Bonjour aux couples fusionnels
Bonjour aux couples libres
Bonjour aux zotres
Après La guerre est déclarée, le nouveau film de Valérie Donzelli s'intitule Main dans la main et sortira le 19 décembre. Il réunit Valérie Lemercier et Jérémi Elkaïm dans les rôles principaux. Accessoirement, la bande originale a l'air tout à fait à mon goût et ça fait du bien de réentendre Electricy d'OMD !
Dans les jours et les semaines à venir, j'organiserai 4 mini jeux sur ce blog afin de faire gagner 2 places à 4 participant(e)s.
samedi 1 décembre 2012
mardi 27 novembre 2012
Que faire de Mister Sloane (j'aurais bien une idée...)
Bonjour Gaspard
Bonjour Charlotte
Bonjour Michel
Bonjour Jean-Claude
Bonjour les zotres
La première fois que j'ai vu Gaspard Ulliel au cinéma, c'était dans Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc adapté de l'excellent livre comique Vacances anglaises de Michael Connelly. Je l'ai trouvé extraordinaire, magnifique et déjà magnétique malgré son jeune âge et j'étais convaincue qu'il ne tarderait pas à devenir une star.
Il m'est arrivé par la suite de voir certains films uniquement sur la base de son nom au générique et jamais je n'ai été déçue. Aussi, lorsque j'ai entendu que pour la première fois de sa carrière il jouait dans une pièce de théâtre, j'ai su que j'irais la voir.
Le sujet
Kath, la cinquantaine bien sonnée loue une chambre au jeune et ténébreux (et pour le moins attirant) Mister Sloane dont le côté visiblement canaille semble on ne peut plus émoustiller sa logeuse. Le frère de celle-ci voit cette cohabitation naissante d'un oeil d'autant plus mauvais que lui non plus n'est pas insensible au charme du mystérieux locataire. Les choses se compliquent encore quand le père de Kath rencontre Mister Sloane.
Mon avis
Comme d'habitude, je juge l'intérêt d'une pièce de théâtre en fonction de trois éléments :
- le texte
- la mise en scène
- lephysique jeu des acteurs
Cela étant posé j'ai envie de de dire que dire de Que faire de Mister Sloane ? (vous suivez ?)
La pièce ne mérite ni les louanges intello-snobino-bobo de Ca balance à Paris (comme Télérama c'est un peu mon thermomètre inversé) ni les descentes en flammes que j'ai pu lire dans certaines critiques.
Le texte
J'adore écouter et lire des pièces de théâtre quand elles sont bien écrites. Je me régale de Musset, je ne me lasse pas d'Anouilh et de quelques autres. Je doute en revanche que je prendrais plaisir à me plonger dans le texte de Joe Orton (accessoirement mort assassiné par son mec). La première partie de la pièce ne présente aucun intérêt sur le plan littéraire ou psychologique et repose sur un comique de situation. La seconde partie est certaine nettement plus dense, intéressante, potentiellement dérangeante sur le fond mais pas inoubliable sur la forme. Quant à la psychologie des personnages, elle est d'une légèreté coupable de la part de l'auteur : les émotions et les intentions passent dès lors par des effets démonstratifs parfois indigestes.
La mise en scène
Cela étant posé aussi, j'ai envie d'ajouter que si le texte d'une pièce est bon, il se suffit à lui-même et on n'a pas besoin d'en faire des caisses côté mise en scène. Ceci explique peut-être pourquoi Michel Fau (qui joue aussi le frère) a justement choisi d'en faire des caisses. J'ai lu et entendu des louanges quasi unanimes sur la mise en scène résolument... hum... résolument quoi d'ailleurs... loufoque... non... provocatrice... par moments... disons résolument susceptible de choquer les âmes prudes et sensibles. Je ne les partage pas pour deux raisons.
A - Je pense que personne ici ne pensera que je dis ça parce que j'ai été choquée mais parce que je déplore la gratuité de certains attouchements vaguement graveleux entre Charlotte de Turckheim et Gaspard Ulliel qui lorgnent non pas vers la scène torride et sauvage mais vers le touche pipi de mauvais goût. On est loin d'un Tramway nommé désir... Sloane n'est pas Kowalsky et Ulliel n'est pas (encore ?) Brando.
