Bonjour à celles et ceux qui tendent l'autre joue
Bonjour à celles et ceux qui en retournent une direct
Bonjour aux zotres
L'amour n'est certes pas un contrat synallagmatique et je suis convaincue qu'il y en a pratiquement un(e) qui aime plus que l'autre. Cela dit, aucun(e) des deux ne devrait souffrir. Sinon, ce n'est plus de l'amour mais au mieux de la manipulation, au pire du sadisme.
Pour moi L'autre joue est la meilleure chanson de Lio. Accessoirement, elle est sublimement belle dans le clip.
samedi 28 juillet 2012
Angel de Massive Attack (Chanson culte 1/9)
Bonjour à celles et ceux qui s'éclatent sur le tube de l'été
Bonjour aux zotres
J'ai déjà parlé plein de fois de cette chanson extraordinaire sur ce blog et je me souviendrai toute ma vie où et comment je l'ai entendue pour la première fois. Savoir quand, c'est plus compliqué, mais en cherchant un peu, je pourrais retrouver... mais ça n'a aucun intérêt.
Grand moment. C'était ma première fois... Heu... la première fois que j'entendais du Massive Attack je veux dire ! Je n'ai écouté que ça (tout Massive Attack et Angel en particulier) dans les semaines qui ont suivi.
Comme je ne suis pas à un radotage près, je répète que je mettrais ce morceau en bonne place d'une compil de chansons pour faire l'amour... Si ce n'est déjà fait, essayez, vous verrez...
Massive Attack - Angel par vox
Bonjour aux zotres
J'ai déjà parlé plein de fois de cette chanson extraordinaire sur ce blog et je me souviendrai toute ma vie où et comment je l'ai entendue pour la première fois. Savoir quand, c'est plus compliqué, mais en cherchant un peu, je pourrais retrouver... mais ça n'a aucun intérêt.
Grand moment. C'était ma première fois... Heu... la première fois que j'entendais du Massive Attack je veux dire ! Je n'ai écouté que ça (tout Massive Attack et Angel en particulier) dans les semaines qui ont suivi.
Comme je ne suis pas à un radotage près, je répète que je mettrais ce morceau en bonne place d'une compil de chansons pour faire l'amour... Si ce n'est déjà fait, essayez, vous verrez...
Massive Attack - Angel par vox
jeudi 26 juillet 2012
L'évangile de Jimmy (de Didier van Cauwelaert)
Bonjour à celles et ceux qui ont lu les évangiles
Bonjour à celles et ceux qui croient
Bonjour à celles et ceux qui ne croient pas
Bonjour aux zotres
J'ai classé les écrivain(e)s en trois catégories :
- celles et ceux dont j'aime tout (au hasard (ou pas ?) Jaenada, Ernaux ou Gary)
- celles et ceux dont je n'aime rien (je ne citerai pas de nom car en général j'arrête avant d'avoir un échantillon suffisamment représentatif)
- celles et ceux dont j'aime voire j'adore certains romans et d'autres pas voire pas du tout (Cusset, Roth par exemple).
Didier van Cauwelaert fait partie de cette dernière catégorie mais L'évangile de Jimmy ne fera partie ni de mes livres cultes ni de mes romans honnis.
Le sujet
Une tentative de clônage du Christ à partir de quelques traces d'ADN issues du linceul de Turin à réussi aux USA pendant l'ère Clinton mais pendant une vingtaine d'année, l'homme né de cette expérience a disparu. Que se passe-t-il est à nouveau repéré âgé de 32 ans et ignorant tout des circonstances de sa conception ?
Mon avis
J'ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie car je trouvais le sujet intéressant. Après avoir lu le roman, je le confirme. Le traitement qu'en a fait Didier van Cauwelaert est habile tant il a réussi à produire un page turner plutôt efficace (sans pour autant être le roman à suspens de la décennie) saupoudré de références culturo-théologiques et d'anecdotes religieuses bienvenues car distillées sans ostentation ni excès.
L'auteur aurait pu sous titrer son roman "La religion pour les nuls" et j'ai parfois plus apprécier ce côté vulgarisation que l'intrigue elle-même qui, selon moi, perd en intérêt au fur et à mesure pour aboutir à un dénouement forcément bancal. Il aurait été plus intéressant je pense que Didier van Cauwelaert prenne un parti pris plus radical et assume une conclusion plus forte, plus tranchée. Mais peu importe, l'essentiel du livre est ailleurs et surtout dans les pistes de réflexion que l'auteur délivre sur la manipulation, les enjeux et problèmes multiples liés à une éventuelle manifestation miraculeuse, les antagonismes ou points de concordance entre religion et science. Sans être totalement passionnant, le résultat est loin d'être superficiel et encore moins rébarbatif.
