jeudi 20 septembre 2007

Histoires Belges (hic)





Bonjour les belges
Bonjour les zotres

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Dans un article du 09 août 2006, le site du Nouvel Obs évoquait un sondage publié le même jour par le Whasington Post selon lequel environ 30% des américains ne savaient plus en quelle année avait eu lieu le 11 septembre. Les petits malins me répondront qu'il y a un 11 septembre tous les ans mais chacun sait que j'évoque le 11 septembre 2001, celui des attentats du WTC et du Pentagone. Personnellement, ça me semble juste incroyable mais, depuis, j'ai trouvé plus incroyable encore. Quoi ?

Un futur premier ministre qui, lorsqu'on lui demande de chanter l'hymne de son pays entonne la Marseillaise alors qu'il est... Belge ! et des responsables politiques de tout premier plan qui ne savent pas ce qu'on commémore le jour de leur fête nationale.

Je n'exagère pas, la video qu'on peut voir ici est hallucinante et on hésite entre rire et incrédulité :
http://ca.blog.360.yahoo.com/blog-.B2PS1I_cqUYwl8L.bfIWJ4tU8A-?cq=1&p=782

Imaginez François Fillon chanter le God Save The Queen et Ségolène Royal dire que le 14 juillet c'est la date de la mort de Louis XVI ou, pourquoi pas, celle de l'invention des feux d'artifice. Inconcevable.
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Après un débat chez Ruquier, j'ai regardé "C dans l'air". L'émission s'intitulait je crois "Ca frite chez les Belges" et on peut la voir où la revoir sur le site de France 5.
http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm

La Belgique est sans gouvernement depuis plus de 100 jours et que le pays est dans une impasse politique dont personne ne sait trop comment sortir et dont les conflits linguistiques ne sont que la partie longtemps émergée de l'iceberg ou plutôt la partie émergée d'un navire à la dérive qui se dirigerait lentement mais sûrement vers la banquise sans que personne ne sache trop comment redresser la barre.

Les Suisses ont un proverbe qui dit "on s'entend bien parce qu'on ne se comprend pas". Il semblerait qu'en Belgique ce soit l'inverse. Les conflits linguistiques s'agravent sensiblement ces derniers temps au point que l'usage du français est interdit dans certaines villes de Flandres (y compris dans les cours de récréation). N'importe quel(le) touriste français(e) en Belgique y a été confronté(e) au moins une fois. Qui n'est jamais entré(e) dans un magasin flamand en étant obligé(e) de préciser "je suis français(e)" juste après avoir dit bonjour pour éviter un accueil glacial du vendeur et pour que celui-ci accepte de parler autre chose que le flamand ?

Si ces mésententes linguistiques sont difficiles à comprendre de ce côté-ci de la frontière, les subtilités politiques, constitutionnelles et la complexité du fédéralisme belge reconnaissant 3 communautés (humaines) d'une part et 3 régions (géographiques) d'autre part (dont Bruxelles, enclave au sud du territoire flamand) sont carrément au delà de nos capacités d'entendement sachant que tout cela donne pas moins de 7 gouvernements (un par communauté, un par région plus le gouvernement fédéral). Joyeux bazar.

Je me souviens avoir demandé après je ne sais plus trop quelle cérémonie officielle pourquoi Baudouin II était roi des Belges et pas roi de Belgique. Je n'ai toujours rien compris aux velléités de réponses que j'ai obtenues ici ou là. Mais c'est un fait, Baudouin est roi des Belges, pas roi de la Belgique. Bon...
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Bref, surtout côté flamand, certains veulent leur indépendance. Mais indépendance de qui, de quoi et comment ? Indépendance des régions mais quid de Bruxelles en territoire flamand ? Serait-elle indépendante ? rattachée à la Wallonie ? Quid de son statut européen ? Quid de la toute petite communauté germanique en Wallonie ?

Hier sur France 5, une responsable politique francophone jugeait la situation ainsi : la Belgique est comme un couple dont la seule raison de rester ensemble serait Bruxelles (sous entendu, pour poursuivre la métaphore conjugale, l'enfant).

