Bonjour Daniel
Bonjour Ficelle
Hello Abe
Bonjour Océane
Bonjour Melle Gima
Bonjour les zotres
Comme d'hab : un clic sur le mot quand et hop hop hop...
Quand la liste devient oeuvre
Daniel évoque les deux ouvrages Liste de listes et suite de listes de Marc Boivin
Dans la catégorie "Choses lentes" il mentionne "Prise de décision à plusieurs" (et là je me dis que l'auteur connait ma boite) et "Danse lascive que doit entreprendre l'escargot quand il veut séduire un copaine" et là je me demande si "copaine" est une faute de frappe ou fait référence à hermaphrodisme du gastéropode. Daniel mentionne aussi la liste "bizarreries internationales" mais ne cite hélas aucun exemple des clichés qu'elle contient ! Cela dit, tout le monde le sait, il n'y a rien de bizarre en France. En Suisse en revanche... ;o)
Après avoir lu le tope de Daniel, je me suis précipitée sur le Site internet de l'éditeur Cousu Mouche et j'ai acheté les deux livres.
Pendant que vous êtes chez Daniel, allez faire un tour du côté de ses quiz littéraires mis en ligne sur Babelio. Pas fa-Cécile-s mais intéressants !
Quand Abe Gurko imagine sa réincarnation
Il y a quelques jours, j'ai évoqué le roman Maudit Karma de David Safier suite à quoi j'ai cherché quelques illustrations comiques sur le sujet. Je suis ainsi tombé sur le blog d'un type qui rêve de se réincarner + ou - dans le type de nana sur lequel il fantasme, une pin-up de calendrier. Moi je trouve l'idée plutôt frustrante dans le fond. Pas vous ?
Quand les nuances de gris ne sont plus réservées aux peintures murales
Ficelle dresse une analyse poussée de l'évolution actuelle du marché de la cravache !
Quand Océane déclare sa flamme à décembre
Elle adore. Pas mois. Pas moi je veux dire. Je déteste décembre et plus précisément, je déteste décembre à Paris. Mais même en vivant ailleurs je n'aimerais pas. Voilà. Décembre et moi on est en froid. Quelques jours plus tôt, elle déclarait sa flamme aux chaussures. Là en revanche, je suis d'accord !
Quand un resto me fait saliver
Photos à l'appui, Mademoiselle Gima dresse un portrait on ne peut plus alléchant du restaurant Le Chateaubriant dans le 11e ! J'y vais quand ?
dimanche 9 décembre 2012
samedi 8 décembre 2012
Compilation de parodies (de Gangman Style)
Bonjour à celles et ceux qui savent se trémousser comme s'ils/elles montaient à cheval
Bonjour aux zotres
Si vous voulez en savoir un tout petit peu plus sur cette chanson et ce qu'elle raconte (vaguement) : wikipedia est là ! A titre indicatif, Gangman est un quartier huppé de Séoul et le clip compte quelques guest stars de la TV coréenne.
Le 5 novembre environ 20.000 personnes s'étaient réunies au Trocadéro pour un flashmob organisé par Cauet et en présence de Psy, le chanteur de ce tube dont on va vite avoir ras le bol mais qui est tout de même vachement bien fait, vitaminant et déjanté. Bref, plutôt mieux que la moyenne des trucs qu'on entend en boucle d'habitude.
Le clip est depuis le 24/11/2012 la video la plus vue sur Youtube devant Baby de Justin Beiber et compte désormais plus de 900 millions de vues dont près de la moitié en provenance des USA.
Patrick Peris a fait une compilation de quelques parodies qui fourmillent sur la toile.
Bon, de mon côté j'en ai sélectionné une autre qui ne figure pas dans la compil' et qui s'intitule "Je vends un cochon"... Je vous laisse juger !!! (et je vous demande de me pardonner)
Bonjour aux zotres
Si vous voulez en savoir un tout petit peu plus sur cette chanson et ce qu'elle raconte (vaguement) : wikipedia est là ! A titre indicatif, Gangman est un quartier huppé de Séoul et le clip compte quelques guest stars de la TV coréenne.
Le 5 novembre environ 20.000 personnes s'étaient réunies au Trocadéro pour un flashmob organisé par Cauet et en présence de Psy, le chanteur de ce tube dont on va vite avoir ras le bol mais qui est tout de même vachement bien fait, vitaminant et déjanté. Bref, plutôt mieux que la moyenne des trucs qu'on entend en boucle d'habitude.
Le clip est depuis le 24/11/2012 la video la plus vue sur Youtube devant Baby de Justin Beiber et compte désormais plus de 900 millions de vues dont près de la moitié en provenance des USA.
Patrick Peris a fait une compilation de quelques parodies qui fourmillent sur la toile.