Les pages consacrées à l'amour et au sexe ont été mes préférées en raison de la force et de la sensibilité qui s'en dégagent. Je les trouve magnifiquement rédigées et elles m'ont rappelé le meilleur de l'auteur (Un aller Simple). Pour le reste, L'évangile de Jimmy est écrit honnêtement mais ne se caractérise pas par un style inoubliable.
Conclusion
Très bien à emporter en vacances pour ne pas bronzer totalement idiot(e) sans pour autant se faire des noeuds au cerveau.
Bonjour à celles et ceux qui croient
Bonjour à celles et ceux qui ne croient pas
Bonjour aux zotres
J'ai classé les écrivain(e)s en trois catégories :
- celles et ceux dont j'aime tout (au hasard (ou pas ?) Jaenada, Ernaux ou Gary)
- celles et ceux dont je n'aime rien (je ne citerai pas de nom car en général j'arrête avant d'avoir un échantillon suffisamment représentatif)
- celles et ceux dont j'aime voire j'adore certains romans et d'autres pas voire pas du tout (Cusset, Roth par exemple).
Didier van Cauwelaert fait partie de cette dernière catégorie mais L'évangile de Jimmy ne fera partie ni de mes livres cultes ni de mes romans honnis.
Le sujet
Une tentative de clônage du Christ à partir de quelques traces d'ADN issues du linceul de Turin à réussi aux USA pendant l'ère Clinton mais pendant une vingtaine d'année, l'homme né de cette expérience a disparu. Que se passe-t-il est à nouveau repéré âgé de 32 ans et ignorant tout des circonstances de sa conception ?
Mon avis
J'ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie car je trouvais le sujet intéressant. Après avoir lu le roman, je le confirme. Le traitement qu'en a fait Didier van Cauwelaert est habile tant il a réussi à produire un page turner plutôt efficace (sans pour autant être le roman à suspens de la décennie) saupoudré de références culturo-théologiques et d'anecdotes religieuses bienvenues car distillées sans ostentation ni excès.
L'auteur aurait pu sous titrer son roman "La religion pour les nuls" et j'ai parfois plus apprécier ce côté vulgarisation que l'intrigue elle-même qui, selon moi, perd en intérêt au fur et à mesure pour aboutir à un dénouement forcément bancal. Il aurait été plus intéressant je pense que Didier van Cauwelaert prenne un parti pris plus radical et assume une conclusion plus forte, plus tranchée. Mais peu importe, l'essentiel du livre est ailleurs et surtout dans les pistes de réflexion que l'auteur délivre sur la manipulation, les enjeux et problèmes multiples liés à une éventuelle manifestation miraculeuse, les antagonismes ou points de concordance entre religion et science. Sans être totalement passionnant, le résultat est loin d'être superficiel et encore moins rébarbatif.
Les pages consacrées à l'amour et au sexe ont été mes préférées en raison de la force et de la sensibilité qui s'en dégagent. Je les trouve magnifiquement rédigées et elles m'ont rappelé le meilleur de l'auteur (Un aller Simple). Pour le reste, L'évangile de Jimmy est écrit honnêtement mais ne se caractérise pas par un style inoubliable.
Conclusion
Très bien à emporter en vacances pour ne pas bronzer totalement idiot(e) sans pour autant se faire des noeuds au cerveau.
Exposition Tim Burton (à la cinémathèque)
Bonjour aux fans de Tim Burton
Merci à Didi
Bonjour aux zotres
Grace au petit jeu concours sur le blog de Didi j'ai gagné deux entrées pour aller voir l'exposition Tim Burton à la cinémathèque. J'y fonce demain soir. Je crois que c'est le dernier jour et il y a une nocturne jusqu'à 22h.
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque... par lacinematheque
Merci à Didi
Bonjour aux zotres
Grace au petit jeu concours sur le blog de Didi j'ai gagné deux entrées pour aller voir l'exposition Tim Burton à la cinémathèque. J'y fonce demain soir. Je crois que c'est le dernier jour et il y a une nocturne jusqu'à 22h.