B - La plupart du temps les acteurs sont particulièrement statiques, les déplacements rares. Ulliel ne sait pas quoi faire de sonbeau grand corps et encore moins de ses 2 mains. Turckheim pourtant excellente habituellement dans les rôles de bourgeoise à la voix haut perchée surjoue ici plus que de raison, notamment pendant tout le début de la pièce. Et la, je pense vraiment que c'est un problème de direction d'acteur plus que de qualité d'interprétation, point sur lequel j'arrive maintenant.
Le jeu des acteurs
Fau, Jay et Turckheim sont excellents au petit bémol près évoqué précédemment. Quant à Gaspard Ulliel, les avis sont tranchés et, paradoxalement, parmi les 4 personnes du groupe, c'est moi qui était la plus sévère. Je maintiens qu'il est l'élément le moins convaincant, le moins fiable du casting mais je n'irais pas jusqu'à en faire le maillon faible parce que la gaucherie fait aussi partiedu charme du personnage. Encore faut-il la jouer volontairement et sans la surjouer.
Ce que je retiens de la pièce
Une fois de plus, à l'inverse de mes camarades, ce que j'ai préféré dans la pièce est le traitement du personnage de Kath, une femme sur le retour pas (ou plus ?) vraiment gâtée par la nature, malmenée par la vie, par les costumes et par le texte ! En voyant Charlotte de Turckheim sur scène pendant la fin de la pièce, je me suis dit "Whaouw, faut oser mais ça doit être génial à jouer pour une actrice. J'adorerais avoir l'opportunité et surtout le cran de faire ça sur scène !!!" et c'est bien là tout le paradoxe de cette pièce : ce n'est pas lorsqu'elle tripote l'entre-jambe d'Ulliel en slip que j'ai eu envie d'être à sa place et que je me rêvais actrice mais lorsque son personnage sombre en pleine déchéance. La tension et la sincérité étaient beaucoup plus palpables que lors des scènes de tripotate du début de la pièce. Grand moment.
Conclusion
Un moment globalement non dénué d'intérêt et d'attraits mais dispensable si on ne va au théâtre qu'une fois par lustre.
Si c'est plus fréquent, à voir pour le thème cruel et son traitement sans concession qui évoque parfois certaines pièces grinçantes (et/ou brillantes) si magistrales chez Anouilh... mais tant qu'à faire autant voir du Anouilh (ou le lire tant c'est bien écrit) !
Accessoirement, Gaspard est vraiment beau, Charlotte est vraiment bonne... mais entre les deux, yapa photo, je sais qui je choisirais comme locataire...
Bonjour Charlotte
Bonjour Michel
Bonjour Jean-Claude
Bonjour les zotres
La première fois que j'ai vu Gaspard Ulliel au cinéma, c'était dans Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc adapté de l'excellent livre comique Vacances anglaises de Michael Connelly. Je l'ai trouvé extraordinaire, magnifique et déjà magnétique malgré son jeune âge et j'étais convaincue qu'il ne tarderait pas à devenir une star.
Il m'est arrivé par la suite de voir certains films uniquement sur la base de son nom au générique et jamais je n'ai été déçue. Aussi, lorsque j'ai entendu que pour la première fois de sa carrière il jouait dans une pièce de théâtre, j'ai su que j'irais la voir.
Le sujetKath, la cinquantaine bien sonnée loue une chambre au jeune et ténébreux (et pour le moins attirant) Mister Sloane dont le côté visiblement canaille semble on ne peut plus émoustiller sa logeuse. Le frère de celle-ci voit cette cohabitation naissante d'un oeil d'autant plus mauvais que lui non plus n'est pas insensible au charme du mystérieux locataire. Les choses se compliquent encore quand le père de Kath rencontre Mister Sloane.
Mon avisComme d'habitude, je juge l'intérêt d'une pièce de théâtre en fonction de trois éléments :
- le texte
- la mise en scène
- le
Cela étant posé j'ai envie de de dire que dire de Que faire de Mister Sloane ? (vous suivez ?)
La pièce ne mérite ni les louanges intello-snobino-bobo de Ca balance à Paris (comme Télérama c'est un peu mon thermomètre inversé) ni les descentes en flammes que j'ai pu lire dans certaines critiques.
