jeudi 24 janvier 2008

Retrouver 10 enfants extra terrestres (et gagnez 500 euros)

Bonjour aux terriens
Bonjour à E.T.
Bonjour aux zotres

J'ai trouvé l'info chez Osmany et j'ai trouvé ça drôle, sympa, potache, regressif... tout ce que j'aime.

En fait, un vaisseau extra-terrestre vient de déposer sur le sol de France 10 originaires d'une planète menacée de destruction.
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Les 10 rejetons sont perdus, isolés, disséminés aux 4 coins de l'hexagone ou aux 6 coins du carré, comme vous préférez... en fait dans 8 grandes villes.

Il ne s'agit donc ni d'une chasse au Dahut, ni d'une chasse au trésor mais d'un sauvetage de jeunes amis vraisemblablement effrayé d'avoir été largués sur une planète inconnue. les plus prosaïques d'entre vous préciseront qu'il s'agit aussi et surtout d'une campagne de pub interactive pour la chaîne de télévision Sci Fi.

Un des petits extra terrestres a déjà été retrouvé (à Lille apparemment). Il en reste donc 9 à secourir. Toutes les informations et indices susceptibles de vous aider dans votre recherche sont disponibles ici . 500 euros de récompense seront versés pour chaque visiteur retrouvé.

Jo Wilfried Tsonga (élevé à la rillette)


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Bonjour à Jo-Wilfried
Bonjour aux Australiens
Bonjour aux Sarthois
Bonjour aux zotres
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Le 16 janvier dernier je vous faisais part de ma fierté départementale et sportive. La Sarthe ne produit pas que des (premiers) ministres, des Béatrice (que) Dalle, des Steevy (particulièrement boulet) et des poulets de Loué, elle pond aussi des sportifs :
- en foot, le MUC en ligue 1 vient de battre Lyon en coupe de la Ligue
- en basket, le MSB possède de nombreux titres nationaux et européens et joue depuis 2 ans en Euroligue (certes, ça se passe mal mais tout de même)
- en sports mécaniques, la Sarthe possède des écuries (Pescarolo, Courage) et des pilotes capables de rivaliser avec les plus grands noms de l'automobile (Porsche, Ferrari, Audi, Mercedes, Panoz, etc) sur le circuit des 24 heures du Mans, course prestigieuse et mythique s'il en est.

Mais, le héros Sarthois du jour est bien sûr Jo-Wilfried Tsonga qui vient de balayer Raphaël Nadal en 3 sets (6-2, 6-3, 6-2) en demie finale de l'Open d'Australie ! Même Fédérer ne parvient pas à infliger de tels score au numéro 2 mondial.

Je ne résiste pas au plaisir de vous adresser à Ouest France pour lire sa biographie sportive et le compte-rendu du match.

Actuellement 38e mondial, Tsonga sera opposé en finale au gagnant de l'autre demie finale Roger Federer (n°1) / Novak Djokovic (3e). Le match sera retransmis en direct sur Eurosport à 9h00 dimanche. Ne me dérangez sous aucun prétexte (sauf peut-être pour m'apporter un chèque de 356.154 euros).

Les raboteurs de Parquet (Caillebotte - 1875)











Bonjour aux raboteurs de parquet
Bonjour aux zotres


En 1994, à l'occasion du centenaire de sa mort, le Grand Palais a consacré une superbe exposition à Gustave Caillebotte, peintre très longtemps méconnu, considéré à tort à mon avis, comme un impressionniste de seconde ordre, un petit maître du XIXe dans l'ombre d'illustres contemporains dont il possédait des oeuvres. Injustement, Caillebotte fut longtemps plus connu comme mécène et collectionneur que comme peintre. jeune homme esthète et fortuné, il possédait des oeuvres de Monet, Manet, Renoir, Cézanne, Pissaro, Degas, etc. dont il fit don à l'état français à sa mort. Cela généra quelques problèmes et deux années de négociations (à l'issue desquelles certains tableaux furent refusés) furent nécessaires au réglement de cette succession.

On peut lire ici un résumé édifiant de "l'affaire" et cet extrait des volontés de Caillebotte rédigées dès 1976 (j'ai juste corrigé quelques fautes de frappe) :

"Je donne à l'Etat les tableaux que je possède ; seulement, comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que les tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province, mais bien au Luxembourg et plus tard au Louvre, il est nécessaire que s'écoule un certain temps avant l'exécution de cette clause jusqu'à ce que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut être de vingt ans au plus. En attendant mon frère Martial, et à son défaut un autre de mes héritiers, les conservera. Je prie Renoir d'être mon exécuteur testamentaire [...]"