Bon, de mon côté j'en ai sélectionné une autre qui ne figure pas dans la compil' et qui s'intitule "Je vends un cochon"... Je vous laisse juger !!! (et je vous demande de me pardonner)
Libellés :
Autour de l'actu,
Autour de la musique,
Video
vendredi 7 décembre 2012
Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 49 2012)
Bonjour aux énervé(e)s
Bonjour aux béat(e)s
Bonjour aux zotres
Coup de coeur
Bistrot les colonnes
Ce resto en face de la sortie du métro Marie d'Issy (ligne 12) est la cantine du maire de la ville, Pierre Santini que l'on soupçonne facilement d'être un bon vivant. De fait, Les colonnes a reçu le prix du meilleur Bistrot (de Paris ? de France ?) en 2003 et tout y est délicieux ! Les produits sont beaux, frais, parfaitement cuisinés. J'y suis déjà allée 4 ou 5 fois avec toujours le même plaisir et le même sentiment de ne savoir que choisir (très révélateur ça !). Ce midi j'y ai déjeuner avec 2 amies et nous nous sommes RE-GA-LEES !
Coup de gueule
Les vitrines de Noël du Printemps et des Galeries Lafayette
Lundi dernier à 20h, j'étais invitée par Mademoiselle Gima à des ateliers découvertes de la marque Sabon, rue Tronchet. Mon coup de gueule ne porte pas sur cette partie de la soirée loin de là !
Comme j'étais juste à côté, je me suis dit qu'au retour je passerais devant les vitrines de Noël du boulevard Haussmann et là, stupeur et énervement. Celles du Printemps ne sont qu'une immense pub Dior et celles des Galeries Lafayette une énorme pub Vuitton. Ici des poupées de tissues assez laides et pomponnées Dior évoluent dans un Paris festif et idéalisé où fleurissent le gris et le D si reconnaissable de la marque, là des majorettes levent les gambettes sur un tas de malles brunes monogrammées ou parmi des escarpins paillettés vulgaires faisant bien leurs 12 ou plus certainement 14 cm de talons ou encore 3 Pingouins géants en peluche portent statiquement des lunettes de soleil et des sacs Vuitton en bandoullière.
Celles et ceux qui pensent que ces vitrines s'adressent aux enfants et non aux touristes friqué(e)s qui ont les moyens de claquer 2000 euros dans un sac croient évidemment au Père Noël !
Quand j'ai vu ça, je me suis dit que, décidemment, la magie de Noël et les yeux émerveillés des enfants faisant bien peu de poids par rapport à une logique bassement mercantile.
Je ne sais pas si ces magasins auraient vendu moins de maroquinerie de luxe sans ces vitrines mais elles ont à coup sûr réalisé une économie plus que substantielle en "déléguant" leur réalisation. Ici, un article vu dans Le Monde sur le "phénomène"
Bonjour aux béat(e)s
Bonjour aux zotres
Coup de coeur
Bistrot les colonnes
Ce resto en face de la sortie du métro Marie d'Issy (ligne 12) est la cantine du maire de la ville, Pierre Santini que l'on soupçonne facilement d'être un bon vivant. De fait, Les colonnes a reçu le prix du meilleur Bistrot (de Paris ? de France ?) en 2003 et tout y est délicieux ! Les produits sont beaux, frais, parfaitement cuisinés. J'y suis déjà allée 4 ou 5 fois avec toujours le même plaisir et le même sentiment de ne savoir que choisir (très révélateur ça !). Ce midi j'y ai déjeuner avec 2 amies et nous nous sommes RE-GA-LEES !
Coup de gueule
Les vitrines de Noël du Printemps et des Galeries Lafayette
Lundi dernier à 20h, j'étais invitée par Mademoiselle Gima à des ateliers découvertes de la marque Sabon, rue Tronchet. Mon coup de gueule ne porte pas sur cette partie de la soirée loin de là !
Comme j'étais juste à côté, je me suis dit qu'au retour je passerais devant les vitrines de Noël du boulevard Haussmann et là, stupeur et énervement. Celles du Printemps ne sont qu'une immense pub Dior et celles des Galeries Lafayette une énorme pub Vuitton. Ici des poupées de tissues assez laides et pomponnées Dior évoluent dans un Paris festif et idéalisé où fleurissent le gris et le D si reconnaissable de la marque, là des majorettes levent les gambettes sur un tas de malles brunes monogrammées ou parmi des escarpins paillettés vulgaires faisant bien leurs 12 ou plus certainement 14 cm de talons ou encore 3 Pingouins géants en peluche portent statiquement des lunettes de soleil et des sacs Vuitton en bandoullière.
Celles et ceux qui pensent que ces vitrines s'adressent aux enfants et non aux touristes friqué(e)s qui ont les moyens de claquer 2000 euros dans un sac croient évidemment au Père Noël !
Quand j'ai vu ça, je me suis dit que, décidemment, la magie de Noël et les yeux émerveillés des enfants faisant bien peu de poids par rapport à une logique bassement mercantile.