Un Belge, jugeant sans doute le cas de son pays désespéré, a décidé de le vendre sur E-Bay. La plus forte enchère proposée fut paraît-il de 10 millions d'euros de la part de quelqu'un qui ne les avait pas. Le reportage qui évoque cette action symbolique est assez intéressant.
http://www.bloggingthenews.info/blogging_the_news/2007/09/la-belgique-a-vendre-sur-ebay.html

Drapeau Flamand

"Or au lion de sable", je cite. Utilisé à la fois par les belges flamands et les français de Flandres !!! (même ça c'est compliqué).


Drapeau Wallon

La bestiole nous rappelle vaguement quelque chose d'un peu gaulois, non ?

;o)


Certains disent que si la Belgique existe encore, c'est parce que ses habitants ont de l'humour. Pas sûr que cela suffira à l'avenir.
http://www.bloggingthenews.info/blogging_the_news/2007/09/la-belgique-rock-version.html

@ +

Cécile

P.S. : je compte sur les belges pour me corriger si j'ai dit des âneries et pour m'expliquer la différence entre "roi des belges" et "roi de Belgique". Merci :o)

Avec le sourire (depuis 25 ans)




Bonjour les accros aux smileys
Bonjour les zotres

Je ne sais pas exactement de quand date l'apparition de ce rond jaune et souriant qui ornait déjà nos tee-shirts d'ado et d'étudiants dans les années 80 (même moi j'en avais un, c'est dire) + ou - accros à la new beat, à l'EMB et à ce qu'on appelait house à l'époque (sensiblement différent de la house d'aujourd'hui) qui, dans la foulée, a donné naissance à la techno (et qu'on arrête aujourd'hu d'appeler "techno" tout ce qui est musique électronique) et à un tas d'autres choses.

Bref, alors que nous hurlions Aciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid dans nos soirées de 1988 en nous dandinant sur l'air hypno-lancisnant de "Rock to the Beat" par Reese (piqûre de rappel ici : http://www.youtube.com/watch?v=4YdtxmzUwqQ ) les smileys se portaient en badges au revers d'une veste ou sur la visières d'une casquette.


Ce n'est que plus tard, il y a très exactement 25 ans, qu'ils ont envahi nos écrans d'ordinateurs grâce à cet homme qui n'a l'air de rien mais ne s'en appelle pas moins Scott Fahlman. Comme quoi...

Ce professeur d'informatique à l'université Carnegie Mellon, à Pittsburg, avait remarqué, comme vous et moi je suppose, qu'il était parfois diffi-Cécile de faire passer ses émotions, son humeur et surtout son humour dans un émile. Aussi a-t-il eu l'idée d'agrémenter les messages qu'il adressait à ses collègues de signes de ponctuation savamment agencés pour composer des visages, le premier d'entre eux étant le sourire, le smiley, ça donc :....:-) Personnellement, je préfère la forme au gros nez.)....:o)

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre dans toutes les universités du voisinage, puis ailleurs et, bientôt, le monde entier s'est mis à utiliser et à inventer des smileys + ou - sophistiqués et (in-)utiles.

A lunettes...............8-)
Tirant la langue......:-p
Clown....................<:o) Cochon...................:@
Ange......................O:-)

Etc., etc., etc., pour arriver à une pléthore de signes que nous avons oubliés pour la plupart tant ils furent vite remplacés par de jolis dessins et gif animés popularisés notamment sur les messageries hotmail, yahoo et autres.















Je crois qu'il ne me reste que 3 choses à dire :
Bon anniversaire, bravo monsieur Fahlman et merci Scott !

@ +

Céciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiile

Ici une parodie de "Rock to the beat" version aquarium
http://www.dailymotion.com/video/x7gjf_one-o-one-1o1-rock-to-the-beat_music

mercredi 19 septembre 2007

Louis Calaferte (2 extraits et 2 poèmes)


Pour prolonger le message précédent, voici un extrait de "Septentrion", deux poèmes issus du recueil "Rag-Time" et une citation de Louis Calaferte à propos de la lecture.


