Bonjour à celles et ceux qui ont lu l'oeuvre de Bronté
Bonjour à celles et ceux qui pensent que le film qui en ai tiré est un bon moyen d'éviter de le faire
Bonjour aux zotres
J'ai adoré ce film vu en avant première au point qu'il m'a donné une surprenante envie de lire le roman de Charlotte Bronté. Je trouve la bande annonce française plus réussie que la version originale.
Et quand on voit la bande annonce de l'adaptation de 1996 de Zefirelli avec William Hurt, Anna Paquin et Charlotte Gainsbourg, on se dit qu'il était urgent d'en faire une autre, non ?
samedi 14 juillet 2012
Norwegian woods (Les Beatles)
Bonjour aux fans des Beatles
Bonjour à celles et ceux qui, comme moi, préfèrent les Rolling Stones (ou les Doors ou le Velvet Underground, etc.)
Bonjour aux zotres
J'avoue que le texte de la chanson Norwegian woods me semble pour le moins obscur mais pas fondamentalement joyeux ce qui colle parfaitement avec l'atmosphère du roman éponyme (en version anglaise) de Haruki Murakami.
Bonjour à celles et ceux qui, comme moi, préfèrent les Rolling Stones (ou les Doors ou le Velvet Underground, etc.)
Bonjour aux zotres
J'avoue que le texte de la chanson Norwegian woods me semble pour le moins obscur mais pas fondamentalement joyeux ce qui colle parfaitement avec l'atmosphère du roman éponyme (en version anglaise) de Haruki Murakami.
vendredi 13 juillet 2012
Coup de coeur et de gueule (vendredesque 28-2012)
Bonjour aux frigorifié(e)s Bonjour aux vacancier(e)s de juillet
Bonjour au personnel de PSA Aulnay
Bonjour aux zotres
Bien sûr cette semaine, je ne manquais pas de matière au niveau des coups de gueule et j'aurais aussi bien pu parler du temps pourri, atroce, horrible, indécent, monstreux (etc.) que nous subissons actuellement. Cela dit, je reviens de près de 3 semaines de déplacement à Hong Kong et Singapour où il faisait minimum 25° (à 7h du matin quand je piquais une tête dans la piscine avant d'aller bosser) et plutôt 30 à 35° dans la journée, donc je ne vais pas me plaindre de ce rafraîchissement certes un brin excessif.
Coup de coeur
Jane Eyre
J'ai vu cette très belle adaptation de l'oeuvre de Charlotte Bronté au cinéma mardi dernier et c'est absolument magnifique, fort bien joué et, comble de la prouesse, ça m'a donné envie de découvrir le roman !
Coup de gueule
PSA Aulnay
Au delà du drame personnel que vont vivre les salariés concernés par la récente annonce de la prochaine fermeture du site d'Aulnay de PSA, je m'étonne surtout que les media aient soudain l'air de découvrir la situation alors que le sujet a été mainte fois évoqué notamment lors des présidentielles. Je m'étonne aussi du silence quelque peu inhabituel du ministre du redressement productif. Je suis écoeurée par l'hypocrisie qui entoure le traitement médiatique de cette histoire et, une fois de plus, par la logique à court terme (pour ne pas dire le suicide industriel de l'Europe) qui découle de cette ruée vers l'Asie, plus précisément la Chine (plus gros marché automobile mondial certes et au coeur de la stratégie de PSA depuis des années) à qui on adresse des leçons de morale humanitaire d'une main pour mieux lui sacrifier nos salariés et notre économie de l'autre.
Libellés :
Autour de l'actu,
Autour du cinéma,
coup de coeur,
coup de gueule
mercredi 11 juillet 2012
3 quizs Murakami (et extrapolation personnelle que je transforme en tag)
Bonjour aux quizovores
Bonjour aux testophiles
Bonjour à celles et ceux qui ont l'esprit plus ou moins (voire carrément) mal placé
Bonjour aux zotres
Suite à la critique que j'ai rédigée ici sur la ballade de l'impossible de Haruki Murakami, j'ai trouvé sur le net trois petits quiz consacré à cet auteur et à son oeuvre. En voici les liens :
- Sur Barcelona review
- Sur Babelio 1Q84
- Sur Babelio Murakami
Il se trouve que la 13e question du premier quiz (en anglais) demande quel serait le titre d'un roman que Murakami pourrait écrire sur le lesbianisme. Je n'en ai aucune idée mais je me suis posée la même à mon sujet et en ai conclu que, somme toute, La ballade de l'impossible conviendrait assez bien ! Le hic c'est que c'est déjà pris !