Je ne sais pas si ces magasins auraient vendu moins de maroquinerie de luxe sans ces vitrines mais elles ont à coup sûr réalisé une économie plus que substantielle en "déléguant" leur réalisation. Ici, un article vu dans Le Monde sur le "phénomène"
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jeudi 6 décembre 2012
Maudit Karma (de David Safier)
Bonjour à celles et ceux qui croient en la réincarnation
Bonjour à celles et ceux qui pensent avoir été Cléopatre ou Raspoutine dans une vie antérieure
Bonjour aux zotres
J'ai récupéré Maudit Karma au cours d'un Dîner Livres Echanges et je l'ai commencé juste avant d'un déplacement professionnel à Hong Kong pour voir si ce livre avait les caractéristiques requises pour voyager. La réponse est plus que positive.
Présentation de l'édition française
Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles... et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l'existence ! Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.
Mon avis
J'ai évoqué à maintes reprises sur ce blog d'une part, ma difficulté à apprécier les romans sensés être drôles et, d'autre part, mes attentes vis à vis d'un livre que j'emporte dans ma valise. Il faut un roman qui se lise facilement (et vite) à la fois :
a) dans l'avion
b) en plein décalage horaire
c) à la fin d'une journée de boulot
d) au bord d'une piscine
e) quand on ne veut pas trop réfléchir
La réponse est oui à ses 5 questions est oui et le roman est en plus addictif au point que j'avais du mal à le lâcher. J'ai trouvé ce livre tellement de circonstance, pétillant, agréable, que je l'ai prêté à la collègue qui nous accompagnait. Elle a aimé aussi au point qu'à notre retour, c'est une autre collègue qui m'a réclamé le roman pour le lire à son tour. Bref, il a fait un mini-tour du bureau et chacune de ses lectrices (eh oui, c'est bien connu, les mâles ne lisent que l'Equipe et Play Boy) l'a aimé.
Ce livre est loin d'être un chef d'oeuvre mais il n'en a pas la prétention. Il est en revanche parfait pour se détendre et l'on prend un certain plaisir à suivre les aventures de Kim la fourmi puis de Kim le cochon d'Inde, mais aussi à lire les commentaires et analyses de Casanova le chat, resté fondamentalement séducteur.
On sent que l'auteur (allemand) s'est beaucoup amusé à trousser son histoire et ce plaisir est communicatif.
Quelques liens
Quelques extraits donnent le ton sur Babelio
Une critique canadienne (je crois ?) sur Canoe
Conclusion
Livre habile et séduisant qui fait passer un vrai bon moment de lecture-détente
PS : a mayfly est un éphémère !
Bonjour à celles et ceux qui pensent avoir été Cléopatre ou Raspoutine dans une vie antérieure
Bonjour aux zotres
J'ai récupéré Maudit Karma au cours d'un Dîner Livres Echanges et je l'ai commencé juste avant d'un déplacement professionnel à Hong Kong pour voir si ce livre avait les caractéristiques requises pour voyager. La réponse est plus que positive.
Présentation de l'édition française
Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles... et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l'existence ! Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.
Mon avis
J'ai évoqué à maintes reprises sur ce blog d'une part, ma difficulté à apprécier les romans sensés être drôles et, d'autre part, mes attentes vis à vis d'un livre que j'emporte dans ma valise. Il faut un roman qui se lise facilement (et vite) à la fois :
a) dans l'avion
b) en plein décalage horaire
c) à la fin d'une journée de boulot
d) au bord d'une piscine
e) quand on ne veut pas trop réfléchir
La réponse est oui à ses 5 questions est oui et le roman est en plus addictif au point que j'avais du mal à le lâcher. J'ai trouvé ce livre tellement de circonstance, pétillant, agréable, que je l'ai prêté à la collègue qui nous accompagnait. Elle a aimé aussi au point qu'à notre retour, c'est une autre collègue qui m'a réclamé le roman pour le lire à son tour. Bref, il a fait un mini-tour du bureau et chacune de ses lectrices (eh oui, c'est bien connu, les mâles ne lisent que l'Equipe et Play Boy) l'a aimé.
Ce livre est loin d'être un chef d'oeuvre mais il n'en a pas la prétention. Il est en revanche parfait pour se détendre et l'on prend un certain plaisir à suivre les aventures de Kim la fourmi puis de Kim le cochon d'Inde, mais aussi à lire les commentaires et analyses de Casanova le chat, resté fondamentalement séducteur.
On sent que l'auteur (allemand) s'est beaucoup amusé à trousser son histoire et ce plaisir est communicatif.
Quelques liens
Quelques extraits donnent le ton sur Babelio
Une critique canadienne (je crois ?) sur Canoe
Conclusion
Livre habile et séduisant qui fait passer un vrai bon moment de lecture-détente
PS : a mayfly est un éphémère !
mercredi 5 décembre 2012
Jeu cinéma - Main dans la main (question 1/4)
Bonjour aux joueurs et aux joueuses
Bravo Valérie
Bonjour aux zotres
Comme je l'expliquais samedi dernier lorsque j'ai mis en ligne la bande annonce du film Main dans la main de valérie Donzelli, Wild Bunch Distribution propose de faire gagner via ce blog 4 fois deux places de cinéma.