Cet incomparable émoi que de se baigner dans la lecture. Eau salvatrice – où reprendre force et conscience ; où retrouver ce qui est racine nous appartenant ; d’où surgir à neuf pour d’irrépressibles envolées. – Celui-ci, qui a donné son talent à ma voix secrète ; ses idées confortent les miennes ; sa sensibilité en tout m’identifie et, par surcroît, m’enseigne, me convie en m’aidant à devenir libre davantage, c’est-à-dire plus audacieux, plus fondé sur moi-même, mieux préparé aux essences de la Vie. – Lecture qui me fait Force. – Son souvenir, capable de métamorphoser les plus pénibles instants de misère morale. Tel livre, ce jour-là, accompagna notre détresse ; nous fit la surmonter, nous tirant vers ce réel absolu qu’est l’imaginaire, où réside toute capacité d’épanouissement. – Livre de jadis qui sait encore, a retenu qu’il faisait dehors, dans la rue, chaud ou froid,terreux ou ensoleillé ; de quel vert étaient les feuillages des arbres du jardin public ; quelle saveur troublante et enfantine imprégnait le regard entr’aperçu de la jeune fille aux jambes fines. – Livre de la vibration. Livre de la coloration. Livre de la révélation. Livre de la totalité d’être. Sans cesse je suis à ta recherche, moi, éternelle jeunesse de l’initiation.
(In "Les Fontaines silencieuses") Trouvé ici

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Nous sommes dans cette chambre, le temps n'a plus de consistance, il fait exagérément chaud, je sens son parfum, je croche mes doigts dans ses cheveux, nos corps se touchent, le bruit liquide de la pluie s'égoutte en un endroit quelconque de la pesanteur irréelle, nous sommes tranquilles, nous ne nous connaissons pas. Nous pourrions etre morts. Il n'y a pas de raison pour que cet engourdissement ait une fin. Nous regardons au dessus de nous, le plafond terne, taché, des mouches qui avancent par saccades. Nous appartenons à ce petit monde cylindrique ossifié d'un après-midi de dimanche pluvieux. Tout se passe comme si nous avions déjà vécu ailleurs ce long apaisement et que, pendant tout le temps de notre éloignement, nous n'avions fait que nous préparer à le renouveler dans nos mémoires. Rien de plus nature à ce que nous soyons allongés côte à côte. Je l'entends respirer. Je mords une mèche de cheveux entre mes lèvres. Quelqu'un referme la porte de l'ascenseur dans l'hôtel. Des voitures passent, le caoutchouc des pneus chuintant sur le goudron humide. L'agitation du dehors ne nous concerne pas.
(in "Septentrion")

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Un de mes poèmes préférés
tiré de "Londoniennes" paru
dans le recueil "Rag-Time"

Pendant que j'allumais une autre cigarette
tu as quitté tes bas
assise au bord du lit
et maintenant tu n'ose pas
dans cette chambre où nous n'avons jamais dormi
lever les yeux sur moi

C'est soudain comme si le temps meurt ou s'arrête
un long alinéa
je m'approche du lit
et viens te prendre entre mes bras
dans cette douceur triste et qui nous engourdit
j'ai aussi peur que toi

Il y a au dehors des rumeurs vagabondes
nous ne nous en irons que pour un autre monde

A Londres c'est l'automne il est presque minuit

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j'aime les arbres bleus
j'aime les âmes blanches
les têtes qui se penchent
noyées dans les cheveux

Un et un qui font deux
les matins des dimanches
les demoiselles blanches
avec des rubans bleus

La morsure du feu
à l'écorce des branches
le ciel de nos nuits blanches
et la mort peu à peu

J'aime le vert brumeux de ses yeux à piment

(In "Poèmes ébouillantés") ici

mardi 18 septembre 2007

Louis Calaferte (1928-1994)



Bonjour les livrophiles
Bonjour les zotres

J'aime Louis Calaferte depuis longtemps et ce qui suit a été rédigé les 17 et 18 juillet 2000 sous la forme de 2 messages publiés sur la liste de discussion Quoide9. J'ai remis le tout en forme afin de n'en faire qu'un seul message, j'ai vaguement modifié ou complété une phrase ici ou là mais je ne retire rien de tout le bien que je pensais alors et que je pense encore à propos de l'auteur et de l'homme.
http://fr.groups.yahoo.com/group/Quoide9/message/68
http://fr.groups.yahoo.com/group/Quoide9/message/70


Louis Calaferte, appartient à la même famille d'auteurs que Céline et Miller. Le thème de SEPTENTRION est à rapprocher de celui de "Voyage au bout de la nuit" (en moins noir, Calaferte n'est pas désabusé, il est affamé, ambitieux, enragé) et de "Tropique du Cancer".