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque... par lacinematheque
mardi 24 juillet 2012
Coup de coeur et de gueule vendredesque (semaine 29-2012)
Bonjour aux fans des canulars téléphoniques
Bonjour aux singapourien(ne)s
Bonjour aux zotres
Coup de gueule
Jean-Yves Lafesse sur Europe 1
D'une manière générale, je ne suis pas fan des canulars téléphoniques. Pendant les vacances, vers 8h50, Jean-Yves Lafesse sévit sur Europe 1 et là c'est pire que tout.
Outre le fait que le niveau d'humour est d'une finesse proche de celle qu'on imagine dans le plus beauf des mariages de la banlieue de Trifouillis-Les-Oies ou d'une fête du cri du cochon animée par Super Lulu et son orchestre, ce qui me déplait avant tout c'est que cette forme d'humour n'est pas bienveillante et tire au bazooka sur des personnes qui, le plus souvent, ont un QI proche de celui de la moule à marée basse.
Bref, on ne rit pas "avec" mais "aux dépends de" et, si cela ne me gêne pas quand il s'agit de personnes publiques, je trouve ça très déplaisant pour ne pas dire méprisant lorsque la cible est constituée d'anonymes sélectionné(e)s pour leur naïveté, leur crédulité voire leur évidente bêtise.
De plus, cela joue sur (et donc renforce) des clichés bien ancrés sur la plouquerie paysanne (forcément la dame piégée a un accent à couper au couteau, fait des fautes de syntaxe toutes les secondes et pousse des heulââââ à fendre l'âme) ou la crétinerie culturiste par exemple.
Où est la drôlerie de faire croire qu'une assistante de véto est entrée accidentellement dans le ventre d'une vache "par le trou du cul" (je cite) lors d'un accouchement ou qu'on recherche des costauds pour un prélévement de sperme d'éléphant ? Franchement ?
Coup de coeur
Singapour
Lorsque j'ai eu la chance d'aller passer 2 semaines à Singapour en avril 2010 pour mon job à moi que j'ai, en repartant, j'ai songé avec nostalgie que je n'étais pas près de remettre les pieds dans cette ville que j'avais adorée. Eh bien si ! 2 ans et quelques semaines plus tard, j'étais de retour, toujours aussi admirative, bluffée à la fois par la beauté et l'intéressant équilibre entre énergie pure et sérénité qui se dégage de cette ville dynamique et impressionnante.
Bonjour aux singapourien(ne)s
Bonjour aux zotres
Coup de gueule
Jean-Yves Lafesse sur Europe 1
D'une manière générale, je ne suis pas fan des canulars téléphoniques. Pendant les vacances, vers 8h50, Jean-Yves Lafesse sévit sur Europe 1 et là c'est pire que tout.
Outre le fait que le niveau d'humour est d'une finesse proche de celle qu'on imagine dans le plus beauf des mariages de la banlieue de Trifouillis-Les-Oies ou d'une fête du cri du cochon animée par Super Lulu et son orchestre, ce qui me déplait avant tout c'est que cette forme d'humour n'est pas bienveillante et tire au bazooka sur des personnes qui, le plus souvent, ont un QI proche de celui de la moule à marée basse.
Bref, on ne rit pas "avec" mais "aux dépends de" et, si cela ne me gêne pas quand il s'agit de personnes publiques, je trouve ça très déplaisant pour ne pas dire méprisant lorsque la cible est constituée d'anonymes sélectionné(e)s pour leur naïveté, leur crédulité voire leur évidente bêtise.
De plus, cela joue sur (et donc renforce) des clichés bien ancrés sur la plouquerie paysanne (forcément la dame piégée a un accent à couper au couteau, fait des fautes de syntaxe toutes les secondes et pousse des heulââââ à fendre l'âme) ou la crétinerie culturiste par exemple.
Où est la drôlerie de faire croire qu'une assistante de véto est entrée accidentellement dans le ventre d'une vache "par le trou du cul" (je cite) lors d'un accouchement ou qu'on recherche des costauds pour un prélévement de sperme d'éléphant ? Franchement ?
Coup de coeurSingapour
Lorsque j'ai eu la chance d'aller passer 2 semaines à Singapour en avril 2010 pour mon job à moi que j'ai, en repartant, j'ai songé avec nostalgie que je n'étais pas près de remettre les pieds dans cette ville que j'avais adorée. Eh bien si ! 2 ans et quelques semaines plus tard, j'étais de retour, toujours aussi admirative, bluffée à la fois par la beauté et l'intéressant équilibre entre énergie pure et sérénité qui se dégage de cette ville dynamique et impressionnante.