Le texte
J'adore écouter et lire des pièces de théâtre quand elles sont bien écrites. Je me régale de Musset, je ne me lasse pas d'Anouilh et de quelques autres. Je doute en revanche que je prendrais plaisir à me plonger dans le texte de Joe Orton (accessoirement mort assassiné par son mec). La première partie de la pièce ne présente aucun intérêt sur le plan littéraire ou psychologique et repose sur un comique de situation. La seconde partie est certaine nettement plus dense, intéressante, potentiellement dérangeante sur le fond mais pas inoubliable sur la forme. Quant à la psychologie des personnages, elle est d'une légèreté coupable de la part de l'auteur : les émotions et les intentions passent dès lors par des effets démonstratifs parfois indigestes.
La mise en scène
Cela étant posé aussi, j'ai envie d'ajouter que si le texte d'une pièce est bon, il se suffit à lui-même et on n'a pas besoin d'en faire des caisses côté mise en scène. Ceci explique peut-être pourquoi Michel Fau (qui joue aussi le frère) a justement choisi d'en faire des caisses. J'ai lu et entendu des louanges quasi unanimes sur la mise en scène résolument... hum... résolument quoi d'ailleurs... loufoque... non... provocatrice... par moments... disons résolument susceptible de choquer les âmes prudes et sensibles. Je ne les partage pas pour deux raisons.
A - Je pense que personne ici ne pensera que je dis ça parce que j'ai été choquée mais parce que je déplore la gratuité de certains attouchements vaguement graveleux entre Charlotte de Turckheim et Gaspard Ulliel qui lorgnent non pas vers la scène torride et sauvage mais vers le touche pipi de mauvais goût. On est loin d'un Tramway nommé désir... Sloane n'est pas Kowalsky et Ulliel n'est pas (encore ?) Brando.
B - La plupart du temps les acteurs sont particulièrement statiques, les déplacements rares. Ulliel ne sait pas quoi faire de son
Le jeu des acteurs
Fau, Jay et Turckheim sont excellents au petit bémol près évoqué précédemment. Quant à Gaspard Ulliel, les avis sont tranchés et, paradoxalement, parmi les 4 personnes du groupe, c'est moi qui était la plus sévère. Je maintiens qu'il est l'élément le moins convaincant, le moins fiable du casting mais je n'irais pas jusqu'à en faire le maillon faible parce que la gaucherie fait aussi partie
Ce que je retiens de la pièce
Une fois de plus, à l'inverse de mes camarades, ce que j'ai préféré dans la pièce est le traitement du personnage de Kath, une femme sur le retour pas (ou plus ?) vraiment gâtée par la nature, malmenée par la vie, par les costumes et par le texte ! En voyant Charlotte de Turckheim sur scène pendant la fin de la pièce, je me suis dit "Whaouw, faut oser mais ça doit être génial à jouer pour une actrice. J'adorerais avoir l'opportunité et surtout le cran de faire ça sur scène !!!" et c'est bien là tout le paradoxe de cette pièce : ce n'est pas lorsqu'elle tripote l'entre-jambe d'Ulliel en slip que j'ai eu envie d'être à sa place et que je me rêvais actrice mais lorsque son personnage sombre en pleine déchéance. La tension et la sincérité étaient beaucoup plus palpables que lors des scènes de tripotate du début de la pièce. Grand moment.
ConclusionUn moment globalement non dénué d'intérêt et d'attraits mais dispensable si on ne va au théâtre qu'une fois par lustre.
Si c'est plus fréquent, à voir pour le thème cruel et son traitement sans concession qui évoque parfois certaines pièces grinçantes (et/ou brillantes) si magistrales chez Anouilh... mais tant qu'à faire autant voir du Anouilh (ou le lire tant c'est bien écrit) !
Accessoirement, Gaspard est vraiment beau, Charlotte est vraiment bonne... mais entre les deux, yapa photo, je sais qui je choisirais comme locataire...
lundi 26 novembre 2012
Murakami (Ryu ou Haruki ?)