C'est une sorte de récit initiatique, de voyage en lui-même où Calaferte raconte quelques années de sa vie, des années d'errance et de galère où il commence à écrire. Il expose sa philosophie personnelle, le sens qu'il donne à l'existence, à son existence exempte de compromis et aussi (surtout ?) sa conception de l'écriture, de ce qu'est ou devrait être la littérature. Je trouve ce livre magnifique, magistral, d'une force et d'une poésie rares.

J'adore ses descriptions, son sens minutieux de l'observation, sa narration du moindre détail qui fait dire "oui, il a vécu ça, exactement ça et moi aussi j'ai vécu ça, un peu, un jour...".

Philippe Sollers a écrit "On n'a jamais, je dis bien jamais, écrit quelque chose d'aussi fort, d'aussi cru et violent. Et drôle. Et horrible. Et peut-être prophétique (...) Ne pas avoir lu ou ne pas lire sur-le-champ Septentrion est forcément immoral."

Je vous livre la première phrase suivie de 436 pages : "Au commencement était le Sexe". Tout est dit… Certains passages sont très crus, d'autres assez violents (pas de sang mais des idées) et, à ce titre, le livre a été censuré lors de sa parution. L'édition de poche chez Folio précise que cette fresque autobiographique rédigée en 4 ans vers le milieu des années 50 "a été condamnée à ne paraître qu'en édition dite "hors commerce" et ce n'est que 20 ans plus tard que ce livre culte sera ENFIN republié chez Denoel."

Louis Calafarte a écrit « Il est des livres qu'on aime avoir auprès de soi ainsi que des bréviaires. La force de leur contenu est telle que rien ne s'en affaiblit avec le temps. Nous sommes en leur compagnie au plus ardent du creuset de l'esprit et les hommes qui les ont écrits devraient être vénérés à l'égal des saints."

Je n'irais pas jusqu'à vénérer Calaferte mais SEPTENTRION est INCONTESTABLEMENT le livre qui m'a le plus marquée, celui qui a eu le plus d'impact sur moi, le seul qui, peut-être, m'a changée. J'adore l'écriture directe et exigeante de l'auteur, son refus des concessions et des phrases édulcorées, son engagement entier dans ses mots, son authenticité. André Gide a dit "les bons sentiments font la mauvaise littérature"... Pas une once de bon sentiment chez CALAFERTE, juste des mots vrais au service d'une plume rare.

Le premier livre de lui que j'ai lu est LA MECANIQUE DES FEMMES, bribes et aphorismes, souvenirs et expériences vécues auprès de femmes différentes, des prostituées, des jeunes filles… Un recueil d'impressions souvent très crues mais jamais gratuites ni vulgaires.

C'est court, c'est sexe, très sexe, c'est poétique, c'est violent, c'est tendre, c'est sensuel, c'est cru, c'est tout ce que j'aime. En lisant ça je suis passée par toutes les émotions, du rire au larme et par un tas d'autres sentiments et sensations.

J'ai aussi adoré C'EST LA GUERRE où l'auteur évoque sa vie à Lyon entre ses 11 et 15 ans. Au départ, le style est enfantin, factuel, très descriptif puis au fil des pages et des mois écoulés, le petit garçon grandit, comprend et analyse.

L'écriture évolue, se complexifie et le jugement naît sous la plume de l'auteur. Un vrai témoignage sur les années de guerre et d'occupation, les salauds de la milice et le marché noir, les résistants de la dernière heure et la majorité silencieuse.



Je précise pour finir que Louis Calaferte fut aussi auteur de théâtre, peintre, poète et que ces aphorismes sont magnifiques. En voici quelques uns qu'on peut notamment lire dans "CHOSES DITES" (entretien pour France Culture enregistré en 1998 suivi d'extraits de textes, d'aphorismes).