Mais L'Etat n'a aucune envie d'accepter le legs Caillebotte : les académistes, Gérome en tête, font barrage à l'entrée dans le patrimoine artistique de la Fance d'oeuvres qu'ils ont constamment refusées au Salon ! Il faudra attendre 1896 pour que le Conseil d'Etat autorise les Musées Nationaux à sélectionner les toiles dignes de figurer au musée du Luxembourg. Vingt sept tableaux sont refusés !

Caillebotte fut bien mal remercié pour ce leg généreux et visionnaire et celui-ci occulta hélas l'oeuvre personnelle de l'artiste.

Je connaissais (un peu) et j'appréciais ce peintre bien avant l'exposition précitée. Lorsqu'au collège je suis tombée par hasard ou presque sur une reproduction de son oeuvre la plus connue, quasi emblématique, à savoir "Les Raboteurs de Parquet", je suis tombée amoureuse de cette toile. Je n'avais jamais rien vu de pareil et sans le formuler précisément, j'avais conscience de l'audace de cette oeuvre réaliste et du caractère novateur de ce sujet ouvrier.

Je trouve cette toile magnifique par sa simplicité évidente, par le travail sur la lumière, par l'harmonie du camaïeu de bruns et surtout je la trouve profondément émouvante par son sujet et sa composition. Caillebotte nous raconte une histoire dont nous sommes partie prenante. Il a peint ses personnages de telle sorte que celui ou celle qui regarde le tableau les domine, debout face à trois hommes à genoux, penchés sur leur ouvrage. La perspective même du tableau fait que l'observateur/trice n'est pas neutre et participe de fait à l'action qui se déroule sous ses yeux un peu comme lorsqu'au cinéma une scène est filmée en caméra subjective.

il est surprenant que Zola, tenant s'il en est du courant naturaliste et réaliste en littérature, n'ait pas admiré le travail similaire de Caillebotte dans le domaine pictural et lui ait même reproché à diverses reprises notamment en des termes plutôt durs pour ne pas dire parfaitement injustes :

"M. Caillebotte a des Raboteurs de parquets et Un jeune homme à sa fenêtre, d'un relief étonnant. Seulement, c'est là de la peinture bien anti-artistique, une peinture propre, une glace, bourgeoise à force d'exactitude. Le décalque de la vérité, sans l'impression originale du peintre, est une pauvre chose."


Ci-contre, une variante sur le même thème peinte un an plus tard et, à mon avis moins que la première version du tableau. Elle se trouve dans une collection particulière.

Une autre oeuvre très célèbre de Caillebotte se trouve à Chicago. Elle s'intitule "Rue de Paris ; temps de pluie" (1877).

Caillebotte a beaucoup peint la capitale. En vérité, à la fin du XIXe, on ne peut imaginer meilleur ambassadeur du Paris Haussmannien que lui. Si vous en avez l'occasion, allez le découvrir ou le redécouvrir à travers "Les Raboteurs de Parquet" au musée d'Orsay.

mercredi 23 janvier 2008

Quelques grammes de finesse (signées Peter Callesen)


Bonjour
à Peter Callesen
Bonjour
aux milliers de Danois qui lisent mon blog
Bonjour
aux zotres











Comme tous les mercredis, voici mon site internet coup de coeur de la semaine. Hier, en surfant de blog en blog et en site, je suis tombée sur le nom et quelques oeuvres de Peter Callesen et j'ai eu un vrai coup de foudre. J'adore (que dis-je, J'A.D.O.R.E. !!!) la poésie du concept, la simplicité des moyens, la beauté du résultat et je vous supplie d'aller visiter son site personnel.

J'ai été éblouie par les oeuvres de papier de cet artiste Danois, par ses pliages savants, par son humour évident, par la grace et la sérénité qui se dégagent de l'ensemble. Je suis conquise et la grande difficulté que j'éprouve en ce moment même est la suivante : quelles oeuvres choisir pour illustrer ce message admiratif ?

Toutes les galeries sont superbes. Ses découpages sont magnifiques, ses tableaux floraux sont splendides, ses performances sont émouvantes. Je suis sans voix (heureusement, j'ai des doigts et un clavier).