Bon, certes, je n'ai pas l'intention d'écrire un roman sur le sujet dans les jours ou les semaines à venir mais, n'empêche, j'ai cherché autre chose et, comme j'étais si j'ose dire, complètement sèche, j'ai eu l'idée d'utiliser à nouveau le générateur de titres dont j'ai déjà parlé ici.
Mes deux premiers essais ont donné les résutats ci-dessus et ci-contre et je me suis dit qu'un excellent titre de roman lesbien (un brin sulfureux) pourrait être un mix des deux à savoir Les soupirs des méduses. En revanche, côté couverture, ça n'allait pas.
J'ai donc fait une 3e et dernière tentative et là, miracle, j'ai obtenu le résultat ci-dessous.
Bon, ce n'est pas très raffiné et on flirte plus avec l'esprit d'un San Antonio qu'avec celui d'un roman intimiste et militant. Mais quelle crédibilité aurais-je en tant que militante lesbienne ? Je garde donc L'itinéraire de la salle des fêtes.
Je pose la question à Daniel, Liliba, Cynthia, Mister CUI, Miss Zen, Didi, Lili Galipette, Mango qui pourront utiliser le générateur de titres ou de faire preuve de plus d'imagination que moi !
Bonjour aux testophiles
Bonjour à celles et ceux qui ont l'esprit plus ou moins (voire carrément) mal placé
Bonjour aux zotres
Suite à la critique que j'ai rédigée ici sur la ballade de l'impossible de Haruki Murakami, j'ai trouvé sur le net trois petits quiz consacré à cet auteur et à son oeuvre. En voici les liens :
- Sur Barcelona review
- Sur Babelio 1Q84
- Sur Babelio Murakami
Il se trouve que la 13e question du premier quiz (en anglais) demande quel serait le titre d'un roman que Murakami pourrait écrire sur le lesbianisme. Je n'en ai aucune idée mais je me suis posée la même à mon sujet et en ai conclu que, somme toute, La ballade de l'impossible conviendrait assez bien ! Le hic c'est que c'est déjà pris !
Bon, certes, je n'ai pas l'intention d'écrire un roman sur le sujet dans les jours ou les semaines à venir mais, n'empêche, j'ai cherché autre chose et, comme j'étais si j'ose dire, complètement sèche, j'ai eu l'idée d'utiliser à nouveau le générateur de titres dont j'ai déjà parlé ici.
J'ai donc fait une 3e et dernière tentative et là, miracle, j'ai obtenu le résultat ci-dessous.
Bon, ce n'est pas très raffiné et on flirte plus avec l'esprit d'un San Antonio qu'avec celui d'un roman intimiste et militant. Mais quelle crédibilité aurais-je en tant que militante lesbienne ? Je garde donc L'itinéraire de la salle des fêtes.
Je pose la question à Daniel, Liliba, Cynthia, Mister CUI, Miss Zen, Didi, Lili Galipette, Mango qui pourront utiliser le générateur de titres ou de faire preuve de plus d'imagination que moi !
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Autour des livres,
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mardi 10 juillet 2012
La ballade de l'impossible (de Haruki Murakami)
Bonjour à celles et ceux qui ont la nostalgie de leur adolescence
Bonjour à celles et ceux qui ont de mauvais souvenirs de cette période
Bonjour aux fans de littérature nippone
Bonjour aux zotres
J'ai lu La ballade de l'impossible de Haruki Murakami sur recommandation expresse de quelqu'un qui venait de terminer Le Chameau sauvage (devinez sur le conseil de qui) et qui, étrangement, à trouvé certaines ressemblances entre les deux livres. Si je comprends vaguement pourquoi, je n'adhère pas pour autant à cette étrange comparaison tant le roman de Jaenada est réjouissant, plein de chaleur, de tripes et de vie (même si le drame n'en ai pas absent) et celui de Murakami désespéré et froid, éthéré, empreint d'une ineffable tristesse.