Je sais des choses intransmissibles autrement que par le silence.
Rien ne nous blesse autant que nos ambitions avortées.
Elles lassent leur sensualité dans des frissons de robes.
Ma faiblesse réside dans le fait que je suis comme un animal blessé et que j'ai besoin d'amour.
Progresser c'est être en permanence l'inexpérimenté.
Dieu n'est peut-être que l'extrémité de soi.
Mort, j'aimerais qu'un jour, en souvenir de moi, quelqu'un offrît une rose rouge à l'être de son choix.

Et je l'ai fait ! Un jour, j'ai offert une rose rouge à quelqu'un en souvenir de Louis Calaferte.

@ +

Cécile

A un c'est bien (à 2 c'est mieux ?)


Bonjour les un(e)s
Bonjour les deux
Bonjour les zotres






Après l'initiative Pied Lib' dont je vous ai parlé le 12 septembre : http://ceciledequoide9.blogspot.com/2007/09/pied-cest-lpied.html

Voici encore plus fort, encore plus évident, voici Célib concept créé par l'institut du Bonheur. La video que j'ai trouvée ici est tout simplement hilarante :
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Site officiel de Célib' (l'institut du bonheur)
On y trouve hélas peu d'infos (mais quelques unes tout de même dont la video)

Sur le blog du très happeno-trendo-buzzifiant magazine BLAST, on annonce un rassemblement "Célib' en Vélib'" le 29 septembre à 18h place d'Italie. Je n'y serai pas car je serai à un... mariage !!!



United colors (of domestic violence)



Bonjour les femmes
Bonjour les hommes
Bonjour les zotres



Voici 3 visuels proposés par Benetton dans le cadre de la lutte contre les violences domestiques, plus précisément des violences faites aux femmes. Je ne sais pas de quand ils datent.

J'avoue que je suis assez dubitative quant à l'efficacité d'une telle campagne car, à mon avis, ces photos esthétisent les coups plus qu'elles ne les dénoncent.

Pour rester dans l'ambiance, je vous suggère d'écouter une excellente chanson du groupe français MISSTRIP (ils sont angevins) qui, sans ambiguité, s'intitule "a ticket to death".
http://myspace.com/misstrip

La voix de la chanteuse est magnifique et accompagne à merveille les images d'un clip nettement plus dérangeant et donc "frappant" que les photos Benetton. On le trouve un peu partout, notamment sur le "myspace" du réalisateur parmi d'autres video tout aussi réussies :
http://www.myspace.com/remygente

@ +

Cécile


lundi 17 septembre 2007

Votez pour votre ville et bonne Chance (ou caisse de communauté ?)






















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Bonjour les monopolistes
Bonjour les joueurs et joueuses invétéré(e)s
Bonjour lez zotres


Qui n'a jamais joué au Monopoly ?
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Moi, la dernière fois c'était l'an dernier (ou il y a deux ans ? comme le temps passe...) avec un mannequin subliment beau (et très gentil) qui venait de me battre de façon assez expéditive 6 fois de suite au Scrabble. La situation était d'autant plus humiliante qu'il me demandait "ça veut dire quoi ?" ou "t'es sûre que ça s'écrit comme ça ?" à peu près à chaque fois je posais un mot de plus de 6 lettres sur le plateau.
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Ben oui, j'suis niaise aussi moi, je n'avais pas pigé que pour gagner au scrabble, l'important n'est pas d'avoir un brin de vocabulaire, de fréquenter un minimum cette chipie d'Aure Taugraff et de se débarrasser du plus grand nombre de lettres possibles... Non, non, non, pas du tout, l'important au Scrabble, c'est d'ajouter des "s" aux mots posés au singulier et de connaître par coeur toutes ces cochonneries de petits mots de deux lettres comprenant un Q ou un Y et de les coller sur des cases mots compte triple. Ok, j'exagère un peu mais n'oubliez pas que la situation était hyper vexante et qu'elle l'est encore assez.
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J'étais d'autant plus mortifiée que, malgré mes 50 kilos, je me demandais si nous n'étions pas en train de tourner un remake de "les hommes préfèrent les grosses" avec moi dans le rôle de Balasko en train d'écrire boudin sur la case mot compte double. L'impression s'est ensuite plus que dissipée mais je jetterai un voile pudique sur cet aspect de la soirée pour revenir au sujet qui nous occupe (à défaut de vous intéresser) : le Monopoly. Sachez que là, j'ai gagné. Bon.
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Je ne sais pas combien il existe de versions différentes du Monopoly depuis 70 ans. Après les éditions nationales puis régionales, les déclinaisons et les private jokes fleurissent. J'ai même trouvé une version hommage à la trilogie "retour vers le futur" (si, je vous jure). A quand le Monopoly Springfield avec le bar de Moe, la centrale de Burns, etc. ?

