
Bonjour aux aquaphiles
Bonjour aux aquaphobes
Bonjour aux zotres
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Ben oui, c'est tout à fait VRAI.
Je sais, c'est assez ridicule et presque incroyable de dire "je suis allergique à l'eau". D'ailleurs, généralement, lorsque je le disais, on ne me croyait pas jusqu'au moment où je soulevais une manche ou un pan de vêtement pour montrer une épaule ou un nombril agrémenté de plaques rouges.
D'ailleurs, plusieurs personnes ont réagi à cette affirmation en demandant : mais comment tu fais si tu ne peux pas boire d'eau ? Ou même "ce n'est pas possible". Je n'ai jamais dit que je ne pouvais pas boire d'eau et je n'ai jamais eu aucun souci avec l'usage interne de ce liquide. Je pouvais boire toute la flotte que je voulais (heureusement) ; le problème était exclusivement externe.Je ne peux pas vous garantir si ça a duré exactement 13 ou 12 ou 14 ans mais grosso-modo ça a commencé à la puberté et ça s'est arrêté peu avant mes 30 ans.
Dès que je faisais trempette, je risquais l'irruption de plaques rouges sur le torse, le cou et, dans les jours fastes, sur le visage. Toute douche, tout bain de mer, en piscine ou en baignoire dans quelque région du globe que ce soit (rien à voir donc avec le lieu mais bien avec le liquide) et même toute suée importante était potentiellement synonyme de rougeurs plus ou moins prolongées, plus ou moins urticantes, plus ou moins visibles pendant plus ou moins longtemps. Vachement pratique !
Impossible de prendre une douche juste avant un rdv important sans risque d'y arriver en ayant l'air du négatif d'une photo d'amanite phalloïde.Je n'ai jamais su à quoi était dues ces réactions allergiques assez fréquentes (plusieurs éruptions par semaine pendant des années) et j'avoue que je n'ai jamais vraiment cherché à les combattre. C'était un peu agaçant, parfois gênant mais je n'ai jamais trouvé ça très grave. ces manifestations allergiques sont passées comme elles sont venues : du jour au lendemain et sans explication plausible.




