Le travail de papier de Peter Callesen est imprégné de références au temps, au caractère éphémère de la vie et des choses (le support utilisé par l'artiste est lui-même un symbole de fragilité). Il rappelle souvent les vanités chères au XVIIe siècle, fortes de la conscience de l'éphémère, de la dérision du présent et de la brièveté du chemin. Callesen marie avec grâce et subtilité les fleurs épanouies et fanées, les berceaux et les cercueils, les corps et les squelettes, les ombres et les ruines.

Je vais dès à présent me mettre en chasse d'une galerie parisienne exposant Peter Callesen que je remercie d'avoir si gentiment accepté que je diffuse ces images de son oeuvre.

13 bonnes raisons (ou pas) de revoir un ex (ou pas)



Bonjour à mes ex
Bonjour aux zotres


Parmi mes nombreuses casquettes professionnelles passées, il m'est arrivé de porter celle de coach. Le coaching est une activité assez sympa et très intéressante.
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Vous prenez quelqu'un(e) qui a un problème concret et ne sait comment le résoudre ou quelqu'un(e) qui doit prendre une décision et ne sait trop laquelle ou quelqu'un(e) qui patauge et ne voudrait pas plonger et vous, tata-tatan-tsoin-tsoing, vous arrivez à la rescousse sur votre blanc destrier et... mais je m'égare... en vrai vous êtes supposé(e) l'épauler dans l'épreuve, le/la guider dans ses choix, l'aider à sortir de la mélasse. Je me suis dit qu'il était presque criminel de ne pas vous faire profiter de mes incomparables compétences professionnelles et, accessoirement, de mes âneries personnelles (selon le principe du/de la cordonnier(e) le/la plus mal chaussé(e), le/la coach est parfois le/la moins avisé(e) des créatures de Dieu-qui-n-existe-pas).

Voici donc 13 bonnes/mauvaises raisons de (ne pas) revoir un ex. Selon un code couleur ulta élaboré, vous noterez que les arguments "pour" sont précédés d'un numéro vert et les motifs "contre suivent une lettre rouge (mais où vais-je chercher tout ça...). Je présente mes excuses aux daltonien(ne)s.



01 - Il vous le propose
A - Vous n'en avez pas eu de nouvelles pendant plus de 3 ans et il n'a jamais daigné répondre à vos trois coups de fil

02 - Bah, hein, pourquoi pas ? (de toute façon vous n'avez rien de spécial à faire ce soir)
B - Oui mais pourquoi ? (il y a tout de même "Les Experts Miami" sur TF1)

03 - Il est toujours aussi beau (peut-être plus beau encore)
C - Il vous fait remarquer que vous avez grossi (Groumpf !.. (quel gougeat ce con !) oui, c'est vrai, un peu et alors ?

04 - Il a (presque) arrêté de fumer (du shit)
D - Il fume de plus en plus (du tabac)

05 - Vous avez plein de bons souvenirs à vous raconter
E - Vous n'avez rien de très nouveau à vous dire

06 - Il se souvient de vos poèmes
F - Il ne se rappelle pas votre étage

07 - Il a toujours les mêmes adorables qualités
G - Il a toujours les mêmes insupportables défauts

08 - Vous aimez toujours son côté sale gosse, sa voix un peu cassée, son odeur, son sourire ravageur (soupirs de midinette)
H - Vous détestez toujours autant son côté ronchon et ses grognements quasi réactionnaires (même s'il en rajoute une tonne il va finir par y croire vraiment un jour)

09 - Il adore votre quartier, n'est pas marié et n'a pas d'enfants
I - Il n'aime pas les gosses et vit à perpette-les-oies, à la campagne au fin fond du bout du trou du cul du 95 (département d'IdF que vous ne savez même pas situer sur une carte, tout au plus êtes vous vaguement persuadée que ça se trouve à l'est - donc trèèèèès loin - mais sans certitude sauf que c'est trèèèèès loin)

10 - Il a voté comme vous aux présidentielles
J - mais pas pour les mêmes raisons


11 - Vous allez peut-être récupérer les CD qu'il vous avait empruntés (dont un double album génialissime de K&D)
K - Il lorgne avec gourmandise vers vos CD

12 - Il ne vous promet pas la lune (une fois la phase "je suis flattée" passée, vous en feriez quoi de la lune s'il la décrochait pour vous ?)
L - D'ailleurs il ne vous promet rien du tout (il n'a jamais tenu aucune de ses promesses de toute façon)

