vendredi 30 novembre 2007

Salon du livre (de Science Po)

Bonjour les
livrophiles
Bonjour les
livrophages
Bonjour
les zotres

Le 60e salon du livres de Science Po aura lieu demain (samedi 1er décembre donc) en présence de plus de 120 auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages.

Rendez-vous demain de 14h00 à 18h00 dans les locaux de Science-Po Paris au 27 rue Saint Guillaume (7e) sans oublier à 16h30, un grand débat sur le thème "Culture d'élite/culture gratuite".

Pour en savoir plus (infos pratiques, liste complète des auteurs et des intervenants), allez sur le blog livres échanges et, évidemment, sur le site du Bureau des Arts de Science Po.

Je croâââ que vu sous cet angle (j'ai tout de même un doute)


Bonjour les grenouilles
Bonjour lees crapauds

Bonjour les zotres


Voici le 3e tome de ma grande saga "j'ai testé pour vous une application débile et régressive sur Facebook". Je ne risque pas de tomber à court d'inspiration puisqu'il en existe plus de 10.000 à télécharger et bientôt leur nombre sera multiplié par 10. La plupart sont parfaitement inutiles.

Après "Quel légume êtes vous ?" et le très marrant questionnaire perso "vrai ou faux" auquel vous pouvez toujours vous essayer ici, voici "Lick my frog". Oui, je sais, même moi j'ai honte mais vous allez voir que le nom n'est pas le pire aspect de cet outil qui consiste à afficher une petite grenouille verte (cf ci-dessus) un peu béate sur son profil sous le message autoritaire "Click it to lick it !". Quand on obéit, un message idiot s'affiche, puis un autre si on clique une 2e fois, un 3e à la léchouille suivante, etc.

Afin d'éviter l'asile psychiatrique aux possesseurs de grenouilles (seuls autorisés à lêcher celles des zotres, faut pas déconner non plus), le nombre de clic est limité à 20 par jour. Au 10e clic, la grenouille mue et revêt un bel aspect arc-en-ciel. Mais ça, on ne le sait pas d'avance, c'est la surprise...

C'est Philippe Jaenada qui va être étonné de voir sa grenouille de toutes les couleurs suite à mes trois clics consécutifs ! Elle m'a dit "Kinda taste like chicken". Ouais, je confirme.

Ma grenouille perso vient de changer aussi. 27 coups de langue, la gloire quoi... bon OK, j'avoue, c'est moi qui ai donné la plupart d'entre eux. Les visiteurs doivent considérer que ça ne se fait pas de lécher la grenouille virtuelle d'une inconnue et, quelque part, je ne peux leur donner tout à fait tort. Elle arbore désormais un très joli pijama à pois rouges.

Je suis évidemment très impatiente de savoir à quoi elle ressemblera à sa 4e transformation et surtout au bout de combien de temps elle ressemblera enfin un vague prince charmant (je suppose que s'il existe un début de but à ce jeu ça doit être celui là, non ?).

En fait, si je vous parle de cette histoire de grenouille, c'est que la mienne vient de me donner un tuyau d'enfer (au sens propre du terme à mon avis) :
"Flying is simple, you just aim the ground and you miss".

J'adore et rien que pour ça je suis contente de posséder une grenouille virtuelle très camée-Léonne et un brin cochonne.

Prochain dîner livres échanges (jeudi 13 décembre)


Bonjour les
Livrophages
Bonjour
les zotres


Rdv à 20h00
le 13/12
CHEZ LAM


Comme d'habitude, toutes les info sont sur le blog Dîners Livres Echanges . Venez nombreux/ses.

English miam miam (iz trop goude)

Hello ze gourmet(e)s, Hello ze zotres

It iz ze very première fois que j'entends parler of vis book mais aïe fink it iz e perfect illustrachionne for vis message. Dou not weury for mon engliche, comme je suis on fessebouc, aï vais m'amélioring couic, couic, couic.


.
London iz désormais at tou aheurs quinze from Paris. It iz a big progress and Eurostar wants to fêter ça dignement. Vis iz ouaïe ils ont lancé "New London" une chaîne de Poscasts célébréting London. Ouane of ze programmes is des cours de cuisine by Abdel.

Abdel explaines "l'avantage avec moi c'est que vous apprenez la cuisine et l'anglais". Pour la cuisine c'est choure, for engliche c'est moins choure. Je vous laisse judgezes : "The mushrooms of Paris je les cut en deux et je vais les plonging dans l'eau".

Bref, vis iz very funny, the recettes are tipically engliche, very izi (comme la petite soeur d'E.T. -Private joke que je vous explainerai if iou want) and Abdel iz very sympathique.

En quelques minutes, Abdel nous apprend for exampel à couker de la "strosbeury's d'agneau" (e ouane and thousand feuilles agneau-fraise-agneau-fraise" az hi seize) ou de la "meat Paille" (parce qu'il y a de la viande sinon ça s'appellerait de la "fish paille").

Ze programm iz az délichieusse az the recettes (may be more !). Go régaling yourself ici :
English miam miam and enjoy !

Abdel's conclusion "Good miam miam and take e max de plaijeure"

Journée sans (Sarkozy)





Bonjour François
Bonjour les zotres




Quelqu'un dont j'ai oublié le nom et la fonction mais dont je crois avoir compris qu'il n'avait pas voté pour lui, a suggéré que le 30/11/07 soit décrétée "Journée sans" (Nicolas Sarkozy).

Manque de bol pour lui (snif snif) diront les anti-Sarko, ironie du sort (hé hé) ironiseront ses fans, le Président a fait une longue déclaration télévisée hier soir à 20h00 et il semblait dès lors plus qu'improbable que nos media préférés ne parlent pas de lui aujourd'hui et même excessivement diffi-Cécile qu'ils en parlent moins que d'habitude. De fait, la journée "sans" s'avère plutôt une journée "avec"...

J'ai décidé d'apporter ma contribution très... heu... "personnelle" à cette journée en mettant à l'honneur un homme que j'aime bien et dont on parle trop peu, un sarthois (comme moi), plein d'avenir et sympathique (pareil).

jeudi 29 novembre 2007

Eh oui, C'est comme ça (la la la la la)




Au revoir Fred
Bonjour Catherine

Bonjour les zotres


Le magnifique portrait ci-dessus est signé Benoît Peverelli et est issu du dossier du site de
l'Express (articles, diaporama, extraits audio) que je vous conseille vivement de découvrir. Suite au décès du cultissime Fred Chichin, les hommages se multiplient sur la toile et je viens de lire une interview Télérama, le très chouette billet du blog de Thomas Clément et l'hommage de L'atelier de Ted et eux . Emouvant.

Je fais partie de la génération Rita Mitsouko. Quand Marcia Baïla est sorti en 1985, j'étais en prépa et c'était énooooooorme. Ca ne ressemblait à rien au sens positif du terme. Jamais on n'avait entendu quoique ce soit de comparable à ce titre, à ce son, à cette voix et, depuis, on n'a jamais rien entendu de similaire non plus. Il va sans dire que j'ai le 45 tours quelque part dans un placard.

Je les ai vus une fois sur scène à Paris lors d'un concert qu'on peut hélas qualifier de raté. C'était leur première, Catherine Ringer était malade, elle chantait à peine, s'est faite siffler. C'était cruel et stupide et je ne garde pas un très bon souvenir de ce moment qui évoquait un peu une fin de règne, le déclin d'une splendeur. Je préfère garder en mémoire toutes les perles de la discographie des Rita Mitsouko, les moments passés avec eux aux Enfants de la Télé, les heures à danser sur leurs tubes en hurlant leurs paroles. J'écoute quelques titres sur Youtube en écrivant ces lignes et ça fait mal.

Vedredi soir (demain) à 20h45, France 4 diffusera un Taratata spécial Rita Mitsouko, d'ici là, régalez vous avec, entre autres :

Marcia Baïla (clip)
Culte forcément. C'est à jamais "LA" chanson des Rita Mitsouko.
Andy (live)
Le thème était gonflé et j'aime bien cette idée de drague directe au féminin (même si la fille se prend un rateau)
C'est comme ça
Visuel très "Rapido" et pour cause... Je ne compte plus le nombre de minutes qu'il m'a fallu pour reprendre mon souffle après tous les rocks que j'ai dansés là-dessus.
Les histoires d'A (finissent mal en général)
Elles finissent mal en général mais ce n'est pas une raison pour s'abstenir de les commencer.
On n'a pas que d'l'amour à vendre
(Y ad'la haine aussi). Le décalage entre le côté gai voire guilleret des musiques, la désinvolture apparente de l'interprétation et la noirceur des paroles était assez fréquente chez les Rita Mitsouko (souvenez-vous que "le petit train" parle des trains de déportation)
Singing in the shower
Chanson chantée avec les Sparks. J'adore. Je trouve qu'elle n'a pas eu le succès qu'elle méritait.

Catherine Ringer chantait "je n'veux pas t'abandonner mon bébé" et c'est Fred Chichin qui est parti finalement.

Les Abîmés (au théâtre du Petit Gymnase)






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Bonjour à celles et ceux
qui sont abîmé(e)s
Bonjour à celles et ceux
qui sont en bon état
Bonjour aux zotres


A retenir notamment de cette pièce qui se joue actuellement au théâtre du Petit Gymnase (tous les dimanches à 18h00) :
- un comédien extraordinaire dans le rôle d'Epinard (sans commentaire). Il ne joue pas son rôle, il le vit.
- Une excellente comédienne dans le rôle de Rachel surnommée "Elle" (ben oui, Rachel c'était trop normal comme prénom)
- Une bande son géniale à base de Radiohead (Creep), Oasis (Wonderwall), Nada Surf (Popular) et quelques autres (rock et electro).
Quelques imperfections mais, au final, un bon moment tonique.


Ma critique complète bientôt en ligne dans la section théâtre de the place to be .

mercredi 28 novembre 2007

Jargonitude (quand tu nous tiens)

Salutations aux
jargonnant(e)s
Bonjour les zotres

Ce soir je vais à ma 2e
République des Blogs aux Halles. Comme je suis une femme pratique et que je reçois quotidiennement l'espresso de Télérama, je me suis inscrite cet après-midi à deux sessions d'un séminaire consacré à l'aire du numérique qui se déroule à Beaubourg.

Ce séminaire sur deux jours aborde diverses questions liées au développement du "monde digital". Il y est question de son évolution, de ses limites, de je ne sais trop quoi encore sur lequel il est intelligent de se poser des questions à l'heure du web 2.0 (et nous dans tout ça et patati patata).

J'ai consciencieusement cliqué sur le lien ad hoc pour annoncer ma venue et découvrir le programme et je dois vraiment remercier les organisateurs de ce séminaire car ils m'ont offert un excellent moment de lecture quasi surréaliste ponctué de divers gloussements qu'on peut sans exagérer qualifier de rires.

Jugez plutôt :

Session 6 : "Objets communicants, web participatif et web pervasif"
La mobilité et les objets communicants sont les technologies les plus largement socialisées de ce qui semble conduire à une véritable incarnation des artefacts industriels par les individus psychiques et tout se passe comme si le sens de ce que Leroi-Gourhan appelait un "processus d'extériorisation technique de l'humain" comme délégation de ses fonctions vitales vers la technique commençait à s'inverser. La convergence des technologies transformationnelles et des milieux pervadsifs paraissent engager un processus d'intériorisation de la technique qui rompt avec les deux millions d'années au cours desquels se déroula l'hominisation comme extériorisation, et l'on peut en ce sens s'interroger en termes de "rupture anthropologique" - et se demander jusqu'à quel point ce renversement préserve non seulement l'intégrité individuelle, mais la sociabilité des organisations collectives.
Etc. etc. etc. Ca continue comme ça assez longtemps pour que je ne sois pas allée au bout de ma lecture.

Session 7 : "Nouveaux modèles économiques, questions juridiques, éthiques et sociétales"
Au début c'est vaguement compréhensible (donc pas drôle) et puis vient ce passage (parmi d'autres)
On voit ainsi l'ingénierie des métadonnées entrer en relation directe avec les structures élémentaires de la matière qui semble ainsi dépolyer sous nos yeux sa définition quantique par l'énergie et l'information où l'opposition forme/matière n'a plus cours.
Bla-bla, bla-bla, bla-bla-bla... Si ça vous amuse, l'intégralité du programme est
ici.



Si je vous raconte tout ça c'est pour réclamer votre indulgence si vous me croisez ce soir au Pavillon Baltard. Peut-être aurai-je quelques problèmes d'élocution, de petits tics nerveux, peut-être aurai-je l'air épuisée, blaffarde, défaite, peut-être esquisserai-je même quelques baillements impolis mais ce ne sera pas par ennui, par désintérêt pour la conversation mais en raison d'un légitime épuisement dû à une après-midi de masturbation neuronale et de tension des zygomatiques en pays lexicalement hostile.