Pour ce faire, je vais mettre en ligne 4 questions auxquelles il vous suffira de répondre par un commentaire. Je sélectionnerai ensuite une réponse par question et son auteur(e) gagnera 2 places de cinéma. Je ne sais pas encore si je tirerai au sort ou si je choisirai en fonction de l'originalité/humour de la réponse. Voila, c'est tout. Je précise que je n'ai pas encore vu le film qui sort en salle le 19/12 et que je découvrirai (avec plaisir) la veille.
Question 1 - Pour gagner 2 places de cinéma
Valérie Lemercier tient le rôle principal de Main dans la main. Elle a déjà joué dans une trentaine de films. Citez un souvenir cinématographique lié à un de ses rôles qui vous a marqué(e), amusé(e).
Ma réponse à moi que je donnerais si je jouais
Pour moi, une des meilleures scènes de L'amour dure trois ans (AD3A pour les zintimes) de Frédéric Beigbeder est la scène entre l'aspirant auteur interprété par Gaspard Proust et l'éditrice désagréablo-désabusée brillamment campée par une Valérie Lemercier plus irrésistible que jamais. Scène culte !
A vous de jouer par commentaires interposés ! Si vous voulez vous rafraîchir la mémoire à propos de la filmographie de Valérie Lemercier, vous pouvez aller sur Allociné et/ou Wikipedia. Accessoirement, vous pouvez aussi relire au passage ma critique en 9 points de AD3A.
Bravo Valérie
Bonjour aux zotres
Comme je l'expliquais samedi dernier lorsque j'ai mis en ligne la bande annonce du film Main dans la main de valérie Donzelli, Wild Bunch Distribution propose de faire gagner via ce blog 4 fois deux places de cinéma.
Pour ce faire, je vais mettre en ligne 4 questions auxquelles il vous suffira de répondre par un commentaire. Je sélectionnerai ensuite une réponse par question et son auteur(e) gagnera 2 places de cinéma. Je ne sais pas encore si je tirerai au sort ou si je choisirai en fonction de l'originalité/humour de la réponse. Voila, c'est tout. Je précise que je n'ai pas encore vu le film qui sort en salle le 19/12 et que je découvrirai (avec plaisir) la veille.
Question 1 - Pour gagner 2 places de cinéma
Valérie Lemercier tient le rôle principal de Main dans la main. Elle a déjà joué dans une trentaine de films. Citez un souvenir cinématographique lié à un de ses rôles qui vous a marqué(e), amusé(e).
Ma réponse à moi que je donnerais si je jouais
Pour moi, une des meilleures scènes de L'amour dure trois ans (AD3A pour les zintimes) de Frédéric Beigbeder est la scène entre l'aspirant auteur interprété par Gaspard Proust et l'éditrice désagréablo-désabusée brillamment campée par une Valérie Lemercier plus irrésistible que jamais. Scène culte !
A vous de jouer par commentaires interposés ! Si vous voulez vous rafraîchir la mémoire à propos de la filmographie de Valérie Lemercier, vous pouvez aller sur Allociné et/ou Wikipedia. Accessoirement, vous pouvez aussi relire au passage ma critique en 9 points de AD3A.
mardi 4 décembre 2012
Lectures bloguesques (semaine 48 2012)
Bonjour Mister Kiki
Bonjour Mister TdE
Bonjour Didi
Bonjour Praline
Bonjour Liliba
Bon anniversaire Cynthia
Coup de langue aux zotres
Une sélection en partie rock and roll cette semaine ! Et un peu "copinage" aussi après une si longue absence de la blogosphère...
Il faut toujours cliquer sur le mot quand pour accéder au message initial.
Quand la contribution d'Escargolio à la culture rock mondiale est enfin dévoilée
Cet article retraçant le parcours de notre escargot préféré au sein des Rolling Stones est pour le moins passionnant, édifiant, étonnant pour ne pas dire stupéfiant et surtout hilarant. Cela dit, je n'imaginais pas qu'Escargolio était assez vieux pour être un papy du rock !
Quand le classement vertical est à l'honneur
Mister TdE nous éclaire en images sur l'avenir édifiant du rapport Gallois et de quelques autres. Très drôle et sûrement, hélas, pas trop loin de la réalité.
Profitez en pour regarder également le message posté juste avant qui relate en images toujours, les tentatives de reconversion peu inspirées du capitaine du Costa Concordia.