Le sujet
Alors qu'il quitte un avion, Watanabe entend les premières notes de la chanson Norwegian woods des Beatles. Cela le replonge 18 ans en arrière, dans une période sombre de son adolescence, peu de temps après le suicide inexplicable de son meilleur ami Kizuki. Si se remémore les liens contrastés qu'il entretenait alors avec l'insaisissable Naoko, l'ancienne amie de Kizuki et avec la lumineuse et libre Midori.
Mon avis
Il n'est pas évident d'évoquer ce roman tant, à mon avis, ce qui prime est moins l'histoire ou le style que l'atmosphère très particulière qui se dégage pendant et qui persiste après sa lecture pour un temps plus ou moins long selon qu'on a été touché ou non par l'histoire. Ce n'est pas mon cas. J'ai bien aimé ce roman mais il ne m'a pas marquée et, d'ici quelques jours ou semaines, il ne m'en restera rien.
Je pense qu'un minimum de connaissance de (ou d'intérêt pour) la société nippone ne nuit pas à l'appréciation du roman et à la compréhension de certains aspects de se qui s'y déroule. Je ne suis pas certaine de posséder ces bases minimales et, dans mon cas, j'ai plutôt l'impression que cette lecture a renforcé certains clichés plus ou moins fondés que je peux avoir sur le sujet : dureté des rapports humains, importance du formalisme et ritualisations diverses, mal être adolescent, rapport à la mort en général et au suicide en particulière quelque peu différent du notre.
A tous ces égards, j'ai éprouvé en cours de lecture une sorte de curiosité ethnologique pas nécessairement bienveillante qui explique peut-être en partie le fait que je sois restée quelque peu hermétique à l'avalanche de malheurs et aux torrents de situations désespérantes qui jalonnaient le récit. Mais pas seulement. D'autres facteurs plus "objectifs" ont également joué en ce sens.
Le récit sous forme de flash back
Le flash back initial est parfaitement inutile, artificiel et pour tout dire peu crédible en raison de la forme très précise et détaillée, à la limite du décorticage descriptif, que seule la mémoire immédiate permet. Par exemple, qui, parmi les quadra qui me lisent se souvient avec précision de quelques menus de resto U de ses années post baccalauréat ? Personne évidemment.
En outre, le récit ne quitte jamais la période de l'adolescence de Watanabe aussi ne voit-on pas très bien l'intérêt de ce parti pris introductif ? Peut-être pour installer d'emblée l'idée de nostalgie.
La forme très distanciée et peu analytique
Je trouve ce roman totalement paradoxal tant il est descriptif et peu analytique malgré les sujets même qu'il évoque (la souffrance adolescente, la difficulté d'aimer, l'incertitude face à l'avenir, etc.). Le personnage de Watanabe apparaît étrangement distant, désincarné, lisse et je serais bien incapable de citer un trait de sa personnalité.
Le récit n'est relaté que sous forme d'une succession de faits et presque jamais directement sous l'angle des émotions qu'ils engendrent alors que c'est justement le coeur du sujet selon moi. Je crois n'avoir jamais croiser des verbes comme "penser", "imaginer", ressentir" ou des noms comme "sentiments", "impression", ou "sensation" (et encore moins les substantifs qui les désignent).
Le personnage manque totalement d'épaisseur et cette absence de relief nuit considérablement à l'intérêt que l'on peut porter à ce qu'il vit. Le processus d'identification ne joue pas (et pourtant je ne suis pas la dernière à revendiquer mon droit au bovarisme (le n°6 de la liste de Daniel Pennac).
Le manque d'humanité
Même les réactions les plus marquées de Wanabate prennent la forme d'actions muettes plutôt que d'expression de sentiments ou de réflexion. Même si je veux bien à la limite concevoir que les plus grandes douleurs sont muettes (quoique), je refuse d'imaginer qu'elles ne génèrent pas d'intenses bouleversements introspectifs, d'interminables tempêtes sous crâne, de douloureuses sensations physiques. Qu'ils soient liés à la mort ou à l'amour (ou aux deux), la souffrance et le manque prennent aux tripes, vrillent les sens, occupent les pensées et c'est ça, justement, qui nous renvoie à notre terrible condition humaine et à cette omniprésence de la perte et du renoncement avec lesquels nous devons vivre et c'est ça, aussi, que je n'ai pas trouvé dans ce livre.