Bon, c'est pas tout ça mais si je continue je vais me mettre dans le retard. Ca serait ballot de manquer le début au risque de ne rien comprendre ensuite...
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Séquence nostalgie (à la cité de l'architecture et du patrimoine)

Admirative des lieux

Emue par la beauté des pièces exposées

Heureuse de la visite

Certaine de revenir à la sublissime cité de l'architecture et du patrimoine


Ravie de certaines retrouvailles

Moins ravie par d'autres (mais il suffit de tourner la tête)

Déçue par certaines absences

Assaillie de (bons) souvenirs

Amusée par certaines remarques et comportements
(de circonstance ou pas)

Curieuse des marques du temps

gourmande des mini meringues
à l'azote liquide qui picotent drôlement le bout de la langue

Folle des coquilles saint jacques marinées et des gâteaux chocolat-pistache


Enivrée de Ruinart

Bien, tout simplement.

Merci

mardi 27 novembre 2007

Orgasme adulte échappé du Zoo (de Dario Fo et Franca Rame)





Bonjour
les adultes
Bonjour
les zotres
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Ne vous y trompez pas ! "Orgasme adulte échappé du zoo" n'est pas une N.ième pièce mettant en scène un trio de copines trentenaires célibattantes névrosées se racontant leurs mecs et leurs menus soucis. C'est beaucoup mieux que ça.
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Dario Fo, militant d'extrême gauche, anti-clérical notoire, provocateur et polémiste mais surtout prix Nobel de littérature 1997, a écrit avec Franca Rame, sa femme depuis un demi siècle, une série de monologues pour femmes.
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Trois d'entre eux sont actuellement joués au Théâtre du Petit Gymnase et c'est un VRAI régal. Si vous êtes adulte (échappé du zoo ou pas), courrez applaudir les trois excellentes actrices qui font vivre avec impudeur et sensibilité les trois femmes imaginées par le couple auteur.
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La salle est pleine, les rires fuzzent, les silences s'installent, l'attention et le plaisir sont là... l'orgasme théâtral (non simulé) n'est pas loin, il est au Petit Gymnase ! C'est trooooooop booooooon...
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Une interview du metteur en scène et quelques extraits de la pièce ici ou ici (à noter l'actrice en rose ne fait plus partie de la distribution et sa remplaçante est fantastique). Un résumé de la pièce et ma critique complète et élogieuse dans la section théâtre de The Place To Be.
Alors, ça vous donne envie ou pas (d'aller au théâtre) ?

lundi 26 novembre 2007

2 chansons du dimanche (même si on est lundi matin)

Bonjour aux chanteurs du dimanche
Bonjour à celles et ceux qui passent le lundi au soleil
Bonjour aux zotres


Je suis née un dimanche (d'après ce qu'on m'a dit ; je n'ai jamais vérifié) mais j'ai toujours détesté ce jour, leeeeeeeeent, triiiiiiiiiste, mooooooooorne. Depuis quelques minutes j'ai enfin une bonne raison de crier à l'unisson avec Michel Drucker (avec une pensée émue pour François Truffaut) : "Vivement dimanche !".

Pourquoi ? Parce que je viens de découvrir "la chanson du dimanche" sur le blog du
chauffeur de buzz et, 8 minutes plus tard (le temps d'écouter "Nicolas et Rachida" deux fois et d'être totalement accro), j'ai commencé à rédiger ce bla-bla bloggesque.

Si, comme moi, vous voulez en savoir et surtout en entendre plus sur ce duo créativo-politico-rigolo-chantant, courrez (virtuellement) voir :
- leur page
dailymotion
- leur page
myspace
- leur site internet très sympa

- leur blog très chantant

Parmi les commentaires sur myspace j'ai lu quelque chose du genre "Nicolas et Rachida est à la Chanson du Dimanche ce qu'Angie est aux Rolling Stones." A vous de juger. Voici deux exemples de leur talent choisis parmi les titres déjà créés. A suivre impatiemment toutes les semaines sur l'une des adresses ci-dessus...


Nicolas et Rachida



go go gringo !
envoyé par nakoneczny

dimanche 25 novembre 2007

Sigur Ross (Vidrar vel til loftarasa)

Bonjour à mes innombrables lecteurs/trices islandais(e)s
Bonjour aux zotres

J'ai sélectionné le groupe islandais Sigur Ross en video du moment (via You Tube) mais hélas le clip que je voulais plus spécialement vous montrer ne faisait pas partie de la sélection (voir colonne de gauche). Ca s'intitule "Vidrar vel til loftarasa", je ne sais pas ce que ça veut dire mais je suppose que le texte est plus ou moins en rapport avec les magnifiques images du clip.

Pour en savoir plus sur eux : article wikipedia, leur page myspace, leur site officiel , un article des inrocks du 22/10/07


Sigur Rós - Viðrar vel til loftárása
envoyé par kluless19

Un café (doux, fort et sucré)

Bonjour aux caféïnaccro
Bonjour aux zotres

Je suis accro. Pas au café mais à "le café", nuance. Cette magnifique video signée Emilie Tarascou et Stéphanie Marguerite illustre à merveille cette drôlissime chanson d'Oldelaf et Monsieur D. Le texte est génial, la musique guillerette, l'interprétation excellente !

On dit souvent que la manière dont on aime son café illustre la façon dont on aime faire l'amour mais vous constaterez ci-dessous qu'il est préférable de ne pas en abuser (du café !).


le café

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samedi 24 novembre 2007

Salon du livre (du Figaro magazine)


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Bonjour les lecteurs
Bonjour les lectrices
Bonjour les zotres
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Dimanche 25/11
de 13h30 à 18h30
Au Palais Brongniart
(Place de la Bourse)
Entrée libre
Info trouvée sur le blog de Caro[line]
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Suggestion pour vos cadeaux de Noël : un livre dédicacé. Ca fait toujours plaisir.
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Cliquez sur l'image pour lire la liste des auteur(e)s annoncé(e)s. J'avoue ne pas être complètement emballée mais j'irai faire un tour avant d'aller au théâtre du Gymnase à 18h00. En fait, le seul auteur qui me motive vraiment est Jacques Attali dont j'ai treize envies de lire le dernier livre "Amours : Histoires des relations entre les hommes et les femmes".
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Cela dit, vu ma très petite forme aujourd'hui, il se peut que je zappe ce rendez-vous car, le 1er décembre, la 60e journée de dédicaces de Science-Po réunira 120 auteur(e)s dont les noms me parlent nettement plus (parmi lesquels Jacques Attali encore). J'en reparlerai ici même la semaine prochaine.
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Accès au site internet d'Attali - Accès à son blog

vendredi 23 novembre 2007

câlins gratuits (free hugs)



Bonjour les câlineurs
Bonjour les câlineuses
Bonjour les zotres


Des câlins spontannés entre inconnus dans la rue, ça fait rêver, non ? Le
site des donneurs de câlins français explique ce qui suit :

"FREE-HUGS est un concept révolutionnaire qui cherche à briser les barrières de l'individualisme et de l'inhibition d'une simple accolade conviviale !"

Soit. La question est : que se passe-t-il lorsque les 5 ou 10 secondes d'accolade sont passées ? L'échange se poursuit-il entre les câlineurs et les passants à qui ils proposent leurs services ? J'en doute. L'initiative est donc marrante, sympathique, régressive, fortement relayée par les blogs et Facebook mais elle reste parfaitement superficielle et... sans suite. Bref, complètement dans l'air du temps.

Si vous souhaitez écouler votre stock de câlins gratuits non utilisés, la prochaine distribution parisienne aura lieu le samedi 24 novembre 2007 à 14h00 devant la gare de lyon. D'autres commandos câlins se réuniront le même jour dans plusieurs villes de province dont La Rochelle et Lyon. Toutes les dates et tous les lieux sont indiqués
ici.

Alfred de Musset - Il faut qu'une porte soit ouverte (ou fermée)

Bonjour aux fans
de Musset
Bonjour aux zotres

Je vais revoir cette pièce ce soir à 21h30 au théâtre Aktéon. J'espère que les acteurs et la mise en scène seront à la hauteur du très beau texte de Musset que j'ai eu la chance de découvrir au théâtre du Nord Ouest il y a quelques années.

Pour plus d'informations :
- Théâtre Aktéon (Bonjour Laure Toggraf !)
11 rue du Général Blaise - 75011 Paris
Métro Saint Ambroise (ligne 9)

- Billet Réduc
Certains places sont à 3 euros, il faudrait être fou pour dépenser plus et encore plus pour se priver du plaisir d'aller voir du Musset.

Le lifting de madame Bénichou (et mon raffermissement des mollets)

Bonjour les lifté(e)s
Bonjour les ridé(e)s
Bonjour les zotres
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J'ai beaucoup ri mercredi soir au Temple devant "Le Lifting de Madame Bénichou".

Entre l'avenir de ses filles à marier (à des juifs évidemment), la vente de sa boutique et ses projets de chirurgie esthétique qu'elle préfére garder secrets, Madame Bénichou a bien des soucis et nous fait oublier les nôtres, le froid, les grèves.
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Après la pièce, la réalité m'a rattrapée et j'ai mis 1h30 à rentrer chez moi à pied.
Je ne regrette rien de cette marche forcée qui s'est transformée en jolie balade nocturne avec quelques photos à la clef place de la Concorde.

Après celles de La vie devant soi (adaptée de Romain Gary)et Les Mouettes (impressionnant trio vocal), vous pourrez très bientôt lire ma critique complète et élogieuse de la pièce dans la section théâtre du site de Cécilia J. The Place to Be .

jeudi 22 novembre 2007

Tirage au sort "Black Collection" (si vous gagnez, je gagne aussi)




Bonjour les cliqueurs
Bonjour les cliqueuses
Bonjour les zotres


Défoulez-vous ! Cliquez sur la bannière Bosch dans la section "jeu du moment" de la colonne de gauche pour gagner des laves linges ou des fers à repasser de la gamme "Black Collection" de Bosch. Si vous êtes tiré au sort, je gagne aussi. Aujourd'hui, c'est ma fête, faites moi ce petit cadeaux lecteurs/trices chéri(e)s.




mercredi 21 novembre 2007

Deux futurs best-sellers (pour les nuls)

.
B

Bonjour les dummies
Bonjour les zotres

En quelques semaines, les parodies de couvertures de "Martine" ont connu un succès phénoménal sur le net. Et puis, la plaisanterie est morte de son succès. Castermann a dû se frotter les mains devant cette publicité gratuite et inespérée mais a demandé son arrêt.

On peut le comprendre pour au moins deux raisons :
- la première que j'ai pu constater moi-même : certaines couvertures étaient vraiment trash (ex : "Martine fist-fucke un moineau" ou "Martine cache un cadavre") et ne cadraient évidemment pas avec l'image de la vraie Martine, personnage récurrent et très sage d'une série de livres pour enfants.
- la seconde à laquelle je n'avais pas pensé du tout : le succès était tel que le site permettant de créer ces couvertures arrivait en tête de référencement quand on tapait "Martine" sur un moteur de recherche.

Le créateur du générateur de couvertures a décidé de rendre public le script de son invention (en enlevant bien sûr toutes les références aux Martine) mais pour ceux qui auraient, comme moi, besoin de lire "les scripts pour les nuls", il existe un nouveau joujou très facile d'utilisation que même une dummie comme moi a réussi à utiliser sans problème, la preuve ci-dessus et ci-dessous. A vous de jouer ici !

On parle de Martine :
- dans
20 minutes
(complet et intéressant)
- Chez
Ceucidit
(merci pour l'info)
- Chez
Fodsy
(des Martine à gogo)
- Chez
Thomas Clément
(pour en débattre)

mardi 20 novembre 2007

ce n'est pas parce que c'est l'horreur dans le RER (qu'il n'y a plus d'horaires)






Bonjour les
grévistes
Bonjour les
zuzagé(re)s
Bonjour
les zotres




Excellent dessin signé Deligne trouvé sur le
blogatoff. Je n'ai qu'une chose à dire : j'adore (le dessin, pas la grève).