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coup de coeur,
coup de gueule
samedi 21 juillet 2012
In the mood for love (et la ballade de l'impossible)
Bonjour à celles et ceux qui sont d'humeur amoureuse
Bonjour à celles et ceux qui aiment les soupes de nouilles
Bonjour à celles et ceux qui trouvent que Tony Leung est vachement sexy en marcel
Bonjour aux zotres
J'ai évoqué ici le film In the mood for love de Wong Kar Wai à propos du livre la ballade de l'impossible lui-même adapté au cinéma par Tran Anh Hung en 2010. Voici les bandes annonces de ces deux films qui parlent de la douleur d'aimer.
Bonjour à celles et ceux qui aiment les soupes de nouilles
Bonjour à celles et ceux qui trouvent que Tony Leung est vachement sexy en marcel
Bonjour aux zotres
J'ai évoqué ici le film In the mood for love de Wong Kar Wai à propos du livre la ballade de l'impossible lui-même adapté au cinéma par Tran Anh Hung en 2010. Voici les bandes annonces de ces deux films qui parlent de la douleur d'aimer.
jeudi 19 juillet 2012
To Rome with love (Woody Allen)
Bonjour à celles et ceux qui aiment Rome
Bonjour à celles et ceux qui l'aiment moins
Bonjour aux zotres
J'ai eu l'occasion d'évoquer ici même à plusieurs reprises ma relative déception (disons mon absence d'engouement) pour Rome suite aux deux semaines que j'y ai passé en février de cette année.
J'ai pourtant eu immédiatement envie de voir le dernier opus de Woody Allen et pris autant de plaisir à suivre les péripéties des différents personnages de cette comédie chorale qu'à me remémorer certains moments de mon séjour sur place.
Le sujet
Ce pourrait être un film à sketchs mais Woody Allen a choisi de brosser une galerie de portraits hauts en couleurs et de tisser un patchworks sur la base de quelques fables dont les récits se croisent sans jamais se confondre. Ainsi croise-t-on un romain moyen confronté à une célébrité tout aussi soudaine qu'incompréhensible, une actrice qui emploie la mythomanie comme arme de séduction, un architecte célèbre qui revisite ses années étudiantes, un chanteur à la voix inexploitée, un couple d'américains inquiets de voir leur fille épouser un avocat de gauche, un jeune bourgeois coincé inquiet de l'opinion de ses oncles sur sa jeune épouse, une jeune femme perdue et... l'acteur le plus sexy d'Italie !
Mon avis
Je me suis régalée et j'ai retrouvé dans ce film ce qui faisait le sel des Woody Allen des années 70/80 (Zelig, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, etc.) : une inventivité flirtant avec le ridicule, lorgnant vers l'absurde et se jouant habilement des névroses deet travers de l'époque, le tout non dénué d'une certaine profondeur.
Contrairement à certains de ses films des années 90 et du début des années 2000 où pépère Woody vivait visiblement sur sa réputation(coups de feu sur Broadway ou le sortilège du scorpion de jade par exemple) , To Rome with love possède un vrai scenario, de vraies histoires et des dialogues qui tiennent la route.
Une des grandes qualités de ce film est de ne prétendre à aucun réalisme sur le fond comme sur la forme (ainsi, les repères temporels et chronologiques sont absents) et de jouer à fond la carte de la légèreté ce qui n'empêche pas pour autant, derrière la fable, une certaine profondeur voire une profondeur certaine.
Même si l'idée du chanteur d'opéra (dont je ne dirai rien de plus) est juste excellente, à mon avis (et à celui de la personne qui m'accompagnait), les scènes réunissant Alec Baldwin (que je trouve nettement plus intéressant maintenant que lorsqu'il était plus jeune), Ellen Page et Jesse Eisenberg sont en tous points les plus réussies et se prettent assez bien à quelques analyses introspectives. A certains moments, j'ai songé à une nouvelle du recueil Risibles amours de Milan Kundera (un de mes livres cultes).
Conclusion
Ben oui ! Merci Woody !
Bonjour à celles et ceux qui l'aiment moins
Bonjour aux zotres
J'ai eu l'occasion d'évoquer ici même à plusieurs reprises ma relative déception (disons mon absence d'engouement) pour Rome suite aux deux semaines que j'y ai passé en février de cette année.