Quand Didi cite Eiffel
Sans avoir entendu la chanson, sans la connaître déjà, la simple lecture du texte me fascine. Pourquoi n'ai-je encore jamais rien acheter d'Eiffel. Je connais trop peu ce groupe mais à chaque fois qu'il m'est donné de l'entendre, j'ai le frisson. J'en avais parlé une fois sur ce blog lorsque j'avais découvert l'impressionnant et magnifique Sous ton aile. J'aime la façon si poétiquement surréaliste et évidente à la fois dont les textes mordent dans les mots si bien chantés par Romain Humeau. Bizarrement je n'ai pas été surprise quand j'ai lu que Louis Calaferte faisait partie des influences du groupe.
Quand Praline parle d'un film que je vais voir
Comme annoncé ici lorsque j'ai mis en ligne la bande annonce de Main dans la main, je vais bientôt faire gagner 4 fois 2 billets pour aller voir ce film. Quand j'ai vu que Praline avait choisi la petite danseuse de Degas pour illustrer son billet consacré au film, deux choses me sont venues à l'esprit :
1 - mais bon sang, où ai-je mis le dessin que j'ai fait de cette statue ?
2 - marrant de choisir justement une oeuvre dont le modèle cache ses mains (cela dit Valérie Lemercier dirige des cours de danse à l'opéra dans le film)
Quand Liliba passe à la radio
Elle dit (une fois de plus) tout le bien qu'elle pense de Georges Flipo et de son recueil de nouvelles Tous ensemble mais sans plus. A quand un show TV ? :o)
Quand Cynthia s'attaque à un pavé
Tout d'abord "Joyeux trentenaire Cynthia" et, j'espère, à bientôt à Paris !
L'autre jour dans le bus 62, une femme devant moi portait sous son bras un exemplaire de Une place à prendre, le nouveau roman de JK Rowling après le tabac mondial de la série Harry Potter. Devant l'épaisseur imposante du pavé, je me suis dit "jamais je ne lirai ce truc". Et vous ?
Bonjour Mister TdE
Bonjour Didi
Bonjour Praline
Bonjour Liliba
Bon anniversaire Cynthia
Coup de langue aux zotres
Une sélection en partie rock and roll cette semaine ! Et un peu "copinage" aussi après une si longue absence de la blogosphère...
Il faut toujours cliquer sur le mot quand pour accéder au message initial.
Quand la contribution d'Escargolio à la culture rock mondiale est enfin dévoilée
Cet article retraçant le parcours de notre escargot préféré au sein des Rolling Stones est pour le moins passionnant, édifiant, étonnant pour ne pas dire stupéfiant et surtout hilarant. Cela dit, je n'imaginais pas qu'Escargolio était assez vieux pour être un papy du rock !
Quand le classement vertical est à l'honneur
Mister TdE nous éclaire en images sur l'avenir édifiant du rapport Gallois et de quelques autres. Très drôle et sûrement, hélas, pas trop loin de la réalité.
Profitez en pour regarder également le message posté juste avant qui relate en images toujours, les tentatives de reconversion peu inspirées du capitaine du Costa Concordia.
Quand Didi cite Eiffel
Sans avoir entendu la chanson, sans la connaître déjà, la simple lecture du texte me fascine. Pourquoi n'ai-je encore jamais rien acheter d'Eiffel. Je connais trop peu ce groupe mais à chaque fois qu'il m'est donné de l'entendre, j'ai le frisson. J'en avais parlé une fois sur ce blog lorsque j'avais découvert l'impressionnant et magnifique Sous ton aile. J'aime la façon si poétiquement surréaliste et évidente à la fois dont les textes mordent dans les mots si bien chantés par Romain Humeau. Bizarrement je n'ai pas été surprise quand j'ai lu que Louis Calaferte faisait partie des influences du groupe.
Quand Praline parle d'un film que je vais voir
Comme annoncé ici lorsque j'ai mis en ligne la bande annonce de Main dans la main, je vais bientôt faire gagner 4 fois 2 billets pour aller voir ce film. Quand j'ai vu que Praline avait choisi la petite danseuse de Degas pour illustrer son billet consacré au film, deux choses me sont venues à l'esprit :
1 - mais bon sang, où ai-je mis le dessin que j'ai fait de cette statue ?
2 - marrant de choisir justement une oeuvre dont le modèle cache ses mains (cela dit Valérie Lemercier dirige des cours de danse à l'opéra dans le film)
Quand Liliba passe à la radio
Elle dit (une fois de plus) tout le bien qu'elle pense de Georges Flipo et de son recueil de nouvelles Tous ensemble mais sans plus. A quand un show TV ? :o)
Quand Cynthia s'attaque à un pavé
Tout d'abord "Joyeux trentenaire Cynthia" et, j'espère, à bientôt à Paris !
L'autre jour dans le bus 62, une femme devant moi portait sous son bras un exemplaire de Une place à prendre, le nouveau roman de JK Rowling après le tabac mondial de la série Harry Potter. Devant l'épaisseur imposante du pavé, je me suis dit "jamais je ne lirai ce truc". Et vous ?