Vrai ou faux (en 20 questions)







Bonjour aux fans de quiz
Bonjour aux zotres



Je vous ai déjà parlé du test hautement scientifique "Quel légume êtes-vous ?". Parmi les zotres zoptions zinutiles et ludiques proposées par Facebook figurent les quizs. L'un d'eux s'intitule "false or right". Il permet de soumettre une série d'affirmations sur soi à ses amis virtuels.
A eux de deviner si elles sont vraies ou fausses.
Je viens de rédiger une vingtaine de questions dont voici un échantillon :

- J'ai mis en scène une pièce d'Anouilh
- J'ai collé des affiches pendant la campagne pour les élections présidentielles de 2002
- Mon 2e prénom est Lucette
- Je garde tous mes tickets de cinéma depuis que j'ai mon bac
- J'ai participé à Tournez Manège
- J'ai un mini tatouage en forme d'empreinte de pas sous la plante du pied droit
- Je dois les bases de ma culture en matière de peinture classique à Télé 7 jours
- J'ai le vertige dans les escalators
- Je collectionne les mugs vertes
- J'ai peur des vaches

Si vous voulez connaître les réponses à ces questions, tentez votre chance dans la section commentaires du blog... Quant aux dix autres questions, allez les découvrir sur ma page Facebook.

Soyez perspicaces !

lundi 19 novembre 2007

Alice (au théâtre de l'aire Falguière)





Bonjour aux Alice
Bonjour aux zotres

Après le mien (ben oui, j'adore mon prénom), Alice est mon 2e prénom préféré, peut-être parce que mes deux mémés s'appelaient comme ça (de même que leurs copines comme je vous l'ai déjà expliqué ici). Mais pas seulement.

Si j'aime autant ce prénom, c'est grâce à une sublime chanson des Sisters of Mercy qui, je vous le donne en mille, s'intitule... Alice ! Si !

Alice est aussi le titre d'une courte pièce de théâtre signée Sylvain Moreau dont je suis allée voir la première jeudi dernier, en plein début de grève RATP... Difficile pour les deux acteurs (Cathy Martin et Djahîz Gil, excellents) de jouer devant un public très clairsemé. Rien que pour eux j'ai hâte que le conflit cesse.

L'histoire est connue. Alice est trentenaire, styliste, 1/3 paumée, 1/3 ivre, 1/3 névrosée et 1/3 larguée (au propre comme au figuré). Oui, ça fait 4/3 mais César expliquait très bien à Marius que ça dépendait de la grandeur des tiers. Et toc ! Elle ne sait pas si elle aime toujours Bertrand mais ce qu'elle sait c'est qu'elle n'a vraiment pas le moral, que tous les hommes sont lâches, égoïstes, salauds (tiens, on dirait du Musset). Elle se sent affreusement seule et pourtant elle ne l'est pas tout à fait puisqu'un fantôme, pianiste de son état, assiste à ses réflexions alcoolisées et les ponctue d'interventions verbales et musicales. Dans l'ensemble, ces parenthèses sont les bienvenues même si le choix des morceaux laisse parfois à désirer (pitié, même au 3e degré, pas les slows de la Boum !).

En fait, ce qui pêche dans cette pièce, c'est la mise en scène. Avez-vous remarqué comme certains metteurs se croient obligés de multiplier les déplacements de leurs acteurs, de les faire crier de temps à autres et de varier leurs expressions au maximum pour mériter leur salaire ? C'est dommage. Un peu de sobriété et d'intériorité ne nuit jamais surtout quand on travaille avec une bonne actrice, d'une sensibilité exacerbée, qui ressent profondément le texte et qui n'a certainement pas besoin de surjouer pour faire passer l'émotion, bien au contraire.

Avec un décor plus dépouillé (pourquoi chercher à paraître... on sait qu'on est à l'aire Falguière et pas au Lido) et une mise en scène sachant se faire oublier derrière le texte et surtout le jeu des acteurs, cette pièce passerait sans problème du statut de "moment agréable" à celui de "temps fort".

Pour plus d'informations sur la pièce :
- Site du théâtre de l' aire Falguiere
- site de la compagnie la Gargouille

dimanche 18 novembre 2007

David Bowie (loving the alien)




Bonjour les fans de Bowie
Bonjour les aliens
Bonjour les zotres



Hier je vous livrais mon top 10 circonstancié des chansons de David Bowie. Aujourd'hui, je me suis demandée quel titre et quel album j'emporterais sur Mars pour faire découvrir Bowie aux petits hommes verts (à supposer qu'ils aient des systèmes auditifs mais pas d'antennes assez puissantes pour capter ce que diffusent nos ondes terriennes).
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Sans doute est-ce perceptible dans mon top 10 et logique au vu de mon âge, les 3 albums de Bowie que j'ai le plus écoutés sont "Heroes", "Scary monsters" et "Let's dance". La plupart des chansons de lui que je préfère sont assez logiquement issues de ces albums.
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Cela dit, ce que je préfère en toute subjectivité et ce que je ferais écouter fièrement à des martiens novices sont deux choses un peu différentes. Mon choix oscille donc entre le coeur et la raison, entre "Heroes" et "The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars" côté albums et entre deux titres issus de ceux-ci : "Heroes" et "Rock 'n' Suicide".
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Je me dis que ça plairait certainement aux martiens qu'on parle de leur planète dans le titre d'un disque et, en toute logique, je crois que ça serait un bon point sur le plan diplomatique de choisir Ziggy Stardust. Plus sérieusement, je pense que cet album comporte sans doute plus de pépites et de titres représentatifs du son Bowie que Heroes dont la face B (pour celles et ceux qui se souviennent de l'époque des vynils) est constituée exclusivement d'instrumentaux. Le titre "Rock 'n' Roll Suicide" figurant sur cet album, en toute logique, je choisirais "Heroes" comme chanson culte.
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Ce choix est d'autant plus évident que c'est aussi celui du coeur. "Heroes" est pour moi ce que "Creep" à Radiohead, "Marian" est aux Sisters of Mercy, "1990" à Jean Leloup, "Hotel California" aux Eagles (d'ailleurs, qui connait un autre titre de ce groupe ?) ou "Queer" à Garbage, etc.
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"Heroes" est plus qu'une chanson. Comme "Septentrion" de Calaferte en littérature ou "Colombe" et "Monsieur Barnett" d'Anouilh au théâtre, "Heroes" de Bowie fait partie de moi.

samedi 17 novembre 2007

Message personnel (les zotres, ne lisez pas)



Bonsoir Maman
Bonsoir Papa
Bonsoir Chantal
Bonsoir Jean-Marie
Bonsoir les zotres



Petit coucou parisien en direction du Mans en ce soir frileux d'inauguration du tramway local orange. Ca s'arrose avec modération.

L'Italie vient de battre l'Ecosse 2 buts à 1 et, par là même, de qualifier l'équipe de France pour l'Euro 2008 avant même son match contre l'Ukraine. Vu la façon dont elle a joué contre le Maroc, ça tombe vraiment bien ! Ca aussi ça s'arrose (avec modération toujours).

Bises et bon app' !

Bojojonouvo (alors, de quoi a-t-il goût cette année ?)




Bonjour les viticulteurs/trices
Bonjour les consommateurs/trices
Bonjour les zotres
.
.
Le dessin ci-contre provient




Habituellement, je mets un point d'honneur à goûter le beaujolais nouveau le soir de son arrivée, non par passion pour ce vin somme toute plus que médiocre mais pour la convivialité de l'événement qui donne l'occasion de réunir des amis autour d'un plateau de fromages, de cochonnailles variées et bien sûr, de quelques bouteilles.

Cette année, je suis en retard sur mon planning vinicole, je ne l'ai pas encore goûté. Il faut dire que l'événement est passé inaperçu pour ne pas dire passé de mode. Et vous, l'avez-vous goûté ? Comment est-il ?

David Bowie et moi (en 10 titres)






Bonjour aux fans de Bowie
Bonjour
aux zotres
(bien qu'ils ne le méritent pas)



J'adore David Bowie depuis fort longtemps. Je l'ai découvert peu après Téléphone et Police, à la même époque que les Cure, U2, Depeche Mode ou Siouxie & the Banshees grâce à la très regrettée émission "Les enfants du rock". Saviez-vous (moi pas) que l'instrumental de Just like Heaven des Cure avait été composé spécialement pour le générique de l'émission ?

C'est pour Bowie que j'ai définitivement cessé d'aduler AC/DC et de coller des photo d'Angus Young sur des cahiers tout en continuant d'acheter Best, Rock&Folk et plus généralement tout ce qui étais susceptible de contenir un article ou un poster du beau David aux yeux vairons.

Chez moi, dans un buffet, 17 albums de Bowie dorment encore sagement aux côtés d'une douzaine de Depeche Mode et d'un tas d'autres trucs que je n'écoute plus. Ce sont des 33 tours.

Je ne les ai pas tous remplacés par des CD et la triple compilation "the platinum collection" me donne l'occasion de réentendre avec plaisir certains titres que je n'avais pas écoutés depuis des lustres. Séquence nostalgie qui me pousse à me demander quels sont mes titres préférés.

Je suis un peu comme le personnage principal du roman High Fidelity de Nick Hornby (un des livres les plus fréquemment apportés lors des dîners livres echanges), j'adore les listes sauf que mon manque de concision et ma quasi inaptitude à effectuer des choix (ma balancitude) me poussent généralement à l'inflation et là où le héros du roman se contentait de 5 choix, moi, il m'en faut 10. Surtout pour évoquer l'oeuvre de Bowie.









Mon tiercé de tête
(sans ordre de préférence)



Ashes to ashes (paroles)
Mon amour pour Bowie date de ce samedi soir de 1980 où les enfants du rock ont diffusé pour la première fois la video d'Ashes to Ashes. C'est la première chanson que j'ai entendue en l'identifiant comme une chanson de Bowie. J'ai immédiatement été fascinée par la voix du chanteur, par l'émotion qu'elle dégageait et par l'esthétique du clip où l'on aperçoit Steve Strange (le chanteur de Visage). A l'époque c'était le clip le plus cher de tous les temps et, de fait, je n'avais jamais rien vu/entendu de semblable. A ma grande surprise, il existe une page wikipedia consacrée à cette chanson.

Heroes
Heroes date de 1977 mais le souvenir que j'ai de cette chanson est plus tardif. C'était en Allemagne en 1981. La semaine de sa sortie, j'étais allée voir le film "Wir Kinder vom Bahnhof Zoo" (nous les enfants de la gare du Zoo) tiré du livre éponyme traduit en français par "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée". Une scène du film se passe lors d'un concert à Berlin et quelques chansons font partie de la BOF dont Heroes. De fait, on croirait la chanson faite pour le film. Je manque de superlatifs pour qualifier cette chanson impressionnante. Pour moi c'est peut-être celle qui représente le mieux le style de Bowie et où il exploite le mieux sa voix incomparable. Je suis en train de l'écouter en écrivant. J'adore aussi la version allemande sortie suite au succès du film (de mémoire, à vérifier) mais Bowie aurait mieux fait de s'abstenir d'en sortir une version française car c'est un massacre que ne mérite vraiment pas ce chef d'oeuvre. Les liens vers les videos de cette chanson figurent dans la section "clips du moment" du mois de novembre 2007.

Life on Mars (paroles)
J'ai l'impression qu'évoquer Bowie sans parler de Life on Mars serait un peu comme envisager les moules sans frites, les frites sans mayonnaise, la mayonnaise sans langoustines, les langoustines sans avocat, l'avocat sans effets de voix et envolées lyriques et Life on Mars n'en manque pas. Le texte est improbable (d'où l'avantage d'être français(e) parfois), la chanson dégouline de violons, de pianoteries romantico-mélancoliques. Ca pourrait être vieillot et ridicule mais ça n'a pas pris une ride et c'est un petit miracle musical.








Pour compléter le quinté
(sans hiérarchie)



Rock'n'roll suicide (paroles)
Peut-être la chanson la plus sensuelle de Bowie, peut-être celle qui prend le plus autres tripes, un slow à strip-tease ou à chaudes larmes. Je ne pratique pas l'effeuillage mais j'ai usé quelques kleenex en écoutant ça. Combien de chanteurs seraient capables de chanter/crier cette chanson et de transmettre autant d'émotions ? Hum ?
Si j'étais purement objective, je dirais peut-être que c'est la meilleure chanson de Bowie, THE very one. Mais voilà, il se trouve que j'ai moins de souvenirs rattachés à elle qu'à d'autres, que je l'ai découverte tardivement et si je sais en reconnaître la valeur, elle ne fait pas vraiment partie de mon histoire personnelle.

I would be your slave
Une chanson d'amour récente (2002) et douloureuse. La première fois que je l'ai entendue, j'ai arrêté net ce que j'étais en train de faire et je l'ai écouté en boucle pendant un bon moment. Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu la voix de Bowie aussi émouvante.








Pour continuer
(sans ordre particulier)


D.J.
I am what I play. Est-il besoin d'en dire beaucoup plus sur les raisons pour lesquelles j'adore cette chanson qui figure sur l'album Lodger ?