J'ai pourtant eu immédiatement envie de voir le dernier opus de Woody Allen et pris autant de plaisir à suivre les péripéties des différents personnages de cette comédie chorale qu'à me remémorer certains moments de mon séjour sur place.
Le sujet
Ce pourrait être un film à sketchs mais Woody Allen a choisi de brosser une galerie de portraits hauts en couleurs et de tisser un patchworks sur la base de quelques fables dont les récits se croisent sans jamais se confondre. Ainsi croise-t-on un romain moyen confronté à une célébrité tout aussi soudaine qu'incompréhensible, une actrice qui emploie la mythomanie comme arme de séduction, un architecte célèbre qui revisite ses années étudiantes, un chanteur à la voix inexploitée, un couple d'américains inquiets de voir leur fille épouser un avocat de gauche, un jeune bourgeois coincé inquiet de l'opinion de ses oncles sur sa jeune épouse, une jeune femme perdue et... l'acteur le plus sexy d'Italie !
Mon avis
Je me suis régalée et j'ai retrouvé dans ce film ce qui faisait le sel des Woody Allen des années 70/80 (Zelig, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, etc.) : une inventivité flirtant avec le ridicule, lorgnant vers l'absurde et se jouant habilement des névroses deet travers de l'époque, le tout non dénué d'une certaine profondeur.
Contrairement à certains de ses films des années 90 et du début des années 2000 où pépère Woody vivait visiblement sur sa réputation(coups de feu sur Broadway ou le sortilège du scorpion de jade par exemple) , To Rome with love possède un vrai scenario, de vraies histoires et des dialogues qui tiennent la route.
Une des grandes qualités de ce film est de ne prétendre à aucun réalisme sur le fond comme sur la forme (ainsi, les repères temporels et chronologiques sont absents) et de jouer à fond la carte de la légèreté ce qui n'empêche pas pour autant, derrière la fable, une certaine profondeur voire une profondeur certaine.
Même si l'idée du chanteur d'opéra (dont je ne dirai rien de plus) est juste excellente, à mon avis (et à celui de la personne qui m'accompagnait), les scènes réunissant Alec Baldwin (que je trouve nettement plus intéressant maintenant que lorsqu'il était plus jeune), Ellen Page et Jesse Eisenberg sont en tous points les plus réussies et se prettent assez bien à quelques analyses introspectives. A certains moments, j'ai songé à une nouvelle du recueil Risibles amours de Milan Kundera (un de mes livres cultes).
Conclusion
Ben oui ! Merci Woody !
mardi 17 juillet 2012
Jane Eyre (film de Cary Fukunaga)
Bonjour à celles et ceux qui connaissent l'histoire
Bonjour à celles et ceux qui ne la connaissent pas
Bonjour aux zotres
Lorsque l'agence Way to Blue m'a proposé d'aller voir une Nième adaptation cinématographique de Jane Eyre en avant première j'ai dit oui sans hésitation ni enthousiasme.
Sans hésitation car j'ai immédiatement songé que je n'en avais vu aucune et que c'était une bonne occasion d'avoir enfin une idée du contenu de ce volumineux roman qui ne m'attirait pas du tout.
Sans enthousiasme car je m'attendais à m'ennuyer devant une histoire d'amour gnangnan et sirupeuse.
J'avais tort. J'ai adoré.
Le sujet
Orpheline mal aimée par sa tante qui se débarrasse d'elle dans une sordide pension dès son enfance, Jane Eyre n'en sort que pour devenir préceptrice de la jeune Adèle, recueillie par le riche et ténébreux Lord Rochester. Une réelle attirance et une admiration mutuelle unit vite ces deux personnes que tout oppose : rang social, fortune, âge, expérience.
Mon avis
Quel film envoûtant et délicat ! Quelles décors somptueux, quelles images superbes, quels costumes magnifiques et surtout quel casting parfait !
Initialement Ellen Page (Juno, From Rome with Love) devait tenir le rôle titre finalement joué par Mia Wasikovska et, si j'ai bien compris, Michael Fassbender campe un Rochester beaucoup plus beau qu'il ne semble l'être dans le roman (je ne m'en plaindrai certainement pas !).
Tous deux sont parfaits dans leurs personnages et surtout, leur couple est aussi crédible que les réticences qu'ils éprouvent. Toute femme hétérosexuelle de base comprendra parfaitement l'attirance et les doutes de Jane Eyre envers ce mâle ténébreux (et tellement attirant même si, je le répète, il semble l'être moins dans le roman).