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Autour de la musique,
Autour des blogs
Les livres que j'apporterai (au DLE de ce soir)
Bonjour à celles et ceux qui mangeront du fromage avec moi ce soir
Bonjour aux zotres
Voici les 4 romans que j'apporterai au dîner livres échanges (infos pratiques ici) prévu le mardi 11/12 chez Pain vin et fromages.
Edit : initialement prévu le 04/12, le dîner a été reporté au 11/12 pour cause d'annulations intempestives.
L'évangile de Jimmy
Didier van Cauwelaert
Et si le Christ était clôné ?
La problématique de base et son développement romanesque ne manquent pas d'attraits.
Ma critique détaillée est ici
La chambre indienne
Serge Brussolo
Un polar noir, efficace et plein de rebondissements comme Serge Brussolo sait les fabriquer mais, un peu trop fabriqué justement.
Ma critique détaillée est ici
Acide sulfurique
Amélie Nothomb
Un sujet grave sur les dérives de la téléréalité mais qui pose surtout la question du comportement et de la responsabilité du/de la téléspectateur/trice tant il est vrai qu'on a la télé qu'on mérite.
Ma critique détaillée est ici
Maudit Karma
David Safier
Une femme meurre et se réincarne en fourmi. Elle assiste tout d'abord impuissante à l'opération de séduction qu'une femme mène contre son mari désormais veuf. Elle décide alors de faire des bonnes actions afin de récupérer des points de karma et, de réincarnation en réincarnation, espérer redevenir humaine pour éloigner sa rivale.
Un roman drôle et plutôt bien foutu, léger mais pas si superficiel que ça. Une vraie réussite dans le genre.
Ma critique détaillée est à venir.
Bonjour aux zotres
Voici les 4 romans que j'apporterai au dîner livres échanges (infos pratiques ici) prévu le mardi 11/12 chez Pain vin et fromages.
Edit : initialement prévu le 04/12, le dîner a été reporté au 11/12 pour cause d'annulations intempestives.
L'évangile de Jimmy
Didier van Cauwelaert
Et si le Christ était clôné ?
La problématique de base et son développement romanesque ne manquent pas d'attraits.
Ma critique détaillée est ici
La chambre indienne
Serge Brussolo
Un polar noir, efficace et plein de rebondissements comme Serge Brussolo sait les fabriquer mais, un peu trop fabriqué justement.
Ma critique détaillée est ici
Acide sulfurique
Amélie Nothomb
Un sujet grave sur les dérives de la téléréalité mais qui pose surtout la question du comportement et de la responsabilité du/de la téléspectateur/trice tant il est vrai qu'on a la télé qu'on mérite.
Ma critique détaillée est ici
Maudit Karma
David Safier
Une femme meurre et se réincarne en fourmi. Elle assiste tout d'abord impuissante à l'opération de séduction qu'une femme mène contre son mari désormais veuf. Elle décide alors de faire des bonnes actions afin de récupérer des points de karma et, de réincarnation en réincarnation, espérer redevenir humaine pour éloigner sa rivale.
Un roman drôle et plutôt bien foutu, léger mais pas si superficiel que ça. Une vraie réussite dans le genre.
Ma critique détaillée est à venir.
lundi 3 décembre 2012
Acide sulfurique (d'Amélie Nothomb)
Bonjour aux fans de téléréalité
Bonjour à celles et ceux qui connaissent tous les prénoms des participant(e)s à l'île de la vérité, qui veut épouser mon fils et Jersey Shore
Bonjour à celles et ceux qui sont allergiques aux phrases qui commencent par "si vous voulez..." et se terminent par "tapez 1"
Bonjour aux zotres
Acide sulfurique est le 5e roman de Nothomb que je lis et je le classerai en 2e position dans l'ordre de mes préférences (très) loin derrière Métaphysique des tubes qui est le seul que j'ai apprécié (presque) sans réserve.
J'apporterai ce roman au DLE de demain soir.
Le sujet
Le 4e de couverture précise :"Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle".
Tout est dit ou presque. De fait, Acide sulfurique est une dystopie (ou contre-utopie) dans laquelle un nouveau jeu de téléréalité appelé "Concentration" fait fureur (sans mauvais jeu de mots). Le principe en est très simple : des personnes rafflées aux hasards sont enfermées dans un univers concentrationnaire et livrées aux mains de kapos. Chaque jour deux d'entre elles sont tuées. Au fur et à mesure que l'horreur s'intensifie le succès d'audience se renforce.
Mon avis
Comme souvent chez Amélie Nothomb, le sujet est fort, intéressant mais traité avec facilité voire désinvolture en quelques 200 pages très aérées, façon gentille de dire que le roman est superficiel. Ce qui était ennuyeux dans le fort dispensable car très mauvais Péplum est ici assez dérangeant car le sujet est autrement grave et méritait au minimum plus de fond et de consistance.