Cat people (putting out fire) (paroles)
Indémodable BOF d'un film démodé. (1983)

Let's dance (paroles)
J'ai un souvenir très précis de cette chanson : celui du bac de français et des couloirs du lycée Bellevue, au Mans, envahis de garçons très sympathiques du Prytanée militaire de La Flèche. J'ai correspondu avec l'un d'entre eux jusqu'en prépa (Jean-Michel, j'ai oublié ton nom de famille mais je t'ai cherché quand même sur Facebook).
Des 10, c'est la seule qui a mal vieilli et celle que j'aime le moins maintenant. Avec un peu plus d'objectivité, elle ne figurerait même pas dans ce classement mais il se trouve que c'est aussi celle dont j'ai été la plus fan quand elle est sortie, celle dont je garde le plus de souvenirs.
C'était en 1983. La chanson passait en boucle sur toutes les radios et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Furyo était sur tous les écrans et la musique de Ruychi Sakamoto dans toutes les oreilles. Cela dit, rien n'est jamais tout à fait rose en ce bas monde : je n'ai jamais aimé le clip de Let's dance et mon oral Balzacien (le Père Goriot, beurk) me retenait au Mans alors que Bowie était sur scène à Paris pour son Moonlight Tour... Mouais. Ca c'est ce que je me disais mais je doute que j'aurais eu le droit à une escapade adolescente à la capitale de toute façon. Même si mon adolescence est loin et le parc des Princes tout près, je n'ai jamais vu Bowie en concert.








Pour terminer ce top 10
(c'est diffi-Cécile)



Suffragette city
J'adore le titre et je ne compte plus le nombre de rock-essuie-glaces que j'ai dansés là-dessus.

Scary Monsters (and super creeps)
Pour la dernière place de ce top 10, j'ai longuement hésité entre Space Oddity, Fashion et Scary Monsters, entre les souvenirs et le présent. Space Oddity est un brin désuète, Fashion un peu facile. Pour l'énergie qu'elle dégage encore aujourd'hui, j'opte diffi-Cécilement pour Scary Monsters (1980).



Quelques liens intéressants

- Très bon article sur la trilogie berlinoise de Bowie : Low/Heroes/Lodger
- Autre son de cloche sur les meilleurs titres de Bowie
- Apparemment Bowie himself est d'accord avec moi à propos de Let's dance (ce n'est pas un scoop cela dit). Des infos très complètes sur l'ensemble de la discographie de Bowie via ce lien à conserver précieusement.

vendredi 16 novembre 2007

Ca buzze pour moi (où ? où ? où ? où ?)




Bonjour
les reines
et les rois
du buzz
fou fou fou
Bonjour

les zotres




Depuis que j'ai créé Quoide9 (le blog), il ne se passe plus un seul de mes jours bénis sans que je croise le mot buzz entre une et plein de fois par jour. Les bloggers (à l'exception de ceux qui se consacrent à la culture, à une passion quelquonque et/ou à leur journal intime voire sexuel) raffolent visiblement de cet anglicisme et ma curiosité en éveil ne saurait passer à côté du phénomène. Puisqu'il faut buzzer, buzzons !

Il est intéressant de s'attarder deux minutes pour une mini analyse sémantique. Si on traduit "to buzz" mot à mot, on obtient répandre des rumeurs, chuchoter, bigophoner, côté humains et bourdonner côté insectes. Un buzz est un bourdonnement dû aux ailes des abeilles ou aux chuchotis des conversations. Le mot possède donc un je ne sais quoi de péjoratif, évoque la fébrilité, l'agitation... Mais l'agitation autour de quoi au juste ? C'est là le coeur du problème.


De même qu'en pop-peignant des boites de soupe Andy Warhol prédisait à chacun son quart d'heure de célébrité, le net et plus précisément les blogs et le mode de propagation de l'information qu'ils induisent, assurent à chaque image, chaque produit, chaque événement, son instant de gloire, vite chassé par le nouveau scoop relatif à relater virtuellement. Je dis relatif au propre comme au figuré tant il est vrai que :

- les nouvelles ainsi diffusées ne sont pas forcément de la première fraîcheur. Je ne traque absolument pas les scoops et pourtant, il m'est arrivé plusieurs fois de trouver chez de célèbres buzzifiants des infos que j'avais déjà publiées depuis un moment,
- pas forcément fiables cf. la traduction évoquée plus haut : rumeur quand tu nous tiens... un blog n'est pas une source ! Eventuellement un point de départ de recherche mais pas une parole d'évangile... (et je ne vous dis pas au passage ce que je pense des évangiles...),
- pas forcément passionnantes : qu'est-ce que j'en ai à foutre de voir avant tout le monde (ou pas, cf. ci-dessus) la dernière video tecktonifiante de Lorie , la prochaine pub colorée Sony HD (même si elles sont très belles) ou les nouvelles leçons de séduction Aubade (au hasard) puisque par définition, le boulevard des clips de M6, les écrans publicitaires de toutes les chaîners et les abribus Decaux se chargeront de me repaître de leur existence dans les semaines voire les mois à venir ? Qu'est-ce que ça m'apporte ? Qu'est-ce que ça m'apprend ? Quelle est la valeur ajoutée d'une telle information sinon une contribution de plus au matraquage déjà programmé ?

Cette dernière remarque m'en amène une autre. Le buzz ne cherche pas à débusquer le rare, l'exceptionnel mais à propager plus vite encore ce qu'on ne saurait éviter de toute façon. On ne buzze pas autour de ce qu'on aime mais sur ce qui va marcher, pas sur ce qu'on veut promouvoir ou faire connaître mais sur ce qui est déjà plébiscité et dont tout le monde parle ou va parler quoiqu'il arrive. Le buzz, c'est de l'éphémère consensuel.

On nous parle du lancement du coca zéro, on nous rebat les neurones avec le Beigbeder nouveau, on nous assomme les oreilles de Britney Spears et Koxie mais quid des auteurs en herbe ou des groupes inconnus qui pullulent pourtant sur myspace ? Il suffit de se baisser pour trouver des brassées de talents potentiels mais ça fait mal au dos et c'est risqué. C'est plus pratique/facile/rapide (puisque la vitesse est un des nerfs de cette drôle de guerre médiatique) d'aller sur les sites où tout le monde va pour récupérer chez soi une info que tout le monde a ou aura). Contrairement à l'une de ses prétentions, le buzz n'est finalement créatif et original (et encore, pas toujours) que sur la forme. Sur le fond, il est étonnemment conventionnel pour ne pas dire attendu, convenu.

Des agences de communication spécialisées ont fait leur métier (et parfois leur beurre) du phénomène. Elles créent et traquent le buzz, elles le soupèsent, l'évaluent, le jugent, le lancent ou le jettent sans pitié mais selon quels critères et pourquoi ? Ca, je cherche encore car, plus encore que virtuel, le phénomène me semble artificiel. Ce que je commence à percevoir en revanche, ce sont les limites du buzz et je vais tenter de vous en donner 4 exemples récents que je trouve frappants.



- Rugby or not Rugby par le Coq Sportif
Profitant de la coupe du monde de rugby, la marque Le Coq Sportif a réalisé une série de 40 spots parodiques et hilarants mettant en scène des stars du ballon ovale telles que Michalak, Parisse et Rives aux prises avec un pseudo coach verreux. Le produit était clairement identifié, en rapport direct avec l'actualité, le concept était original, gonflé, créatif, les dialogues étaient excellents, le name dropping et le second degré permanents, la réalisation soignée. Pour moi ces video sont cultes et cette campagne avait tout pour faire un carton et ce fut un carton jaune. On en a très peu entendu parler. Pourquoi ?

- le haka des lapins crétins
Toujours en rapport avec le rugby, j'ai mis cette video hilarante sur Quoide9 dès le 6 octobre et je l'ai vu ensuite sur divers blogs. Fin octobre/début novembre, elle faisait partie du top 5 du choix des internautes présenté sur la page d'accueil de yahoo.fr. Je l'adore. Cela dit, je reste INCAPABLE de vous dire pour quelle marque cette video a été réalisée. On va dire que je ne suis pas dans la cible. Peut-être mais j'ai malgré tout l'impression que parfois le buzz vampirise ce qu'il est sensé promouvoir.
(1/2 heure après que j'ai écrit ces lignes TF1 diffusait une pub pour un jeu video "Rayman contre les lapins crétins" et la même info faisait la une de yahoo : le buzz est fini.)

- Poweo et Sébastien Chabal
Surfant sur la Chabal-mania (encore un phénomène incompréhensible à mes yeux), le distributeur d'énergie Poweo a proposé un clip où le rugbyman chouchou des français expliquait d'où lui venait son incomparable énergie : il mettait les doigts dans une prise de courant !
Et là, bizarrement, émoi des bloggo-buzzers devant le "mauvais exemple" (sic) montré aux enfants. Comme si les petits chéris ne voyaient pas pire à longueur de temps au JT ou même dans leurs dessins animés préférés (il faudrait que les buzzers regardent Tfou ou Toowam de temps en temps avant de nouer leurs cravates)... La machine politiquement virtualo-correcte s'est emballée, Poweo a retiré sa video et présenté ses excuses.

- Monopoly dit merde à Montcuq
Pour les 75 ans du jeu Monopoly , Hasbrow a eu la bonne idée, en apparence, de lancer sur le net un grand vote pour désigner 22 villes destinées à remplacer les noms de rues de Paris dans une édition spéciale. Bizarrement, les grandes villes de l'hexagone n'ont pas eu la cote et les supporters de l'OM et du PSG ne se sont visiblement pas bousculés pour faire entendre leurs voix puisque ni Paris ni Marseille ne figurent dans le classement. Bizarre. Mais, plus bizarrement, Montcuq n'y est pas (plus !) non plus et pourtant c'est bien cette ville qui a reçu le plus de suffrages, forte de son nom évocateur propre aux franchouillardises de tous poils (à Montcuq) et des rediffusions de l'interview culte du maire du bled par Daniel Prévost suite au décès de Jacques Martin.

Seulement voilà, Hasbrow s'est demandé s'il était souhaitable que Montcuq remplace l'avenue de la pet... heu... avenue de la Paix, pardon et a rapidement conclu que non. Pour moi c'est vraiment un faux débat et je doute fortement que Dunkerque soit plus vendeur ! Parce que, dans les faits, qui va avoir envie de coller des maisons et des hôtels à Besançon ou à Clermond-Ferrant à part quelques autochtones ne possédant pas déjà une version classique ou au contraire régionale du jeu ?

Le buzz de Montcuq a fait énormément parler, rire et sourire et surtout, complètement vampirisé le buzz Monopoly allant jusqu'à le discréditer puisque la marque a finalement décidé de ne pas respecter le vote des internautes sous prétexte que Montcuq pourrait choquer quelques gosses (encore eux ? décidément, ils ont le dos large !) et qu'une édition entière serait consacrée à ce village (sera-t-elle interdite au moins de 16 ans ?). Mais concrètement, quid des ventes ? Parce que c'est tout de même, si j'ai vaguement compris quelque chose à la notion de business, c'est tout de même bien ça le but final : faire de l'argent, notamment en vendant plus. Je comprends que faire parler de soi et se montrer soit le but quasi ultime d'un ancien participant à une émission de télé-réalité retombé dans l'anonymat oucelui d'une starlette sur une plage cannoise au mois de mai mais quid des marques et des people qui alimentent le phénomène du buzz ?



Je doute sérieusement de l'efficacité de ce tapage virtuel, de ce bourdonnement médiatique un brin potache et dont je ne sais pas trop qui sont les dupes. Les marques ? les internautes ? les cons-sots-matteurs ? Tout le monde ? Personne ?

En fait, personne je crois tant il me semble qu'en plus de bourdonner, de s'agiter, on tourne en rond. C'est le phénomène de la patate chaude ou de la "Friend wheel" de Facebook : machin connait truc qui en parle à bidule qui le répète à chose qui est lui même copain comme cochon avec untel dont la belle soeur a épousé machin (et est accessoirement la maîtresse de bidule mais cela ne nous regarde pas) et finalement on reste entre soi.

Contrairement à Patrick Le Lay dont le métier est, selon ses propres termes, de fournir le plus grand nombre de cervaux disponibles à Coca Cola pendant les écrans publicitaires de TF1, les buzzers sont des happy fews. Le buzz est paradoxalement une private joke destinée à un cercle restreint, c'est un phénomène endogène voire endogame fait pour et par un cercle restreint à propos de produits de masse qui n'ont pas du tout besoin de ça pour marcher.