Même les actes sexuels qui jalonnent le texte sont, dans le meilleur des cas, décrits de façon dépassionnée, quasi clinique et sont bien loin des promesses sulfureuses ou même de la sensualité parfois évoquées dans certaines critiques. Ce que j'ai retenu, moi, ce sont les multiples évocations de dysfonctionnements sexuels d'ordre psychologique ou physique. Selon moi, il y a 1000 fois plus de sensualité et de désir dans quelques paragraphes de L'évangile de Jimmy (de Van Cauwelaert) que je suis en train de lire que dans cette Ballade de l'impossible.
La douceur d'une petite musique
Il n'en reste pas moins qu'une petite musique lente s'installe et que le rythme même de l'écriture et le ton du récit ne sont pas dénués d'un certain charme vénéneux qui m'a effleurée sans me toucher. Je ne me suis pas ennuyée mais rien ne m'a marquée dans ce livre pourtant sombre.
Je crois que je suis restée extérieure à ce roman plus ou moins pour les mêmes raisons que je n'ai pas aimé In the mood for love de Wong Kar Wai : parce que je n'ai ressenti aucune sincérité dans ce récit bien souvent empreint d'affectation esthétisante et parce que je préfère les fracas assourdissants et tourmentés aux petites musiques lancinantes.
Quelques liens
Evene - Je ne suis pas d'accord avec les 6 premières lignes de la critique mais totalement avec la suite.
ActuaLitté - Le roman a été censuré dans un lycée US (mais pas du tout pour le motif pour lequel, moi-même, je le déconseillerais aux ados).
La lettrine - Anne Sophie adore et, chez elle, le processus d'identification qui m'a tant manqué a joué.
Chez Didi - Peut-être le plus beau passage du roman en extrait (qui démontre en outre, qu'un tel niveau de détail ne peut pas être rapporté comme un souvenir datant d'il y a une vingtaine d'années).
Conclusion
Je me suis laissée bercer et j'ai achevé ce livre sans effort ni déplaisir mais je n'ai pas été touchée et je n'ai trouvé aucune matière à introspection dans ce livre. Vous trouverez 1000 personnes pour vous dire que c'est génial et bouleversant, elles ont sûrement raison. A lire d'humeur ethnologico-nostalgico-contemplative, de préférence avec un moral d'acier.
lundi 9 juillet 2012
Tu sais que tu es à Singapour (quand des masques s'affichent sur une façade d'immeuble)
Bonjour aux fans de théâtre asiatique
Bonjour aux zotres
A 5 minutes de marche du quartier chinois et à quelques pas des locaux de notre filiale à Singapour, cet immeuble de Tanjong Pagar arbore une décoration très théâtrale.
Comme cela semble être tendance ici (et à Hong Kong encore plus !), la façade est illuminée la nuit et change régulièrement de couleur dominante. C'est joli mais pas très écologiquement correct.
Bonjour aux zotres
A 5 minutes de marche du quartier chinois et à quelques pas des locaux de notre filiale à Singapour, cet immeuble de Tanjong Pagar arbore une décoration très théâtrale.
Comme cela semble être tendance ici (et à Hong Kong encore plus !), la façade est illuminée la nuit et change régulièrement de couleur dominante. C'est joli mais pas très écologiquement correct.
samedi 7 juillet 2012
Le Dictateur (bande annonce)
Bonjour aux dictateurs/trices
Bonjour aux démocrates
Bonjour aux zotres
Que ce soit en VO ou en VF, le général Aladeen ne fait pas oublier Borat. Il réjouira toutefois les amateurs de blagues aussi provocatrices que potaches.
Bonjour aux démocrates
Bonjour aux zotres
Que ce soit en VO ou en VF, le général Aladeen ne fait pas oublier Borat. Il réjouira toutefois les amateurs de blagues aussi provocatrices que potaches.
jeudi 5 juillet 2012
La dame qui aimait les toilettes propres (James Patrick Donleavy)
Bonjour à celles et ceux qui fréquentent les toilettes publiques
Bonjour à celles et ceux qui les évitent
Bonjour aux zotres
Suite à la photo mise en ligne hier, je trouve on ne peut plus pertinent d'enchaîner avec un billet consacré à ce très court roman qui n'a encombré ni mes (3 !) valises hongkongaises et singapouriennes ni mon temps de cerveau disponible.