Il n'en reste pas moins que la critique virulante de la télé réalité fait mouche et n'est pas sans rappeler l'excellent film The Truman Show dans lequel Jim Carrey a brillamment démontré qu'il savait faire autre chose que grimacer, notamment émouvoir. Certains passages de la fin de L'évangile de Jimmy de Didier Van Cauwelaert ne sont pas très éloignés non plus de la problématique développée par Nothomb. On peut évidemment aussi penser au Prix du danger d'Yves Boisset avec le trio Lanvin-Baye-Piccoli.
De fait, ce qui est au coeur du livre, bien plus que la dépersonnalisation de l'individu, qu'un pamphlet contre certaines dérives télévisuelles ou une critique virulente de la course à l'audimat, c'est une interrogation ouverte sur le comportement des téléspectateurs/trices et sur jusqu'où va le voyeurisme, quelles sont les limites que l'on accepte ou que l'on s'impose à soi-même lorsqu'on regarde certaines émissions de télévision.
Quelques liens
Mon avis en bref, sur mes 4 lectures précédentes de Nothomb
Ma critique de L'évangile de Jimmy
Moult critiques sur Babelio
Wikipedia évoque la polémique qui a accompagné la sortie du roman
Conclusion
A lire vite pour mieux s'interroger ensuite sur son propre comportement de téléspectateur/trice.
Bonjour à celles et ceux qui connaissent tous les prénoms des participant(e)s à l'île de la vérité, qui veut épouser mon fils et Jersey Shore
Bonjour à celles et ceux qui sont allergiques aux phrases qui commencent par "si vous voulez..." et se terminent par "tapez 1"
Bonjour aux zotres
Acide sulfurique est le 5e roman de Nothomb que je lis et je le classerai en 2e position dans l'ordre de mes préférences (très) loin derrière Métaphysique des tubes qui est le seul que j'ai apprécié (presque) sans réserve.
J'apporterai ce roman au DLE de demain soir.
Le sujet
Le 4e de couverture précise :"Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle".
Tout est dit ou presque. De fait, Acide sulfurique est une dystopie (ou contre-utopie) dans laquelle un nouveau jeu de téléréalité appelé "Concentration" fait fureur (sans mauvais jeu de mots). Le principe en est très simple : des personnes rafflées aux hasards sont enfermées dans un univers concentrationnaire et livrées aux mains de kapos. Chaque jour deux d'entre elles sont tuées. Au fur et à mesure que l'horreur s'intensifie le succès d'audience se renforce.
Mon avis
Comme souvent chez Amélie Nothomb, le sujet est fort, intéressant mais traité avec facilité voire désinvolture en quelques 200 pages très aérées, façon gentille de dire que le roman est superficiel. Ce qui était ennuyeux dans le fort dispensable car très mauvais Péplum est ici assez dérangeant car le sujet est autrement grave et méritait au minimum plus de fond et de consistance.
Il n'en reste pas moins que la critique virulante de la télé réalité fait mouche et n'est pas sans rappeler l'excellent film The Truman Show dans lequel Jim Carrey a brillamment démontré qu'il savait faire autre chose que grimacer, notamment émouvoir. Certains passages de la fin de L'évangile de Jimmy de Didier Van Cauwelaert ne sont pas très éloignés non plus de la problématique développée par Nothomb. On peut évidemment aussi penser au Prix du danger d'Yves Boisset avec le trio Lanvin-Baye-Piccoli.
De fait, ce qui est au coeur du livre, bien plus que la dépersonnalisation de l'individu, qu'un pamphlet contre certaines dérives télévisuelles ou une critique virulente de la course à l'audimat, c'est une interrogation ouverte sur le comportement des téléspectateurs/trices et sur jusqu'où va le voyeurisme, quelles sont les limites que l'on accepte ou que l'on s'impose à soi-même lorsqu'on regarde certaines émissions de télévision.
Quelques liens
Mon avis en bref, sur mes 4 lectures précédentes de Nothomb
Ma critique de L'évangile de Jimmy
Moult critiques sur Babelio
Wikipedia évoque la polémique qui a accompagné la sortie du roman
Conclusion
A lire vite pour mieux s'interroger ensuite sur son propre comportement de téléspectateur/trice.
La chambre indienne (de Serge Brussolo)
Bonjour à celles et ceux qui savent ce qu'est une chambre indienne
Bonjour à celles et ceux qui aiment les polars noirs
Bonjour aux zotres
J'apporterai ce roman au DLE de demain soir.
Pour celles et ceux qui l'ignorent, une chambre indienne est une pièce cachée que les pionniers US installés en territoire indien construisaient afin de cacher leurs femmes et leurs enfants en cas d'attaque.
Le sujet
Afin de fuir le père de son enfant, un homme possessif et dangereux, Sarah fuit Los Angeles et s'installe dans une maison sans confort au milieu de nulle part. Ses voisins s'avèrent d'emblée hostile dans cette Amérique profonde et névrosée même (voire surtout) après la disparition de son fils. Pendant des années, Sarah le cherchera et étudiera toutes les possibilités jusqu'aux limites de l'angoisse et de la folie...