Il est également très remarquable que les blogs les plus buzzifiants sont souvent les plus laids, les plus brouillon, les moins bien mis en forme (certains sont franchement difficiles à lire) et aussi ceux dont les messages sont les plus courts dans l'ensemble. On collectionne les video comme des trophées, on exhibe ses trouvailles sans trier, sans analyser, sans apporter la moindre valeur ajoutée... On fait du quantitatif, pas du qualitatif. On n'a pas de recul, on est dans l'instant, pas dans la réflexion. On se fout du pourquoi et du comment tant qu'on peut montrer le "ça" du moment. Je me souviens avoir regardé avec incrédulité l'interview d'un jeune patron d'agence supposée réputée sur une video au son, à l'image et au montage plus que pourris sans parler de la musique d'ascenseur (vraiment) insupportable qui servait de fond sonore ! Comment accorder la moindre crédibilité professionnelle à un homme venu nous parler de l'image d'autrui tout en étant incapable de soigner la sienne un minimum ?

On est en train d'inventer de nouvelles formes de communication complexes, éminemment ludiques, esthétiques et/ou régressives pour ne pas dire grand chose (de plus) voire rien (de mieux). D'un point de vue sociologique et culturel, tout cela est passionnant. Vraiment.

En bonne abeille, j'en fais mon miel. Allez, je retourne explorer la ruche. Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

mercredi 14 novembre 2007

Comment rester zen à Paris (un jour de grève des transports)

Vu sur la liste Eklektika (yahoogroupes). Sans commentaire.
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Vertigo (en concert)

B




Bonjour les rockers
Bonjour les zotres


Parmi mes découvertes auditives récentes (merci myspace), je vous présente VERTIGO. J'adore la voix du chanteur et l'univers musical rock teinté de blues du groupe.

Faites-vous votre propre opinion ici avant d'aller les écouter en live au TRUSKEL (adresse ci contre et entrée libre) le 20/11 à 20h (avec Ultrazeen en guests). J'y serai et vous ?

Ultrazeen (en concert)


Bonjour les rockers
Bonjour les zotres


Parmi les groupes que j'ai récemment découverts grâce à myspace, je vous présente les rockers français et pêchus d'ULTRAZEEN que je vous conseille d'aller écouter ici avant d'aller les écouter là (entrée libre dans les deux cas) :



- au TRUSKEL
le 20/11 à 20h00
10/12, rue Feydeau Paris (2e) métro Bourse ou Grands Boulevards
(avec Vertigo)

- au PIX BAR
le 21/11 à 20h00
49 rue Pixérécourt (20e)métro Jourdain ou Place des Fêtes
.
Vous aimez ? Vous irez ?

De toutes les couleurs (warhorilisez-vous)

Bonjour les pop artistes
Bonjour les zotres

Ma dernière visite au blog de
Tamara (l'heureuse gagnante du Lolobook organisé par Stéphanie) m'a permis de découvrir ce lien :
http://bighugelabs.com/flickr/warholizer.php

En cliquant dessus et en téléchargeant la photo de votre choix, vous pourrez la warholiser autant de fois que vous le voudrez. J'ai utilisé la photo de mon trooooobogosse du moment pour vous montrer le résultat. J'ai aussi essayé avec mon chien, moi avec ou sans chapeau (avec ça ne marche pas...), de jour comme de nuit. Bref, c'est ludique, inutile, chronophage... tout ce que j'aime (vive le net).


















Les plus observateurs/trices d'entre vous auront constaté que le résultat donne une mosaïque de 9 photos et non 4 comme les portraits de Warhol. A la réflexion, ce n'est pas plus mal car cela permet de sélectionner l'angle le plus réussit et le plus harmonieux (par exemple, sur la mosaïque du haut je n'aime pas l'angle inférieur droit, et sur celle ci-dessous, je n'aime pas les deux du bas).




















A vous de jouer.

Mange tout ! (on peut écrire la bouche pleine)




Bonjour les végétarien(ne)s
Bonjour les zotres





Dans la série "mais comment ai-je pu vivre sans ?", Facebook propose tout un tas d'applications récessivo-narcissiques pour entretenir on ne peut plus ludiquement nos zamitiés virtuelles et nos tendances exhibo-adulescentes.

Sur Facebook je me sens un peu (mais pas seulement) comme dans un immense magasin de jouets pour adultes n'ayant pas peur du ridicule. Je peux graver des citrouilles virtuelles pour Halloween, lécher un (im)-parfait inconnu (en anglais c'est plus chic), exhiber ma bibliothèque virtuelle (comme si je n'avais pas suffisamment de bouquins comme ça chez moi, je me mets maintenant à en entasser sur mon écran d'ordi), répondre à des quizz idiots, envoyer des petits coeurs, des dessins de parts de gâteau ou de chopes de bière, comparer mes goûts en matière de cinéma ou de boisson (hips !) etc., etc., etc. (etc.).

Et puis, sur la page d'un de mes gentils nouvozamis, je suis tombée en extase devant cette question existentielle : "which vegatable are you ?", autrement dit, pour les anglo-incompatibles : "quel légume es-tu ?".

J'avoue que malgré mon goût immodéré pour les portraits chinois, je ne m'étais jamais sérieusement posé la question. Après mure (?) réflexion j'aurais peut-être répondu "coeur de palmier" (dur dehors, tendre et doux dedans avec une pointe aigre tout de même) ou "lentilles" (pour Job même si je suis enfant unique) ou "endives" (aux oeufs durs avec des lardons) ou "concombre" (à la crème avec une pointe d'estragon mais pas trop, juste ce qu'il faut)... bref, je ne sais pas et je veux savoir. Hop, hop, hop, ni une ni deux, d'un simple clic je télécharge l'application qui va me révéler ma vraie nature potagère.

Et là, j'avoue une mini déception. Je m'attendais à une batterie de questions dignes d'un exemplaire de Biba en pleine période estivale sur, ch'sais pas moi, ma personnalité profonde, mes goûts culinaires, mes choix vestimentaires, mes rapports avec les animaux et j'en passe et des plus rigoureuses. Que dalle ! J'ai d'emblée été cataloguée "mange toute" (en V.O., je vous rappelle que Facebook ne cause pas français). Je vous fais grâce des jeux de mots vaseux et autres allusions salaces sur le sujet car je ne doute pas qu'elles sont de toute façon déjà nées dans vos esprits dévoyés et j'en reviens à l'essentiel : si j'étais un légume, je serais un haricot mange-tout.

Facebook précise : "You're an all-or-nothing person. People have to take you for what you are or give up entirely. You're not called semi-mange, after all".

Finalement ça me correspond (mange)-tout à fait. J'ai vraiment hâte de savoir which fruit I am !

mardi 13 novembre 2007

Les Mouettes donnent de la voix (et à nous des ailes)

Bonsoir les mouettes
vos gueules les zotres

Comme l'indique mon agenda du moment (colonne de gauche), je suis allée voir le spectacle des Mouettes la semaine dernière et je vous encourage vivement à lire ma critique élogieuse sur
P2B (The Place to Be) le site/blog de Cécilia à la section théâtre.

Je vous conseille également d'aller faire un tour sur la page myspace de ce trio chantant pour les écouter virtuellement avant d'aller les applaudir sur la scène du Petit Hébertot.

Chanter a capella et sans artifices est un pari risqué qu'elles gagnent haut la main grâce à leur talent, leurs textes, leur humour, leur authenticité, leur présence complice formidablement valorisée par une mise en scène aussi sobre qu'efficace.

Bravo

Il y a des baffes qui se perdent (à la Fnac Montparnasse)




Bonjour Misstrip
Bonjour Wendy Code
Bonjour Philippe

Bonjour Bertrand
Bonjour David
Bonjour les zotres



Pour des raisons historiques, sentimentales, géographiques, pratiques, j'en passe et des plus musicales, ma Fnac préférée a toujours été celle de Montparnasse même si, la suite le prouvera aux plus sceptiques d'entre vous, "c'est plus c'que c'était".

Il se trouve que pour mes 40 ans mes parents m'ont offert un nouvel ordinateur (celui sur lequel je vous écris présentement en écoutant "John I'm only dancing") et, pour que je puisse choisir l'objet moi-même, que je n'ai pas à le transporter depuis ma Sarthe natale jusque vers mon 15e adoptif chéri et parce que c'est comme ça et puis c'est tout, ils m'ont donné des chèques cadeau Fnac. Ainsi, fin octobre 2006, la balance-cheval-de-feu que je suis a longuement hésité entre divers modèles avant de repartir avec un joli HP sous le bras et un reliquat d'une centaine d'euros en chèques cadeau Fnac valables un an.

Dans les mois qui ont suivi, j'ai acheté quelques CD (Johnny Cash, Massive Attack, Iggy Pop, etc.) et un livre de recettes au chocolat pour divers nouveaux postulants au statut de quadra (la quarantaine est un phénomène visiblement contagieux dans mon entourage) et, en bonne procrastinatrice qui se respecte, j'ai évidemment attendu la veille du dead-line pour me soucier de l'emploi des quelques 45 euros restant à ma disposition.

Il ne fut pas difficile d'affecter 30 euros à l'acquisition d'un poste fixe Philips tout ce qu'il y a de plus bas de gamme histoire d'avoir à nouveau un n° de téléphone commençant par 01 après des années et des années de sevrage et, si vous suivez toujours et que vous avez la bosse des maths, vous déduirez aisément de ce qui précède que j'étais encore à la tête de 15 euros aka 100 balles à dépenser fissa. Et c'est là que les choses se compliquent, que j'entre enfin dans le vif de mon sujet et que ma balancitude exacerbée ressurgit au son de "look back in anger". Vous l'aurez compris, la question délicate était "livre" ou "CD" ?

Après une longue visite au rayon littérature française au cours de laquelle j'ai eu le plaisir de constater que "Vie et mort de la Jeune fille Blonde" de Philippe Jaenada faisait partie des coups de coeur Fnac de même que "Hors jeu" de Bertrand Guillot que je n'ai toujours pas lu (mais aucun Foenkinos, Caro[line] tu devrais boycotter la Fnac...), je me suis souvenue que j'avais à peu près 12.356 livres non lus (et des poussières et de la poussière) sur mes étagères, que je lisais à 99,9% des livres de poche (le Guillot ne fait pas encore partie du club), à 88,8% des livres provenant du marché aux livres anciens et d'occasion du parc Georges Brassens, que le prochain dîner livres echanges est prévu le 13 décembre et que, suite à quelques découvertes pépitesques sur myspace, j'avais plus envie de CD (je ne télécharge jamais de musique même si j'en écoute beaucoup).

C'est au son du poignant "DJ" (I am what I play) que je vous annonce que je suis donc descendue au sous-sol du magasin, fermement décidée à faire progresser les ventes du rayon rock indépendant français. Et là je déclare tout de go aux tenants du "quand on veut, on peut !" qu'ils racontent des conneries.

Après un farfouillage infructueux, je me suis dirigée pleine de confiance vers le vendeur le plus proche en me remémorant une série de pubs Fnac diffusées au cinéma il y a quelques années qui insistaient sur le dévouement et la culture pointue du personnel au gilet vert.

Le monsieur était au téléphone, visiblement beaucoup plus motivé par la poursuite de sa conversation avec son pote que par mon sourire attentiste. Je suis têtue et je sais que les meilleurs forfaits ont une fin aussi restai-je stoïquement campée sous son nez et, quand il décida enfin de raccrocher je lui demandai gentiment (tant il est vrai qu'acheter des disques est une occupation plus agréable que, disons, changer une roue à 3h00 du matin sur le bas côté d'une route allemande) de m'indiquer où trouver le premier CD de Misstrip sorti en 2006 .

- le Cd de qui ? (ton ennuyé, sans un regard)
- Misstrip
- ...
- C'est sorti en 2006
- ...
- je ne me souviens plus du titre de l'album mais dedans il y a une chanson intitulée "a ticket to death"
- ...
- C'est un groupe indépendant français
- "a ticket to death" ? (ton goguenard).
- oui, vous l'avez trouvé ?
- non. Connais pas, jamais entendu parler (ton condescendant)
- Misstrip. Ca s'écrit M.I.S.S.T.R.I.P.
- ...
- Vous trouvez ?
- Pourquoi "a ticket to death" ? (ton méprisant, genre c'est débile, faut être complètement con pour appeler une chanson comme ça)
- ça parle de violences conjugales (ton tu commences à m'énerver et attention mon gars, sujet miné, tu as intérêt à changer le tien (de ton) surtout là-dessus)

Et, de fait, je commence à être vraiment énervée. Je sens que les violences, c'est moi qui vais les conjuguer si ça continue. Le monsieur ne daigne toujours pas lever les yeux vers moi et, sans prévenir, quitte son écran pour rejoindre quelques collègues au fond du rayon. Je lui emboite le pas (genre, mon coco, si tu crois que tu vas te débarasser de moi comme ça tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude). Comme à aucun moment il n'a cherché le moins du monde à m'être un minimum agréable, je déduis de cette surprenante initiative qu'il agit plus pour sa propre culture et pour se greffer à la conversation en cours chez ses potes que par conscience professionnelle ou pour mes beaux yeux (qu'il n'a jamais regardés).