Le net n'échappe pas à la règle puisqu'il a lui aussi son Blogpoly.
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Ici, les messageries instantanées remplacent nos bonnes vieilles gares, Yahoo et Google squattent respectivement l'avenue des Champs-Elysées et la rue de la Paix. Les invasions ne sont plus ce qu'elles étaient.

J'ai également repéré sur le net la version polémiste ci-contre qui étale sur ses cases les dépenses miltaires US à travers le monde. Ici ce sont les grandes chaînes de télévision américaines qui remplacent les gares.
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Je ne sais pas si elle est en vente quelque part mais je doute qu'on la trouve chez Joué Club.
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Eh bien sachez que tout cela ne suffisait pas et que Hasbro lance très officiellement un vote en ligne pour créer une nouvelle version française où les traditionnels 22 noms de rues parisiennes seront remplacés par 22 noms de villes de province choisies par les internautes.
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Le classement provisoire est en ligne et j'avoue que celui-ci me laisse perplexe. La ville actuellement en tête est Dunkerque. Dunkerque ! Ca fait rêver non ? Et Hoenheim ? (7e du classement), vous savez où c'est vous, Hoenheim ? Moi pas vraiment mais, à vue de nez, je suppute que :
- c'est en Alsace,
- la mairie de ce bled fait du lobying pour faire voter de la maternelle aux hospices.
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Montpellier et Marseille sont pour le moment hors plateau, respectivement classées 23e et 27e. Outre qu'ils ne sont pas sudistes, les internautes prouvent qu'ils ont vachement d'humour puisque 786 d'entre eux ont déjà pensé à Montcuq (32e) et je suis très étonnée de ne pas (encore) voir Bourg-La-Reine parmi les favorites.
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Il faut dire que Montcuq compte quelques activistes convaincus (l'un d'eux a réagi ici-même à peine 10 minutes après que j'ai publié ce topo). Ils agissent notamment chez les influenceurs qui sont au blog un peu ce que la Star Ac est aux chanteurs en herbe : un merveilleux tremplin mais faut faire ses preuves après... ;o)
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Trêve de badinage, au risque de casser l'ambiance, je dois hélas attirer votre attention sur un fait gravissime : Le Mans est actuellement totalement absent de la liste.
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Comment ? Une ville qui possède à la fois une équipe de foot en ligue 1 (qui fut même leader du classement... bon... Ok...), qui a une équipe de basket en championnat d'Europe, qui est connue dans le monde entier grâce aux 24H du Mans (tiens, pour voir, demandez à un américain ou à un japonais s'il connaît Dunkerque, Marseille ou Montcuq !), une ville qui a fourni au monde ce sommet de la gastronomie charcutière qu'est la tartine de rillettes, ne figurerait pas sur un plateau de Monopoly des villes de France ?
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Dites moi pas qu'c'est pas vrai ! Faites quelque chose, mobilisez-vous, accrochez des banderoles à vos balcons et surtout, votez et faites voter. Il reste 23 jours et quelques heures pour faire entendre votre voix ici :
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Cécile

dimanche 16 septembre 2007

Je suis tombée dessus (presque) au pif (mais j'ai du nez)

Bonsoir les nez fastes
Bonsoir les nécessiteux
Bonsoir les zotres



Lorsque j'ai tenu pour la première fois entre mes doigts fébriles mon toujours loyal et désormais retraité Sagem MyX-6, je me suis lancée dans une série d'expériences photographiques tout aussi stupides, ridicules, inutiles et régressives les unes que les autres.