La direction d'acteurs de Cary Fukunaga a mis l'accent sur les regards, les silences, les non dits. Les émotions ne sont pas jouées mais intériorisées et apparaissent d'autant plus sincères et justes à l'écran.
Loin d'être artificiel, le recours au flash back modernise et rythme la réalisation. Il permet en outre d'insister sur la personnalité de Jane Eyre plus que sur son parcours lui-même.
Dès lors, loin d'être datée, l'histoire de Jane Eyre devient intemporelle tant ce qui prime est le ressenti des personnages, leurs réactions et sentiments face aux événements et non les événements eux-mêmes.
Le personnage de Jane Eyre en devient presque moderne et derrière le respect des conventions et de la rigidité morale de l'époque, on sent la vive intelligence et la forte personnalité de l'héroïne et, surtout, son évident désir d'émancipation et de liberté.
Conclusion
Un film somptueux et subtil qui m'a donné envie de lire le roman de Charlotte Bronté ! C'est dire !
Bonjour à celles et ceux qui ne la connaissent pas
Bonjour aux zotres
Lorsque l'agence Way to Blue m'a proposé d'aller voir une Nième adaptation cinématographique de Jane Eyre en avant première j'ai dit oui sans hésitation ni enthousiasme.
Sans hésitation car j'ai immédiatement songé que je n'en avais vu aucune et que c'était une bonne occasion d'avoir enfin une idée du contenu de ce volumineux roman qui ne m'attirait pas du tout.
Sans enthousiasme car je m'attendais à m'ennuyer devant une histoire d'amour gnangnan et sirupeuse.
J'avais tort. J'ai adoré.
Le sujet
Orpheline mal aimée par sa tante qui se débarrasse d'elle dans une sordide pension dès son enfance, Jane Eyre n'en sort que pour devenir préceptrice de la jeune Adèle, recueillie par le riche et ténébreux Lord Rochester. Une réelle attirance et une admiration mutuelle unit vite ces deux personnes que tout oppose : rang social, fortune, âge, expérience.
Mon avis
Quel film envoûtant et délicat ! Quelles décors somptueux, quelles images superbes, quels costumes magnifiques et surtout quel casting parfait !
Initialement Ellen Page (Juno, From Rome with Love) devait tenir le rôle titre finalement joué par Mia Wasikovska et, si j'ai bien compris, Michael Fassbender campe un Rochester beaucoup plus beau qu'il ne semble l'être dans le roman (je ne m'en plaindrai certainement pas !).
Tous deux sont parfaits dans leurs personnages et surtout, leur couple est aussi crédible que les réticences qu'ils éprouvent. Toute femme hétérosexuelle de base comprendra parfaitement l'attirance et les doutes de Jane Eyre envers ce mâle ténébreux (et tellement attirant même si, je le répète, il semble l'être moins dans le roman).
La direction d'acteurs de Cary Fukunaga a mis l'accent sur les regards, les silences, les non dits. Les émotions ne sont pas jouées mais intériorisées et apparaissent d'autant plus sincères et justes à l'écran.
Loin d'être artificiel, le recours au flash back modernise et rythme la réalisation. Il permet en outre d'insister sur la personnalité de Jane Eyre plus que sur son parcours lui-même.
Dès lors, loin d'être datée, l'histoire de Jane Eyre devient intemporelle tant ce qui prime est le ressenti des personnages, leurs réactions et sentiments face aux événements et non les événements eux-mêmes.
Le personnage de Jane Eyre en devient presque moderne et derrière le respect des conventions et de la rigidité morale de l'époque, on sent la vive intelligence et la forte personnalité de l'héroïne et, surtout, son évident désir d'émancipation et de liberté.
Conclusion
Un film somptueux et subtil qui m'a donné envie de lire le roman de Charlotte Bronté ! C'est dire !
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Autour des livres,
Autour du cinéma,
coup de coeur
lundi 16 juillet 2012
9 Questions (littéraires)
Bonjour à celles et ceux qui aiment les tags
Bonjour à celles et ceux qui aiment les livres
Bonjour aux zotres
Il y a quelques temps, à l'occasion d'un tag, je m'étais inspirée de la liste des 20 best sellers de la Fnac du moment pour concocter 9 questions. J'avais annoncé que j'y répondrais aussi pour voir.
01 - Si c'était à refaire, que referais-tu différemment ?