Personne ne connaît Misstrip et personne ne décroise les bras pour vérifier une nouvelle fois. Les miens m'en tombent ! Je demande successivement "Wendy Code" (français) et "The Knife" (Suédois) sans plus de succès. Tout le monde s'en fout (sauf moi) et le montre.

Même si je tombe, en cette veille de grève de la SNCF, dans le cliché facile concernant l'accueil dans les administrations, je ne peux résister à l'envie d'affirmer que je n'ai jamais été aussi mal reçue à un guichet de la poste ou du trésor public.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais en ce qui me concerne, au delà d'un certain degré d'exaspération ou de colère (ou les 2), j'hésite à savoir en quoi me transformer (balancitude toujours...) et bien que j'écoute en ce moment même "Scary monsters (and super creeps)" ce n'est pas mon côté Hulkette enragée et encore moins ma tendance glaçon acerbe qui sont ressorties. Je suis restée aussi tétanisée qu'un lapereau devant les phares d'une voiture roulant la nuit sur une route de campagne et je n'ai rien trouvé de plus pertinent à dire que "c'est triste les gars, installez vous myspace" avant de tourner les talons.

Voilà comment je me suis offert, pour la modique somme de 15 euros, "The Platinum Collection", excellentissime triple compil de 57 titres de Bowie qui me permet de conclure ce message courroucé au son de "under pressure".


P.S. : après vérification (certes inutile) sur le site de la Fnac je précise que les CD de Misstrip, de Wendy Code et de The Knife y sont bien évidemment référencés...

Sublimes photographies (d'Abbas Kiarostami)










Bonjour les
photographes
Bonjour
les zotres
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Je suis conquise. Dans un message du 2 novembre, j'évoquais ici même Les oeuvres photographiques d'Abbas Kiarostami visibles à Beaubourg jusqu'au 7 janvier 2008 dans le cadre de l'exposition
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Je ne suis pas certaine que la photo ci-dessous soit exposée à Beaubourg mais celle du haut si. Elle figure parmi mes préférées. Je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir les autres tout aussi magnifiques et poétiques. Il faut dire qu'en plus d'être un cinéaste réputé ("le goût de la cerise" a obtenu la Palme d'Or au Festival de Cannes 1996) et un photographe émouvant, Kiarostami est également poète et je trouve que cela se sent. En admirant ses clichés, je n'ai pu m'empêcher de songer à des haïkus visuels.
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Les photographies épurées de Kiarostami magnifient la anture iranienne, jouent avec les reliefs, les courbes, les lignes, les ombres. Il se dégage de chacune d'elle une impression de force immobile, de sérénité totale, de silence contagieux. Kiarostami photographie des arbres dénudés, des paysages enneigés savamment cadrés, des scènes hivernales qu'on jurerait mises en scène tant la composition semble parfaite.
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Une autre série tout aussi magnifique s'intitule "Rain". Les photographies exposées représentent des vitres de voitures prises de l'intérieur du véhicule par temps de pluie. L'image ne montre que des gouttes d'eau à travers lesquelles on devine plus qu'on ne voit le monde extérieur. Certaines sont prises la nuit et éclairées ici ou là l'éclat rouge d'un phare de voiture. C'est superbe.
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Cette photo a été exposée à Toulouse début 2007. Vous pouvez admirer virtuellement d'autres photographies d'Abbas Kiarostami ici ou (sous forme de diaporama).

lundi 12 novembre 2007

Caïman (Gérald Genty)

Bonjour les crocodiles (Haribo ou pas)
Bonjour les zaligators (& see U later)
Bonjour les zotres


J'ai vu cette video sur le blog de
Lou et elle m'a plu. Je vous mets au défi de comprendre quoi que ce soit au texte en tentant de regarder la video en même temps mais c'est joli et rigolo.

dimanche 11 novembre 2007

Si je mourais là-bas (Guillaume Apollinaire)

Pensées émues pour ceux qui
ont fêté l'Armistice et pour ceux qui n'ont pas vu ce jour
Bonjour aux zotres

Le texte de ce poème est presque prémonitoire. Guillaume Apollinaire a été enterré au Père Lachaise le jour de l'armistice. Il est décédé deux jours avant, le 9 novembre 1918 donc, mais pas de ses blessures à la tête (il avait reçu un éclat d'obus au printemps 1916) ou des suites de sa trépanation. Comme beaucoup, il est mort de la grippe espagnole qui bizarrement, s'attaquait principalement aux personnes jeunes et "bien portantes" et, beaucoup moins bizarrement, faisait des ravages dans les hôpitaux militaires parmi les blessés de guerre convalescents.

Si je mourais là-bas...

Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l'armée

Un bel obus semblable aux mimosas en fleur
Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Ouvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les mots les vals et l'étoile qui passe

Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier
Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses

Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants
Le fatal giclement de mon sang sur le monde

Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
Un amour inouï descendrait du monde
L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
- Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

O mon unique amour et ma grande folie.


Guillaume Apollinaire - 30 Janvier 1915 - Nîmes


Quelques éléments bibliographiques sur Guillaume Apollinaire et la première guerre mondiale en cliquant sur le lien.

Au Champ d'Honneur (In Flander's Fields)




Souvenirs
respectueux
aux poilus
Bonjour

aux zotres









Le poème "In Flander's Fields" a été écrit par le major John McCrae, médecin, chirurgien et professeur canadien qui a participé à la guerre sud-africaine et à la Première Guerre mondiale. Le texte a éte publié pour la première fois dans le magazine anglais Punch, en décembre 1915. Il est très vite devenu le symbole des sacrifices consentis par tous les combattants. Aujourd'hui encore, on le récite lors des cérémonies du jour du Souvenir tenues au Canada et ailleurs dans le monde. La traduction française de ce poème est due à Jean Pariseau.

Toujours selon le site canadien où j'ai trouvé ce poème, c'est grâce à lui que le coquelicot est devenue la fleur associée au souvenir des morts de la première guerre mondiale dans de nombreux pays anglo-saxons (mais pas vraiment en France contrairement à ce que dit le site). J'ai passé une fois un 11 novembre à Londres et il est vrai, que ce jour là, tout le monde achète des petits coquelicots en papier à accrocher à la boutonnière.

On trouve le texte original de ce poème et des éléments biographiques sur l'auteur sur wikipedia.

John McCrae est mort de pneumonie en janvier 1918 et est enterré dans le Pas de Calais, au cimetière militaire de Wimereux près de Boulogne.





In Flanders Fields

In Flanders Fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch, be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields



Au champ d'honneur

Au champ d'honneur
Les coquelicots sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants aux sifflement des obusiers

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encore
A nos parents, à nos amis
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur

A vous jeunes désabusés
A vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté
Acceptez le défi sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur

vendredi 9 novembre 2007

Cent ! (100 !)




Sans !

Sur Quoide9 (en octobre 2007)




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Bonjour les co-listiers
Bonjour les co-listières
Bonjour les zotres

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Voici les messages que j'ai rédigés en octobre pour la liste culturelle Quoide9 sur yahoogroupes. Vous pourrez les lire dans les archives de la liste dont l'adresse est rappelée en bas de page sur ce blog.

La très belle photographie de calendrier qui illustre ce message vient de ce site . Vous pourrez y découvrir les autres sublimes photographies de nature issues des calendriers 2006, 2007 et 2008 (que vous pouvez commander).

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02 - Agenda de ce début d'octobre
Quelques suggestions de sorties

12 - Mon challenge abécédaire - plus que 6
A l'heure actuelle, il ne m'en reste plus que 2 (X et Y) et je suis en train de finir un livre de Camille de Tolédo pour la lettre T.

15 - Livre - Jean d'Ormesson - C'était bien
Un livre ennuyeux, superficiel et qui porte mal son titre

15 - Livre - Thierry Jonquet - La bête et la belle
Un excellent polar français et noir de chez noir

18 - Livre - John Irving - Un mariage poids moyen
Du pur John Irving sur fond d'échangisme

19 - Lire en fête
Diverses manifestations dans Paris

19 - Livre - Jean d'Ormesson - C'était bien
Précisions apportées à ma critique du 15/10


23 - Livre - John Updike - Le Putsch
Une oeuvre littéraire dense et impressionnante qui évoque l'Afrique, la dictature, la religion, la sécheresse, la poésie, le sexe et bien d'autres choses

24 - Restaurant japonais Satoshi
Des menus extrêmement bon marché (entre 9 et 12 euros), des plats bons et loins des innombrables adresses impersonnelles et des resto de sushis/yakitori interchangeables tenus par des chinois.

25 - Jack Kérouac - Le vagabond en voie de disparition
Un recueil de deux courtes nouvelles dépaysantes et typiques

27 - Dîner livres échanges du 25 octobre
Compte-rendu de la soirée au restaurant italien Luna

@ +

Daniel Pennac (et les 10 droits imprescriptibles du lecteur)





Bonjour les lecteurs
Bonjour les lectrices
Bonjour les zotres





Contre toute attente, le "Chagrin d'école" de Daniel Pennac vient d'obtenir le prix Renaudot 2007 alors qu'il ne figurait pas sur la liste finale. Je pense que c'est à peu près le bon moment d'évoquer cet auteur dont j'ai lu en tout et pour tout deux romans.

Le premier était "la Fée Carabine" et je n'en garde qu'un vague souvenir d'un récit vaguement policier, plus ou moins humoristique, un brin naïf et sans grand intérêt au final. Les tribulations du clan Malaussène ne m'ont absolument pas captivée et la légèreté systématique et un peu forcée du style de Pennac m'a fait penser à Alexandre Jardin (ce qui n'est pas forcément un compliment de ma part) ou à du mauvais John Irving.

Le second était "Monsieur Malaussène" dont un des personnages portait le même surnom que moi : Cissou ("Cissou la neige" en fait et pas à cause d'Avoriaz si mes souvenirs sont bons). C'est même pour cela que le monsieur Cissou de l'époque me l'avait offert juste après l'avoir lu et juste avant de me quitter au propre comme au figuré puisqu'il me l'a remis à Roissy avant de s'envoler (toujours au propre comme au figuré) pour la Polynésie française en me disant tout sourire "c'est génial tu vas adorer".

S'il parlait de la rupture (ce dont je doute car l'homme n'était pas cynique pour deux sous et encore moins pour Cissou) c'était peu délicat, s'il évoquait le livre, il se trompait. Non seulement je n'ai pas du tout aimé Monsieur Malaussène mais j'étais dans une colère noire qu'on puisse être assez con pour m'offrir en me larguant un bouquin dont le personnage portant mon nom se suicide autour de la page 100. C'est glauque, non ?

Je vous ai déjà expliqué à propos de "l'élégance du hérisson" que je me méfie toujours quand on me dit que je vais adorer tel ou tel livre, eh bien ça vient du volume de Monsieur Malaussène qui prend la poussère depuis une bonne dizaine d'années sur une de mes étagères et des circonstances dans lesquelles je l'ai reçu : depuis je me méfie !


Rien à ce jour n'a pu me convaincre de tenter d'ouvrir un 3e ouvrage de Daniel Pennac si ce n'est, peut-être, les dix droits imprescriptibles du lecteur (et j'ose l'espérer, ceux de la lectrice par la même occasion) que l'auteur évoque dans son essai "comme un roman". Les voici pour mémoire commentés de ma blanche plume virtuelle.




1. Le droit de ne pas lire
Il y a quelques mois, je me suis faite engueuler par quelqu'un à qui je venais de dire que je n'avais pas envie de lire les Bienveillantes de Johnattan Littel. Il a commencé par me dire qu'il fallait "avoir le courage de lire ce livre" et que sans doute c'était un livre qui pouvait déranger les femmes. Je passe évidemment sur la connerie sexiste du second argument pour ne commenter que l'idiotie du premier. La lecture (je veux parler de la littérature, les essais, journaux, études et autre, c'est un peu différent) n'est pas une affaire de courage mais d'envie !