Mon avis
J'en suis à mon 4e ou 5e Serge Brussolo et ce qu'on ne peut nier à l'auteur c'est une imagination fertile et une aptitude que l'on retrouve généralement chez les auteur(e)s anglo-saxon(ne)s à créer une forme indéniable d'addiction chez le/la lecteur/trice. La chambre indienne appartient bien à la catégorie des page-turner même si, dans le genre, on trouve mieux, y compris du même auteur. Je pense notamment à La Main froide.
La chambre indienne a tous les atouts d'un scenario de (télé-)film à suspens et il en a aussi tous les défauts : les suspects se multiplient, les névroses s'entassent et les coïncidences se téléscopent au point que l'ensemble perd en crédibilité. On a l'impression que l'auteur a dressé une liste de situations insolites et de personnages à la psychologie un brin caricaturale, tous plus tordus les uns que les autres et qu'il a ensuite brodé (de fils blancs) la trame de son roman autour. Certes s'est efficace mais les rebondissements et les suspects s'enchaînent malgré tout avec un peu trop de facilité, un peu comme dans un épisode type des Experts.
Il n'en reste pas moins que cela créé une ambiance qui, sans être franchement angoissante n'en demeure pas moins pesante et délétère et Serge Brussolo réussit le tour de force de relancer régulièrement l'action ou de l'envoyer dans une direction parfaitement inattendue à chaque rebondissement. De fait, la fin est à mes yeux meilleure que le début et le dénouement n'est pas bâclé et ne sombre pas dans la facilité ce qui est rare dans ce genre de roman (combien de fois, par exemple, ai-je pensé "tout ça pour ça" à la fin d'un Patricia Cornwell pourtant haletant, psychologiquement dense et bien écrit).
Bref, Brussolo sait raconter des histoires.
Conclusion
Serge Brussolo dresse un catalogue de personnages et de situations un brin caricaturaux au service d'un suspens qui fonctionne bien. A emporter en vacances.
Bonjour à celles et ceux qui aiment les polars noirs
Bonjour aux zotres
J'apporterai ce roman au DLE de demain soir.
Pour celles et ceux qui l'ignorent, une chambre indienne est une pièce cachée que les pionniers US installés en territoire indien construisaient afin de cacher leurs femmes et leurs enfants en cas d'attaque.
Le sujet
Afin de fuir le père de son enfant, un homme possessif et dangereux, Sarah fuit Los Angeles et s'installe dans une maison sans confort au milieu de nulle part. Ses voisins s'avèrent d'emblée hostile dans cette Amérique profonde et névrosée même (voire surtout) après la disparition de son fils. Pendant des années, Sarah le cherchera et étudiera toutes les possibilités jusqu'aux limites de l'angoisse et de la folie...
Mon avis
J'en suis à mon 4e ou 5e Serge Brussolo et ce qu'on ne peut nier à l'auteur c'est une imagination fertile et une aptitude que l'on retrouve généralement chez les auteur(e)s anglo-saxon(ne)s à créer une forme indéniable d'addiction chez le/la lecteur/trice. La chambre indienne appartient bien à la catégorie des page-turner même si, dans le genre, on trouve mieux, y compris du même auteur. Je pense notamment à La Main froide.
La chambre indienne a tous les atouts d'un scenario de (télé-)film à suspens et il en a aussi tous les défauts : les suspects se multiplient, les névroses s'entassent et les coïncidences se téléscopent au point que l'ensemble perd en crédibilité. On a l'impression que l'auteur a dressé une liste de situations insolites et de personnages à la psychologie un brin caricaturale, tous plus tordus les uns que les autres et qu'il a ensuite brodé (de fils blancs) la trame de son roman autour. Certes s'est efficace mais les rebondissements et les suspects s'enchaînent malgré tout avec un peu trop de facilité, un peu comme dans un épisode type des Experts.
Il n'en reste pas moins que cela créé une ambiance qui, sans être franchement angoissante n'en demeure pas moins pesante et délétère et Serge Brussolo réussit le tour de force de relancer régulièrement l'action ou de l'envoyer dans une direction parfaitement inattendue à chaque rebondissement. De fait, la fin est à mes yeux meilleure que le début et le dénouement n'est pas bâclé et ne sombre pas dans la facilité ce qui est rare dans ce genre de roman (combien de fois, par exemple, ai-je pensé "tout ça pour ça" à la fin d'un Patricia Cornwell pourtant haletant, psychologiquement dense et bien écrit).
Bref, Brussolo sait raconter des histoires.
Conclusion
Serge Brussolo dresse un catalogue de personnages et de situations un brin caricaturaux au service d'un suspens qui fonctionne bien. A emporter en vacances.
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