13 - Vous savez exactement comment ça va finir
M - Vous savez exactement comment ça va finir




Ah oui, tout à l'heure j'ai oublié de vous préciser une chose importante à ce stade : un(e) coach ne prend pas les décisions à votre place, il/elle vous aide à définir vos priorités et à formuler vos choix en toute autonomie et en fonction de critères parfaitement rationnels.

mardi 22 janvier 2008

Election (du bébé Cadum 2008)

Bonjour aux bébés Cadum
Bonjour aux zotres







On nous a rebattu les oreilles avec les élections présidentielles et les législatives et, à peine fini, v'la-t-y-pâs qu'ça r'met ça avec les municipales ! Quelle scie ! Il y a une élection qui, bizarrement, est passée nettement plus inaperçue : celle du bébé Cadum 2008 qui s'est tenue aujourd'hui. Le jury réunissait notamment Adeline Blondieau (ex-madame Halliday) et Maurice Obréjan (Bébé Cadum 1925 - il a 3 ans sur la photo) sous la présidence d'Inès de la Fressange.


Il a choisi Margot (bébé d'août) parmi les 12 petits finalistes des 12 mois 2007.
Je n'ai jamais été attirée par les bébés blancs aux cheveux bouclés et je lui préférais nettement 3 adorables bambins au regard impressionnant.

Lancelot
(Février)






Elisa
(Avril)






Kelyan
(Mai)

Cocorico cinématographique (pour les Oscars 2008)

Bonjour aux Oscar
Bonjour aux zotres

Marion Cotillard, déjà détentrice depuis quelques jours du Golden Globe pour son interprétation d'Edith Piaf dans le film "la Môme" vient d'être sélectionnée pour la course aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice, de même que Persepolis dans la catégorie meilleur film d'animation (où il sera en concurrence avec le redoutable Ratatouille. Gros morceau à avaler ça...).

Je viens d'entendre sur Europe 1 que la France obtenait en tout 10 nominations pour ces Oscars dont deux courts métrage et quelques unes pour "le Scaphandre et le Papillon".

Sauf grève, la Cérémonie aura lieu le 24 février prochain.

Toute la lumière sur (le Clan du Néon)

Bonjour aux zallumé(e)s
Bonjour aux zotres
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Clips démonstratifs à l'appui, le blog du Clan du Néon explique ce qui suit :

Comment éteindre les néons restées allumés la nuit alors que les commerces sont fermés !!!! Des enseignes lumineuses qui gâchent de l'électricité et nous imposent de la publicité indésirable. Des actions non-violentes initiées pour lutter contre la pollution lumineuse parisienne qui nous empêche de voir les étoiles ! Suivez le mouvement et envoyez-nous vos vidéos !
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Derrière le prétexte écolo-citoyen, on sent chez certains des plus jeunes "éteigneurs de néons", des préoccupations plus proches de la blague de potache (sympathique et inoffensive) ou de l'exploit sportif que de la préservation de l'environnement. Ce n'est pas le cas des personnes qui s'expriment ci-dessous.
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A comme... Armani (de Giorgio Armani)



Bonjour à celles et ceux qui sentent bon
Bonjour aux zotres


Tous les mardi je déclinerai l'alphabet :
- une fois sur deux ce sera pour vous parler d'un auteur (mardi dernier c'était A comme assommante Angot),
- une fois sur deux ce sera pour évoquer un objet qui me caractérise, qui fait partie de mon univers. Aujourd'hui c'est un flacon d'Armani pour femme.

J'ai porté ce parfum dès sa date de création au début des années 80 (j'étais au lycée). Il me collait à la peau, il faisait vraiment partie de moi-même, comme un trait de ma personnalité ou mon prénom (que j'adore). C'était un parfum fleuri très équilibré et subtil, composé de plus de 80 essences naturelles... sans doute une des raisons de sa mort en ces heures mercantiles : il était complexe et cher à produire.

Bien sûr je lui ai fait quelques infidélités olfactives avec Ivoire de Balmain (excellent mais ne tenait pas du tout sur moi), Fidji de Lancôme (excellent mais... virait sur moi), Parfum d'Hermès (trop femme), Tocade de Rochas (écoeurant, trop vanillé), le premier Gauthier (trop typé), Miss Dior (bof), Calèche d'Hermès (mouais), Arpège de Lanvin (oui mais), etc.

Ces écarts de flacons ne m'apportaient pas vraiment l'ivresse et je ne pouvais passer très longtemps sans revenir à mon précieux Armani et, en cas d'urgence, j'en avais toujours un échantillon sur moi.