2. Le droit de sauter des pages
Je ne le fais jamais et j'avoue que ça me choque. Si quelqu'un(e) me dit "tiens, j'ai lu tel livre" et ajoute ensuite "j'ai sauté quelques passages", j'ai tendance à considérer qu'il/elle n'a pas lu le livre mais l'a survolé (de même que ce n'est pas la même chose d'écouter un album de A jusqu'à Z ou d'écouter quelques titres). Je n'imagine pas dire : "j'ai lu Phèdre mais j'ai sauté le 2e acte" ou j'ai vu les Damnés de Visconti mais bon, au milieu je suis allée voir la fin d'un match de foot pendant 1/2 h. Si j'ai envie de sauter des pages d'un livre, c'est qu'il ne me plait pas et tombe donc illico sous le coup du point 3. Là encore, c'est différent dans le cas des essais, pamphlets et autres documents d'étude où l'on pioche précisément ce que l'on cherche.

3. Le droit de ne pas finir un livre
Je suis à 120% d'accord avec cette citation de Pennac : "Le livre nous tombe des mains ? Qu'il tombe." (p.176). Combien de milliers voire de millions de livres sont publiés dans le monde chaque année ? Combien d'auteurs n'aurai-je jamais le temps de découvrir ? Si un livre m'ennuie, si je n'accroche pas, je ne le finis pas. En revanche, il m'arrive de terminer des livres que je n'aime pas car s'ennuyer et ne pas aimer sont deux choses différentes et, bizarrement, le fait de détester me tient éveillée, aiguise plutôt ma curiosité, affute mon sens critique et fourbit mes arguments pour mon compte-rendu de lecture cinglant. Ainsi j'ai laissé tomber des romans de Proust, Duras, Miller et un tas d'autres mais j'ai fini Nothomb, Matzneff, Brown, Vargas, etc.

4. Le droit de relire
Pour la multiplicité des romans publiés évoquée au point 3, c'est une chose que je fais très très très rarement. Je relis des vieux San Antonio (pour me vider la tête et parce qu'ils s'oublient très vite) et le Petit Prince de Saint Ex mais c'est pratiquement tout. Cela dit, il peut m'arriver de relire des passages d'un livre : le chapître des "chevaux de glace" dans "Kaputt" de Curzio Malaparte et le début de "L'écriture ou la vie" de Jorge Semprun, des bribes de "la mécanique des femmes" ou "Septentrion" de Louis Calaferte. Cela dit, comme je vieillis (ben oui... il y a des livres que j'ai lus il y a 15 ou 20 ans et dont je ne me souviens plus (Le royaume interdit de Rose Tremain par exemple), je commence à réviser un peu ma position sur les relectures. Mais cela ne me viendrait pas à l'idée de relire un livre lu il y a 5 ans. Pour paraphraser une fameuse chanson aussi disco que gourmande : "so many books, so little time" et mes étagères sont pleines de dizaines et de dizaines de livres que je n'ai pas encore lus.

5. Le droit de lire n'importe quoi
Oui, certes... cela dit à titre personnel, cela ne me viendrait pas à l'esprit de lire des livres de propagande sectaire ou Mein Kampf par exemple... même à titre documentaire. Dans un registre très différent, j'ai lu un livre de la collection Harlequin "pour voir" comme on dit et c'est bon, j'ai vu (lu), je ne recommencerai pas.


6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Je veux bien concevoir les livres comme une source d'évasion, je ne les vois pas pour autant comme un moyen d'échapper à la médiocrité du réel. J'ai tendance au contraire à considérer la littérature comme un merveilleux outil descriptif et d'analyse. Beigbeder dit : "j'écris pour savoir ce que je pense" (cf. les citations du moment). Je pourrais presque paraphraser cet aphorisme en remplaçant le verbe écrire par le verbe lire. Les livres ne me permettent pas de fuir la réalité mais de mieux la comprendre, de m'y plonger toujours plus profond sous un angle différent, sous le prisme des styles et sensibilités des auteurs. C'est sans doute pourquoi mes goûts personnels me poussent de plus en plus vers la littérature contemporaine souvent largement teintée d'auto-fiction. J'aime les livres écrits à la première personne du singulier parce qu'ils parlent de moi.

7. Le droit de lire n'importe où
Non... Imaginez-vous en train de bouquiner au repas de mariage de votre petit frère ou de votre meilleure amie ? A l'enterrement de la Grand tante machine ou dans la tribune lors du défilé du 14 juillet (surtout si c'est pour lire n'importe quoi, cf point 5). Ca me fait penser à tous ces têtes à têtes de couples au resto où chacun n'a tellement rien à dire à l'autre que monsieur lorgne l'Equipe et madame feuillette son horoscope à la fin de Elle (ou l'inverse pour casser la tête aux clichés sexistes... quoique ). Je lis principalement dans les transports en commun et, ce qui n'a rien à voir, dans mon lit (le bouquin calé sur mon désormais virtuellement célèbre cochon en peluche ).


8. Le droit de grappiller
Hors contexte, difficile de voir ce que Pennac entend par là. Le grappillage est-il une forme poussée du droit n°2 ? Si tel est le cas, il va sans dire que je ne conçois pas du tout la lecture de cette façon... la relecture si.

9. Le droit de lire à haute voix
Pourvu que cette mode n'arrive pas dans le métro ! Il m'arrive très rarement de lire à haute voix, d'une part parce que je ne pense pas être une très bonne lectrice, d'autre part parce que c'est fatigant et très lent et ensuite parce qu'on perd du sens en se concentrant sur son élocution... Cela dit, j'aime bien qu'on me fasse la lecture de temps à autre... mais il faut tomber sur quelqu'un qui aime ça, évidemment, c'est ça le problème. Monsieur Cissou (celui qui aimait Monsieur Malaussène) adorait ça.

10. Le droit de nous taire
(...)

Je passe donc la parole virtuelle à ce fan qui, exemples à l'appui, vous expliquera pourquoi il faut (selon lui) lire Pennac.

Et vous ? que pensez-vous de Pennac d'une part et de ces 10 droits imprescriptibles d'autre part ?

@ +

Ma liste à moi que j'aimeuh beaucoup
http://fr.groups.yahoo.com/group/Quoide9
(critiques ciné, théâtre, livres, musique, expos, restos...)

jeudi 8 novembre 2007

Là où je ne suis pas allée (pour le moment)




Bonjour les globe trotters, bonjour les zotres

Sur le site world66 vous pouvez personnaliser une planisphère en fonction des pays où vous avez séjourné. La mienne apparaît particulièrement grise et déséquilibrée. Il faut dire que pendant plusieurs années j'ai exclusivement séjourné aux USA.

Depuis, pour des raisons diverses et variées, j'ai un rapport un peu diffi-Cécile aux voyages, non que je ne les aime pas bien au contraire... j'ai plutôt l'impression que ce sont eux qui ne m'aiment pas et la seule évocation du mot me procure d'étranges picotements au creux du ventre. Je ne compte plus mes départs avortés, mes valises défaites avant d'être fermées, mes guides du routard jamais ouverts. C'est peut-être pour ça que je me couche si tard ; des envies de décalages horaires non assouvies.

Il suffit que je programme une semaine de vacances (non remboursables sinon ça ne serait pas drôle) pour qu'on me colle au dernier moment un entretien préalable de licenciement en plein milieu. J'aurais mieux fait de leur dire merde et de partir quand même. Il suffit que j'ai un billet d'avion en poche pour qu'une révolution étudiante se déclanche (bien évidemment mattée dans le sang les mois suivants mais qui se souviendra du printemps 89 pendant les J.O. 2008 ?) ou que je tombe malade. Qui parmi vous a déclaré la varicelle à 27 ans la veille d'un départ pour la Réunion ? Hein ? J'aurais bien zigouillé le petit salopiaud de gosse qui me l'a refilée mais je n'ai jamais su à qui je devais ce cadeau.

Il suffit que j'aime un homme pour qu'il s'exile à l'autre bout du monde, il suffit que je décide de le rejoindre pour que ça ne lui semble plus souhaitable. Qui parmi vous est allé voir son DRH deux jours de suite, le premier pour filer sa démission pour cause d'expatriation et le second pour la reprendre ? Qui parmi vous s'intéressait encore à Mururoa plus d'un an après les derniers essais nucléaires français ? Qui parmi vous s'est abonné aux weekly headlines du Kyiv Post Reader ? Ben vous voyez...

Je suis un véritable booster de carrières internationales et je pense que le prochain monsieur Quoide9 finira par trouver un job sur Mars ou Jupiter.

mardi 6 novembre 2007

L'émile et le mulot (fable du 3e millénaire)



Bonjour les Emile, Emilie, Emilien, Emilienne,
Bonjour les zotres

C'est un mot d'enfant, joli et poétique comme tous les mots d'enfants involontairement drôles. C'est le récit d'un adulte amusé et attendri sur une liste de discussion appelée "mots passion" qui, comme son nom l'indique, évoque les mots, la grammaire, la syntaxe, Laure Taugraff (cette chieuse), l'étymologie, et autorise les digressions les plus variées au gré des questions et des envies de ses membres.

C'est donc un petit garçon qui dit à un adulte "t'as qu'à lui envoyer un émile" un peu comme je rétorquais à mes parents, quand ils me disaient qu'une chose était chère (sous entendu trop chère pour satisfaire une (mon ?) envie du moment) : "t'as qu'à faire un chèque". Mais laissons là mes velléités autobiographiques et revenons à cet émile. Je l'aime bien moi, émile. Je le trouve nettement plus sympa et nature que l'autre cloche de courriel. C'est juste pas possible du tout de porter un nom pareil. D'habitude j'aime bien les mots-valises mais celui-ci sent trop le compromis, le manque d'imagination et de conviction, la décision d'adultes peu inspirés imposée par la nécessité d'une francisation de l'e-mail.

Franchement, combien d'entre vous disent des choses comme : "tiens, je vais aller voir si j'ai des courriels ?", "je t'envoie l'adresse de machin par courriel" ou encore "j'en ai ras le cul de tous ces putains de spams sur ma boite courriels". Ben non, vous voyez, vous ne dites jamais des choses pareilles et avouez qu'on a vachement plus envie d'envoyer ou de consulter des émiles que des courriels, non ?

Alors c'est décidé, moi, je l'adopte cet émile. Et croyez-moi, je ne suis pas la seule puisqu'un "mots passionné" belge m'en envoie de temps à autres. Vous aurez beau me supplier, je ne vous écrirai plus de mails ni d'e-mails, je ne me mettrai pas aux courriels, j'émilerai quand ça me chantera.

J'aime bien les mots qui, dans une langue, naissent de la déformation phonétique du mot initial dans sa langue d'origine. Le mot tennis est un arrière-arrière-arrière petit fils de notre "tenez" et l'appel au secours anglo-saxon "may day ! may day !" n'est rien d'autre que la fin de "venez m'aider" (ben oui, dire la phrase en entier, c'est un peu longuet quand on n'est plus accroché(e) que par 2 doigts au balcon du 6e étage d'un immeuble en flammes).

vendredi 2 novembre 2007

Une caresse du ciel (à l'oeuvre de Jean-Pierre Raynaud)

Bonjour les pots de fleurs, Bonjour les zotres








Je n'ai jamais vraiment aimé (compris ?) l'oeuvre de Jean-Pierre Raynaud que je trouve froide et facile dans son absence de renouvellement. Je ne suis pas une grande fan de ses alignements de pots de fleurs et encore moins de ses installations dépouillées à l'immuable carrelage immaculé qui rappellent au choix l'abattoir ou la salle de douches d'un hôpital psychiatrique. Il paraît qu'il a construit sa propre maison entièrement en carreaux blancs et qu'il y a vécu... de quoi devenir dingue ! Pas étonnant qu'il ait finalement décidé de la démolir.
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Mais hier soir, devant Beaubourg, un avion qu'on pouvait croire échappé des escalators extérieurs du musée, s'amusait à caresser le monumental pot doré installé sur l'esplanade. Soudain, j'ai trouvé qu'il était beau.

Cliquez sur les liens pour visualiser des éléments biographiques et des oeuvres de Raynaud.












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Ma première république (des blogs)






Bonjour les républicaines
Bonjour les républicains
Bonjour les bloggeurs/ses
Bonjour
les zotres


Il y a des jours qui commencent comme des journées de merde, des journées typiquement murphyques où les guichets administratifs ferment devant vous avant l'horaire habituel because "veille de jour férié" (il faudrait songer à aménager aussi les horaires des veilles de veilles de jours fériés, y'a pas d'raison !), où les horaires annoncés sur les sites officiels sont faux, où l'on oublie chez soi l'adresse du lieu où l'on doit se rendre le soir même, où un stylo rouge vous tache les doigts comme en cm2 avant de refuser obstinément de continuer à prendre vos notes, des journées où l'on en a plein le dos au propre comme au figuré.