Bonjour aux militant(e)s
Bonjour aux sondeur/euses et aux sondé(e)s
Bonjour aux sans opinion
Bonjour aux zotres
Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire depuis Montaigne et la Boétie ou Bonnie and Clyde (qui ont d'ailleurs mal fini), bien plus que de duos, le monde n'est fait que de duels.
Après les Beatles contre les Stones, James Bond contre Docteur No, Blur contre Oasis, Aubry contre Royal, Royal contre Treirweiller, Fillon contre Copé, sans oublier Abel contre Caïn (ou plutôt l'inverse), il y a désormais Ryu contre Haruki dans ma bibliothèque.
Là aussi, hop, hop, hop, chacun(e) est prié(e) de choisir son camp littéraire ! Alors, lequel préférez-vous ?
Vous pouvez voter dans le sondage de la colonne de gauche.
Bonjour aux sondeur/euses et aux sondé(e)s
Bonjour aux sans opinion
Bonjour aux zotres
Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire depuis Montaigne et la Boétie ou Bonnie and Clyde (qui ont d'ailleurs mal fini), bien plus que de duos, le monde n'est fait que de duels.
Après les Beatles contre les Stones, James Bond contre Docteur No, Blur contre Oasis, Aubry contre Royal, Royal contre Treirweiller, Fillon contre Copé, sans oublier Abel contre Caïn (ou plutôt l'inverse), il y a désormais Ryu contre Haruki dans ma bibliothèque.
Là aussi, hop, hop, hop, chacun(e) est prié(e) de choisir son camp littéraire ! Alors, lequel préférez-vous ?
Vous pouvez voter dans le sondage de la colonne de gauche.
dimanche 25 novembre 2012
Trop de complémentarité (tue la complémentarité)
Bonjour à celles et ceux qui vivent une relation qui risque de ne pas les laisser tout à fait indemnes
Bonjour à celles et ceux qui sont dans le partage et la connivence
Bonjour aux zotres
Un peu d'humour en cette journée de lutte contre les violences (physiques et morales) faites aux femmes... S'il en était encore besoin, ce dessin démontre on ne peut mieux que, parfois; il vaut mieux être seul(e) que dangeureusement accompagné(e)...
Bonjour à celles et ceux qui sont dans le partage et la connivence
Bonjour aux zotres
Un peu d'humour en cette journée de lutte contre les violences (physiques et morales) faites aux femmes... S'il en était encore besoin, ce dessin démontre on ne peut mieux que, parfois; il vaut mieux être seul(e) que dangeureusement accompagné(e)...
jeudi 22 novembre 2012
Bonne fête (aux Cécile)
Bonjour aux Cécile
Bonjour aux zotres
Ne négligeons pas le fait que Sainte Cécile est la patronne des musicien(ne)s
Bonjour aux zotres
Ne négligeons pas le fait que Sainte Cécile est la patronne des musicien(ne)s
mardi 20 novembre 2012
Moment parfait (ou pas ?)
Bonjour à celles et ceux qui prennent de belles photos
Bonjour à celles et ceux qui prennent des clichés insolites
Bonjour à celles et ceux qui arrivent à faire les deux en même temps
Bonjour aux zotres
Le site du Nouvel Obs propose 15 photos drôles ou péotiques, esthétiques ou décalées car prises au bon moment et/ou sous le bon angle pour évoquer autre chose, prêter à rire ou à sourire ou à être ému(e). En voici trois :
La première est peut-être ma préférée de la série.
Bien sûr, j'ai choisi ce cliché car j'adore les chatons.
Cette photo prise lors d'un hommage à un policier tué est signée Wilton Junior. Elle représente la présidente du Brésil (Dilma Rousseff) et a reçu le prix de la photo de l'année au Brésil.
mardi 9 octobre 2012
lundi 8 octobre 2012
Monsieur Lazhar (film canadien de Philippe Falardeau)
Bonjour aux instituteurs/trices
Bonjour aux réfugié(e)s
Bonjour aux zotres
A quelques jours d'intervalle, j'ai eu la chance de découvrir deux petits bijoux du cinéma québécois.
Le sujet
Une jeune institutrice se suicide dans sa salle de classe. Quelques jours après sa découverte par un de ses élèves de 12 ans, elle est relmplacée dans la précipitation par monsieur Lazhar un réfugié algérien. Entre maladresses, pudeur, chagrin, tendresse et incompréhensions réciproques, ce film traite avec sensibilité du thème du deuil.
