pas de suspens tandis que les entreprises en difficulté on ne sait jamais à quel moment elles vont plonger...

8 - Frédéric en stand by
Alors, je ne peux pas dire à priori qu'il y ait un livre qui ne m’ait pas vraiment plus. Toutefois il y en a certain où la lecture a été plus difficile, c'est-à-dire plus longue. En effet j’aime lorsque les pages se tournent d’elles mêmes, lorsque emporté par l’histoire je perds le fil du temps et me couche à pas d’heure sans même m’en rendre compte.
Donc il y en a un oui pour lequel j’ai compté le nombre de pages à lire pour arriver à la fin. Il s’agit de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’ Harper Lee. Bien évidemment beaucoup penseront qu’il s’agit pourtant d’un bon livre, celui-ci ayant plutôt bonne presse. Je dirais qu’il n’est peut-être pas mon style tout simplement. J’ai eu du mal à le lire car j’ai trouvé le début trop « descriptif » et je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. J’ai pourtant continué à le lire et j’ai eu raison ! La fin est en effet selon moi plus attractive que le début. C’est ce qui sauvera mon jugement sur ce livre. Comme il m’est plus agréable de parler de ce j’ai aimé en 2008, je dirais incontestablement le magazine XXI qui propose de découvrir l’actualité sous forme de long reportages qui se lisent comme des romans.
Moi : encore un livre dont je n'ai jamais entendu parler (c'est rassurant !)

9 - Miss Liliba
Le flop de l'année 2008 a été le roman de Florian Zeller "La fascination du pire", qui porte bien son nom, puisque c'est effectivement fascinant qu'un tel nanar puisse recevoir un prix (Interallié), et que je n'avais rien lu d'aussi creux et inintéressant depuis fort longtemps.
http://liliba.canalblog.com/archives/2008/02/16/index.html
Un deuxième flop tout aussi flopesque et plus rigolo : on m'a offert une jolie version du Kamasutra (dont je parlerai un de ces jours), et bien que très motivée, encore jeune et souple, avec une imagination débordante et une énergie en proportion, je (enfin, nous) n'arrivons pas à pratiquer le quart de la moitié des illustrations, bien que nous ayions lu attentivement les commentaires, étudié très sérieusement chaque contorsion, admiré les illustrations (fort belles au demeurant), tourné le livre en tous sens, échappé par miracle à de nombreux torticolis, luxations, démembrements et autres bobos annexes... Si ce n'est pas de la publicité mensongère, je veux bien être pendue !
Moi : tiens, moi j'ai beaucoup aimé le Zeller, quant au Kamamachin, je ne l'ai jamais feuilleté mais sachant que je parviens à mettre les jambes (surtout la gauche) derrière ma tête tous les espoirs sont permis... ;o)

mercredi 14 janvier 2009

Recueillement (Charles Baudelaire)




Portrait de
Charles Baudelaire
par Gustave Courbet

Recueillement


Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal

Record (battu)


Il y a un an jour pour jour, mon bloggounet chéri atteignait son score le plus haut avec 431 visites. La barre symbolique des 400 n'a pas été repassée de toute l'année 2008.

Elle l'a déjà été deux fois en janvier 2009 et le nouveau record a battre (établi dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4) est désormais de 462.

L'objectif 500 est en vue !

mardi 13 janvier 2009

Cuisine (en inadéquation)




Bonjour aux cuisinistes
Bonjour aux zotres

Le mail reçu ce matin change un peu des habituelles propositions de vente de Viagra, de gain fabuleux à une loterie anglo-saxonne ou d'extension de pénis...


Cela dit, je tiens à préciser à la société Adéquation que je n'habite pas Brest (du tout) et que malgré la qualité des matières, l'originalité des conceptions et la richesse des coloris tant vantées dans la pub, je me vois mal caser le modèle ci-contre (ou tout autre) dans ma cuisine parisienne de 3m2.

Maintenant, s'ils veulent venir me faire un devis gratuit, je ne dis pas non... ça devient leur problème de même que le coût de cette opération de mailing ultra-top-vachement-mega-ciblée.

500 (contacts sur Facebook !)


Bonjour à mes contacts Facebook
Bonjour aux zotres

500 tout rond depuis ce matin !

Bon, OK, sur le lot je dois réellement connaître, disons, à vue de nez, hum... 50% des gens et quand je dis connaître ça peut se limiter à un pot à la sortie du boulot ou à une discussion de 3 minutes lors d'une république des blogs... Faut nuancer donc.

J'avais analysé précisément la population de mes contacts Facebook quand ils étaient 50 puis 100 mais là ça devient fastidieux ! Si je devais dresser une typologie rapide des zheureuzélu(e)s je dirais :

- une nette majorité d'hommes (normal)
- une encore plus nette majorité de parisien(ne)s (logique)
- pas mal de journaleux/ses, littéreux/ses et autres scribouillard(e)s virtuel(le)s ou pas (forcément) dont une quantité quasi industrielle de bloggeurs/ses
- quelques bogosses dont le seul mérite est d'être bogosse (j'avoue)
- 12 messieurs ayant connu ma couette de manière plus ou moins durable ou franchement épisodique avant même que Facebook existe... (ce qui tendrait à prouver que je ne laisse pas un souvenir trop odieux quand je veux).