Heureusement, ces jours-là, il y a la beauté calme des photos du réalisateur iranien Abbas Kiarostami exposées à Beaubourg, la poésie improbable d'une salle transformée en forêt de bouleaux reflétés par les murs-miroirs, pour émouvoir et redonner le sourire.

Et puis, ces jours d'Halloween-là, devant la tête de mort de la fontaine de Nikki de Saint Phalle, il y a une amie à qui téléphoner, expliquer son étourderie et demander de chercher sur le net le lieu de son rendez-vous de bloggeurs.
C'est donc après m'être ressourcée au Centre Pompidou et grâce à Anne que je suis finalement arrivée sereine au "pavillon Baltard", 9 rue de la Coquillière, lieu du rendez-vous mensuel de la République des blogs .

Je ne connaissais personne mais alors là personne de chez personne et je me sentais à peu près aussi cloche que si j'avais été déguisée en mère Noël un matin de Pâques (mais en moins... hum... blonde). Dans ces cas là, je ne connais que deux options possibles : fuir ou commander à boire tant il est vrai que tenir un verre et vider son contenu donne une certaine contenance. Ma Grimbergen à la main, je ne tardai pas à repérer quelqu'un d'aussi esseulé que moi (même air de chercher sa mère, de s’excuser d’être là, de contempler le plafond, le fond de la salle, ses chaussures, le vide, tout, rien) et voilà, c'était parti pour un papotage aussi urbain que bloguesque. J'ai donc discuté avec :

Marc de Marc's blog
On trouve déjà un compte rendu de la soirée sur son blog dont j'apprécie l'éclectisme et les nombreux liens.

Pas si ordinaire que ça en fait. Je me suis délectée du récit très Téléphoné du coup de fil d'un certain Jean-Louis coincé à la station Auber un jour de grève. Devant les larmoiements de notre J.L. national, Monsieur Pingouin aurait pu (dû ?) répondre quelque chose comme : Tu as atteint une "dure limite" mais "Laisse tomber" et "oublie ça". Le "métro c'est trop" galère aujourd'hui, "pourquoi n'essaies-tu pas" d'utiliser "juste un autre genre" de moyen de transport, "prends ce que tu veux", un vélib par exemple ("car ça c'est vraiment toi") ou un "taxi las" à la rigueur.

Le Parisien (est banlieusard) de Paris est sa banlieue
J'avoue n'avoir fait qu'un tour furtif sur ce blog politique (pour l'instant) mais j'ai répondu au sondage. Je ne vous dirai pas pour quelle réponse j'ai opté. Tout ce que je peux vous préciser c'est que mon choix est pour l'instant majoritaire. Pour le connaître, il vous faut donc voter aussi…

Fred 2 Baro du blog de la blugture
Fred est un passionné passionnant et indépendamment du réel intérêt de son blog (un blog qui parle de Siouxie ne saurait être mauvais) , j'adooooooore son commentaire à propos du salaire présidentiel sur le blog de Jules qui propose d'indexer le traîtement de Sarkozy sur la baisse de la dette publique. Un autre commentaire façon "Cyrano de Bergerac" est assez génial également.

Jules de diner's room
Son billet sémantico-politique sur le présidentiel salaire-qui-n-en-est-pas-un est tout simplement excellent, comme le reste de son blog d'ailleurs.

Evidemment tout le monde est sur Facebook (pourquoi pas moi ?), évidemment tout le monde était content de sa soirée et a promis de se revoir au prochain rdv de la république des blogs (dernier mercredi de novembre) ou même avant (n'est-ce pas Mister 2 Baro ?).

Moments du moment (octobre 2007)


Bonjour les lecteurs/trices d’octobre
Bonjour les zotres



Voici ce qui s'est dit et montré sur ce blog dans la colonne "du moment" au cours du mois d’octobre 2007... en toute subjectivité bien sûr !.

Actu du moment
Coupe du monde de rugby où nous finissons 4e, redevenus très décevants après un match impressionnant contre les All Blacks.




Agenda du moment
- 03 au 07 - Salon de la photographie Porte de Versailles. Invitations gratuites ici
- 04 - Gâteaux !!! A partir de 19h00, rdv de bloggers à la Bananeraie dans le 15e au métro Motte-Picquet Grenelle. Dégustations de sablés ronds et bons et de vaches à boire (pas en entier rassurez-vous).
- 04 - Electro-Pop à partir de 19h à la Boutique My Electro Kitchen puis après 22h00 au 3e lieu (respectivement 60 et 62 rue Quincampoix Paris aux Halles). Plus d'infos ici
- 05 - Clark en concert à maison internationale de la cité universitaire. Entrée libre
- 06 - Nuit blanche - Paris ouvert toute la nuit. Programme sur le site officiel (moi je n'y serai pas)
- 07 - Noblesse Oblige en live au batofar
- 09 - Moinniversaire mes voeux les plus sincères
- 15 - Journée d'action des blogs en faveur de l' Environnement
- 18 - Grève énervante
- 19 - Petite finale contre l'Argentine en vue de la 3e place de la coupe du monde de rugby (résultat sans commentaire)
- 22 - La dernière lettre de Guy Moquêt est lue (ou pas) dans les lycées
- 25 - Dîner livres échanges dans le 15e. + d'infos sur le blog livres échanges
- 31 - République des blogs à partir de 19h (lire mon message du 01-11-07)

Autoportrait du moment
Moi lors de mon dernier séjour à Springfield










Photo perso du moment
Salon des Indépendants 2006
C'est de l'art ou du cochon ?

Bichon au printemps 2007
Un chien qui a les nerfs en pelote







Photo dingo du moment
Le comble de la connerie anthropomorphique : les poupées gonflables pour chien !

Ferrari écolo

Fauteuils mains aux fesses








Citations du moment
- Etre un homme c'est pouvoir indéfiniment tomber. (Louis Aragon)
- Les femmes disent que je suis un mauvais coup. Ce sont vraiment de mauvaises langues, comment peuvent-elles dire ça en 2 minutes. (Woodie Allen)
- Le sucre c'est ce qui donne mauvais goût au café quand on n'en met pas dedans. (Monsieur l'adulte sur son blog)
- Je tremble comme une nymphomane végétarienne devant la carotte d'un bonhomme de neige. (Fodsy sur son blog)
- Détruis-toi pour te connaître. (Journal de Kafka)
- Construis-toi pour te surprendre. (réponse de François Cluzet à Kafka)

Video du moment
C'est drôle, bien écrit et le clip est excellent.



Le café - Oldelaf et Monsieur D
envoyé par Mediamovies

Livres du moment
Toutes mes critiques détaillées à propos de ces livres sont sur ma liste de discussion culturelle Quoide9 sur yahoogroupes.


La Belle et la Bête
Thierry Jonquet
Un excellent polar noir, surprenant et décalé. Après "Mygale", une deuxième bonne surprise signée par cet auteur français.

Un mariage poids moyen
John Irving
Sur fond d'échangisme, on retrouve tous les ingrédients chers à l'auteur, son sens du récit, ses allers-retours temporels, ces histoires secondaires, ses thèlmes récurrents, etc. Du pur Irving !


C'était bien
Jean d'Ormesson
Le titre ne reflète hélas pas le contenu de ce livre un brin complaisant, superficiel et profondément ennuyeux où l'auteur évoque vaguement sa vie, ses goûts, ses idées. Aucun intérêt sur le fond comme la forme.


Film du moment
Parce que je suis fan, fan et re-fan des Simpson depuis des lustres, parce que je dévore chaque épisode avec autant de gourmandise qu'Homer face à des côtelettes de porc ou des donuts, parce que le passage sur grand écran des tribulations de la famille la plus jaune des USA est une réussite, parce que l'hymne de Springfield est la Marseillaise (revue et corrigée, certes) et parce que Spidercochon sait marcher au plafond.

Restaurant du moment
NOODLE - 54 rue Sainte-Anne (2e arr.) Un resto japonais garanti 100% sans sushi (beurk) ni chichi mais où l'on se régale de soupes et des nouilles asiatiques à tomber par terre et à prix doux.

CD du moment
The Knife "deep cuts". Depuis que j'ai découvert ce groupe Suédois grâce à myspace, je regarde en boucle la video de "pass this on". Tous les autres titres que j'ai pu entendre sont aussi bons. A noter : aucune trace de cet excellent groupe dans les bacs de la Fnac Montparnasse !

Chanson du moment
Jalouse par Noblesse Oblige en boucle sur ma page myspace

Clips du moment
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MADONNA - Une de ses meilleures chansons (merci William Orbit !)
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TAXI GIRL - Paris : visuel vaguement gay et texte écolo
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NOBLESSE OBLIGE - Seul clip trouvé mais ce n'est pas leur meilleur titre
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THE KNIFE - Beau triste et langoureux, j'adore ce morceau
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TORI AMOS - Avec Adrian Brody dans le rôle masculin. Le pied !
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SOUCHON - et si le ciel était vide ? C'est probable et ça fait peur

Top 4 myspace du moment
- Le groupe rennais Lys

- Le groupe angevin Misstrip
- Le chanteur français
Clark
- Le groupe strasbourgeois Noblesse Oblige

D.J. du moment
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Chloé - Pistes 3/4/9/12/13/14/19/20
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Chloé - Remix Love (I love)
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Miss Kittin - Dimanche (une tuerie !)
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Fozzie Bear - Can you eat me ?
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Prosper - Planet Claire des B 52's

Sites du moment
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P2B The Place to Be
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OMR Un excellent groupe français
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Jaenada dans tous ses états littéraires (mon auteur chouchou)
-
photographies sublimes de la plus belle ville du monde

Blogs du moment
- Recettes de
Mercotte une amatrice éclairée aux réalisations alléchantes
-
Brèves presque de comptoir à picorer de temps en temps
-
Carottes cuites ! Un style à part et alléchant
- Les lectures d'une conjurée
- Lectures de
Caro[line] (toujours addicted à Foenkinos )
- Lectures de la Qd9iennes
Lou (Bon bloguiversaire)
- Les lectures de
Stéphanie , l'organisatrice du génial Lotobook
Les blogs de lecture sont désormais recensés sur le blog livres échanges

Héros du moment
Elastic Girl
parce qu'elle le vaut bien et parce que "les indestructibles" est un film culte.



Trobooogosse du moment
Gregory Peck
. Tout simplement mon idéal masculin. Si vous avez son numéro de téléphone, je suis preneuse.

Lieu du moment
Marché aux livres
anciens et d'occasion du Parc Georges Brassens. Tous les samedis et tous les dimanches de l'année jusqu'à 18h00/18h30. Angle de la rue des Morillons et de la rue Brancion (15e Convention)

Questions du moment
- En ce début de 3e millénaire, un blog sans les mots "buzz" et "geek" quelque part est-il digne d'exister ?

Brèves du moment
- Britney Spears perd la garde de 2 ses enfants. Décidemment, ça va de mal en Spears pour Britney cette année.
- Prénoms les plus donnés (dixit Europe 1) aux bébés français en ce moment : Clara et Matteo (bof, bof, bof)
- Le service de sécurité de l'ex président Bill Clinton lui a interdit de faire du Vélib' pendant son séjour à Paris.
- "Les Simpson comme science sociale". C'est une blague ? Non, un cours à l’université de San Jose (Californie)
- L'INA (L’Institut national de l’audiovisuel) annonce que les 1200 blogueurs de la plate-forme LeWebPédagogique.com pourront "insérer gratuitement dans leurs blogs des vidéos issues du fonds d’ina.fr, soit plus de 100.000 émissions de radio et de télévision". (source : l'espresso de Télérama)
- Premier décès d'une utilisatrice de Vélib' mi-octobre (3e décès de cycliste à Paris cette année)
- Le Viagra rendrait sourd (manque de pot)

Hommage du moment
D Day encore et toujours

Anniversaires du Moment
Gilles, Davy, Anatole et... moi !
.
Influences du moment
L'actu du site des
Influenceurs
- Les bloggers et le
Téléthon
- Pour l'
A.P.F. "accéder c'est exister"
-
Dons d'organes une pensée pour y penser

Envies du moment
- parlare italiano perfettamente (merci babelfish)
- manger des macarons
- visiter la Cappadoce et les temples d'Angkor (pas le même jour)
- prendre des cours de cuisine (pas pour cuisiner bien mais pour cuisiner encore mieux)
- lire un nouveau Jaenada
- dire à Jorge Semprun à quel point je l'admire
- Trinquer avec mes amis au Rubis
- manger d'autres macarons
- Flâner au marché aux livres du Parc Georges Brassens
- câliner un chat
- reprendre un abonnement au théâtre du Nord Ouest pour l'intégrale de Shakespeare
- re-re-re-re-re-manger des macarons