Synopsis sur Allociné
A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s’attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon. Pendant que la classe amorce un lent processus de guérison, personne à l’école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l’expulsion du pays à tout moment.
Mon avis
Ce film est adapté d'une pièce de théâtre mais cela ne se ressent à aucun moment ce qui, pour moi, est déjà une énorme qualité. Ensuite, j'avoue que j'ai eu peur en lisant le synopsis. Il est vrai que mettre les 3 mots dueil suicide et enfants dans une même phrase n'évoque pas nécessairement une franche rigolade et, évidemment, la poilade n'est pas le propos du film mais j'insiste sur le fait qu'il n'est jamais glauque ni même pesant.
Le réalisateur réussit la prouesse de traiter son sujet tout en finesse en comptant notamment sur la justesse d'un casting de pré-ado exceptionnels avec en tête, un tandem Simon/Alice entre tristesse, rebellion et écorchure.
En revanche, j'ai trouvé Mohammed Fellag un brin en retrait. Selon moi, son jeu manquait de subtilité même si on comprend peu à peu les raisons de sa singularité et de sa gaucherie. A contrario son regard et ses attitudes regorgeaient d'humanité blessée.
Au final, je suis sortie de la salle émue mais pas triste, plutôt la larmichette à l'oeil mais le sourire aux lèvres, apaisée, bien quoi... car la "morale" du film, ou plutôt ce qu'il en ressort parce qu'il n'y a aucune morale là-dedans mais juste un constat humaniste et, finalement, optimiste, c'est que l'on survit à toutes les douleurs.
J'ai vaguement cherché sur le net des citations sur le deuil mais je n'ai rien trouvé qui soit un minimum en correspondance avec le film. Je vous laisse cependant méditer sur les deux phrases ci-dessous choisies pour la bonne et simple raison que je les trouve très justes et que j'adore l'ironie mordante de la 2e.
On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire. J.M.G. Le Clézio
En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. Jules Renard
A noter : le film a gagné plusieurs prix dans des festivals internationaux, à Namur et à Toronto notamment.
Conclusion
Beaucoup de sensibilité dans ce film qui traite avec finesse et pudeur d'un sujet doublement (voire triplement) difficile.
Le film doit beaucoup au casting des enfants qui est parfait.
Bonjour aux réfugié(e)s
Bonjour aux zotres
A quelques jours d'intervalle, j'ai eu la chance de découvrir deux petits bijoux du cinéma québécois.
Le sujet
Une jeune institutrice se suicide dans sa salle de classe. Quelques jours après sa découverte par un de ses élèves de 12 ans, elle est relmplacée dans la précipitation par monsieur Lazhar un réfugié algérien. Entre maladresses, pudeur, chagrin, tendresse et incompréhensions réciproques, ce film traite avec sensibilité du thème du deuil.
Synopsis sur Allociné
A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s’attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon. Pendant que la classe amorce un lent processus de guérison, personne à l’école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l’expulsion du pays à tout moment.
Mon avis
Ce film est adapté d'une pièce de théâtre mais cela ne se ressent à aucun moment ce qui, pour moi, est déjà une énorme qualité. Ensuite, j'avoue que j'ai eu peur en lisant le synopsis. Il est vrai que mettre les 3 mots dueil suicide et enfants dans une même phrase n'évoque pas nécessairement une franche rigolade et, évidemment, la poilade n'est pas le propos du film mais j'insiste sur le fait qu'il n'est jamais glauque ni même pesant.
Le réalisateur réussit la prouesse de traiter son sujet tout en finesse en comptant notamment sur la justesse d'un casting de pré-ado exceptionnels avec en tête, un tandem Simon/Alice entre tristesse, rebellion et écorchure.
En revanche, j'ai trouvé Mohammed Fellag un brin en retrait. Selon moi, son jeu manquait de subtilité même si on comprend peu à peu les raisons de sa singularité et de sa gaucherie. A contrario son regard et ses attitudes regorgeaient d'humanité blessée.