Je devrais être heureuse, comblée, épanouie. Eh bien non ! Malgré tant d'ami(e)s, tant d'amoooooour, tant d'ondes positives, je sens un vide au fond de moi, un manque, un ratage !

Suis-je la dernière femme à Paris à n'avoir pas encore couché avec qui que ce soit rencontré via Facebook ? Bon, je n'irais pas jusqu'à dire que je n'en ai pas eu l'occasion, l'opportunité, la suggestion mais, si j'ose m'exprimer ainsi, je n'ai jamais (eu envie de) saisi(r) la perche tendue.

Devrais-je en faire une de mes bonnes résolutions 200Qd9 ? Hum... j'me tâte comme on dit.

Réponse au jeu idiot de janvier (Laurence)

Bonjour à celle ou celui qui gagnera le livre de Valentine Goby dédicacé à ma copine Laurence
Bonjour à Lolo
Bonjour aux zotres

Pour départager les 4 finalistes (Orchidée, Lou, Hugues Alexandre), je propose une course de vitesse... Celle ou celui qui gagnera sera celle ou celui qui trouvera en premier sur mon blog un message où le prénom Laurence précède mon traditionnel "Bonjour aux zotres".

Il va sans dire que ce message-ci ne compte pas !

And ZE Winner IZ : HUGUES ! (voir commentaires)

Je l'aimais (d'Anna Gavalda)

Bonjour à celles et ceux qui ont aimé sans réussir à le dire
Bonjour à celles et ceux qui ont dit aimer sans le penser
Bonjour à celles et ceux qui ont le courage d'être eux/elles-même
Bonjour à celles et ceux qui refusent de décider de leur vie
Bonjour aux zotres

Depuis quelques mois, je me pose des questions sur ce qu'est le courage. Le courage au quotidien. Le courage dans sa vie personnelle. Aussi, j'ai été très contente que "Je l'aimais" d'Anna Gavalda fasse partie des deux livres choisis par les lecteurs/trices de ce blog pour mon challenge lecture de janvier.

Le sujet
La vie de Chloé vole en éclats. Son mari vient de la quitter. Pierre, son beau-père l'emmène à la campagne pour tenter de lui faire voir la décision de son fils sous un angle nouveau et lui confesse que lui-même, 20 ans plus tôt, n'a pas eu le courage de partir.

Mon avis
On ne lit pas Gavalda pour la qualité de sa plume, on la lit pour la finesse de certaines observations. On ne vient pas chercher de la littérature dans ses pages mais de l'authentique, du vécu.

Le sujet est intéressant et intime et se prête parfaitement à cette quête de vécu évoquée plus haut. L'appréciation de cette dualité manichéenne entre partir et rester entre lâcheté et courage dépend évidemment de ses propres choix et expériences de vie. Ce qui manque en premier lieu au livre de Gavalda c'est un point de vue plus tranché sur la question qui aurait sans doute conféré au très court roman (150 pages) un peu plus de densité. On a l'impression que l'auteure ménage la chèvre et le chou et, de ce fait, elle ne fait qu'effleurer son sujet.
L'idée du huis-clos entre Chloé et son beau-père, entre cette femme qui souffre d'avoir été quittée et cet homme qui souffre de n'être pas parti, s'avère donc une fausse bonne idée pour la raison évoquée précédemment mais pas seulement. Les dialogues entre les deux personnages sonnent faux, vraiment faux. Or il y en a beaucoup, vraiment beaucoup.

De fait on a un peu l'impression de lire deux livres successifs (les sensations présentes de Chloé tout d'abord puis la confession de Pierre à propos de son ancien amour caché pour Mathilde) mal ficellé ensemble par d'improbables discussions et réflexions sans intérêt. Je crois que Gavalda n'a pas su conduire habilement les deux fils et les deux temps de son récit et aurait mieux fait d'écrire deux romans séparés.

Personnellement, j'ai préféré la seconde partie, plus travaillée, plus construite, plus dense psychologiquement. Même si on croit assez peu à cet amour (le personnage de Mathilde n'est pas assez creusé pour ça et le récit de Pierre ne la fait pas vivre, il ne sent pas l'amour prétendu), certaines réflexions sur la lâcheté, l'habitude, le péril du couple où chacun reste pour un statut social, par confort sont tristement justes.

" Je me trouvais vraiment dans une situation affligeante : [...] rester avec une femme qui ne me quittait pas à cause de son fromager et de son charcutier. [...] C'était du sabotage." constate Pierre page 85 puis page 121 "On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux puis il y a ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accomoder."

Mes passages préférés sont la scène à la pizzeria qui déballe toutes les lâcheté d'un couple bourgeois et les deux lettres de Mathilde à Pierre parce que contrairement aux dialogues absurdes, elles sentent le vécu. N'importe quelle femme a écrit au moins une lettre de ce genre dans sa vie. L'une d'elle rappellera la fameuse "Liste" (des choses que je veux faire avec toi) chanson à succès de Rose en 2007.


Conclusion
Un voire deux bons thèmes mais au final un livre superficiel où quelques trop rares réflexions justes affleurent.