Ma salle de bain ? Bon, non, en fait, je n'ai pas (encore) refait ma salle de bain mais j'y songe.
J'ai déjà plus ou moins répondu à cette question sous une forme un peu différente ici.
02 - 7 ans après (ou un peu plus ou un peu moins), qu'est-ce qui te semble dérisoire alors que ça te semblait fondamental à l'époque ?
Hum... Je crois que plus d'éléments de ma vie sont dérisoires maintenant qu'à l'époque. Ca veut dire qu'elle est plus douce maintenant. D'une certaine manière, j'ai gagné en insouciance et en légèreté.
03 - Qu'est-ce qui figure en tête de la liste de tes envies ?
Acheter des coquillages frais, du persil plat et des oignons nouveaux au marché un dimanche matin et cuisiner des moules marinières (à moins que ce ne soit un tourteau avec une mayonnaise maison ou les deux selon l'appétit). En fait, je crois que j'ai des envies de trucs très bêtes et quotidiens que j'ai un peu (beaucoup ?) négligés ces derniers temps.
04 - A propos de quoi répètes-tu "demain j'arrête" sans que personne (même toi) n'y croit une seule seconde ?
Demain j'arrête la procrastination ! Ca marche ou pas ? Je crois que rien qui commencerait par "demain j'arrête" ne serait crédible dans ma bouche. Le problème est que rien ne commençant par "demain je commence" ne l'est beaucoup plus...
05 - Si ton corps écrivait son journal, quel serait son leitmotiv du moment ?
Il parlerait sûrement beaucoup d'abdos sur un ton nostalgico-geignard voire pleurnichard et ça serait donc un journal très chiant (et nombriliste au propre comme au figuré...). Mais promis, demain j'arrête de manger des cochonneries et je commence à faire de l'exercice !
06 - Selon toi, quelle est la couleur des sentiments ?
Un rouge vif et sombre
07 - Rien ne s'oppose à la nuit sauf peut-être... ?
La journée !
08 - Qu'est-ce qui te procure un bon coup de jeune ?
Certaines questions sont en soi des réponses
09 - Quels mots sont du domaine du murmure ?
Les confidences sur l'oreiller ou sous la couette
Bonjour à celles et ceux qui aiment les livres
Bonjour aux zotres
Il y a quelques temps, à l'occasion d'un tag, je m'étais inspirée de la liste des 20 best sellers de la Fnac du moment pour concocter 9 questions. J'avais annoncé que j'y répondrais aussi pour voir.
01 - Si c'était à refaire, que referais-tu différemment ?
Ma salle de bain ? Bon, non, en fait, je n'ai pas (encore) refait ma salle de bain mais j'y songe.
J'ai déjà plus ou moins répondu à cette question sous une forme un peu différente ici.
02 - 7 ans après (ou un peu plus ou un peu moins), qu'est-ce qui te semble dérisoire alors que ça te semblait fondamental à l'époque ?
Hum... Je crois que plus d'éléments de ma vie sont dérisoires maintenant qu'à l'époque. Ca veut dire qu'elle est plus douce maintenant. D'une certaine manière, j'ai gagné en insouciance et en légèreté.
03 - Qu'est-ce qui figure en tête de la liste de tes envies ?
Acheter des coquillages frais, du persil plat et des oignons nouveaux au marché un dimanche matin et cuisiner des moules marinières (à moins que ce ne soit un tourteau avec une mayonnaise maison ou les deux selon l'appétit). En fait, je crois que j'ai des envies de trucs très bêtes et quotidiens que j'ai un peu (beaucoup ?) négligés ces derniers temps.
04 - A propos de quoi répètes-tu "demain j'arrête" sans que personne (même toi) n'y croit une seule seconde ?
Demain j'arrête la procrastination ! Ca marche ou pas ? Je crois que rien qui commencerait par "demain j'arrête" ne serait crédible dans ma bouche. Le problème est que rien ne commençant par "demain je commence" ne l'est beaucoup plus...
05 - Si ton corps écrivait son journal, quel serait son leitmotiv du moment ?
Il parlerait sûrement beaucoup d'abdos sur un ton nostalgico-geignard voire pleurnichard et ça serait donc un journal très chiant (et nombriliste au propre comme au figuré...). Mais promis, demain j'arrête de manger des cochonneries et je commence à faire de l'exercice !
06 - Selon toi, quelle est la couleur des sentiments ?