4e de couverture
Jocelyn Guenevere Marchantière Jones, quarantes-deux ans, milieu huppé, résidence superbe près de New-York, est plaquée par son mari, ignorée par ses enfants et ruinée par son homme d'affaires, qui dilapide la coquette pension de son divorce. C'est le début d'une implacable spirale. Brièvement serveuse, elle envisage de devenir prostituée ou nonne, puis caresse l'idée du suicide. Elevée par sa grand-mère pour demeurer une "dame" en toutes circonstances, elle est obsédée par l'idée de se soulager uniquement dans des toilettes immaculées. Par une extraordinaire ironie du destin, c'est dans un établissement funéraire aux toilettes divines que sa vie bascule..."
Mon avis
Même si le roman est très court (environ 135 pages), la forme désarçonnera peut-être certain(e)s puisqu'il n'est pas découpé en chapitres et peut passer allégremment de la première à la troisième personne du singulier (et inversement) au sein d'un même paragraphe voire d'une même phrase.
Dès lors, le roman apparaît plus comme une suite de réflexions un brin aigries et décousues d'une femme grognon et très mal embouchée malgré la très haute conviction qu'elle a de son éducation, jadis fort gâtée sur le plan social et financier, dont le soudain déclin démontre l'inaptitude à vivre seule et "normalement" et renforce la peur de la vieillesse. Son revirement de fortune démontre sa totale inaptitude sociale, sa parfaite irresponsabilité et, cependant, une certaine forme de lucidité désabusée voire cynique en ce qui concerne les rapports humains.
La peur du déclin physique et la difficulté des relations avec la gent masculine figurent parmi les thématiques les plus développées et, de mon point de vue, sont les aspects les plus intéressants de cette fable tantôt cruelle tantôt loufoque.
On ne peut nier à J.P. Donleavy une certaine facilité à se mettre dans la tête d'une femme et, visiblement, une jouissance plus certaine encore à maltraiter son personnage principal qui fait que La dame qui aimait les toilettes propres est un conte moderne dont l'auteur tort les codes avec une délectation palpable mais pas à 100% communicative.
Quelques liens
Manu souligne la critique sociale
Bouquinet présente des avis divers
Video de 1 livre un jour : ce qu'en dit Olivier Barrot en 1mn48' dans les toilettes de l'ambassade d'Irlande à Paris !
Conclusion
Un portrait à charge, habile mais superficiel (donc ni désagréable ni indispensable) d'une certaine Amérique qu'on aime bien détester.
Bonjour à celles et ceux qui les évitent
Bonjour aux zotres
Suite à la photo mise en ligne hier, je trouve on ne peut plus pertinent d'enchaîner avec un billet consacré à ce très court roman qui n'a encombré ni mes (3 !) valises hongkongaises et singapouriennes ni mon temps de cerveau disponible.
4e de couverture
Jocelyn Guenevere Marchantière Jones, quarantes-deux ans, milieu huppé, résidence superbe près de New-York, est plaquée par son mari, ignorée par ses enfants et ruinée par son homme d'affaires, qui dilapide la coquette pension de son divorce. C'est le début d'une implacable spirale. Brièvement serveuse, elle envisage de devenir prostituée ou nonne, puis caresse l'idée du suicide. Elevée par sa grand-mère pour demeurer une "dame" en toutes circonstances, elle est obsédée par l'idée de se soulager uniquement dans des toilettes immaculées. Par une extraordinaire ironie du destin, c'est dans un établissement funéraire aux toilettes divines que sa vie bascule..."
Mon avis
Même si le roman est très court (environ 135 pages), la forme désarçonnera peut-être certain(e)s puisqu'il n'est pas découpé en chapitres et peut passer allégremment de la première à la troisième personne du singulier (et inversement) au sein d'un même paragraphe voire d'une même phrase.