Au final, je suis sortie de la salle émue mais pas triste, plutôt la larmichette à l'oeil mais le sourire aux lèvres, apaisée, bien quoi... car la "morale" du film, ou plutôt ce qu'il en ressort parce qu'il n'y a aucune morale là-dedans mais juste un constat humaniste et, finalement, optimiste, c'est que l'on survit à toutes les douleurs.
J'ai vaguement cherché sur le net des citations sur le deuil mais je n'ai rien trouvé qui soit un minimum en correspondance avec le film. Je vous laisse cependant méditer sur les deux phrases ci-dessous choisies pour la bonne et simple raison que je les trouve très justes et que j'adore l'ironie mordante de la 2e.
On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire. J.M.G. Le Clézio
En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. Jules Renard
A noter : le film a gagné plusieurs prix dans des festivals internationaux, à Namur et à Toronto notamment.
Conclusion
Beaucoup de sensibilité dans ce film qui traite avec finesse et pudeur d'un sujet doublement (voire triplement) difficile.
Le film doit beaucoup au casting des enfants qui est parfait.
Starbuck (film canadien de Ken Scott)
Bonjour aux pères d'enfants connu(e)s
Bonjour aux pères d'enfants inconnu(e)s
Bonjour au PDG du groupe Barrière
Bonjour aux zotres
Non, je ne suis pas en train de faire de la pub pour du café hors de prix servi dans un gobelet en carton mais il se trouve que j'ai vu à quelques jours d'intervalle 2 films québécois fort réussis. L'un d'eux s'intitulait Starbuck et doit apparemment son titre à un taureau aux qualités de reproducteur avérées.
Le sujet
Alors qu'il avait une vingtaine d'années, David fut un donneur de sperme assidu. Devenu un gentil looser quadra, il apprend soudain qu'il est le père (enfin le géniteur) de 533 enfants dont environ 150 souhaitent connaître son identité et ont pour cela intenté une action en justice.
Mon avis
Bati sur un présupposé à la fois irréaliste et sympathique, le film concilie à merveille émotion et humour. Bien sûr, il n'évite pas les kilos de bons sentiments et frôle souvent les limites de la mièvrerie dégoulinante sans jamais les franchir et c'est là, sans doute, une des différences rafraîchissantes entre un film US et un film canadien. Un autre plaisir, auditif cette fois, consiste en l'absence d'une BOF guimauve envahissante insistant lourdement sur les situations et les sentiments qu'elles sont sensées provoquer.
Bref, j'ai aimé Starbuck de A jusqu'à Z malgré ses imperfections ou, peut-être, grâce à elles comme on s'attache d'emblée au personnage principal malgré ses défauts.
Même si certaines discussions Homme/Femme de la fin du film sont bien vite expédiées là où, dans la vraie vie, des heures et des jours de scènes de ménage seraient au menu, le film est plutôt bien fichu, drôle et même, parfois, intelligent. Il pose moult questions et élude certaines d'entre elles (notamment celle de la pression médiatique) et constitue, en plus d'un sympathique divertissement, une tranche d'humanité réconfortante car au delà du sujet de départ, ce qui est au coeur du film est bien la problématique du choix.
Plongé soudain dans une situation tout à fait extraordinaire, un homme tout à fait ordinaire et pas du tout adulte doit faire un choix et, comme il le dit lui-même, pour une fois, il voudrait faire le bon. Pour cela il commence par rencontrer à leur insu certains de ses rejetons et tente de garder un oeil protecteur sur eux à distance. Mais cela suffit-il ?
A noter : ce film a reçu divers prix dont le prix spécial du jury et le prix d'interprétation masculine au festival du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2012. Il est vrai que l'interprète principal est génial mais il ne faudrait pas oublier le second rôle masculin qui constitue un excellent faire-valoir et campe un meilleur ami avocat raté et gaffeur truculent à souhaits.
Lien
Une critique +
Conclusion
Un film sympathique et sans prétention à la base et une vraie réussite au final.
Bonjour aux pères d'enfants inconnu(e)s
Bonjour au PDG du groupe Barrière
Bonjour aux zotres
Non, je ne suis pas en train de faire de la pub pour du café hors de prix servi dans un gobelet en carton mais il se trouve que j'ai vu à quelques jours d'intervalle 2 films québécois fort réussis. L'un d'eux s'intitulait Starbuck et doit apparemment son titre à un taureau aux qualités de reproducteur avérées.