L'une d'elles, datant du 6 juillet 2004 était initialement supposée immortaliser un baiser très doux, très tendre, très "juste pour toi mon amour" (soupirs) et s'est avérée un inoubliable gros plan sur mes narines (surtout la droite).

Qui aurait pu penser qu'un jour cette photo me servirait à quelque chose ? Il ne faut jamais sous-estimer les possibilités immenses du net en matière de n'importe quoi.

Voilà plusieurs semaines que je croise aussi virtuellement que régulièrement les lignes du très chic et choc Emery (dans le civil) ou Mry (pour les zintimes dont je ne prétends pas faire partie) et, ce soir, mes yeux déjà ébahis par le nombre indécent d'essais marqués par l'équipe de France de rugby face à la Namibie tombent extasiés sur un concours qui ne manque pas de gueule !

Il s'agit ni plus ni moins d'envoyer une photo de son tarin. Je suis sûre qu'à ce petit jeu là Mister M rit beaucoup.

http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2007/09/lancement-du-co.html

@ +

Cécile

Retour en Ovalie (prolongement de ma carte de séjour)

Quelque part rue Saint Charles (Paris 15e)














Vous comprendrez aisément que vu le nombre d'essais marqués ce soir, je n'ai absolument pas une minute pour agrémenter ces photos d'un début de commencement de texte (pour le moment).













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Même pas le temps de dire bosoir aux suppporters et encore moins bonsoir aux zotres.

Challenge Abécédaire (2007 de A à Z)



Bonjour les challengers
Bonjour les bibliophages
Bonjour les zotres



MAJ du 24/01/08 : une critique détaillée d'un des 26 livres du challenge publiée un mardi sur deux depuis janvier 2008. Cliquer sur l'initiale des auteurs déjà chroniqués pour accéder aux articles correspondants.

Au printemps de cette année, j'ai trouvé sur le blog de Caro[line] sous le nom de "Challenge ABC", une idée qui m'a séduite et que je me suis empressée de rebaptiser (le mot abécédaire est si joli et tellement littéraire) et de déformer à ma sauce.

De quoi s'agissait-il à la base ? De lire au cours de l'année 2007 (entre autres ouvrages) au moins 26 livres d'auteur(e)s dont on n'a encore rien lu et les noms commencent tous par une lettre différente de l'alphabet. J'ai chez moi tant de livres en attente d'être ouverts que je me suis dit que j'allais construire ma liste uniquement à partir de ma bibliothèque personnelle sans me demander si j'avais déjà lu ou pas les auteur(e)s choisi(e)s. Au "X" et au "U" près, j'ai réussi.

Ma liste initiale a bien sûr considérablement évolué au fil des mois, de mes envies, des livres reçus lors des dîners livres échanges ou trouvés au marché aux livres du parc Georges Brassens. Mais surtout, si j'ai progressé très vite dans ma liste au début, j'avoue que depuis cet été, je stagne et il faut que je mette un coup d'accélérateur pour en finir enfin. Voilà où j'en suis.


Livres lus (17)

Tous font l'objet d'une critique dans les archives 2007 de la liste de discussion Quoide9

A - ANGOT Christine - Pourquoi le Brésil ? - Exaspérant à l'image du personnage public qu'est cette auteure narcisso-nombriliste. Il faut au moins lire un Angot pour savoir si on aime ou pas. Moi je sais : je n'aime pas.

B - BEIGBEDER Frédéric - Nouvelles sous extasy - Très intéressant. Pas le meilleur de Beigbeder mais révélateur de son style. Typiquement le genre d'auteur qui m'intéresse.

C - CLAUDEL Philippe - Les âmes grises - Quel talent ! C'est Ma-gni-fi-que ! Prix renaudot et élu meilleur livre 2003 par le magazine Lire et on comprend pourquoi ! De loin le meilleur livre que j'ai lu cette année !!!

D - DALLENS Serge - Le bracelet de Vermeil - Ca c'est plutôt un livre pour enfant ou ado. J'ai eu envie car il étai fréquemment cité parmi les 4 livres d'enfance dans les questionnaires littéraires que j'ai pu lire. Je ne regrette pas ma lecture même si ce livre est complètement daté.