Dès lors, le roman apparaît plus comme une suite de réflexions un brin aigries et décousues d'une femme grognon et très mal embouchée malgré la très haute conviction qu'elle a de son éducation, jadis fort gâtée sur le plan social et financier, dont le soudain déclin démontre l'inaptitude à vivre seule et "normalement" et renforce la peur de la vieillesse. Son revirement de fortune démontre sa totale inaptitude sociale, sa parfaite irresponsabilité et, cependant, une certaine forme de lucidité désabusée voire cynique en ce qui concerne les rapports humains.
La peur du déclin physique et la difficulté des relations avec la gent masculine figurent parmi les thématiques les plus développées et, de mon point de vue, sont les aspects les plus intéressants de cette fable tantôt cruelle tantôt loufoque.
On ne peut nier à J.P. Donleavy une certaine facilité à se mettre dans la tête d'une femme et, visiblement, une jouissance plus certaine encore à maltraiter son personnage principal qui fait que La dame qui aimait les toilettes propres est un conte moderne dont l'auteur tort les codes avec une délectation palpable mais pas à 100% communicative.
Quelques liens
Manu souligne la critique sociale
Bouquinet présente des avis divers
Video de 1 livre un jour : ce qu'en dit Olivier Barrot en 1mn48' dans les toilettes de l'ambassade d'Irlande à Paris !
Conclusion
Un portrait à charge, habile mais superficiel (donc ni désagréable ni indispensable) d'une certaine Amérique qu'on aime bien détester.
mercredi 4 juillet 2012
Tu sais que tu es à Singapour (quand les toilettes sont nickel)
Bonjour aux dames et messieurs pipi
Bonjour aux usager(e)s
Bonjour aux zotres
L'aéroport de Singapour (Changi pour les zintimes) est l'un des mieux notés au monde et il est vrai qu'il est intelligemment agencé, qu'on trouve des chariots PARTOUT (prenez des notes chez ADP), qu'il est plutôt agréable de s'y balader, d'y manger et/ou d'y faire du shopping tant il ressemble à un centre commercial.
Côté pause technique, ce ne sont pas les toilettes qui terniront la réputation de "Suisse asiatique" de Singapour et un écran tactile vous permet d'exprimer votre satisfaction (ou pas) dans chacune d'elles.
Bonjour aux usager(e)s
Bonjour aux zotres
L'aéroport de Singapour (Changi pour les zintimes) est l'un des mieux notés au monde et il est vrai qu'il est intelligemment agencé, qu'on trouve des chariots PARTOUT (prenez des notes chez ADP), qu'il est plutôt agréable de s'y balader, d'y manger et/ou d'y faire du shopping tant il ressemble à un centre commercial.
Côté pause technique, ce ne sont pas les toilettes qui terniront la réputation de "Suisse asiatique" de Singapour et un écran tactile vous permet d'exprimer votre satisfaction (ou pas) dans chacune d'elles.
lundi 2 juillet 2012
Adieu Berthe (film de Bruno Podalydès)
Bonjour aux zotres
Versailles rive gauche (1992) reste un film culte et j'envisageais avec bienveillance cette nouvelle collaboration des frères Podalydès (Bruno à la réalisation, Bruno et Denis au scenario et au casting). Hélas, 100 fois hélas...
Le sujet
Mémé is dead. Berthe n'est plus. Armand avait "un peu" oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l'anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l'enterre ou on l'incinère ? Qui était Berthe ?
Mon avis
Je ne m'étendrai pas longtemps car cela n'en vaut guère la peine et je suis stupéfaite qu'un tel film ait réussi à faire près de 400.000 entrées d'après Allociné mais je suis surtout consternée qu'une telle équipe et qu'un tel casting (Valérie Lemercier (pas au top et pourtant je l'adore), Isabelle Candelier, Michel Vuillermoz...) aboutissent à un résultat aussi plat, mou, dénué d'intérêt, de drôlerie (dénué de scenario en fait), en un mot : raté.
Le générique était pourtant prometteur et il y a quelques bonnes idées qui émergent de ce fiasco sans pour autant le sauver : notamment le personnage campé par Pierre Arditi et ce portrait en creux de cette mémé disparue qui, hélas, intervient bien trop tard (le portrait, pas la disparition).
Conclusion
Ben non...
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