Le sujet
Alors qu'il avait une vingtaine d'années, David fut un donneur de sperme assidu. Devenu un gentil looser quadra, il apprend soudain qu'il est le père (enfin le géniteur) de 533 enfants dont environ 150 souhaitent connaître son identité et ont pour cela intenté une action en justice.
Mon avis
Bati sur un présupposé à la fois irréaliste et sympathique, le film concilie à merveille émotion et humour. Bien sûr, il n'évite pas les kilos de bons sentiments et frôle souvent les limites de la mièvrerie dégoulinante sans jamais les franchir et c'est là, sans doute, une des différences rafraîchissantes entre un film US et un film canadien. Un autre plaisir, auditif cette fois, consiste en l'absence d'une BOF guimauve envahissante insistant lourdement sur les situations et les sentiments qu'elles sont sensées provoquer.
Bref, j'ai aimé Starbuck de A jusqu'à Z malgré ses imperfections ou, peut-être, grâce à elles comme on s'attache d'emblée au personnage principal malgré ses défauts.
Même si certaines discussions Homme/Femme de la fin du film sont bien vite expédiées là où, dans la vraie vie, des heures et des jours de scènes de ménage seraient au menu, le film est plutôt bien fichu, drôle et même, parfois, intelligent. Il pose moult questions et élude certaines d'entre elles (notamment celle de la pression médiatique) et constitue, en plus d'un sympathique divertissement, une tranche d'humanité réconfortante car au delà du sujet de départ, ce qui est au coeur du film est bien la problématique du choix.
Plongé soudain dans une situation tout à fait extraordinaire, un homme tout à fait ordinaire et pas du tout adulte doit faire un choix et, comme il le dit lui-même, pour une fois, il voudrait faire le bon. Pour cela il commence par rencontrer à leur insu certains de ses rejetons et tente de garder un oeil protecteur sur eux à distance. Mais cela suffit-il ?
A noter : ce film a reçu divers prix dont le prix spécial du jury et le prix d'interprétation masculine au festival du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2012. Il est vrai que l'interprète principal est génial mais il ne faudrait pas oublier le second rôle masculin qui constitue un excellent faire-valoir et campe un meilleur ami avocat raté et gaffeur truculent à souhaits.
Lien
Une critique +
Conclusion
Un film sympathique et sans prétention à la base et une vraie réussite au final.
samedi 6 octobre 2012
Don't Stop par Foster the People (color on the walls)
Bonjour à celles et ceux qui ne s'arrêtent jamais
Bonjour à celles et ceux qui font des pauses
Bonjour à celles et ceux qui ont des souvenirs cuisants de leurs débuts d'automobiliste
Bonjour aux zotres
Cette chanson sert d'illustration sonore aux pub radio canal+ et, accessoirement, à certains clips institutionnels dans ma boite. Le refrain est très adapté aux messages entrepreneurieux et l'air est irrésistiblement entraînant. Bref, le message "Don't stop" vous imprègne d'autant mieux le cerveau que la musique y reste aussi ! Je sors de 2 jours de séminaire et je sens que j'en ai pour tout le week-end et toute la semaine prochaine à fredonner ça. Aucun problème, j'adore.
le clip est kitsch à souhaits. On peut être moins enthousiasmé(e) par l'image que par le son.
Bonjour à celles et ceux qui font des pauses
Bonjour à celles et ceux qui ont des souvenirs cuisants de leurs débuts d'automobiliste
Bonjour aux zotres
Cette chanson sert d'illustration sonore aux pub radio canal+ et, accessoirement, à certains clips institutionnels dans ma boite. Le refrain est très adapté aux messages entrepreneurieux et l'air est irrésistiblement entraînant. Bref, le message "Don't stop" vous imprègne d'autant mieux le cerveau que la musique y reste aussi ! Je sors de 2 jours de séminaire et je sens que j'en ai pour tout le week-end et toute la semaine prochaine à fredonner ça. Aucun problème, j'adore.
le clip est kitsch à souhaits. On peut être moins enthousiasmé(e) par l'image que par le son.
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