Lorsque sa production a été arrêtée autour de l'an 2000 j'ai fait le tour des parfumeries qui croisaient mes semelles pour me constituer un stock, déjà paniquée à l'idée du jour où il serait épuisé. Les deux derniers flacons que j'ai trouvés des mois plus tard à Roissy sont vides depuis longtemps. Enfin, pas tout à fait. J'ai gardé un centimètre du précieux liquide au fond d'un vaporisateur. La couleur s'est assombrie, le parfum s'est dénaturé depuis longtemps mais on devine encore l'ombre de ce qu'il fut.

J'ai ressenti cette perte comme un des nombreux renoncements (voire comme un deuil) que l'on connaît à l'âge adulte. Renoncer à ses rêves, à ses ambitions, à ses amours est une chose, renoncer à son odeur en est une autre de nature très différente et sans doute moins "dramatique" mais la tristesse fut bien réelle. C'était un peu de moi, de qui j'étais vraiment, qui disparaissait avec les dernières effluves de mon parfum.

Je n'ai pas trouvé de parfum capable de rivaliser avec Armani. Après moult visites et essais chez Sephora, j'ai d'ailleurs renoncé à l'idée de lui trouver un remplaçant. Si je me parfume toujours quotidiennement ou presque, je ne ressens plus l'alchimie évidente que j'éprouvais en vaporisant Armani sur mes cheveux et ma peau.

Désormais, je parfume surtout mes vêtements et si j'adore First de Van Cleef et Arpeels, Cinéma d'Y.S.L. ou Armani Code, ce n'est pas vraiment la même chose... Comme aimer les enfants n'est pas du tout comparable au fait d'aimer ses enfants.

P.S. : si quelqu'un(e) a un factice d'Armani pour femme à me vendre, je suis preneuse.

lundi 21 janvier 2008

Et le gagnant est (Lazare Ponticelli)


Bonjour

aux
poilu(e)s
Bonjour

aux
épilé(e)s
Bonjour

aux zotres




J'avoue que j'ai hésité à plaisanter sur le sujet mais l'ironie du titre n'enlève rien au profond respect que j'éprouve pour les deux hommes dont je vais parler et l'émotion que je ressens en pensant à eux et à tous les anciens combattants qu'ils symbolisent. J'ai les larmes aux yeux en cherchant des informations et des photos d'eux sur le net.

Au mois de décembre, parmi les brèves du moment, j'avais indiqué qu'il ne restait plus que deux poilus vivants. L'un est Lazare Ponticelli, fils d'immigrés italiens arrivé en France à l'âge de 9 ans pour fuir la misère (photo ci-contre).


L'autre est décédé hier, dimanche 20/01/08 à l'âge de 110 ans. Il était issu d'une vieille famille française et s'appelait Louis de Cazenave (ci-dessous).












Le prolo émigré naturalisé en 1939 et le noble de souche : une affiche digne du générique de la série "Amicalement Vôtre" si ce n'est que ces deux hommes ne se connaissaient pas. Quel beau symbole que ces deux hommes engagés volontaires, égaux devant le risque de mourir, réunis dans les esprits et les articles de journaux par le hasard de leur exceptionnelle longévité, à l'unisson dans leurs convictions pacifistes et leur refus des obsèques nationales promises par Jacques Chirac au dernier survivant de la supposée Der des Der.

Louis de Cazenave souhaite être enterré "dans la simplicité" et Lazare Ponticelli aurait déclaré que et hommage national "serait un affront à ceux qui sont morts avant moi" et encore "Si c'est moi le dernier, je dis non. Ce serait un affront pour les gens qui sont morts sans considération". Bien sûr, cela n'aurait rien d'un affront mais ce refus des honneurs est sans conteste le plus beau des hommages à tous les hommes qui connurent l'enfer de 14-18.

Le site de LCI conclut un article consacré à cet émouvant duo par ces lignes :
La "Der des der" a fait 9 millions de morts dans le monde et près de 20 millions de blessés, dont la moitié mutilés. En France et en Allemagne, un soldat mobilisé sur six a été tué. La plupart avaient entre 18 et 25 ans.


Quelques sites
-
Hommage aux deux hommes suite au décès de Louis de Cazenave.
- La
Biographie de Lazare Ponticelli
- La biographie de Louis de Cazenave sur
Wikipedia
- La
photo du duo