Un rouge vif et sombre
07 - Rien ne s'oppose à la nuit sauf peut-être... ?
La journée !
08 - Qu'est-ce qui te procure un bon coup de jeune ?
Certaines questions sont en soi des réponses
09 - Quels mots sont du domaine du murmure ?
Les confidences sur l'oreiller ou sous la couette
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Moi ma vie mon oeuvre
dimanche 15 juillet 2012
Lectures bloguesques (de la semaine 28-2012)
Bonjour Plumes d'ange
Bonjour Didi
Bonjour aux gastronomes japonais(es)
et aux zotomobilistes allemand(e)s
Bonjour aux zotres
Quand un mot est dit
Vit-il ou meurt-il ? Contrairementy à Emily Dickinson, je n'ai pas d'avis tranché sur la question et je dirais peu importe. Un mot n'a pas d'existence en soi, il n'est que le véhicule d'une pensée, d'une émotion, d'une idée. Il est un moyen de toucher l'autre, pas une fin en soi. Un mot n'a ni vie ni mort, il a une cause et une finalité et souvent, des conséquences.
Quand Didi répond à mes questions
9 questions (et 9 réponses donc) directement inspirées de 9 titres de best sellers du moment... J'avais dit que je répondrai aussi. Je vais tâcher de le faire next ouik
Quand le raffinement de la cuisine japonaise n'est plus à démontrer
Quand on est artiste et asexué au point de s'être fait faire une ablation de ses parties génitales, devinez ce qu'on propose à ses invité(e)s contre 250 euros dans un pays où le canibalisme n'est pas un délit ?
Une dépêche AFP en anglais plutôt drôle donne quelques détails sur la recette et sur une question pour le moins peu pertinente d'un(e) des convives !!!
Quand des places de parking sont réservées aux hommes
En article ou en Video, c'est à la fois drôle et navrant. Un maire allemand a décidé d'interdire certaines places de parking aux femmes pour la bonne et simple raison qu'elles seraient, selon lui, moins douées que les hommes pour se garer ! Mouais. Une étude britannique semble démontrer le contraire, analyses video de parking à l'appui.
Ca me rappelle une bonne vieille blague visuelle (pas pratique sur un blog) et doublement sexiste (à double bande si j'ose dire) :
- savez vous pourquoi les femmes ratent toujours leurs créneaux ?
- parce qu'on leur a toujours dit que "ça" (avec vos mains montrer une distance de 15 à 20 cm), ça faisait 30 cm.
Bonjour Didi
Bonjour aux gastronomes japonais(es)
et aux zotomobilistes allemand(e)s
Bonjour aux zotres
Quand un mot est dit
Vit-il ou meurt-il ? Contrairementy à Emily Dickinson, je n'ai pas d'avis tranché sur la question et je dirais peu importe. Un mot n'a pas d'existence en soi, il n'est que le véhicule d'une pensée, d'une émotion, d'une idée. Il est un moyen de toucher l'autre, pas une fin en soi. Un mot n'a ni vie ni mort, il a une cause et une finalité et souvent, des conséquences.
Quand Didi répond à mes questions
9 questions (et 9 réponses donc) directement inspirées de 9 titres de best sellers du moment... J'avais dit que je répondrai aussi. Je vais tâcher de le faire next ouik
Quand le raffinement de la cuisine japonaise n'est plus à démontrer
Quand on est artiste et asexué au point de s'être fait faire une ablation de ses parties génitales, devinez ce qu'on propose à ses invité(e)s contre 250 euros dans un pays où le canibalisme n'est pas un délit ?
Une dépêche AFP en anglais plutôt drôle donne quelques détails sur la recette et sur une question pour le moins peu pertinente d'un(e) des convives !!!
Quand des places de parking sont réservées aux hommes
En article ou en Video, c'est à la fois drôle et navrant. Un maire allemand a décidé d'interdire certaines places de parking aux femmes pour la bonne et simple raison qu'elles seraient, selon lui, moins douées que les hommes pour se garer ! Mouais. Une étude britannique semble démontrer le contraire, analyses video de parking à l'appui.
Ca me rappelle une bonne vieille blague visuelle (pas pratique sur un blog) et doublement sexiste (à double bande si j'ose dire) :
- savez vous pourquoi les femmes ratent toujours leurs créneaux ?
- parce qu'on leur a toujours dit que "ça" (avec vos mains montrer une distance de 15 à 20 cm), ça faisait 30 cm.
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