F - FOLLETT Ken - La marque de Winfield - Ca se laisse lire mais de Follett autant lire "Les Pilliers de la terre" ou un bon gros thriller. Ce Follett ci est dispensable.

G - GREGGIO Simonetta - La douceur des hommes - Mon 2e coup de coeur 2007 avec le livre de Claudel. Cette italienne écrit en français et écrit bien. Son livre est beau, sensible, sensuel.

H - HOUELLEBECQ Michel - Extension du domaine de la lutte - Mon premier Houellebecq. Vraiment intéressant. J'ai envie d'en lire d'autres.

K - KESSEL Joseph - Le coup de grâce - Vraiment pas passionnant. Pas le meilleur Kessel et pas le plus connu non plus il est vrai.

L - LEHMAN Christian - Une question de confiance - Court et excellent polar contemporain sur fond d'euthanasie potentielle.

N - NOTHOMB Amélie - Peplum - De loin le pire livre que j'ai lu depuis longtemps. Nullissime et ridicule.

P - PYM Barbara - La douce Colombe est morte - Auteure britannique insjustement oubliée à la plume fine et subtile. Un vrai régal à découvrir.

Q - QUINT Michel - Aimer à peine - Très belle plume et histoire émouvante. La suite de son best-seller "effroyables jardins".

R - RANKIN Ian - Le fond de l'enfer - Un bon polar (vraiment) mais j'avoue qu'il m'en est resté peu de choses.

S - SA Shan - Impératrice - Décevant, beaucoup moins bien que "de la part de la princesse morte" ou "la nuit au harem" qui parlent grosso modo des mêmes thèmes. J'attends d'avoir lu "La joueuse de go" pour savoir ce que je pense vraiment de cette auteure.

U - UPDIKE John - Le Putsch - Très particulier. J'avoue qu'à titre personnel, je n'étais pas excessivement intéressée par les péripéties de ce dictateur africain mais on ne peut nier à l'auteur son talent littéraire et sa culture.

V - VARGAS Fred - Les jeux de l'amour et de la mort - Beurk. Tout simplement nul ! Et qu'est-ce que c'est mal écrit !!!

Z - ZWEIG Stefan - La pitié dangereuse - Mon 5e Zweig et je suis toujours aussi admirative. Mon livre de chevet (car volume trop lourd et trop gros pour le metro). Le meilleur Zweig selon mon bouquiniste préféré. Selon moi, c'est plutôt "la confusion des sentiments" je crois (mais aucun n'est mauvais ni même moyen de toute façon).




Livres en cours (3)

Après une série de lectures décevantes, je n'ai pratiquement pas lu une ligne cet été.

M - MAALOUF Amin - Les identités meurtrières - Très, très, très intéressant mais... où ai-je bien pu mettre ce livre ?

O - ORMESSON Jean (d') - C'était bien - Titre inadapté à l'ennui que je ressens à lire ce livre dont je ne comprends toujours pas le but poursuivi par l'auteur et l'intérêt pour la lectrice que je suis.

W - WHARTON Edith - Chez les heureux du monde - Je suis moins emballée par ce livre que par les autres Wharton que j'ai lus. Je précise que c'est uniquement parce que je coince un peu sur le thème et pas parce qu'il est d'une moindre qualité.




Livres restant à lire (6)

Cette liste n'est pas définitive et j'avoue que pour certaines lettres, notamment le "Y" j'aimerais bien trouver autre chose. Des suggestions autres que Yourcenar ?

E - ERNAUXAnnie - La femme gelée (2 autres Ernaux également envisagés)
I - IRVING John - Un mariage poids moyen (2 autres Irving aussi en attente)
J - JAPRISOT Sébastien - La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil (ou un Jonquet)
T - TOLEDO Camille (de) - L'inversion de Hieronymus Bosch (dubitative après 5 pages)
X - XIAOQUYAN Ma - Confession d'un tueur à gages (ça, ça a l'air très bien)
Y - YOUNG Gordon - L'espionne n°1 celle qu'on appelait la Chatte (un récit historique sur WW2)

@ +

Cécile (déjà prête à recommencer en 2008)